Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
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Mesdames, Messieurs,
Cela fait plusieurs mois que l'agence comorienne de presse HZK-Presse/Kalaweni vous adresse quotidiennement ses dépêches, sans obligation d'abonnement, pour une période d'essai.
Afin de mieux cerner vos besoins spécifiques, et pouvoir ainsi adapter nos prestations aux exigences de qualité et de rapidité de l'information traitée chaque jour par notre équipe, nous vous serons gré de bien vouloir répondre à ce message, en nous indiquant si vous recevez bien nos dépêches et dans quelles conditions elles vous parviennent.
Un questionnaire vous sera alors adressé, pour recueillir vos différents centres d'intérêt, qui seront alors traités et classés par rubriques (politique, économie, finances, diplomatie, sports, culture, etc.)
Vos critiques et suggestions seront par ailleurs les bienvenues.
Dans l'attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir nos salutations distinguées.
Service Marketing

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Découverte d’un produit combustible à Anjouan.

Mutsamudu, mercredi 24 décembre 2008 (HZK-Presse)
– Un produit ressemblant, tantôt à du pétrole lampant, tantôt à du gaz oïl, tantôt à de l’essence mais qui n’a rien à avoir avec aucun de ces produits, a été découvert depuis vendredi dernier sur une plage de l’île d’Anjouan à Mutsamudu, près de l’hôtel Al Amal. D’où sort ce produit, on en sait rien pour l’instant de sa provenance, mais ce qui est certain c’est que pendant la marée basse on observe sous des rochers l’effervescence de ce produit non identifié, et depuis vendredi dernier, les habitants au courant de la nouvelle se sont aussitôt rués sur les lieux pour s’en approvisionner.

Jusqu’à maintenant on les trouve sur cette même plage entrain de remplir leur jerricane. On peut dire félicitation pour le nouveau produit qui vient d’arriver sur le marché, certaines personnes ont même commencé à le commercialiser dans les coulisses. Surtout les jeunes très passionnés de la plage ont avec eux des petites bouteilles en plastic d’un demi litre ou d’un litre, qu’ils remplissent à volonté, et chaque nouveau venu qui arrive se le procure et en emporte dans son village pour le montrer aux autres. Un enfant, Ahmed Abdou, avec trois litres, vient de s’acheter un pantalon jeans.

Depuis vendredi dernier des aller et retour, parmi lesquels on rencontre des personnes venant même du sud de l’île précisément de Niyoumakélé. Pour Mr Ismael Mohamed originaire de Hadda Daoueni, « mon seul but était de venir vérifier l’information de mes propres yeux et de pouvoir si possible emporter quelques litres à la maison et montrer aux gens du village ».

Ce qui est sur, ce produit dont on ignore encore la nature possède une couleur ressemblant à de l’essence avec une odeur d’un produit combustible, mais en même temps il est combustible et selon les responsables des hydrocarbures à Anjouan, il faut s’en méfier car il pourrait être dangereux.

Pour s’enquérir de la situation, plusieurs personnalités ont visité les lieux, notamment le directeur de cabinet à la présidence de l’Union chargé de la défense et des ministres du gouvernement de l’ile. Ce dernier, par la voix de son ministre chargé des hydrocarbures, Fadhuili Ahamed, vient de prendre des mesures afin d’éviter tout danger à la population. On a lancé le message haut et fort aux personnes qui se sont procuré le produit de faire usage de le faire couler ou l’expédier à Comores Hydrocarbure en attendant les premiers résultats des analyses qui seront donnés par un laboratoire de Madagascar.

En fait le produit a été expédié dans des pays de la région notamment Madagascar pour des analyses. Les autorités attendent ces résultats mais toutefois on mène une sensibilisation de la population contre l’usage de ce produit qui peut s’avérer nocif.

Ici la population reste dans l’attente, espérant une bonne nouvelle et l’on parle d’un manque à gagner énorme. Mais rappelons que ce n’est pas la première fois qu’une telle découverte est constatée dans l’ile. Un témoin raconte qu’aux années soixante dix pendant l’époque coloniale, des maçons entrain de creuser des citernes à l’hôtel Al Amal à Mutsamudu, avaient découvert des traces d’un produit dont ces derniers ignoraient l’origine, et on a attendu encore près de quinze ans, dans les années quatre vingt, pour constater un phénomène similaire, lorsqu’on construisait la route de Chandra dans la cuvette menant Mutsamudu.

Des employés ont fait à nouveau la découverte et cette fois-ci c’est à Chandra, l’annonce a été félicitée par une forte population, le président à l’époque Ahmed Abdallah Abdérémane a seulement dit que « c’est du cinéma », il a même autorisé l’armée d’aller cimenter cette partie où l’on avait découvert ce liquide, le chef de l’Etat n’ayant pas pris au sérieux la découverte et les choses se sont passées comme ça.

Toutefois à la même époque à Ongoju dans la région de Niyoumakélé d’autres personnes disaient avoir trouvé de l’or mais à nouveau, Ahmed Abdallah n’y a pas cru. Ici on préfère n’exclure aucune hypothèse, car le sous sol de l’archipel peut bien cacher des richesses insoupçonnées, mais c’est la volonté qui manque pour l’exploration scientifique, dit-on.

A Domoni, des maçons en train de creuser des W.C ont découvert dans le sous sol un passage comme un couloir qui va jusqu’à quatre mètres. Ce mardi une personne qui travaille au CNDRS [Centre national de documentation et de recherche scientifique] est venu constater cette ancienne maison sous sol mais il prévoit de continuer ses travaux toujours dans cette même semaine.

Naouir Eddine Papammwegne

241208/nep/hzkpresse
 

Réouverture du consulat de France à Anjouan

Mutsamudu, mardi 16 décembre 2008 (HZK-Presse)
– Après l’inauguration samedi dernier du nouveau consulat de France à Anjouan, les premiers demandeurs se sont précipités tôt dès le lundi 15 décembre, à Hombo où est installé le consulat pour être les premiers à déposer leur dossier. Rappelons que lors de l’inauguration un visa Schengen a été délivré au ministre des transports de l’île autonome d’Anjouan, Fadhuli Ahmed.

On ne sait comment peut-on traduire cette délivrance, on connaît déjà que Fadhuli a toujours refusé l’entrée des comoriens expulsés de Mayotte sur le territoire et avait même sorti un arrêté ministériel datant du 7 novembre dernier qui suspendait aux agences maritimes assurant la liaison Mayotte-Anjouan la reconduite aux frontières des expulsés jusqu’à nouvel ordre.

Une semaine après l’Union des Comores avait sorti le sien contredisant celui des autorités d’Anjouan, cette fois, le gouvernement fédéral autorisait l’entrée des clandestins.

Pour revenir à la réouverture du consulat, comme nous l’a confié le consul, chaque personne habitant Anjouan a aujourd’hui la chance de rester dans son île et demander son visa auprès du consulat pour se rendre soit à Mayotte, soit dans les DOM TOM [départements et territoires d’outremer] ou même en France métropolitaine.

Ce premier jour, beaucoup de candidats ont eu du mal ce lundi pour la constitution de leur dossier de demande de visa. Il a fallu faire des aller et retour pour ceux qui résident à Mutsamudu, mais pour d’autres venant de l’arrière pays, c’est le lendemain qu’ils allaient être reçus.

On peut ajouter que les anjouanais sont tellement privilégiés, il peuvent venir sans rendez-vous contrairement à Moroni où les attentes peuvent durer plusieurs jours, parfois même les intéressés perdent patience à Moroni. Selon toujours Mr Frederik De-Suza, la délivrance d’un visa se fait en une semaine si les documents sont complétés par le demandeur et avec précision du motif de son voyage.

 
Au fond, selon la majorités des personnes que nous avons interrogé ce premier jour, « c’est un ballon d’oxygène » au niveau des personnes qui ont souhaité cette ouverture, mais cela offrira une chance à ceux qui voudront aller se soigner à l’extérieur ou rendre visite à leur famille. Un autre disait que « mieux vaut tard que jamais ! »

Ce projet d’ouverture du consulat date déjà de plusieurs mois, après une assez longue période de fermeture temporaire en pleine période de crise séparatiste, surtout les deux dernières années de règne de l’ex-chef rebelle Mohamed Bacar, mais les choses semblent avoir pris du retard.

Cette réouverture du consulat de France à Anjouan explique très bien que les autorités ont pris conscience des milliers de gens qui périssent en mer en voulant regagner Mayotte. Le nouveau consul affirme enfin que « ce n’est pas acceptable aujourd’hui de laisser ces gens mourir en mer », et son souci serait de faire comprendre aux gens qu’ils peuvent se présenter au consulat « sans aucune crainte ». Ainsi les gens peuvent se rendre à Mayotte dans les voies légales aériennes et maritimes, en s’abstenant de prendre les embarcations de fortune les fameux Kwassa-kwassa.

