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Politique

 Message issu du forum Habari en janvier 2003
http://fr.groups.yahoo.com/group/habari
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par Mustapha ABDOU-RAOUF

Bonne année et meilleurs voeux à tous pour l'année 2003.

La situation de notre pays est plus qu'alarmante en tout point.

1 - ) Au niveau de l'éducation et de l'enseignement : On se demande
ce que deviennent les milliers de nos jeunes soeurs et frères qui obtiennent le Bac chaque année.

2 - ) Le pays est menacé par la famine dans une dizaine d'années.
Personne ne veut cultiver. Le sol cultivable devient aride. Tout ce qui est localement cultivé coûte plus cher que ce qui est importé.

3 - ) La production : elle est presque inexistante. Tout ceux qui ont
essayé de créer une entreprise industrielle ont essuyé un échec cuisant car nos compatriotes ont une grande préférence sur tout ce qui est importé. On a créé et produit localement : "Boissons Bimbo et Coca Cola ou Fanta à Anjouan", du Savon à laver le linge par Fidali, de la tôle par Secatole, une société de carrelage de Singani, une société produisant des clous à Vouvouni des WC ... La liste est non exhaustive. Ce goût immodéré de tout ce qui est importé contre les produits locaux ne font que plonger notre pays dans cette extrême pauvreté. Bien sûr, certains vont parler de mondialisation et de globalisation économique. Notre pays n'est concerné que par la consommation et on oublie qu'il faut produire pour consommer.

4 - ) L'emploi dans le privé est inexistant. Aucun gouvernement n'a
jamais encouragé l'esprit d'initiative pour l'entreprenariat source de production de richesse, ni encouragé la production, ni protéger cette industrie mourante maintenant inexistante.

5 - ) Au niveau de l'Etat, il n'y a rien ou presque : il y a que de la
gouvernance et pas de gestion. Ca fait 7 ans que le pays est plongé dans l obscurité totale. Nous avons fait un grand bon mais en arrière. Cette situation nous ramène aux années 1970 à la différence près que tout le monde n'avait de de frigo, TV, congélateur et que ne personne ne payait d abonnement de compteur sans en avoir de l'électricité. 

6 - ) Quant à la politique politicienne, je m'en garde d'en dire un mot car notre petit pays est politisé à outrance. Mais avec du recul, après bientôt 28 ans d'indépendance, il y a de quoi se poser des questions sur le devenir de notre pays. Si nous admirons, voir nous aimons vivre dans certains pays où la vie y est agréable, l'avenir un peu plus sûr, j'ai du mal à comprendre certaines personnes qui réfutent certaines idées. 
Pour que la France arrivent à ce point de démocratie et de développement, à un moment de son histoire, elle a dû se débarrasser de tous ceux qui étaient contre les intérêts de la nation. Qu'ils soient rois, princes, nobles ou simples citoyens. On ne fait d'omelettes sans casser des oeufs. Tout changement majeur dans un pays, toute révolution sociale, politique s'est toujours fait dans la douleur. Nous savons tous qu'il n'y a pas de miracle dans la destinée d'un pays. Tout est une question de volonté d'un peuple. Tout est une question de choix : certains sacrifient leur vie pour l'avenir de leur prochain. Certains se battent pour que leur situation, leur vie changent, pacifiquement ou pas. mais nous, nous avons choisi la passivité, la fatalité, le désespoir....  
Nous sommes les témoins passifs de la déchéance de notre pays. Nos moyens : une intelligence destructrice. Notre force : la passivité. Notre préférence : attendre que les autres décident, façonnent notre avenir. 
Au moins avec Ali Soilihi, en 2 ans et demi, tous les comoriens mangeaient à leur faim. Il y a eu un peu de développement de l'artisanat. Beaucoup de métiers étaient en cours de maîtrise. Même si les Moudiriats n'étaient pas destinés à devenir des collèges, ils servent toujours, 25 ans après. Qui dit mieux ? On reproche le fait que la population faisait du travail forcé. Quelle honte que de dire cela même si c'est vrai. 
Où la jeunesse comorienne ferait leurs études actuellement. Depuis combien d'années il n'y a pas eu de construction d'école primaire encore moins de collège. Voyez un peu l'état de délabrement du Lycée Said Mohamed Cheikh. La démission de tout gouvernement dans l'enseignement publique puisque l'école primaire et secondaire publiques est presque inexistante faute de payer le salaire des enseignants ? Nous avons une population galopante comme tous les pays sous développés. Cette jeunesse constitue une bombe à retardement mais aussi l avenir de notre pays. Ce sont les choix de nos politiques qui en feront une arme ou les acteurs de notre pays.  
Actuellement on ne peut que brosser un tableau sombre pour l'avenir de notre pays. Nous seront toujours ennemis de nous même et de tout ce qui est bon pour nous. Nous sommes assez querelleurs pour ne jamais être d'accord sur quoi que ce soit. Nous sommes trop intelligents pour ne jamais admettre nos erreurs pour pouvoir aller de l'avant. La preuve, dans un groupe de 20 comoriens face à un problème, nous ne sommes pas capables d'en désigner 2 ou 3 personnes pour défendre les droits de ce groupe mais chacun souhaiterait démontrer sa différence, son intelligence, dont son ignorance. Nous sommes parmi les rares peuples dont les personnes ont raison sur tout, ont un point vue sur tout, un jugement sur tout, une connaissance sur tout sauf de nous même. Certains d'entre nous ont une situation confortable : un travail, un appartement, les enfants vont à l'école, un compte d'épargne, voir une maison aux Comores... Mais qu'en est -il de ceux qui sont là bas, qui ne font pas de la politique pour s'enrichir et qui n'ont pas d'homme politique dans la famille "dans les affaires".

