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Politique

 


Rassemblement pour une  Initiative  de  Développement avec une Jeunesse Avertie

 Déclaré au Gouvernorat  de NGAZIDJA (COMORES) le 27/01/99 récépissé  N°99 – 09/GIG/CAB

Siège social B.P 1905 Moroni  (COMORES)

Tél : 02 69 73 33 56 // Fax 02 62 25 85 73.

COMMUNIQUÉ DU RIDJA JANVIER 2002

Nous venons d'apprendre de sources sûres que la Commission Nationale électorale mise en place par l'accord cadre du 17 février 2001 veut interdire aux comoriens ayant la double nationalité de pouvoir être candidats à l'élection présidentielle prévue dans deux mois. 

Ce texte proposé au Comité de suivi est un déni de justice. Il voudrait priver de leurs droits civiques près de 200 000 comoriens. Un tel projet est une tentative de remise de cause très grave du processus démocratique ouvert par l'adoption le 23 décembre dernier de notre nouvelle constitution.

 Une constitution dont l'art 5 stipule expressément "qu'aucun comorien de naissance ne peut-être privé de sa nationalité" donc de son droit de vote et d'éligibilité.

En effet, il est de principe constitutionnel que la nationalité comorienne confère à tous les comoriens, sans distinction ni discrimination aucune, la plénitude de jouissance de leurs droits politiques et privés.

La clause du projet de code électoral excluant les comoriens titulaires de la double nationalité aux mandats électifs est donc contraire à la constitution nouvellement votée.

 Ce projet qui vise essentiellement la communauté comorienne de France est par ailleurs dangereux pour les libertés démocratiques mais aussi absurde car s'est justement cette diaspora qui porte à bout de bras l'économie du pays et limite autant que faire ce peut les terribles ravages de la pauvreté qui frappe la majorité de la population. 

Un tel projet d'amputation des droits civiques est une insulte à cette diaspora qui bien souvent a été obligée de s'expatrier parce que l'Etat comorien était dans l'incapacité de la nourrir, de l'éduquer, de la former. Une diaspora dont les membres sont souvent formés, disposent d'un savoir-faire, bénéficient d'une double culture, autant d'atouts importants qui peuvent aider à sortir le pays de la crise dont il est victime du fait de l'impéritie de ces dirigeants.

Les comoriens à double nationalité, mais tous " comoriens d'abord", ne deviendront pas les laisser pour compte de basses manoeuvres politiciennes visant à les écarter de la vie politique et économique de leur pays.

En tant que responsable du RIDJA, mouvement d'opposition, j'appelle l'ensemble des comoriens à dénoncer cette tentative de déstabilisation du cours démocratique que peut prendre la vie politique depuis l'adoption de notre nouvelle constitution. Je demande que le Comité de suivi dans lequel siège notamment des représentants de la communauté internationale telle que l'Union Européenne, la France, l'OUA, les pays de la zone, et des représentants d'AZALI et de l'opposition, de rejeter les clauses anticonstitutionnelles de ce projet.

Je rappelle d'ailleurs que le Comité de suivi n'a pas compétence à décider d'un nouveau code électoral qui relève en fait et uniquement du législateur.

Je propose aussi, au nom de ce processus démocratique en cours, que dès les prochaines échéances électorales, des bureaux de vote soient ouverts dans les principales villes de France ou vit la diaspora mais aussi quelle puisse avoir la possibilité de voter par correspondance ou par procuration.

                                                                 LUNDI 14 JANVIER 2002

                                                                 Saïd LARIFOU 

                                                                 Secrétaire Général du RIDJA