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Politique
Retour sur la Période d'Ali Soilihi

Ce document est issu d'une contribution de Salim AHMED, publiée dans notre forum HABARI le 22/08/2004

Bonjour à tous.

Comme promis, je souhaite revenir sur certains points concernant les Soilihiste, Djawabou et son leader et beaucoup d'autres sujets lu.
Surtout ne pas voir dans ma démarche ( Ngapvo Wa Tunbapvu Wyedji dans ce forum) autre chose que de porter témoignage sur ce que j'ai vécu, également exprimer mon point de vue sur les sujets relever.

Certes, je vais tenté d'être le plus succincte possible, pas facile.

Quand le régime fut renverser le 13 Mai 1978 peu de temps après des groupes Soilihiste ont vu le jour à Dar Es Salam en Tanzanie (FNUK) à Sétif Algérie (OJC). Début des années 80 a vu la naissance Paris de UNIKOM (devenu par la suite FNUK-UNIKOM) à Marseille le MLC. Et le 27 juillet 1986 à Marseille et à l'issue de l'unique congrès de l'O.J.C ( Organisation de la Jeunesse Comorienne ) les mouvements Soilihiste sont dissous pour faire place le 10 Août 1986 à Paris à une structure unitaire, appelait C.N.P.A.C. Coordination National pour un Parti Alternatif aux Comores. L'objectif visé, était de créer les conditions propices à la naissance d'un grand parti Soilihiste fort aux Comores. Les 26 et 27 Janvier 1990 à N'tsudjuni est né Maecha Bora. Résultat de l'union des Soilihiste de France.

Ce parti est l'émanation de la CNPAC, laquelle de CNPAC est l'émanation de tous les mouvements de l'obédience Soilihiste. Rappelons qu'avant la mort d'A.A. à l'intérieur du pays, seul les anti Soilihiste avaient le monopole de la parole et Dieu sait quelle parole. C'était donc de l'étranger que des femmes et des hommes de notre peuple ce sont sacrifiés, ont beaucoup soufferts pour garder la dragée haute de la pensé Soilihiste. Grâce à eux si on parle du Soilihisme aujourd'hui, contrairement aux autres chefs...

La lutte fut dur, avec peu de moyens, pour ne pas dire inexistant, car la plus part des militants n'étaient que des simples étudiants, réfugiés, où chômeurs. Paradoxe, ici en France les Soilihiste avaient à faire non pas à la force réactionnaire de la droite nationale, mais plutôt à l'ASEC/ F.D ( en faite 2 ailes du même oiseaux ) tant nous étions leur cible favorite, notamment ici à Marseille entre 1981 à 1985.

Avec le temps et l'espace, il n'est pas question pour moi de raviver quoi que ce soit et sachant que le contexte politique de l'époque fut " spécial ", les événements étaient " compréhensible ", quoi que…..


Quand les membres de l'ASEC ont créé la 1ere émission Comorienne à Marseille sur la radio Gazelle fin 1982, Ali S fut leur bête noir et au passage les Soilihiste. Pourquoi le 6 Mai 1984 à Marseille, les Soilihiste via O.J.C ont inauguré leur 1ere émission sur radio la Marseillaise, ensuite Galère. Provence Culture pour répondre (entre autre) aux attaques de l'ASEC. FD. Deux ans après nos frères de l'ASEC ont disparu de la scène politique, du moins à Marseille.

Certes, Ya Djusa Mbwe Tso Udra Nyoha. Mais tout ça ne relève que d'une époque spéciale de notre combat. Pourquoi cette acharnement contre un seul homme et les Soilihiste ? Allez chercher la raison ailleurs. Autre chose : Comment peut on faire des éloges sur Staline, jusqu'à faire une chanson à sa gloire, soutenir Pol Pot et dire qu'Ali était un sanguinaire, j'avoue que j'avais du mal à saisir. Pourtant l'A.S.E.C l'a fait. En outre, entre Octobre 1975 au 13 Mai 1978 il n'avait pas lésiner sur la campagne anti Soilihiste, jusqu'à prendre part à son renversement.

