Presse

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Travelling sur la presse écrite comorienne

Histoire de la presse comorienne

Les difficultés de la presse Comorienne, financement, lectorat restreint, liberté d'expression, mainmise des pouvoirs...

L'Organisation Comorienne de la Presse Ecrite (OCPE)

 
Résumés de dépèches d'agences

 
Le président Azali promet d`aider les médias comoriens
 
 

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Inauguration de la Télévision Nationale Comorienne
 
 Divers

La liberté de la presse aux Comores en 2002 (Rapport RSF)

La liberté de la presse aux Comores en 2004 (Rapport RSF)
 

 

 

Media : Presse, Radio, Télévision
HISTOIRE DE LA PRESSE COMORIENNE

kiosque SPECIAL JOURNEE DE LA PRESSE 1999

 

Aux Comores, l’histoire de la presse nous apprend que des progrès ont été accomplis, certes, mais beaucoup de chemin reste à parcourir Des journalistes continuent à être inquiétés dans l’exercice de leur travail.

 Comme tous les ans depuis une décennie, la journée de la liberté de la presse a été célébrée le 3 mai dernier, avec toujours les mêmes interrogations, et surtout l’espoir que le combat pour une presse encore plus libre gagne du terrain.

Aux Comores, l’histoire de la presse nous apprend que des progrès ont été accomplis, certes, mais beaucoup de chemin reste à parcourir. Sous les régimes civils passés, comme aujourd’hui sous l’autorité de la junte militaire, il y a eu des violations de cette liberté ai précieuse qui participe à l’édification de tout Etat de droit,

Il y a six mois, Aboubacar M’Changama, Directeur de publication de l’Archipel, a été emprisonné pour avoir refusé de révéler ses sources, suite à un article relatant des propos d’un officier membre du conseil d’Etat, lequel aurait affirmé " je n’ai pas envie de prendre une balle pour le colonel Azaly.

De même, quatre journalistes du journal d’Etat Al Watwan sont suspendus de leurs fonctions et salaires pour avoir fait grève pour s’opposer aux méthodes de leur directeur et notamment pour avoir refusé de signer de leur nom, comme leur demandait le directeur en question, un article venant du cabinet de la présidence. Fuis, il y a eu l’emprisonnement de Boudouri à Anjouan, une île sous la coupe des séparatistes du colonel Abeïd. Ce sont là, quelques exemples les plus récents d’atteinte à la liberté de presse que nous avons été nombreux à dénoncer, aussi bien dans le pays qu’à l’extérieur au cours des douze derniers mots.

Peur de l’indépendance et de la critique

C’est dire que le simple discours ne suffit pas à garantir les droits fondamentaux de l’homme,. contre les abus et violations de toutes sortes. Récemment le colonel Azaly a déclaré à l’occasion d’un discours radiodiffusé que votre serviteur, "La Gazette des Comores", était le journal de l’opposition". De telles réactions, très regrettables, n’étonnent plus les hommes des médias comoriens. En effet , cela fait partie des habitudes de nos gouvernants, passés et présents, de voir derrière toute information indépendante qui échappe à leur contrôle et, plus encore, derrière toute critique la main d’un parti d’opposition. Dans ce domaine le jeune colonel s’inscrit parfaitement dans la ligne de ses prédécesseurs.

La presse comorienne confrontée à des difficultés qui sont essentiellement d’ordre matériel et juridique. Les coûts fabrication d’un journal sont très élevés et aucune forme de subvention de l’Etat n’est accordée aux organes de presse indépendants. On peut aussi déplorer l’absence d’une exonération du timbre pour les envois des journaux à l’extérieur , comme cela se fait ailleurs.

Entre les lois et les pratiques

Sur le plan juridique, en dépit de l’existence d’une loi sur la presse, aucune structure de régulation de l’information n’a été mise en place, la carte de presse n’est toujours pas instaurée, et les journalistes ont difficilement accès aux sources d’information officielle institutionnelles. ce propos, la création d’une Agence de presse nationale devient une urgence. Enfin, on peut passer sous silence les problèmes spécifiques liés a la profession de journaliste, notamment la nécessité d’une organisation ayant vocation à défendre les intérêts et les droits des professionnels de l’information. Et là, il appartient aux concernés eux-mêmes d’oser franchir le pas, au nom de cette liberté de la presse que nous venons de célébrer

El-Had Said Omar

MweziNet 1999