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Politique
DECLARATION DE SAID SAID HAMADI

ATTENTION : CETTE DECLARATION N'ENGAGE QUE SON AUTEUR

ELLE EST A PRENDRE COMME UNE INFORMATION :
MWEZINET NE SOUTIENT AUCUN PERSONNAGE POLITIQUE

 

Paris le 31 octobre 2001

A PROPOS DU REFERENDUM PROPOSE AUX COMORIENS

DECLARATION DE SAID SAID HAMADI

Le projet de Constitution des Comores, qui sera proposé aux électeurs, courant décembre, lors d'un référendum, est I'exemple parfait de I'ignominie du pouvoir putschiste en place.

Ensemble essayons d'analyser ce projet:

PREMIERE QUESTION: comment peut-on imaginer que nos Frères et Soeurs d'Anjouan, qui viennent de connaître le véritable visage de Azali et sa clique, lors du dernier coup de force dirigé par un des" hommes de main" du pouvoir a Moroni, acceptent de sceller leur avenir avec un partenaire dont les bases morales sont: la traîtrise, le mensonge et le vol ?

DEUXIEME QUESTION:Comment peut-on ouvertement parler d'une UNION DES COMORES, composée des îles de MWALI(Moheli), N'DZUWANI(Aniouan),N'GAZIDJA(Grande Comore)et MAORE(Mayotte) sans tenir compte de la volonté des Mahorais, qui dernièrement, en une large majorité , ont encore confirmé de vouloir rester Français?

Le gouvernement putschiste a montré son impuissance a rétablir I'unité des trois îles et a oeuvrer, pour un développement économique nécessaire à une véritable unité; voila, qui va réveiller et créer une tension dans la région!

.Pour qui travaille-t-il? Veut-il une déstabilisation régionale?

Commençons d'abord à mettre en place un Etat de Droit, Responsable et Volontaire à poser les bases d'un programme nécessaire pour assurer un démarrage économique, et, alors nous pourrons négocier avec nos frères mahorais pour un partenariat régional, mais de grâce arrêtons de faire de la démagogie gratuite et de nous cacher la vérité.

TROISIEME QUESTION: la déclaration de S.E. Monsieur I'Ambassadeur de France à Moroni qui affirme " La France souhaite que les Institutions se mettent en place, le plus vite possible, aux Comores, où un référendum constitutionnel est prévu.....c'est le choix des Comoriens, c'est le meilleur qui a pu sortir de la situation actuelle des Comores", nous surprend. Comment un Haut Représentant de la France peut apporter un soutien, a une initiative que l’on sait caduque d'avance, et qui en plus, met ouvertement en cause une affaire intérieure de la France( Mayotte)?

Certes les Autorités Françaises a Moroni nous ont habituées à de surprenantes initiatives, mais ici, le problème est d'une extrême gravité.

Nous ne pensons pas un instant, que la véritable volonté de Azali, est de rétablir la démocratie dans le Pays..

AUSSI. NOUS FAISONS APPEL SOLENNEL POUR VOTER CONTRE CE PROJET DE CONSTITUTION, NOUS DEMANDONS LE RETOUR IMMEDIAT A LA CONSTITUTION EN COURS AVANT LE COUP D'ETAT DE "AZALI ET SES SBIRES"ET LA MISE EN APPLICATION DU PROGRAMME QUE NOUS PUBLIONS ACTUELLEMENT.

Nous aussi nous avons prévu une révision de la Constitution, celle que propose, le pouvoir putschiste, est une copie de celle que nous avions présentée a Anjouan, remaniée pour faciliter la mainmise au pouvoir" d'un club d'amis" pour mieux s'enrichir.

NON, nous ne vous laisserons pas faire et très bientôt, vous devrez soit rentrer dans la légalité ,soit répondre de vos abus et crimes.

 

DECLARATION OFFICIELLE DE

SAID SAID HAMADI

Ministre,

Président par intérim de la République Fédérale Islamique des Comores

Des dépêches d'agence diffusées à travers le monde ont fait état des activités que je mène pour que  la République Fédérale Islamique des Comores retrouve 1'Unité, la Paix et un Développement Economique basé sur une juste répartition des richesses entre les trois îles. Pour, aussi, que nous  puissions tous avoir un avenir meilleur.

Afin d'interdire à mes adversaires de dénaturer le sens et la portée de I'action des Comoriens qui souhaitent le retour à la Constitution, je crois nécessaire de m'adresser, aujourd'hui, à l’ opinion publique internationale, et plus particulièrement, à l'opinion publique Comorienne. Et ce, au moyen d'une mise an point officielle qui concerne le passé, le présent et l'avenir.