Je fais un distinguo entre des personnes qui avaient participée dans un régime populaire et défendre la pensé de son guide Ngama Ya Timu. Les Muzawar, Abbas. S. Himidi M. Djaffar. Kéké et beaucoup d'autres qui ont partagé la table avec Mongozi non seulement l'on trahi, mais ça se trouve qu'ils sont aujourd'hui les ennemis. C'est eux qui avaient le pouvoir. Je me demande qui sont les traîtres de l'idéal. Est ce ceux qui des années durant ont donné tout pour que cet idéal soit vivant où ceux qui se contentent de palabrer sans rien faire, prétextant défendre cet idéal ? Ye Tibé Ye Woneha Ho Mbwanani. Sha Tside Mabula Mwandze. Qu'ils sachent : Le Soilihiste Na Ma Shartwui Mararu Mashuhuri : Ndo Uzaba. Ndo Uzida'an Fiwu. Ndo Uzitekeleza. Ye M'lemepvu Ndamwe Utsodjo Shyinda Ya haba Mi Soilihiste ? Quand on regarde la démarche née le 26 Juillet 86, en effet, l'idée d'unir toutes les forces se réclamant du Soilihisme fut un objectif à atteindre et atteint à cette date mais Hélas, force est de constater que M.B a échoué dans sa mission historique. Après plusieurs tentatives sans succès,  demandant aux responsable de changer de politique, la suite est facile à deviner.
Des structures intermédiaires ont vu le jour pour pallier la défaillance de MB continuer le combat politique sous l'étendard du l'idéal Soilihiste.
Le 5 Septembre 1998 à Marseille, tout les Soilihiste locaux se sont retrouver au tour des responsables du CAP (de Bacar Islamu) pour discuter sur la forme de mener ensemble le combat basé sur l'idéal du Soilihisme. Moins d'un an après la majorité des militants (par un problème interne grave) ont présenté une démission collective.

C'est après ce constat que le parti politique Djawabou est né en île de France le 30 Janvier 1999.

Avant cette date (97/98) une tentative est menée aux Comores pour redessiner le paysage politique en faisant appel à celles et ceux se réclamant de cet idéal, mais sans succès. Mercredi 29 Mai 1998 à Chouwani (Ali S fut assassiné un jour de mercredi, hasard du calendrier) lors de la commémoration, le grand frère, le professeur Mohamed Mze (un homme intègre) avait devant la grande assistance, demander l'union effective des Soilihiste (j'étais présent, ainsi que M. Mchangama. Y. Said. Sultan Chouzour et beaucoup d'autres responsables politique se réclamant de " la gauche "). Sans résultat.

Si Djawabou est né, c'est parce que M.Bora a échoué. Maintenant que des divers mouvements se réclament du Soilihisme je ne vois pas d'inconvénient, comme ici beaucoup de mouvements politiques se réclament du Gaullisme, n'est ce pas ? Et cela n'émeuve personne.
Selon moi , il faut que toutes les forces progressistes (de gauche) du pays se trouvent au tour d'un débat national et à l'issue de ses assises, sortir un pacte sous forme de propositions, avec des orientations politiques claires, qui auront pour essentiel objectif de déséchouer le pays. Aux Comores, la politique se fait sans politique.

Al'murad, j'ai voulu simplement dire Hau Fupvi Kabisa, ce dont j'ai vécu dans se domaine. On m'a aussi enseigné que la lutte consiste à lutter contre les pires obstacles, c'est ce qui donne du charme aux combats, sinon, c'est insipide. Défendre les intérêts du peuple est plus exaltant que de se chamailler et comme dans toute forme de combat, il faut une organisation. C'est à mes yeux ce qui nous manque. On parle et écrit beaucoup, mais quand il faut agir dégain . Les peuples qui vivent sont ceux qui luttent.

" Se faire une place au soleil " Je ne sais pas de quel soleil il s'agit, à mois que si c'est celui qui brille au bled. Bon nombre de nos sœurs, frères, ont à juste titre choisi de faire face à Azali en défendant les îles, dont notre peuple et vivant dans des conditions plus que pénible. Quand voit des élus du peuple sans un stylo, ni papier, ni bureau. D'autres emprisonnées comme des vulgaires délinquants. Voir des élus faire du stop pour se rendre a leur travail, souffre pour remplir la gamelle au quotidien. Certains, faisant fi à leurs familles aux Comores où à l'étranger. Certains recevant de France des Western Union pour survivre. C'est ça se faire une place au soleil ? Le pays nous appartient tous, alors il faut y aller. Certes vivre en France, vaquer à son abondance, mettre sa famille à l'abri. Assurer son salaire chaque fin de mois, il est plus simple, pour ne pas dire lâche de critiquer ceux et celles qui sont au charbon. Ca me rappel de ce film Marseillais où César ( Raimu ) dit à son fils Marius qui est dans un bateau en mission de Océanographique, il le conseil : " Téé, quand c'est profond, alors, laisse un peu mesurer les autres ".