7 - ) Il n'y jamais eu de consensus national. Pourquoi certains pensent croient un un miracle qu'il y ait un homme politique qui saurait rassembler tous les comoriens dans un projet national. Nous oublions très vite et assez souvent que très peu de comoriens ont une adhésion politique très partisane par manque d'idéologie politique. Nous nous "rallions" derrière un homme politique (généralement sans projet politique pour le pays) parce qu'il vient de notre région, de notre ville ou qu'il est un ami de la famille ou tout simplement parce qu'il y a une chance pour qu'on en tire un profit financer.

8 - ) Chez messieurs les rêveurs, le miracle n'aura jamais lieu. Il n'y aura pas un seul homme politique qui aura l'adhésion de 1/4 de la population comorienne. Car ceux d'en face savent mieux défendre les intérêts personnels au détriment de ceux de la nation. Même si nous savons que ceux qui nous gouvernent ne font pas grand chose d'autres que de s'enrichir, nous leur trouvons toujours des circonstances atténuantes (du genre : leurs
prédécesseurs ont fait la même chose...). En plus nous avons cette faculté de trouvez toujours un défaut à tout le monde comme si l'homme parfait existait et qu'il est comorien. Nous nous érigeons toujours en juges et bourreaux. Nous sommes incapables de reconnaître le bien du mal, le bon du mauvais, le rêve et la réalité, l'utile du superflu, et par dessus tout nous adorons le "paraître".

9 - ) Ce qui se passe dans notre pays, aurait été résolu depuis fort longtemps dans d'autres pays car certaines populations savent défendre leurs droits et se faire entendre. Il serait temps d'organiser des états généraux dans les grands villes et crier assez fort pour que les dirigeants comoriens prennent conscience qu'ils sont là pour servir leur pays et le peuple comorien et non leurs propres intérêts. Personnellement, en politique, je suis favorable à la peine capitale pour les ennemis de la nation qui sont les organisateurs de coups d'états, les politiciens véreux et tous ceux qui kidnappent l'avenir de la jeunesse comorienne. C'est notre passivité qui nous perd.

10 - ) Un jour il faudrait chanter et appliquer une partie de la Marseillaise à Moroni : "Aux armes citoyens. Pour ne finir, je vous laisse quelques passages de la Marseillaise. Désolé, j'en ai supprimé quelques passages... En 1792, à la suite de la déclaration de guerre du Roi à l'Autriche, un officier français en poste à Strasbourg, Rouget de L'Isle compose, dans la nuit du 25 au 26 avril, chez Dietrich, le maire de la ville, le "Chant de guerre pour l'armée du Rhin.
Les paroles
1er couplet
Allons enfants de la Patrie, - Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie, - L'étendard sanglant est levé, (bis)
...
Refrain
Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons, - Marchons, marchons ! - Qu'un sang impur -
Abreuve nos sillons !
2 ème couplet
Que veut cette horde d'esclaves, - De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves, - Ces fers dès longtemps préparés ?
(bis)
....
3 ème couplet
Quoi ! des cohortes étrangères - Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires - Terrasseraient nos fiers guerriers !
(bis)
Grand Dieu ! par des mains enchaînées - Nos fronts sous le joug se
ploieraient
De vils despotes deviendraient - Les maîtres de nos destinées !
4
ème couplet
Tremblez, tyrans et vous perfides - L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides - Vont enfin recevoir leurs prix !
(bis)
Tout est soldat pour vous combattre, - S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux, - Contre vous tout prêts à se
battre !
5
ème couplet
Français, en guerriers magnanimes, -Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes, - A regret s'armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires, - Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres qui, sans pitié, - Déchirent le sein de leur mère !
6 ème couplet
Amour sacré de la Patrie, - Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie, - Combats avec tes défenseurs ! (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire - Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants - Voient ton triomphe et notre gloire !
7 ème couplet
Nous entrerons dans la carrière - Quand nos aînés n'y seront plus,
Nous y trouverons leur poussière - Et la trace de leurs vertus
(bis)
Bien moins jaloux de leur survivre - Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil - De les venger ou de les suivre.............

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par Mustapha ABDOU-RAOUF