Cela suffira-t-il à apaiser les inquiétudes de la population aussi longtemps que les comoriens des trois îles indépendantes seront considérés comme des « immigrés » dans cette quatrième île comorienne, maintenue sous administration coloniale de la France ? Qu’adviendra-t-il de ces embarcations de fortune ?

Naouir Eddine Papamwegne
161208/nep/hzkpresse/15h00
 

Comores / France : GTHN
Doit-on interrompre le dialogue ?

Moroni, lundi 15 décembre 2008 (HZK-Presse)
– Le rideau est tombé vendredi dernier pour le 4e round du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) qui s’est réuni à Moroni du 10 au 12 décembre, des discussions dominées essentiellement par la question de la circulation des personnes et des biens entre Mayotte et ses trois îles sœurs, et le renforcement de la « coopération régionale ».

Si aucune décision concrète n’a été annoncée à l’issue de ces trois journées de négociations franco-comoriennes, tenues dans un contexte de vive tension lié à la récente affaire de l’enterrement d’une dizaine de comoriens dans des fosses communes à Mayotte, les participants estiment que les échanges initiés depuis six mois au niveau des techniciens, des acteurs sociaux et des opérateurs économiques « ont le mérite d’avoir jeté les ponts d’un nouveau dialogue qui a mis plus de 30 ans avant de se concrétiser ».

Selon l’ambassadeur M. Mahamoud Soilihi alias Lamartine, « il faut admettre qu’il n’y a jamais eu véritablement entre les deux parties un dialogue structuré », en dehors de quelques timides tentatives sous le régime Abdallah et en 2005 avec Azali, à travers la commission mixte. Et le diplomate comorien de s’interroger « si l’on peut se permettre aujourd’hui d’interrompre ce processus alors que l’on ne fait rien pour regagner la confiance de nos frères mahorais, avec lesquels des barrières sont érigées au fil des années, de génération en génération ». « Ceux qui ont 30 ans aujourd’hui n’ont jamais connu les Comores de leurs aînés », ajoute-t-il.

Dans l’entretien qu’il nous a accordé cematin, l’ambassadeur Soilihi ne cache pas le caractère complexe du dossier de Mayotte, tout en rappelant le fait que tous nos gouvernements successifs n’ont pas su imprimer une réelle volonté politique de rapprochement, y compris dans les nominations opérées au sein de nos institutions, excepté le cas unique de l’ancien chef de la diplomatie M. Said Kafé, originaire de Mayotte, maintenu à son poste par le président Abdallah entre 1981 et 1989.

« Autant le droit international est du coté des Comores sur la question de Mayotte, autant il faut oser partager les niveaux de responsabilité de nos erreurs », dit-il. A en croire Lamartine, contrairement à ses détracteurs, le GTHN constitue « un moyen de maintenir l’esprit de dialogue, car le réalisme des relations internationales actuelles nous dicte de continuer à se parler entre nations civilisées, notamment avec la France pour résoudre le contentieux qui nous opposent sur l’île de Mayotte que nous continuerons à revendiquer ».

Le problème du statut de cette quatrième île comorienne occupée par l’ancienne puissance colonisatrice n’est pas encore évoqué au stade actuel des pourparlers, car cette question « sensible » relève du volet politique et institutionnel qui devrait faire l’objet de la prochaine étape jugée décisive (janvier 2009), lorsque les grandes lignes concernant la circulation des personnes et des biens et le renforcement de la coopération régional seront formalisées.

Les travaux du GTHN viseraient ainsi à préparer les termes d’un futur accord global bilatéral qui devrait être signé probablement en janvier 2009 entre les présidents Sambi et Sarkozy. Concernant le référendum de départementalisation prévu à Mayotte par le gouvernement français, l’ambassadeur Mahamoud Soilihi a simplement rappelé la position de principe des autorités comoriennes de s’en tenir aux résolutions des Nations Unies, qui considèrent que toutes consultation organisée à Mayotte par la France serait « nulle et non avenue ».

Les rencontres organisées à Paris, Moroni et Dzaoudzi « n’ont donc pas été inutiles », à ses yeux, dès lors qu’elles ont permis « d’amorcer un processus et de décrisper les positions longtemps figées de part et d’autre avec nos frères mahorais », dit-il, même si le chemin reste encore long et semé d’obstacles pour leur retour dans le giron naturel. Il déplore le manque de patriotisme et le fait que la classe politique comorienne a longtemps déserté Mayotte, à l’exception du FD.

Toujours est-il que la question du visa Balladur et des drames humains qui en découlent dans le bras de mer séparant Mayotte d’Anjouan, attend des réponses claires et sans complaisance. Si la suppression immédiate n’est pas envisageable dans le court terme, assure-t-on, Paris semble disposé à assouplir les procédures de délivrance, sans fermer totalement l’option qu’il soit délivré sur place, alors que la partie comorienne plaide sa suppression pure et simple.

El-Had Said Omar
151208/an/hzkpresse/6h00
 
Bolero est arrêté à Mohéli

Moroni, jeudi 11 décembre 2008 (HZK-Presse)
– L’ancien premier ministre du colonel Azali, Hamada Madi Boléro est placé en détention depuis hier jeudi à la brigade de gendarmerie de Fomboni à Mohéli où il venait d’arriver, accompagnant la dépouille mortelle d’un membre de sa famille décédé en France. Boléro s’était exilé à l’étranger depuis fin 2006, après avoir été poursuivi en justice pour une affaire de détournement de biens publics.

Il fait partie de la fameuse liste des personnalités et hauts dignitaires de l’ancien régime « interdits de quitter le territoire national », rendue publique au lendemain de l’élection du président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Un mandat d’arrêt international fut même lancé contre la plupart d’entre eux, mais il sera déclaré « nul et sans effet » suite à une décision de justice considérant que le mandat en question était entaché d’un vice de procédures.

Avant de quitter le pays pour s’installer en France, Hamada Madi Bolero s’était présenté trois fois devant le tribunal de première instance de Moroni pour une sombre affaire de détournement de mobiliers administratifs qui avait défrayé la chronique.

Son arrestation hier à Mohéli, n’émanerait pas d’une décision de justice, nous a-t-on répondu de source judiciaire, Boléro étant acquitté depuis longtemps. L’autre explication serait probablement politique, en raison de ses intentions affichées de briguer la succession du président Sambi en 2010, lorsque la présidence tournant ira à l’île de Djoumé Fatima.

El-Had Said Omar
111208/eso/hzkpresse/12h00
 
4e round du GTHN :
« Il y a ceux qui critiquent et ceux qui travaillent »

Moroni, vendredi 12 décembre 2008 (HZK-Presse)
– La quatrième rencontre du GTHN (Groupe de travail de haut niveau) initié par les présidents Sarkozy et Sambi s’est ouverte à Moroni mercredi 10 décembre et se poursuit aujourd’hui à Mutsamudu. Les deux parties ayant décidé d’associer les représentants de Mayotte ont abouti au terme de deux journées d’échanges à « une entente sous tous les angles abordés » nous a affirmé l’ambassadeur comorien Mahamoud Soilih alias Lamartine et son homologue français Philippe Leyssene, après une rencontre tenue hier en fin de soirée au ministère des relations extérieures.

Pour eux, le cadre recherché par le GTHN consiste à arrêter et à préparer un protocole d’accord global entre la France et l’Union des Comores que signeront les deux présidents vers début 2009. Depuis la mise en place à Paris en juin dernier de cet organe mixte regroupant des hauts fonctionnaires des deux pays, les travaux se sont poursuivis à Moroni en juillet puis à Dzaoudzi en septembre.

« Le GTHN a reçu mandat de traiter les questions d’ordre technique » insiste l’ambassadeur comorien, liées à la circulation des personnes et des biens entre les quatre îles de l’archipel. C’est ainsi que les deux parties ont arrêté un calendrier de travail et créé des sous groupes thématiques.

Le silence radio observé cette fois après les excès de langage vécus à Mayotte en septembre donne à croire que chaque partie cherche à sauver ce qui peut l’être, à travers le futur traité que devraient signer les deux chefs d’Etat. Point de polémique et surtout pas de menace dit-on dans les coulisse !

Dans cette perspective, la quatrième rencontre a été placée sous le thème de « la circulation des biens » et « au développement économique régional ». Au centre des discussions : harmonier les échanges entre les îles de l’archipel que ce soit au niveau agricole, des services ou des équipes sportives, a laissé entendre le représentant français.