Chez nous en parlant perpétuellement on crois avoir agit. C'est tout le problème

Moralité : Il ne faut pas qu'il se mouille, prenne le risque. Je vois que nombreux sont dans ce cas. Rappelant que chez nous on dit : Ye Sha Mdru Sho Ududusa Sha Kashi Rapvisa. Ye Wuso Mwana Nde Ya Mbahara.
Les traîtres c'est qui ?
Dans les gouvernement successifs depuis Juin 1978 à nos  jours, quel est le responsable politique qui s'adressant officiellement à notre peuple à déclarer défendre (lors des campagnes) les idéaux d'Ali Soilihi et qu'une fois au pouvoir son parti Djawabou s'inspirera des objectifs politiques de Mongozi en tenant compte de l'évolution de la société. Qu'il ne faut surtout pas faire ce qui a échoué. C'est Y. Said. Ya Siha Utsugu Ye Tsi Mhara. Le leader de Djawabou n'a pas cesser de faire appel à l'union des Soilihiste, voir la gazette Août 2001. Lors des réunions de ses mêmes mouvements à Chouwani ( j'y étais ) il n'a cessé de réitérer cette demande. A qui la faute ? .

Wo Uka Wa Mdru Rangu Nge Hawulimiya Kwyehe. Leo Mdradrazi Ngwadzo Msa. Alors quand on parle, parlons bien dans l'intérêt de tous. Ya Rwaya Katsu Kohora Sha Ye Ya Rwaliwa Ngoro Pvume.

Des " traîtres " Parce que assis sur la même table avec les Mtara Ali Mroudjae et autres. D'abord a ce que je sache c'est des Comoriens aussi. Ils représentent des partis politiques, donc une partie du peuple ils sont des responsables politiques choisis par des Comoriens aussi. Qu'on est pas d'accord sur leur politique, soit. Mais de quel droit ne peut on pas discuter avec eux, au nom de quoi ? Quelle est cette forme de démocratie. Ce manque de respect et de tolérance C'est ça être traître ? On discute bien avec Azali ?
Alors.. Mais on veut couillonner qui ? Traites du Soilihisme. Il y a eu deux Ali S, celui devant et pendant le pouvoir. Celui devant le pouvoir composé avec les forces politiques diverses, souvent adverses. Il avait même un moment appeler à voter le feu Mohamed Dahalani. La réal-politique n'a rien avec la fiction. On l'avait même une époque surnommé " Sungurwa. Lièvre ". Il a fallut qu'il accède au pouvoir pour qu'on découvre le second. Y. Said et Moustoipha ont ils le pouvoir dans le bon sens du terme ? Dire cela, c'est de leur demander d'arracher des cheveux sur un œuf. Ils ont fait quoi pour être qualifier des traîtres ? Parce qu'ils ont fait le choix de combattre Azali et défendre les îles. C'est être traître ? Les non traîtres que font ils pour servir le peuple Comorien. Paroléé, paroléé paroooléé. Je suis comme l'autre : Je crois a ce que je vois et ils sont aux combats, vaille que vaille.

Une anecdote : Il y a des années, je me trouve avec des compatriotes Parc Chanot à Marseille, dans un cirque. Un fantastique numéro ce déroule sous nos yeux. Mon voisin (Comorien) s'exclame : Bo Sali Leo Ndo Mwyiso Ye Ngowono Wo Mwyiswa Drabo. J'ai manqué perdre la boule. Mais c'est nous ça.

Soyons sérieux : Ya Lawa Tsozi Kadja Saza Yililo. Eux au moins sont sur le terrain et bavent trop. Mais ont le courage et l'honneur de mener la lutte que d'autres préfèrent éviter, mais se contentent du verbe. Na Mrehe Fubu Mdje Ba Yililo Kashi Zimi Mdro. Voilà ce que font " les traîtres " Tsihabari.

L'armée Tanzanienne. Ali S avait refusé la protection militaire des puissances occidentales de l'Est, il n'a pas chasser Pierre, pour faire rentrer Paul. Bien avant le discours de Mitterrand à Cancun, il a compris la nécessité de favoriser d'abord des accords Sud/ Sud. En outre, c'est un pays frère, voisin.

