Presse

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Travelling sur la presse écrite comorienne

Histoire de la presse comorienne

Les difficultés de la presse Comorienne, financement, lectorat restreint, liberté d'expression, mainmise des pouvoirs...

L'Organisation Comorienne de la Presse Ecrite (OCPE)

 
Résumés de dépèches d'agences

 
Le président Azali promet d`aider les médias comoriens
 
 

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Inauguration de la Télévision Nationale Comorienne
  
 Divers

La liberté de la presse aux Comores en 2002 (Rapport RSF)

La liberté de la presse aux Comores en 2004 (Rapport RSF)
 

 

 

Media : Presse, Radio, Télévision
Les difficultés de la presse Comorienne

Comme dans de nombreux pays, la presse est confrontée à de nombreuses difficultés; problèmes de financement, problème d'étroitesse du lectorat, problèmes de la diffusion à l'étranger dans un pays qui compte une forte diaspora,  et bien entendu les éternelles difficultés d'existence des médias dans un pays dont les régimes (puisqu'il faut compter avec 4 exécutifs, l'union et les Iles) n'ont pas une politique clairement démocratique.
nous avons regroupé ici des témoignages relatifs aux difficultés de la Presse aux Comores

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Liberté de la Presse à Anjouan
14/10/2003

Intervention de "BARAKANI"
parue dans le forum de discussion
Anjouan@yahoogroupes.fr

La liberté de la Presse menacée, la dictature s'installe et la terreur s'instaure.
Le journal Al-Fadjr ne sort plus. Son aventure, qui a duré trois ans, s'est terminée le 15 septembre dernier avec le N°49. Dans ce numéro, une seule phrase, en gros caractère, à la « Une » a suffit d'explication et d'excuse à la mort prématurée du bimensuel d'informations générales de l'île: « Interdit de facto d'activités, lit-on dans ce journal, Al-Fadjr suspend ses parutions ».
En effet c'est la réponse que Mme Ramoulati Ben Ali(la directrice) et M. Dhakioine Mohamed ont apportée au ministre Anjouanais Ismaîla Ali, chargé de la Fonction publique, de la Justice et du Travail. Ce dernier les avait invités à son bureau et au nom du gouvernement leur a signifié de choisir entre le poste de professeur à l'ESSP( Ecole d'Enseignement Supérieur) de Patsy et celui de journaliste d'Al fadjr. Les deux journalistes ont tenté de mieux comprendre la raison de ce désaveu, mais le ministre, avare, d'explications leur répéta qu'il attend très rapidement leur réponse. Désemparés, ils ont donc quitté le bureau du ministre sans avoir obtenu d'autres d'explications.
Interrogé, le ministre Ismaïla Ali n'a pas voulu dire ce dont le gouvernement reproche au journal Al-Fadjr, mais il s'est contenté seulement de répéter cette phrase courte mais qui en dit long : « J'ai demandé uniquement à ces deux agents de la Fonction publique de choisir entre écrire dans le journal et aller enseigner. » « Al fadjr, affirma-t-il, pourrait être rédigé par d'autres personnes. » A la question de savoir si dans l'île, il existe un texte interdisant à un fonctionnaire d'exercer une deuxième activité, le ministre n'a pas eu de réponse à donner.
Ce qu'on peut essayer de comprendre sur cette affaire, c'est que ce bimensuel osait critiquer et ouvrir ses colonnes à des opposants, ces derniers temps. Le gouvernement supporterait alors mal que des fonctionnaires qu'il paie, disposent d'un organe de presse qui attaquait ou critiquait les autorités politiques en place.
BARAKANI
le 14/10/2003

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