Et comme pour convaincre l’opinion des résultats enregistrés par le GTHN, l’ambassadeur délégué à la coopération régionale pour la zone de l’Océan indien assène à qui veut l’entendre l’exemple selon lui réussi du SNAC [syndicat national des agriculteurs comoriens] pour avoir commencé à exporter des produits agricoles vers Mayotte, les échanges entre les sportifs des îles qui se multiplient ces derniers temps entre les Comores indépendantes et l’île sœur de Mayotte.

Interrogé par un confrère sur la question de savoir si le Gthn n’était pas sensible à la critique de l’opinion comorienne qui demande le gel des travaux du Gthn face à la décision de la France d’organiser un référendum à Mayotte en 2009, M. Leyssene dira en substance : « il y a ceux qui travaillent et ceux qui critiquent ».

C’est dans ce contexte que le Gthn s’est résolu à poursuivre ses travaux ce vendredi à Mutsamudu, notamment pour ouvrir l’antenne consulaire de France, remettre des certificats à des jeunes et signer des conventions d’évacuation sanitaire entre le centre hospitalier régional de Hombo et celui de Mayotte. Tous ces dossiers dira l’ambassadeur Mahmoud Soilih ont été identifiés à partir de la rencontre de Mayotte en septembre dernier.

Poursuivant la logique chronologique du Gthn, l’ambassadeur comorien refuse d’accepter que le Gthn a abouti à l’échec. Pour lui, le groupe de travail a abordé l’aspect technique du contentieux franco-comorien, laissant le volet politique de la revendication territoriale sur Mayotte aux seules autorités politiques. Et ce, ajoute-t-il dans un souci de construire l’avenir ensemble. Les rounds continuent, car un autre rendez vous est fixé en janvier 2009 pour finaliser le futur traité entre Paris et Moroni.  

A. Nabahane
121208/an/hzkpresse/6h00
 

La « SDMO », une couverture mondiale avec des solutions locales

Moroni, jeudi 11 décembre 2008 (HZK-Presse)
– Sur commande de l’Agence pour la sécurité et la circulation de la navigation aérienne (Asecna), la société de droit privé comorien Automatisme Distribution Comores (ADC) a obtenu le marché au dépens de ses concurrents locaux et étrangers pour l’installation d’un groupe électrogène de haute puissance dans le site de l’aéroport international.

Notons au passage que ADC fait partie d’un réseau de 150 agents de la société de distribution de moteur de l’ouest (SDMO) repartis à travers le monde. De par ses performances dans le domaine de la distribution d’énergie photovoltaïque ou solaire, elle s’inscrit à travers cette nouvelle expérience parmi d’autres sociétés ayant une longueur d’avance en matière d’installation de groupe ou de centrale électrique à base d’électronique.

Elle opère dans notre pays pour les installations de toutes catégories de moteurs fabriqués par ce groupe industriel français. Elle assure notamment les services après vente. Le site de l’aéroport international actuellement rénové et doté d’une nouvelle aérogare avait besoin de se doter d’un groupe électrogène d’une puissance de 550 Kva afin de répondre à ses charges électriques pour le balisage des pistes d’atterrissage, la tour de contrôle et surtout sa nouvelle aérogare. Ce groupe électrogène installé par les techniciens d’ADC renforce dès son installation en juillet dernier la capacité de production électromécanique sur toute l’étendue de la zone aéroportuaire.

Pour familiariser les mécaniciens et électriciens avec ce nouvel équipement pour « garantir un meilleur usage dans le respect des normes », ADC a dépêché à Moroni, un formateur du groupe industriel français en la personne de Pierre-Yvon Jouan pour dispenser sur les lieux une formation en deux temps : une axée sur la mécanique et l’autre en électricité.

Interrogé par La Gazette, l’un des bénéficiaires M. Youssouf Asmakou, électricien de son état, déclare que « la nouvelle technologie basée sur l’électronique fait son entrée désormais dans notre jargon ». Depuis 1996 que la société française Sofravia a installé les 3 groupes électrogènes de la centrale électrique de l’aéroport, « nous n’avons pas pu bénéficier d’une formation sur place », ajoute-il.

Et le stagiaire de considérer que le partenariat noué entre l’ASECNA et l’ADC « nous a permis de découvrir la nouvelle technologie » et que cette formation permettra au personnel de « s’approprier certains domaines tant sur le plan mécanique qu’électrique ».

Forte de son expérience tirée de ses bases d’installation en France et ailleurs, la SDMO dira son représentant a installé plusieurs centrales électriques dont celui du stade de France. Plusieurs supermarchés et hôpitaux français se sont dotés de sites électriques à partir de l’expérience SDMO. Pas loin de chez nous à la Réunion, Maurice, Madagascar, Mayotte et d’autres pays d’Afrique ont eu recours à l’expertise de ce géant industriel français.

En offrant sa licence d’exploitation et son expertise à une société comorienne, le groupe industriel chercherait à se distinguer des autres en assurant des services de maintenance, de formation, distribution pour sa clientèle. Selon Pierre-Yvan Juan le groupe vend spécialement des moteurs à pollution réduite et contrôlé à base électronique.

D’où la nécessité de former les agents de maintenance afin de s’adapter à cette nouvelle technologie. Autant dire que l’Asecna sera un des premiers bénéficiaires de la nouvelle gamme d’énergie propre pour quelques dizaines de millions, et ses agents ont été formés sur place. L’ADC dira son directeur général Paul Mlanao « lance sur le marché à partir de cette initiative une nouvelle génération de produits électriques et services d’assurance qualité ».

A. Nabahane
111208/an/hzkpresse/6h00
 

Le volcan tend à se calmer, mais reste toujours sous haute surveillance

Moroni, vendredi 25 novembre 2005 (HZK-Presse) – La situation est calme dans la capitale et les localités environnantes après une journée d’inquiétude provoquée l’entrée en éruption du Karthala, l’unique volcan de l’archipel des Comores encore en activité.
L’éruption s’est produite entre minuit et 2 heures du matin, à l’intérieur de la caldeira, sous forme de dégagement d’un nuage dense qui a rapidement envahi les flancs centre-ouest et sud de l’île de la Grande-Comore. Une pluie de cendre grisâtre s’est abattue dès l’aube, notamment sur Moroni, et les villages situés sur un rayon d’une quinzaine de kilomètres, rendant la visibilité quasi nulle durant plusieurs heures ce vendredi.
Cette éruption a plutôt surpris la population et même les techniciens de l’observatoire qui ne s’attendaient pas à une éruption imminente, déclarait Hamidou Soulé, malgré une certaine reprise d’activité ressentie par le sismographe depuis plus d’une semaine. Ce technicien comorien spécialisé en vulcanologie a précisé que seules trois des cinq stations d’observation installées à différents endroits de l’île pour suivre les mouvements du volcan ont pu fonctionner. Les autres ont subi des actes de vandalisme les rendant inopérantes, déplore-t-il.
Ce qui vient de se produire dans la nuit de jeudi à vendredi est une réplique d’une précéde nte éruption volcanique de même nature qui avait eu lieu en avril dernier, sans gravité notoire, à l’exception du problème de l’eau potable qui se pose toujours dans la zone sinistrée, malgré les efforts louables de l’Unicef.
Aujourd’hui, la cellule de crise sous la coordination de la gendarmerie, a déclenché le plan d’urgence en activant l’alerte orange et en appelant la population à rester calme. Les consignes sanitaires et de sécurité ont été globalement suivies, en dépit de quelques scènes de panique observées ici et là.
Le Vice-président Caabi Elyachroutu Mohamed a sollicité « l’envoi à Moroni d’un spécialiste pour analyser l’évolution du volcan. »
Il n’y a pas des dégâts matériels et aucune victime n’a été enregistrée. Néanmoins les médecins craignent l’émergence de certaines pathologies liées à l’inhalation de cette poussière d’origine volcanique, notamment des maladies respiratoires et pulmonaires. La prévention reste le seul moyen efficace de les éviter, souligne le Dr Issulahi Abdérémane.
Beaucoup d’habitants interrogés par HZK-Presse déplorent l’absence d’équipements de protection, tels que les masques et autres cache-nez qui auraient pu être distribués à la population, surtout les enfants et les personnes âgées, qui sont les personnes à risques. Un représentant du croissant rouge français présent à Moroni a émis quelques recommandations utiles pour « limiter les conséquences de l’éruption sur la population. »
Pour l’heure aucun mouvement de population n’a été constaté, et l’air est redevenu ce soir respirable à Moroni, sous un ciel assez dégagé.
A l’observatoire du Karthala, on continue à suivre de près la situation et l’activité enregistrée au cours des dernières heures serait d’une amplitude jugée normale, mais selon Hamidou Soulé, « tout le monde doit rester vigilent car il s’agit d’un phénomène naturel, difficile à prévoir ».
El-Had Said Omar
251105/eso/hzkpresse/11h00
 
