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Politique

Notre pays a besoin de politiciens respectables

Le Matin des Comores (Moroni)
OPINION 6 Août 2002
Publié sur le web le 6 Août 2002 www.allafrica.com

Par Mustapha Chamsoudine.
Président du mouvement AGARA.

J'étais l'ancien secrétaire général des jeunes étudiants et travailleurs originaires des Comores au Mans .En 1994, ,j'ai été élu président de l'association humanitaire FRANCE-COMORES et j'ai choisi Eric LAIGRE en qualité de Secrétaire Général. J'ai beaucoup apprécié le travail accompli ensemble (aide humanitaire aux Comores, expositions, débats, soirées culturelles...).
Actuellement, je dirige un mouvement de réflexion qui se nomme AGARA. J'ai
été au mois d'août dernier et on m'a publié dans " Matin des Comores ", voir l' article ci-joint :

L'histoire enseigne qu'un pays n'a que le gouvernement ou les responsables politiques qu'il mérite. Si la qualité de la politique et des politiciens s'est à ce point, dégradée dans notre pays, c'est signe que la société dans son ensemble doit s'interroger et faire son mea culpa. C'est au niveau politique que sont prises les décisions les plus importantes. Les choix du gouvernement ou de l'assemblée Nationale retentissent sur la vie de tous les citoyens. Or, il n'existe aucun moyen de contrôler ceux qui entrent en politique et sont amenés à prendre des décisions d'intérêt national.

Les ulémas reçoivent une vraie formation et sont mis à l'épreuve pendant des années. Qu'on soit médecin, ingénieur, comptable ou avocat, il faut avoir fait plusieurs années d'études avant d'obtenir le droit d'exercer sa profession. Les décisions d'un ingénieur, ou d'un médecin n'ont cependant pas une portée nationale comme celle des politiciens. Ces derniers n'en échappent pas moins à tout contrôle ; ils ne sont nullement préparés à ce métier, et n'ont pas les moindres règles de déontologie à respecter. Aussi voit-on de plus en plus souvent des personnages douteux, des laquais, des flagorneurs, voire des escrocs et des voyous, entrer en politique et prendre des décisions qui touchent des milliers de gens. Il arrive que des médecins dissimulent leurs erreurs, mais les victimes ne sont jamais que des individus. Tandis que les politiciens, lorsqu'ils commettent des bourdes ou même se livrent au pillage peuvent laisser le pays en ruine. Ici, la loi du " chacun pour soi ", a été portée à son paroxysme, et la plupart de nos concitoyens semblent s'intéresser avant tout à eux-mêmes. Un individualisme forcené que notre société de marché, excessivement concurrentielle, ne fait qu'encourager.

De l'avis unanime, ceux qui se lancent dans une carrière politique le font avant tout, par intérêt personnel ou pour la gloire ; L'intérêt du parti vient en deuxième position ; quant à l'intérêt du pays, il n'est qu'au troisième rang de leurs préoccupations. D'où le patriotisme de troisième zone qui caractérise notre pays aujourd'hui. La société doit se ressaisir. Chacun doit prendre conscience de son rôle social, de ses responsabilités de citoyen. Il est grand temps que les Comoriens prennent la parole pour réclamer une réforme totale et radicale de la vie politique. Il est temps que tous les hommes de bonne volonté, se portent au secours du pays, que tous les citoyens intègres et honnêtes entrent à leur tour en politique et consacrent leur temps, leur talent, et leur richesse au pays, en lieu et place de ceux qui n'ont d'autre souci que leur intérêt personnel.