Le Passé

Je suis né le 20 mai 1951 à Majunga. Entré dans l’administration française, aux affaires étrangères, en 1975,j'ai occupé différents postes dans les Ambassades de France a Madagascar, an Kenya et a I'administration centrale. J'étais considéré comme spécialistes des Comores et de la sous région.

En mars 1998,après 1'élection de mon ami Mohamed TAKl ABDOUL KARIM à la Présidence de la République, je démissionnai de l’Administration Française et j'ai été appelé pour occuper des postes ministériels. Lors des déplacements à 1'étranger du Président, j'ai assuré 1'intérim de la  Présidence et, pendant toutes ces activités à haute responsabilité, je me suis appliqué à écouter les sollicitations ou revendications de la population en oeuvrant dans le respect de la démocratie...

A la mort du Président de la République Mohamed TAKI ABDOULKARIM, je suis devenu Président par Intérim, en vertu du Décret 98-199/PR du 25 octobre 1998. Les militaires, et notamment le Chef d'Etat-Major, le Colonel AZALI, m'ont alors demande de conserver le pouvoir.

J'ai refusé afin de me conformer a la constitution qui stipule qu'en cas de décès du Chef de 1'Etat, 1'intérim est assuré par le Président du Haut Conseil de la République, pour un délai de trois mois jusqu'à 1'élection du nouveau Président.

L'article 10 de la Constitution interdisant a celui qui assure l’intérim de dissoudre l’Assemblée Nationale et le Gouvernement en place, cela fut fait le 23e jour. La nomination de ABBAS, comme Premier Ministre, a eu pour effet de me positionner comme « opposant », et on a tenté, mais en vain, de me déstabiliser a partir d'une affaire montée de toutes pièces.

Le 30 avril 1999,l’armée dirigée par son Chef d'Etat-Major, le Colonel AZALI, a pris le pou-voir au moyen d'un putsch : la raison évoquée était la menace, qui pesait sur les Anjouanais résidant en Grande Comore...

Rentré en France où je vis éloigné de mon pays mais non coupé de lui, je suis très attentif a 1'évolution de la situation. Et cela de façon sûre par la lecture de la presse et les précieux relais que sont le téléphone et la correspondance. Grâce, aussi et surtout, aux visites que me rendent de nombreux Comoriens alarmés par ce qu'il faut bien nommer une débâcle politique, économique et sociale.

Je pense être le pilier principal de l’opposition dont les « ténors » - appelés par la population, « les dinosaures » - refusèrent et refusent l’idée d'une entente. Au nom de raisons que la raison ne connaît pas car elles sont toutes sous-tendues par des rivalités d'ambition présidentielle.

J'aurai pu vivre tranquillement dans la Région Parisienne, mais j'ai décidé d'apporter ma contri­bution au règlement du problème d'Anjouan, à la reconstitution de l’intégralité du Territoire de la République Fédérale Islamique des Comores. Et je ne pouvais rester silencieux devant 1'injuste embargo décidé par une Organisation Internationale sur une Collectivité et tout un peuple.

Le 14 avril 2000, de Mayotte, j'ai lancé un appel en direction des Autorités d'Anjouan pour la reprise des négociations sur les bases d'une Confédération qui respecterait l’autonomie de chaque île, tout en rassemblant un même peuple.

Le 19 avril 2000, alors que personne ne croyait a cette possibilité, les Autorités d'Anjouan se sont déclarées prêtes a reprendre place autour d'une table de négociations. La signification profonde de ce fait réside dans une demande expresse d'être en présence d'un Gouvernement civil et légal, et non d'un Gouvernement de consensus.

Ma nomination, par le Président défunt me conférait cette représentativité, confortée par le discours du nouvel ambassadeur de France à Moroni qui, lors de la remise de ses Lettres de Créances, a demandé le rétablissement de I'Ordre Constitutionnel.

Le 21 mai 2000, je lançai un appel pour la création d'un Gouvernement Civil et Légal en exil et le rétablissement des Institutions de la République. J'ai également adressé un message solennel à I'Armée, à la Gendarmerie et aux Forces de Police pour que ces Corps importants de l’Unité de la Nation, sachent que le pardon remplacera la haine et que leur mission d'assurer l’intégralité du Pays sera leur tâche primordiale.

Des contacts et rencontres ont été entrepris et les bases d'une Confédération ayant pour modèle celle de la Suisse, mises à l’étude. Le Colonel ABEID m'a informé par écrit que AZALI lui faisait les mêmes propositions et formulait les mêmes solutions, mais que, en plus, était offerte la promesse de voir se desserrer l’étau de l’embargo décidé par l’OUA contre ANJOUAN, et la promesse de fonds pour faciliter l’action de son gouvernement.