Envoi exceptionnel pour cause SOS

Le volcan est entré en activité

Moroni, vendredi 25 novembre 2005 (HZK-Presse) – Le volcan s’est réveillé depuis cette nuit à la Grande-Comore. Phénomène rarement observé, des cendres d’une épaisseur d’un centimètre recouvre une grande partie de l’île. Le villes et villages situé à un rayon de moins de 3 km du cratère la visibilité est nulle, a-t-on constaté tôt ce matin, notamment à Mvouni où la population a commencé à se déplacer vers des zones plus éloignées.
Dans un premier communiqué publié cette nuit, la Commission de prévention et de gestion des catastrophes naturelles a déclanché l’alerte orange. Le commandant de gendarmerie Rafick Abdallah a effectué une tournée d’observation dans plusieurs régions et a déclaré que le phénomène reste sensiblement le même que celui qui a déjà eu lieu il y a quelques mois.
A l’observatoire du Karthala, on fait savoir que des signes de reprise d’activité étaient enregistrés depuis quelques jours, mais d’une amplitude jugée faible et sans réelle gravité. A 6 heure du matin, Moroni s’est réveillée sous une fine couverture de cendres d’envir on un centimètre, et la visibilité reste assez faible.
Pour le moment l’éruption du volcan se situe à l’intérieur du cratère. Aucune coulée de lave n’a été signalée nulle part. L’armée nationale de développement et la cellule de crise recommandent à la population de garder le calme et d’éviter de sortir de leur maison, compte tenu des risques d’inhalation de cette poussière émanant du volacan.
Une fausse alerte lancée par une radio locale (Radio Océan indien), faisant état d’une coulée de lave dans la localité de Dzahadjou Hambou, à 10 km au sud de la capitale, a été vite démentie vers 10 h 30 par un journaliste présent dans le village.
El-Had Said Omar
251105/eso/hzkpresse/11h00
Comores: Accord de partenariat économique avec l’Union européenne

Moroni, vendredi 18 novembre 2005 (HZK-Presse) –
Sous le haut patronage du ministre d'Etat chargé de l'Economie et du commerce extérieur, Maoulana Charif, s'est tenu à Moroni un séminaire de restitution d'une étude d'impact préalable aux négociations des Accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne (UE). Il s'agit d'une étude réalisée entre juin et août 2005, par le bureau SOGES basé à Bruxelles et un groupe d'experts nationaux engagés par le bureau comorien Horizons Conseils.

Plusieurs fonctionnaires et acteurs du secteur privé y ont pris une part active, quelques jours après un autre atelier du même genre mais de dimension régionale, consacrée à la Zone de libre échange de la Communauté économique d'Afrique australe (COMESA).

L'APE sera signé entre l'UE et le groupement d'intégration économique régional couvrant les pays d'Afrique orientale et australe (AFOA). C'est une étape cruciale de l'Accord de Cotonou signé en 2000, qui régit désormais les relations entre l'UE et les Etats ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) dans le but de préparer ces derniers à mieux s'intégrer dans l'économie mondiale.

A la demande du gouvernement comorien, cette étude doit servir de base à la prise de décisions et d'engagements au plus haut niveau. Pierre Paris et Bernard Ancel, deux consultants internationaux, ont passé en revue les résultats de l'enquête et présenté la structure économique du pays. Une économie très dépendante des flux extérieurs, avec un secteur privé « faiblement structuré ».

Selon eux, il faudra « réfléchir aux mesures d'accompagnement et rechercher les ressources de substitution, qui serviront de feuille de route aux futures négociations », sachant qu'une baisse des recettes douanières est inéluctable. Ces négociations sont menées à la fois au niveau national et régional.

Présidés par Mme Zalhata Dahalane, les travaux du séminaire ont soulevé la problématique des avantages que peut en tirer un petit pays comme les Comores. Bernard Ancel, spécialiste en commerce international, a rappelé les grandes étapes des relations commerciales entre l'UE et les ACP, depuis l'accord de Yaoundé (1963) jusqu'à celui de Cotonou (2000) en passant par la célèbre convention de Lomé (1975).

La plus grande innovation est sans doute l'initiative dite « tout sauf les armes » qui, depuis 2001, accorde aux pays du sud un libre accès au marché européen, par un régime douanier préférentiel, à l'exemple du modèle américain appelé initiative AGOA.

Mais les APE n'ont véritablement commencé qu'en 2002 pour une période de 6 ans. Les Comores sont donc partie intégrante du groupe AFOA, une région complexe avec une multitude d'organisations sous-régionales (Comesa, Sadec, Coi, etc.).

Le bilan des échanges entre l'UE et les ACP semble plutôt « décevant », la part des produits d'exportation du Sud continuant à baisser, avec 3,1% en 2002 contre 6,7% en 1976. Ce qui traduit une forte dépendance des ces pays vis-à-vis de l'Europe.

L'Accord de Cotonou pose le principe de l'égalité des partenaires et de la participation de l'Etat et de la société civile, avec des engagements clairs en matière de respect des droits de l'homme.

L'objectif est l'élimination de la pauvreté, la création d'une zone de libre échange et le lancement de nouveaux programmes de coopération technique conforme aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies et les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais pour l'expert de SOGES, « sans investissement dans les capacités des pays pauvres, ces derniers ne peuvent participer au développement du commerce mondial ».

Membre du bureau Horizons Conseils, qui joue un rôle d'interface, Abbas Mahamoud précise que la tenue de ce séminaire vise à « préparer le pays à bien négocier son APE dans le cadre du groupe régional AFOA. La partie comorienne établira son propre calendrier en fonction de ses capacités et de son processus de développement. »

En 2008 l'on aboutira à un démantèlement des barrières douanières, même les produits du sud bénéficient déjà du taux zéro dans le marché européen. Il importe surtout de créer de la valeur ajoutée. Pour le cas particulier des Comores, dont la part des exportations est marginale (vanille), on doit favoriser l'émergence d'un tissu économique capable de générer de nouvelles ressources alternatives, notamment dans les secteurs prioritaires du tourisme, de l'agro-alimentaire, de la pêche et des nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic).

Au cours des discussions, les participants ont soulevé le problème du dialogue entre l'Etat et le secteur privé, qui doit être institutionnalisé afin de créer un environnement favorable à l'investissement. Une structure de suivi des négociations serait même utile, suggère Hassane Mohamed, un opérateur économique, même s'il déplore les « changements trop fréquents des responsables au sein des administrations ».

Said Abdou Salim, conseiller du ministre de l'Economie et expert en charge du dossier, rappelle quant à lui l'existence d'un « forum des techniciens du ministère et de la société civile » dont le but serait de « renforcer les capacités nationales en matière de négociation ».

Un expert national du Pnud, Attoumane Boina Issa, fait observer un certain « décalage » entre les recommandations de l'étude présentée et le travail de réflexion déjà validé à travers le DSRP et les autres documents qui seront bientôt soumis à la Conférence de Maurice. Cela risque selon lui de faire « désordre ».

Thierry Beaughon, chef du projet de l'étude d'impact, reconnaît un problème d'articulation avec les actions sectorielles validées dans le cadre du DSRP, mais il en sera tenu compte dans le rapport final.

Quant aux retombées financières, le représentant du Pnud a posé la problématique des sources de financement acquis ou à rechercher, de façon à pouvoir envisager l'éligibilité du pays à d'autres financements additionnels potentiels. Il évalue la capacité actuelle d'absorption des fonds par les Comores à une moyenne de 13 milliards de francs comoriens par an, pouvant atteindre un niveau de 25 milliards après la conférence de Maurice, à conditions que les engagements pris se concrétisent (notamment la conclusion de la FSRP du Fonds monétaire international et l'initiative PPTE).

Sur la base de quelques données indicatives, il ressorte de l'étude « une forte dépendance des recettes de l'Etat par rapport aux droits et taxes douaniers », à hauteur de 60% du budget total, une situation jugée incompatible avec l'élan de libéralisation mondiale du commerce. D'où l'urgence d'une réforme fiscale, orientée vers l'élargissement de l'assiette fiscale et destinée à compenser le manque à gagner prévisible dès 2008, en passant d'une fiscalité de porte à une fiscalité intérieure.

Le séminaire a rappelé aussi les exigences de bonne gouvernance et de respect de la démocratie qui conditionnent de plus en plus les interventions de l'Union européenne.