A ce que je sache, l'armée Tanzanienne n'est pas une horde de mercenaire. Elle était aux Comores comme la France se trouve dans des pays à majorité Africains. Alors pourquoi ? Pour le séparatisme. Rappelons que : Mongozi président. Hassanaly vice président. Abdillah Mohamed premier ministre.

L'équilibre des îles c'est comment ? La conférence nationale de 1992, suivi du référendum engendrant l'équilibre des îles, c'était de la " foutaise ", le Mongozi l'a fait sans trompette, ni dépensé un franc du peuple, ni la dictât des ses drôles des bailleurs de fonds. Quand Déferre prôné la décentralisation en France 1981, est qui fait aujourd'hui débat et la fierté de la France, le Mongozi l'avait déjà préconisé en 1976 aux Comores. Quand l'ex président Sénégalais Abdou Diouf déclaré dans l'heure de Vérité Antenne 2 en 1992, que " le Sénégal à pour objectif de réaliser la politique de décentralisation dans les cinq ans avenir " Mtsachiwa l'avait déjà réalisé aux Comores 15 ans avant. Wunu Mlima Bo Wadru.

Quand l'ex ministre Toubon préconisé de favoriser la langue Française au détriment de l'Anglais, le Mongozi l'avait déjà fait.

Dans l'administration Comorienne, dans le pays interdit de parler une langue que le Comorien. Quand Gorbatchev s'adressant au Soviet Suprême (1986) précisant que la révolution Soviétique doit prendre racine dans la spécificité du pays. Mongozi bien avant avait dit ceci Ye Syasa Ya Ufwakuzi Ya Komori Ye Renge Ye Ngazi Ya Hususwiya Yifungu Pvo Yifuba Sawa Na Udi Na Anbari (surtout pas celle d'Azali). La délocalisation en France. Le Mongozi l'a fait bien avant.

" Ye Hika M'mono Rihafiliha. Wongozi Wa Pvihwa Harumwa Ye Mdji Watsu Zaliwa. Tsidrongo Zidji. Sha Ndo Udjadidisha Wo Udzima Wahe Le Twayifa ". Le peuple Comorien peut être fier, qu'il a su être clairvoyant, lucidité politique, précurseur, cela grâce à un homme perdu au fond de la savane.

Un de chez nous avait chanté en disant ceci : Kirimini Nge Triwawo N'cenga Giyo Mahabani. C'est vrai. Il ne m'est pas facile d'être bref, pourtant il le faut. Pour finir j'ai envie de redire ce qu'avait dit l'autre : Tout les patriotes des Comores Unissez vous. C'est de cette façon qu'on peut rendre service à notre peuple qui souffre. Quand j'avais préconisé les Kamikaze pour sauver les Comores, c'était parce que la politique ne fait rien. La violence entre en jeu quand la politique a échouée. Elle fait partie de la politique. On le voit, non ? La politique reprend ses droits quand la violence a réussi. C'est pas faire l'apologie de la violence mais un constat et une réalité historique. Les criminels sont ce qui poussent les peuples a prendre les armes pour se défendre contre les injustices dont ils font l'objet. Chez nous la " justice " est au service de l'injustice. Alors ? ? ? Aucun parti n'a jamais prévu la violence dans son programme politique. " Ce sont les circonstances qui font les hommes ". Là, je suis d'accord avec lui.

J'ai dit que j'allais être très bref et c'est le cas, sinon...
J'espère que mon témoignage permettra à saisir très partiellement l'itinéraire d'un militant. N'est pas dans mon esprit l'intention de faire un procès à qui que ce soit car j'ai pas ce droit ni la vocation. Tout ce que je viens de dire (très infime) sont des choses vécues, d'autres appris. En tout cas je crois plus a ceux qui luttent, que ceux qui s'indignent. J'ai bien en mémoire ce qu'on m'a dit dans un monde non civil : Que l'indignation ne remplace jamais l'action. Je fais mien de ce maxime. Vu que j'ai pas eu le temps de consulter mes archives, possible que des erreurs, où omissions ont pu involontairement glissées ici et là, mais ne peut rien changer sur le fond. Espérant la compréhension de tous. Je serai toujours ravi de lire (quand je peux) les réactions des uns et des autres et éventuellement les miennes de réponses où réactions, dans un esprit d'échange.

Mes amitiés et mes salutations amicales, patriotiques à toutes et à tous.

Marseille le 22 Août 2004.

Salim Ahmed.