Face à ces manœuvres  caractérisées par la déloyauté et le chantage, j'ai décidé de créer un Comité de Salut Public. Ce dernier a été formé à Mayotte avec la participation de partis politiques de la Grande Comore, Moheli et Anjouan. Des membres de ce Comité ont été reçu à l’OUA : notamment, Messieurs CHAMASSE et  LARIFOU. Je suis fier d'avoir pu collaborer avec un des leaders de la crise séparatiste anjouanaise qui. là, a affirmé sa volonté de redonner aux Comores, l’ Unité et la Paix, dans le cadre d'une Confédération des trois îles.

Les Maîtres actuels du pouvoir savent comme tous les Comoriens qu'en, 1'état actuel des choses, j'ai le droit de m'occuper et de me préoccuper du sort fait à mon Pays. Par ailleurs, je n'ai été ni chassé, ni renié par le peuple comorien qui, conscient de 1'hypocrite comportement de ses gouvernants, exprime des sentiments de fidélité et de confiance en ma personne.

Le Présent

AZALI a trahi mon amitié et ma confiance mais, surtout, et c'est ce qui doit lui être reproché, il a trahi le peuple comorien en confisquant le pouvoir le 30 avril 1999 et cela au mépris de la cons­titution. II a baillonné 1'information, interdit les partis politiques et les syndicats, supprimé des adver­saires, emprisonné les opposants, exacerbé les rivalités, imposé et taxé à outrance les habitants.

Les Grands Corps de l’Etat, notamment l’armée et la hiérarchie  administrative des fonctionnaires, ont été et sont plus encore brimés et humiliés parce que placés sous l’autorité de chefs incom­pétents et veulent. Que dire, aussi, des espérances déçues de la jeunesse pour qui les portes sont fermées.

Tout cela existe sur fond d'affairisme et de corruption qui suscite la colère des Comoriens par ailleurs confrontés pour la première fois depuis plusieurs décennies, à la faim, tandis que d'autres, faute de soins, meurent de maladie.

Je ne sais, par quel sortilège, les ABEID, AZALI et consort ont réussit le tour de force de faire croire à la France, à l’OUA et aux bailleurs de fonds qu'ils étaient les artisans d' une réunification du Pays. Alors qu'il est de notoriété publique qu'ils sont responsables et coupables de forfaitures, de vols et d'abus de pouvoir aussi bien à Anjouan qu'à Moroni.

Aujourd'hui à Moroni, de faux billets en Francs Comoriens circulent et les premiers résultats de l’enquête de police démontrent que ce sont les hommes au pouvoir qui ont monté l’ opération. Qu'en pense le Trésor Français garant de notre monnaie ?

Après avoir dilapidé les richesses du Pays : vente gré à gré du complexe hôtelier GALAWA BEACH, l’indicatif téléphonique « 269 » à une compagnie américaine. le Chargé d'Affaires à Madagascar a pour mission de trouver des acheteurs de toutes les entreprises nationales. Au profit de qui ? Une précision : AYME-JOUVE  a pour rôle, lui, de faire acheter la dernière participation de l’Etat Comorien dans « Comoretel ». Là encore au profit de qui ? Tout est fait pour enrichir une minorité. Jusqu'où l’opinion internationale laissera-t-elle faire sans intervenir ?

Tout récemment, deux nouveaux coups de force se sont produits à Anjouan, renversant ABEID. Ce dernier a été évacué à Mayotte, puis la Réunion. Faut-il rappeler qu'il porte la responsabilité des viols, des tortures et des arrestations arbitraires intervenues en juillet 2000 ?

OUI, le temps est venu de redonner à ce Pays la possibilité d'élire un Président et une Assemblée afin qu'il reprenne une vie normale.

Pour que les choses soient bien claires, pour les autorités comoriennes, françaises et africaines, j'énonce ici avec netteté mes intentions : je ne sollicite pas le pouvoir, je le revendique afin de servir le Peuple et mon Pays, lui redonner des assises démocratiques et assurer les bases d'une Constitution où seront reconnues les aspirations légitimes des trois îles : Grande Comore, Anjouan et Moheli.

L'Avenir

Je suis en mesure de mettre au service des Comores, le fruit de près de deux années de réflexions et d'études, ainsi que les résultats des travaux poursuivis avec l’aide d'un groupe de spécialistes dans les domaines de la politique et de l’économie.