Toujours est-il que 30 ans après l'accord de Lomé, les pays ACP, y compris les Comores, n'ont pas su tirer avantage de la franchise accordée par le marché européen à leurs produits d'exportation. Qu'en sera-t-il en 2020 lorsque la zone de libre échange deviendra une réalité entre l'Union européenne et les pays de la zone Afrique australe et orientale ?
El-Had Said Omar
  
« Ma sécurité n’est plus assurée », déclare le président de l’île autonome de Mwali

Moroni, lundi 14 novembre 2005 (HZK-Presse) –
Depuis ce week-end la tension est montée d’un cran sur l’île autonome de Mwali, suite à des arrestations opérées par la brigade de gendarmerie, et qui touchent essentiellement des personnes proches du pouvoir du chef de l’Exécutif de l’île, Mohamed Said Fazul.
HZK-Presse a pu joindre par téléphone ce matin le Directeur de cabinet de la présidence de l’île, Fouad Mohadji, qui déclare se trouver « en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Fomboni depuis quelques jours ».
Selon lui, « aucun motif » ne lui a encore été signifié, mais son interpellation ferait suite à « une plainte contre X déposée par l’ancienne épouse du lieutenant-colonel Mohamed Arifi », croit-il savoir. Le directeur de cabinet affirme qu’une liste de personnes a été « établie par le lieutenant-colonel Arifi, pour tenter de retrouver les auteurs les auteurs présumés d’un tract circulant dans l’île » et mettant en cause le chef local de l’armée national de développement (And).
A 9 h 30, ce lundi 14 novembre, HZK-Presse a réussi à joindre le président Fazul, qui déclare être « personnellement menacé » et qu’il « ne se sentait plus en sécurité » car depuis hier les éléments de sa garde rapprochée se trouvaient dans l’incapacité de le protéger, pour avoir été « désarmés ».
Le président Fazul désigne directement le lieutenant-colonel Arifi d’être « responsable de cette situation », suite à la publication d’un « tract dont il n’aurait pas apprécié le contenu ». Il affirme par ailleurs que la situation « ressemblait à un état d’urgence » dans l’île, avec « des arrestations abusives de presque tous le membres de mon cabinet depuis 3 à 4 jours », dit-il.
M. Fazul accuse directement le procureur de la république d’être « de connivence avec le lieutenant-colonel Arifi ».
Le président de l’île autonome de Mwali affirme avoir « alerté les représentants de la communauté internationale », et que ces derniers lui auraient demandé de « faire preuve de sérénité et de retenue ».
Selon les dernières informations parvenues à HZK-Presse ce matin, la situation était calme à Fomboni, même si un climat d’incertitude semble gagner l’opinion publique. Mohamed Fazul, qui a été élu président de l’île, élu en mai 2002, aurait tenu informé ses homologues d’Anjouan et de Ngazidja de l’évolution de la situation. Ces événements interviennent alors que le chef de l’Etat, le colonel Azali Assoumani, se trouve en voyage à l’étranger.
El-Had Said Said Omar
141105/eso/hzkpresse/9h30
  
Faouzia, victime d'un incroyable crime passionnel

Moroni, mercredi 9 novembre 2005 (HZK-Presse) - Une jeune femme de 38 ans, mère de 6 enfants a été tuée ce mercredi à Moroni, dans le quartier de la Coulée de lave. Le meurtre a été commis à son domicile, par l'homme avec lequel elle a partagé sa vie depuis 13 ans.
Selon les premiers éléments de l'enquête, Fekkak Abdelaziz aurait immédiatement reconnu être l'auteur du crime. Ce ressortissant marocain, né en 1967 à Douar Fouarat, est arrivé aux Comores en 1992 après son mariage avec Faouzia Abdou, qui l'avait rencontré une année plus tôt alors qu'elle effectuait un stage d'hôtesse de l'air au Maroc. Lui était mécanicien aérien.
Le jeune couple, à peine installé à Moroni, s'est lancé avec succès dans les affaires, bénéficiant du soutien de les Tainamor, la famille de Faouzia. Il y a eu des hauts et des bas jusqu'à ce mercredi 9 novembre où tout a basculé, lorsque l'incroyable se produisit.
Au cours d'une première conférence de presse, tenue dans la soirée, le procureur général, Jaffar Ahmed Said, entouré du capitaine Rafik Abdallah et du commissaire Abdoul-Kader Said, a déclaré « qu'une information sera ouverte et un juge d'instruction sera désigné pour instruire l'affaire ».
Selon le magistrat, même si le prévenu est de nationalité étrangère, la justice sera faite par le tribunal de Moroni, conformément aux lois comoriennes. Néanmoins, les autorités marocaines ont déjà été officiellement informées par le gouvernement comorien, par la voie diplomatique d'usage, a-t-il assuré.
D'après les investigations préliminaires effectuées par la gendarmerie, sur le lieu du crime, moins d'une heure après le drame, il semble établi que la jeune femme a été trouvée gisante, allongée à même le sol dans la chambre des enfants, baignant dans une marre de sang.
Le corps de la victime porte une quinzaine de blessures par arme blanche, à la tête, aux bras, sur le dos et au niveau de la hanche. Le procureur confirme que la mort a été provoquée essentiellement par l'hémorragie qui a suivi les coups de machette portés sur la femme, en présence de deux de ses enfants, dont l'un traumatisé, appela au secours.
Le caractère prémédité du crime ne fait pas de doute, affirme le procureur Djaffar Ahmed, qui précise que « l'auteur avait pris soin de verrouiller portes et fenêtres de la maison, après avoir auparavant dissimulé sous le lit l'arme du crime, acheté le jour même. »
De sa cellule où il est placé en garde à vue, Fekkak Abdelaziz reconnaît son acte, semble-t-il, mais dit le regretter.
A l'origine de ce drame familial, une dispute qui a mal tourné, mais peut-être aussi l'expression macabre d'une crise de jalousie qui avait poussé la jeune Faouzia à demander depuis deux ans le divorce. Un divorce que le mari jaloux refusait catégoriquement, avec des réactions hystériques de plus en plus fréquentes et menaçantes, croit savoir l'entourage de la victime.
Le mobile invoqué repose sur la garde des enfants que Fekkak réclamait en contre partie d'un éventuel divorce.
A priori, l'état psychologique du prévenu ne présente aucune anomalie pouvant expliquer un tel acte, l'homme serait même « conscient et lucide, exprimant une sorte de peur devant le risque de se voir infliger une peine de mort », fait remarquer le procureur général. Une peine capitale qui n'a d'ailleurs été appliquée aux Comores qu'à deux prisonniers de droit commun depuis l'indépendance en 1975.
Quant à l'hypothèse d'une extradition de Fekkak Abdelaziz vers le Maroc, son pays d'origine, le magistrat comorien l'a exclu, estimant qu'il n'existe pas de convention en la matière entre les deux Etats.
A une question sur les récentes expulsions de deux étrangers qui ont épousé des comoriennes, pour cause de conflit conjugal ou familial, le procureur répond qu'il vaudrait mieux « éviter toute amalgame à caractère xénophobe, ajoute-t-il, en laissant la justice suivre son cours. »
Selon l'avocat de la famille de la victime, Me Fahmi Said Ibrahim, « il s'agit d'un crime crapuleux qui doit être jugé dans le cadre d'un procès exemplaire. » La défunte a été inhumée ce mercredi soir, en présence d'une foule nombreuse.
El-Had Said Omar
091105/eso/hzkpresse/22h300
  
Ngazidja se prépare à accueillir ses ressortissants « clandestins » expulsés de Mayotte

Moroni, jeudi 3 novembre 2005 (HZK-Presse) –
L’appel des comoriens de Mayotte a eu une oreille attentive à Ngazidja. Les autorités de la grande île des Comores ont crée une commission pour parer à toute éventualité, suite à l’annonce faite à Mayotte d’une vague d’expulsions massives des clandestins originaires des trois autres îles de l’Union des Comores.

C’est au cours d’une conférence de presse tenue à Moroni ce mercredi 2 novembre, que le gouvernement de Ngazidja, par la voix de son ministre de la sécurité intérieure, Mohamed Chafiou, a annoncé la mise en place de cet organe. Son objectif est de préparer l’accueil des grands-comoriens en « situation irrégulière » qui seraient menacés d’expulsion par les autorités mahoraises.

Elle aura aussi comme tache de s’enquérir de l’évolution de la situation dans cette quatrième île de l’archipel des Comores demeurée sous administration française au lendemain de l’accession du territoire à l’indépendance. « Il s’agit d’une commission d’accueil et non d’insertion », précise le ministre de l’intérieur de Ngazidja. Mohamed Chanfiou affirme aussi que « toutes les mesures seront prises pour faciliter le retour de ses citoyens ». Cette commission sollicitera la participation des responsables au plus haut niveau de l’Etat mais aussi des préfets et des maires, qui sont les mieux placés pour reconnaître les natifs des différentes régions.

Cette décision du gouvernement de Mzé Soulé Elbak fait suite au voyage que son ministre de l’intérieur a effectué la semaine dernière sur l’île de Mayotte. Les autorités de Ngazidja justifient ce voyage par « l’immobilisme » du gouvernement de l’Union. Mohamed Chanfiou était accompagné par un conseiller à la présidence de l’île.

« Les conditions de détention à Mayotte des comoriens des trois îles sont insupportables. Ils sont enfermés dans des endroits indescriptibles », se plaint le conseiller du président Elbak qui a fait le déplacement.

Pendant leur séjour dans l’île au lagon, la délégation de Ngazidja a pris contact avec plusieurs responsables de cette île érigée par le gouvernement français en « collectivité départementale ».

Ces rencontres avec les autorités mahoraises, notamment le président du conseil général, a permis au ministre d’obtenir la version des uns et des autres sur les faits qui se sont produits en septembre dernier à Mayotte. Selon lui, les avis sont partagés. « Tout le monde n’a pas la même analyse des récents événements », affirme le ministre de l’intérieur.

La délégation de l’île de Ngazidja a pu rencontrer les comoriens en « situation irrégulière » regroupés en coordination. Selon Mohamed Chanfiou, cette structure travaille d’arrache pied pour recenser les comoriens des trois îles présents à Mayotte.

Après ces différentes réunions dans l’île, le ministre de la sécurité intérieure de Ngazidja n’est pas convaincu sur les raisons qui ont provoqué cette « chasse à l’homme » contre les personnes supposées en situation irrégulière. « J’ai compris que c’est plutôt une question politique. Certains élus comme le député Mansour Kamardine veulent en tirer des intérêts électoralistes », croit savoir le ministre de l’intérieur.

Quant au nombre exact des ressortissants comoriens non mahorais présents dans l’île, il n’est pas encore connu. Ils seraient « très nombreux » dit-on. Selon les estimations disponibles, anjouanais, grand-comoriens et mohéliens peuvent totaliser 50.000 âmes à Mayotte, croit savoir un membre de la délégation. « Malheureusement, on n’a pas pu rencontrer certains hauts responsables de l’île car cela ne relève pas de notre compétence », conclut Mohamed Chanfiou.
Ahmed Abdallah
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)
  

Interview du Chef du Bureau de l’Union africaine à Moroni

 

« la table ronde est une composante du processus de réconciliation nationale », déclare l’ambassadeur Mourad Taiati.
Moroni, vendredi 28 octobre 2005 (HZK-Presse)Dans le cadre des préparatifs de la prochaine Conférence des partenaires des Comores, une rencontre technique se tient depuis hier jeudi au siège du bureau de liaison de l’Union africaine à Moroni. Après une première évaluation de l’état d’avancement des préparatifs de cet important rendez-vous, le Chef du Bureau de l’Union africaine à Moroni, l’Ambassadeur Mourad Taiati a bien voulu accorder à HZK-Presse et TV-SHA une interview exclusive, dans laquelle il exprime sa satisfaction pour la qualité du travail accompli par la partie comorienne.
HZK-Presse/TV-SHA : Quel bilan faites vous de la réunion préparatoire de la conférence ?

Mourad Taiati : Il faut d’abord souligner l’importance de la table ronde des donateurs en faveur des Comores, qui aura lieu à Maurice le 8 décembre prochain. Connaissant l’importance de cette rencontre, l’Union Africaine (Ua) est entrain de mobiliser tous ses efforts pour qu’elle soit un succès. Nous considérons que la table ronde est une composante du processus de réconciliation nationale. L’Ua étant l’artisan de l’architecture institutionnelle actuelle, nous pensons qu’il est nécessaire d’accompagner le processus par un cadre de soutien économique et social.
C’est un engagement pris au plus haut niveau en Conseil exécutif et réitéré à l’occasion de la réunion ministérielle sur les Comores qui a eu lieu les 6 et 7 mai dernier ici à Moroni. Ce comité a été présidé par Mme Zouma, ministre des affaires étrangères d’Afrique du Sud qui, coordonne les efforts des pays de la région.
Des engagements ont été pris à cette occasion, à savoir le souci de parachever le processus de réconciliation nationale, en accordant la priorité à la l’adoption et à la promulgation de la loi sur la tournante et de la loi électorale qui va déterminer les conditions d’organisation des prochaines élections.
Mais nous avons pris aussi l’engagement de réactiver les efforts de l’Ua pour la tenue de cette conférence et c’est dans ce cadre que se tient la présente réunion préparatoire, pour faire une évaluation du travail déjà accompli et y apporter les correctifs nécessaires.
Deux aspects ont dominé la réunion : l’examen des préparatifs techniques, tels que les documents qui seront examinés à la conférence d’une part ; et l’évaluation de tous les aspects organisationnels (protocole, accueil, hébergement, interprétariat, etc.).
Il y a lieu de se féliciter pour la qualité des structures mises en place par l’Union des Comores dont les travaux sont jugés satisfaisants, notamment l’adoption des documents techniques exigés par le Fmi. On retiendra essentiellement quatre documents qui sont le document de plaidoyer, le document de Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (SCRP), le Plan d’action 2006-2009 et le Programme d’Investissement public (Pip) qui définit les axes prioritaires du gouvernement en matière de croissance et de développement, à travers la mise en œuvre de 35 projets jugés prioritaires.
Nous avons d’autre part finalisé l’Ordre du jour de la Conférence. Il y a lieu de préciser que la conférence sera parrainée par l’Afrique du Sud qui sera représentée par le président Tabo Mbeki, de même que le premier ministre mauricien, nous espérons avoir également la présence de M. Alpha Omar Konaré, président en exercice de l’Union africaine.
HZK-Presse/Tv-Sha : Est-ce que l’Ua a reçu une requête spécifique sur l’organisation de la prochaine élection présidentielle aux Comores ?
M.T. : Il est évident que l’Union des Comores a sollicité l’aide de l’Ua pour superviser les élections, comme nous l’avons fait pour le processus de 2004. C’est une requête qui est en train d’être examinée par notre siège. Ce qu’il y a lieu de noter aussi c’est l’accord de principe pour l’appui des nouvelles institutions comoriennes par l’envoi d’experts dans les domaines constitutionnel, parlementaire, sécuritaire. En matière électorale, l’Ua apportera son soutien à la réactualisation des listes électorales. Dans le cadre de la réunion préparatoire de la table ronde l’Ua a annoncé une participation de 30.000 dollars pour appuyer les structures.
HZK-Presse/Tv-Sha : Etes-vous optimiste pour la réussite du parachèvement du processus ?
M.T. : Je reste optimiste et l’Ua mobilisera tous les efforts pour aider les Comores à sortir de cette crise.
(Propos recueillis par El-Had Said Omar pour HZK-Presse et TV-SHA,

réalisation : AhjaProd)
  

Dossier économique de la semaine

Le Tourisme, un secteur promoteur

Préparé par Ahmed Ali Amir

 

Moroni, mardi 25 octobre 2005 (HZK-Presse)La tradition rapportée depuis la nuit des temps raconte que le roi Salomon et la reine Bilqis de Saba (appelée Sada au Yémen septentrionale) ont passé leur voyage de noces à sur l’île de Ngazidja (Grande-Comore). Eperdument amoureux, le couple a escaladé le volcan Karthala et la reine jeta sa bague dans le cratère, promettant de revenir un jour sur ces lieux magiques et aux paysages lunaires. Aucun guide ne peut présenter les Comores aussi bien que par cette légende immuable.

       Le tourisme est sans nul doute un secteur d’avenir pour les Comores, pourvoyeur d’emplois stables et à fortes recettes fiscales. Nos voisins immédiats, les Seychelles, Maurice, Madagascar, ont une avance de 20 ans. Une avance qui peut se rattraper si le pays met tous les atouts à son avantage. L’expérience l’a prouvé, le tourisme attaché jadis aux loisirs, touche désormais l’ensemble des activités liées au déplacement du touriste.

       Il ne suffit donc pas d’avoir les meilleurs sites au monde, les cuisines les plus raffinées, les mets plus succulents pour attirer le touriste. Le tourisme est un tout et le client s’informe sur le pays, sa beauté, son histoire, ses infrastructures, avant de songer à y mettre pied.