D'un même coeur, d'un même effort, nous nous sommes attachés à déterminer le programme qui, seul, pourra mettre fin à une situation néfaste pour le Pays et faire repartir celui-ci sur une voie inspirée de sa devise : « UNITE, JUSTICE, PROGRES »

PROGRAMME POLITIQUE

Si un appel profond des Comoriens est lancé vers moi, je ne me soustrairai pas à mon devoir. Mon retour à la direction des affaires de l’Etat n'obéira qu'à un seul but : oeuvrer au renouveau des Comores.

Cela implique, et j'en prends 1'engagement solennel a la face du monde, qu'aucun règle-ment de compte n'aura lieu. Ceux qui ont trahi ou ceux qui n'ont pas fait leur devoir depuis 1998, doivent savoir que je les convie, sans esprit de revanche ou de vengeance, à s'associer à 1'oeuvre de redressement national.

Le pays doit retrouver la paix et la concorde, et se donner des structures politiques conformes aux règles démocratiques.

Dans cet esprit, je déclare que les décisions suivantes entreront en vigueur dès après mon arrivée à Moroni :

Les partis politiques et les syndicats reprendront leurs activités ;

La presse, la radio et la télévision ne seront plus soumises aux contraintes et aux pressions. Elles jouiront d'une totale liberté d'expression ;

Les détenus politiques seront libérés et les assignés à résidence pour raison politique retrouveront leur droit à se déplacer ;

Un conseil des Sages, constitué de Leaders de tous les Partis Politiques et de Notables sera créé. Ce Conseil, par délibération, contribuera à 1'élaboration de la politique du Pays. Des représentants de ce Conseil participeront au Gouvernement;

Convocation d'une Conférence Nationale pour dresser un état général de la République Islamique des Comores, pour une véritable réconciliation nationale, rédaction d'une nouvelle Constitution. Adoption par référendum de la nouvelle constitution.

Un Président de la République, élu au suffrage universel, 180 jours après mon arrivée ;

Un Pouvoir Exécutif : Responsable,

Capable de redonner confiance aux Comoriens, aux Pays amis, aux Investisseurs Nationaux et Etrangers.

Capable de réconcilier le Peuple avec lui-même.

Capable de gérer sainement les Finances Nationales.

Capables d'assurer la sécurité de tous les Comoriens et les Etrangers résidant aux Comores et d'éradiquer toutes formes de terrorisme.

Une Assemblée  nationale prendra en charge  la  volonté et les aspirations de  la population Responsable.

Capable d'être le digne Représentant du Peuple.

Capable de contrôler les actions du Gouvernement et de proposer des solutions appropriées dans I'intérêt national.

Un Pouvoir Judiciaire réellement indépendant, pour une justice équitable pour tous, base essentielle de confiance nationale, pour une affirmation sans équivoque d'un Etat de Droit, base indispensable pour la dignité retrouvée de 1'homme comorien sur le plan national et international.

LES VOIES ET MOYENS

Formation d'un Gouvernement de large ouverture et de compétence.

Sur le plan administratif et technique, faire appel à la compétence, à l'honnêteté, à la rigueur. En un

mot, « L'HOMME QU'IL FAUT A LA PLACE QU'IL FAUT ».

Institution d'une politique de dialogue permanent et participatif avec : Les Syndicats pour une trêve sociale et une participation active aux grandes décisions d'intérêt

national.

Les Paysans pour un accroissement de la production agricole et par la maîtrise de nouvelles tech­niques culturales, de cultures de substitution et de 1'irrigation.

Les femmes pour leur intégration réelle dans la vie socio-professionnelle et politique. La jeunesse, fer de lance de la lutte de libération du Peuple Comorien pour un nouvel ordre politique, social et culturel de la nation, plus juste, plus solidaire, garantissant le travail pour tous. Les hommes et les femmes d'affaires nationaux et étrangers pour une dynamique de développement intégral et intégré, concertée et vivifiante.

Par la décentralisation du Pouvoir:

Restitution de 1'Autorité des Administrations des trois îles : Grande Comore, Anjouan et Mohéli, pour une meilleure gestion de la population et de redonner vie et confiance. Pour la déconcentration des Ministères afin de donner des moyens incitateurs du retour de la population vers les communes, villages des trois îles.

Les Gouverneurs des trois îles, élus au suffrage universel, seront  membres de droit de la collégiale présidentielle.

Institution des Assemblées des îles, plus proches des préoccupations de la population locale avec de gros avantages ci-après :

Représentativité de toutes les couches sociales de chaque île.