       Le touriste d’aujourd’hui n’et pas l’étranger en mal d’exotisme, qui s’émerveille au coucher du soleil. C’est une personne avertie, à la recherche de produits touristiques de qualité, à moindre coût. Il est à la fois exigeant sur la qualité et la sécurité, les infrastructures routières et de télécommunications, sur l’existence des centres hospitaliers de référence, capables de prendre en charge les cas les plus extrêmes et des liaisons aériennes fiables, ponctuelles, assurées par des compagnies aériennes de renom.

       La recherche des cultures nouvelles, la découverte des lieux uniques, des vestiges du passé, des œuvres d’art ou des espèces rares de la faune et de la flore, n’est plus l’apanage des riches. Le tourisme est devenue l’affaire des classes moyennes et si aucune étude sérieuse n’est menée pour évaluer les déplacements des Comoriens eux-mêmes, dans leur propre territoire, on découvrirait que le premier touriste à attirer est le citoyen des îles lui-même. Dépensier, le comorien est en constante recherche des havres de paix et de bonne gastronomie.

       La récente virée maritime d’une heure de temps proposée par le bateau « Le dauphin » fut un succès commercial. Les réservations de l’hôtel « Galawa Beach » par les résidents des îles prouvent que la demande interne est plus forte et que l’offre ne suit pas les exigences de ce nouveau client, le plus proche.

       Penser tourisme aux Comores ne signifie pas vendre des sites et construire des hôtels. En recherchant les services du bureau « Interface Tourism » pour élaborer son plan de stratégie, le pays a frappé à la bonne porte, pour espérer présenter un projet susceptible de toucher le cœur et les bourses des investisseurs, invités à la conférence des bailleurs le 8 décembre à Maurice.

       Car le tourisme d’aujourd’hui doit se plier aux exigences de la diversification et de l’entrecroisement des activités recherchées.  Le divertissement, la découverte liés aux voyages d’affaires, les congrès, les séminaires, les salons, tout comme les voyages de simulation qui englobent les épreuves sportives ou ludiques, les activités culturelles sont minutieusement présentés au client d’aujourd’hui, « multiple et exigeant. »

       Le tourisme peut jouer rôle éminemment majeur dans le développement des « Îles de la lune ». Mais ce secteur souffre de politique fédérateur entraînant un manque criant d’investissements adaptés.

 

Un tourisme sans conséquences environnementales

 

       L'écotourisme ou tourisme vert est un tourisme écologique à explorer dans le cas des Comores. Profiter de la nature, des paysages ou d'espèces particulières, ce tourisme se veut sans conséquences environnementales et se propose de contribuer au bien-être des populations locales. Il représente un moyen très puissant pour valoriser la biodiversité. Le parc marin de Nioumachoua à Mohéli, bordés d’îlots de rêve, est le foyer de plusieurs espèces uniques au monde. Sur l’île survivent et se croisent les majestueux chauve-souris Levingston et les lémuriens. Sur les plages, les populations locales suivent, dans le silence des nuits étoilées, le spectacle quasi-rituel de la ponte des œufs des tortues géantes, les danses et les chant s de baleines aux deux crépuscules…

       De associations à Mohéli souhaitent le développement d’un écotourisme, répondant aux impératifs du développement durable. Développer le tourisme et conserver la nature n’est pas chose aisée. Tout projet conçu pour l’île de Mohéli se doit de protéger les écosystèmes, en fournissant des emplois aux populations locales, en partageant les retombées économiques avec les communautés locales, en les impliquant dans la gestion de la protection de leur nature, de leur environnement.

       En Grande-Comore, l’île de sable blanc, le plus vieux fossile vivant au monde, le cœlacanthe évolue en groupe dans les eaux profondes. Quotidiennement, les dauphins et les baleines en bande évoluent près des côtes et font des Comores, une destination touristique singulière, prisée.

       A Anjouan, l’île aux mille parfums et couleurs, abonde de sites de villégiatures, sur les montagnes bordés d’arbres d’ylang-ylang et de jasmin. L’Ile regorge de petites rivières qui coulent en permanence et se jettent à la mer.

       Mayotte avec son lagon, unique au monde, offre un jardin aquatique de coraux multicolores, propices aux plongées sous-marines. Chaque île a ses caractéristiques particulières et seule une politique fédérateur peut créer des activités complémentaires.

 

La population locale doit tirer profit

du développement du tourisme

 

       Le flux touristique enregistré des arrivées sur les trois îles ne parvient pas à dépasser les 25.000 (18.702 entrées en 2002, 20.572 en 2003 et 23.298 en 2004). Ce flux est marqué par les visites familiales qui avoisinent les 13 500 en 2004 (9.472 en 2002 à 11.315 en 2003) pendant que les visites d’affaires et les transits reculaient respectivement de 3,5% et 15,3%.

       Galawa-Beach, l’hôtel de référence a fait l’objet de spéculations après sa fermeture et a servi de Datcha des apparatchiks des pouvoirs. Ce grand hôtel, intégré dès son ouverture dans les années 80, dans le circuit de « Sun international » a permis au tourisme de loisir de trouver un hôtel à vocation touristique disposant les capacités d’accueil.

       Les deux hôtels de capacité d’accueil moyenne, « Le Moroni » et « Royal Hôtel », en activité depuis 2 ans et demi ont permis d’améliorer l’activité du secteur, enregistrant une hausse de plus de 11%. En classant les pays pourvoyeurs de touristes aux Comores, la France se situe au premier rang, suivie de l'Afrique du Sud et de l'Allemagne.

 

 

Ventilation du nombre d’arrivées selon le motif entre 2000 et 2004

 

Motivations

2000

2001

2002

2003

2004

Tourisme de loisir

13.071

7.745

3.508

3.909

4.104

Affaires économiques

2.106

2.969

4.264

4.114

4.320

Visites familiales

7.753

7.050

9.472

11.315

13.578

Autres (y compris transit)

969

1.592

1.458

1.325

1.296

Total

23.894

19.356

18.702

20.572

23.298

 

Source :

- Direction Nationale du Tourisme

- Ajustements Banque Centrale des Comores.

* : chiffres provisoires.

 

        De l’avis des spécialistes, les Comores sont peu connues des organismes de voyage. Chaque pays, produit pourtant ses propres guides de tourisme et appuie les revues spécialisées. Des offres gratuites sont offertes par les collectivités territoriales qui font la promotion de leurs infrastructures touristiques, à charge aux tours opérateurs de produire les catalogues de leurs  destinations.

       Les Comores possèdent les sites et les caractéristiques les plus attrayants au monde : mer turquoise et chaude, jardins multicolores de coraux, plages de sable blanc bordées de cocotier, brise parfumé de jasmins et d’ylang-ylang, pontes de tortues, une flore et une faune contenant des espèces uniques au monde.

       Ces atouts touristiques sont portés par le sourire et l’hospitalité légendaire des hommes et femmes qui y vivent. Les Comores, pays de « sultans batailleurs », a une riche histoire qui a laissé ses empreintes dans les villages historiques : des forteresses dressées, des médinas aux ruelles-labyrinthe, les vieux palais des sultans, des splendides mosquées... La tradition du grand mariage coutumier, les us religieux, les pratiques des confréries donnent à ce pays un mélange étonnant, un pays aux milles secrets.

       Avec en tout et pour tout 500 chambres d'hôtels, les Comores, avec des atouts touristiques indéniables sont encore loin de pouvoir partager les recettes générées par le tourisme dans le monde ou dans la région.

       Le tourisme d'agrément constitue la première motivation avec près de 60,2% du total, les visites familiales représentent 24,5% et les voyages d'affaires 13% du total. Le Galawa beach l'un des joyaux touristiques de l'océan indien en matière de confort et de services, a fermé plusieurs fois ses portes, après le départ de la chaîne sud-africaine, “Sun international”. Sa reprise pourrait sortir du chômage près 480 personnes et remettre en activité plus de 1000 autres qui avaient conclu de contrat de fournisseurs… (Commerçants, pêcheurs, agriculteurs, agences de voyages, transports…).

       Développé et mis en valeur, le tourisme pourrait rapporter en l'an 2005 près de 22,25 millions de dollars dont 13,25 pour le marché international, 8,25 millions pour le marché régional et 1,75 millions pour le marché national. On estime que les activités touristiques pourraient employer 0,3% de la population.

       A moyen terme, les statistiques démontrent que d'ici 2008, le tourisme pourrait générer des recettes sur le marché international de l'ordre de 22,6 millions de dollars, 12,75 pour le marché régional et 1,75 pour le marché national et pourrait employer près de 0,5% de la population, soit 25.000 personnes.