Meilleur suivi des budgets et des programmes régionaux. Création et valorisation de conseils municipaux et de la fonction de Maire, premier citoyen de la commune.

A I'intérieur du pays, la sécurité sera à nouveau assurée pour la protection des personnes et des biens, les Gouverneurs de chaque île en auront la charge et la gestion. Elle le sera sur les frontières pour le respect de notre souveraineté par le Pouvoir Central.

En ce qui concerne la politique étrangère, l'actuel et néfaste isolement des Comores sera rompu. les liens avec la France seront resserrés et cela se traduira par une étroite coopération basée sur 1'amitié comme sur les intérêts communs, dans la confiance, dans le respect des indépendances.

OBJECTIF ECONOMIQUE

Remise en état des routes, infrastructures, immeubles administratifs.

Redynamisation des activités commerciales, dans les centre urbains et ruraux.

Redynamisation des activités agro-sylvo-pastorales et aquacoles.

Introduction de nouvelles cultures à larges débouchés internationaux.

Réhabilitation des industries locales.

Création des unités agro-industrielles au niveau des trois îles, par la transformation sur place des produits agricoles en produits semi-finis par 1'utilisation de 1'énergie renouvelable de biomasse végétale et micro-centrale. de micro-barrages a double fins : énergie et irrigation.

Promotion de 1'artisanat par leur organisation, la gestion et la facilitation d'accès aux crédits par des dossiers bancables.

Encouragement à l'implantation de banques et institutions financières privées.

Réhabilitation des caisses d'épargnes et encouragement à l’épargne nationale. Mise en place de structures financières pour faciliter la construction et 1'achat de logements et de maisons individuelles.

Promotion des O.N.G. économiques autogérées.

OBJECTIF SOCIO-CULTUREL

Promotion de la Politique d'hydraulique villageoise pour l'eau potable dans chaque foyer. Electrification générale des trois îles.

Promotion des Mutuelles, pour la SANTE POUR TOUS, par la création de pharmacies villageoises et de postes de secours et de centres de saute ruraux et urbains.

Création de crèches et des jardins d'enfants.

Promotion des Maisons des jeunes ruraux et urbains par des équipements complets et modernes.

Promotion de la femme pour son intégration complète dans la vie politique et socioprofessionnelle.

Protection de l’enfant.

Promotion du sport comorien par la réhabilitation des infrastructures sportives.

Protection de l’environnement: Conservation des sols et protection des eaux, des plages et des fonds marins.

 

Un effort sera accompli pour 1'adaptation de l’enseignement en milieu rural. Pour donner à la jeune élite une formation solide, des collèges et lycées seront construits et ouverts dans les trois îles. Un Institut Universitaire de Nouvelles Technologies, une Ecole Nationale de l’Administration, une Ecole des Métiers et un lycée Technique, seront mes priorités dans le cadre de 1'Education Nationale. J'assumerai la mise en place d'une façon continue de Bourses d'Etudes pour les étudiants, qui souhaiteraient poursuivre leurs études supérieures dans les Facultés d'Europe ou les divers Instituts d'Afrique.

A la Jeunesse, je m'adresse ici avec gravité. Je sais que la jeunesse est actuellement amère et dés-orientée, parce que le pouvoir en place nie ou refuse ses compétences et son dynamisme.

A cause de cela, beaucoup de jeunes parmi les meilleurs, sont réfugiés  à  l’étranger. Cette hémorragie de la substance essentielle du pays est dramatique.

Je m'adresse a tous les jeunes comoriens et leur dit: Tendons-nous la main. Rien ne peut se faire sans vous. AZALI ne privilégie que les siens... Les Comores de demain, à condition de consentir les efforts nécessaires, seront celles de tous ceux qui ont de l’ambition pour eux et leur pays.

L'Armée contribuera efficacement aux réalisations nationales, tant sur le plan de la défense que sur le plan de l’économie.

La création d'une Ecole Spéciale de Formation de Sous-officiers et Officiers, permettra de former de cadres de I'Armée Nationale, mais aussi de la Gendarmerie et la Police, afin de maintenir l’ordre et la protection de la population.

Je m'adresse aux Chefs militaires engagés sur le chemin de l’aventure. Je les adjure de se souvenir, qu'ils ont reçu de la nation, des grades qui font d'eux, les gardiens de l’honneur de l’armée, et qu'une défaillance passagère peut être pardonnée au nom de l’intérêt supérieur du pays. J'attends d'eux qu'ils rentrent dans la légalité, qu'ils permettent à la République Islamique Fédérale des Comores de redevenir un pays démocratique.


SAID SAID Hamadi

Paris, le 29 octobre 2001