       Mais le tourisme ne peut se développer sans une école de formation nationale, englobant toutes les formations du domaine (cuisinier, service communications et marketing…). Dans presque tous les pays en voie de développement, le tourisme joue un rôle économique primordial et la balance de paiement s'en ressent. Pour beaucoup d'entre eux, le tourisme représente une source de revenus substantiels. Les îles Maldives ou les Bermudes en tirent pratiquement la seule source de recettes extérieures.

       Il faut par contre ne pas négliger les leçons tirées par les pays insulaires touristiques. Si l'activité touristique peut être synonyme de devises et d'emplois pour les pays d'accueil, l'économie et la population locale n'en tirent pas toujours profit. Les devises servent souvent à payer les importations de marchandises nécessaires au confort des touristes (denrées, boissons, équipements divers...) et les bénéfices sont rapatriés au titre du profit légitime des entreprises touristiques étrangères.

       Maîtrisé, bien pensé, respectueux de l'environnement et des écosystèmes, le tourisme peut constituer un potentiel économique pour les  Comores.

       En marge du 3ème sommet de la Commission de l’Océan indien, qui s’est tenu à Madagascar le 22 juillet dernier, le président Azali Assoumani s’était entretenu avec son homologue seychellois, James Michel, sur le renforcement des relations bilatérales, et particulièrement dans le domaine du tourisme. Le colonel Azali lui aurait fait part de son intention de se rendre à Mahé (la capitale) pour s’enquérir sur place de l’expérience seychelloise dans le secteur du tourisme et de la pêche.

 

Le Top 10 des destinations touristiques mondiales selon les statistiques de l'OMT, en millions d'arrivées internationales entre 2003 et 2004

 

Classement

Pays

Nombre de touristes

1. 

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

 

France

Espagne

Etats-Unis

Italie

Chine

Royaume-Uni

Autriche

Mexique

Allemagne

Canada

 

75 M

51,8 M

41,2 M

39,6 M

33 M

24,7 M

19,1 M

18,7 M

18,4 M

17,5 M1

 

Dossier préparé par Ahmed Ali Amir

251005/aaa/hzkpresse/12h00
 

Azali maintient la hausse des prix à la pompe, sauf pour le pétrole lampant, mais annonce d’autres mesures…

M
oroni, jeudi 29 septembre 2005 (HZK-Presse) – Alors que le conflit social commençait à montrer des signes d’enlisement, au bout d’une longue semaine de bras de fer, le président Azali Assoumani est enfin monté au créneau pour s’adresser à la nation ce jeudi à 20 heures, en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires ainsi que des représentants du corps diplomatique et des organisations internationales réunis au palais de Beit-Salam.
Dans son allocution radiodiffusée, le chef de l’Etat comorien a tenu à apaiser une population plongée « dans le désarroi et le doute », reconnaît-il, suite aux récents événements provoqués par la hausse vertigineuse du prix des produits pétroliers, que son gouvernement a mis en vigueur depuis le 22 septembre dernier.
Revenant d’un voyage de trois semaines à l’étranger, le colonel Azali a découvert un climat social très tendu, une économie paralysée et une administration déserte, qui semblent l’avoir interpellé pour qu’il trouve avec son gouvernement « des solutions urgentes et appropriées ». Il dit avoir reçu et « compris » le message.
Tout en exprimant sa « profonde douleur » pour la mort d’un manifestant, le chef de l’Etat attribue la responsabilité des événements à un « dérapage incontrôlable » de l’action de certains syndicats avec des complicités politiques.
Le colonel Azali a félicité ses anciens frères d’armes de l’Armée nationale de développement (And) « dont le professionnalisme, dit-il, a permis de mettre fin à l’anarchie ».
Son discours a appelé la population « à la sérénité » et « à faire preuve de patience et de retenue », même si, prévient-il, les auteurs des actes de vandalisme commis lors des récents événements seront « recherchés, jugés et punis par la loi ».
Selon lui, la hausse du prix des produits pétroliers à l’origine du mouvement de protestation de ces derniers jours, fait partie « des mesures courageuses allant dans le sens des objectifs » du gouvernement, mais « l’explication et la concertation n’ont pas été suffisantes » pour convaincre l’opinion, regrette le président Azali.
Alors que les consommateurs attendaient l’annonce d’une suspension des hausses, le colonel Azali a décidé de réviser uniquement celui du pétrole lampant, en le ramenant à son prix initial de 175 fc à la pompe. Les hausses du prix de l’essence (+40%) et du gasoil (+71%) sont donc maintenues .
Mais après une série de consultations avec les responsables et techniciens proches du dossier, le chef de l’Etat a pris des initiatives qui ont abouti à des mesures d’accompagnement à court et moyen termes, dont la plus importante est la baisse de 40% du taux des taxes douanières sur tous les produits, à l’exception du tabac, des boissons alcoolisés et du riz de luxe.
La seconde mesure annoncée par le colonel Azali sera la baisse de 50% de la taxe unique prélevée sur le riz populaire, applicable dès la prochaine cargaison. Le prix au consommateur pourrait aussi diminuer de 20%, ajoute-t-il, « après négociations avec les importateurs ».
Le chef de l’Etat déclare inscrire son action en dehors de la « démagogie » et de tout « populisme », ce qui ne l’a pas empêché pas d’user d’un effet d’annonce, sous les applaudissements de l’assistance, en promettant « la paie de deux mois de salaire à l’ensemble des fonctionnaires », et ce avant le mois de ramadan, qui débute la semaine prochaine.
Quant aux tarifs préférentiels consentis habituellement à certains secteurs stratégiques (Ma-Mwe, boulangeries, entreprises de concassage), ils restent inchangés.
Mais au-delà des mesures concrètes annoncées ce soir, pour espérer calmer la tempête sociale et regagner la confiance de ses concitoyens, le président Azali a axé son discours sur les trois principales échéances qui l’attendent avant la fin de son mandat (avril 2006) et dont il se fait un point d’honneur.
Il s’agit de « la réussite du programme de référence signé avec le Fonds monétaire international », « le succès de la table ronde des pays donateurs » et « l’organisation d’élections présidentielles libres et démocratiques ». Trois rendez-vous déterminants que s’est fixé son gouvernement à travers la feuille de juillet dernier.
Face au tarissement de l’aide extérieure et la mévente des produits de rente, tel que la vanille, et compte tenu de la flambée des cours mondiaux du pétrole, le président de l’Union fonde beaucoup d’espoir sur le fameux « Document de stratégie de réduction de la pauvreté » conçu pour servir de « cadre de développement pour les cinq années à venir ».
Le message à la nation a finalement pris les allures d’un discours programme, avec la volonté affichée du président d’associer les parlementaires et les partenaires sociaux au débat du secteur énergétique, dans le cadre du vote du budget 2006.
Interrogé par HZK-Presse juste après le discours du chef de l’Etat, le ministre d’Etat et Directeur de cabinet à la présidence, Houmed Msaidié confirme la conclusion d’un protocole d’accord avec le syndicat des taxi et transports en commun (Usukani wa masiwa), fixant une augmentation de 100 fc sur l’ensemble des tarifs.
El-Had Said Omar
  
Le président Azali s’adresse ce soir à la population, après une semaine d’agitation sociale contre la hausse du prix des carburants

Moroni, jeudi 29 septembre 2005 (HZK-Presse) – Une semaine après le déclenchement d’un vaste mouvement de protestation contre la hausse du prix des produits pétroliers, qui a plongé l’île de Ngazidja (Grande-Comore) dans une quasi-paralysie de l’appareil économique et administrative, une certaine reprise des activités est perceptible dans la capitale, au cours des dernières vingt quatre heures. Le mouvement serait-il entrain de s’essouffler comme le disent déjà certains observateurs ?

En jetant l’éponge, dès mardi soir, suite à l’échec de leur 4ème round des négociations avec le gouvernement, et sous l’effet dissuasif des fameuses « réquisitions », le collectif des syndicats et des opérateurs économiques a démontré les limites de son action, qui ne pouvait s’éterniser dans la même dynamique, face à une pression gouvernementale devenue plus coercitive.

Dans un entretien exclusif qu’il a accordé ce matin à HZK-Presse, le ministre d’Etat chargé de l’Economie et du commerce, Maoulana Charif, justifie la procédure « musclée » engagée par le gouvernement de réquisitionner un certain nombre de stations service, boulangeries, magasins et établissements bancaires. Des réquisitions dont l’exécution est assurée la gendarmerie.

Pour le ministre, « il ne s’agit pas d’un forcing », mais la situation exigeait « qu’un service minimum soit assuré dans des secteurs jugés vitaux, en attendant l’issue des négociations en cours ».

Ce matin c’est au tour de la Banque du Commerce et de l’industrie (Bic, du groupe Bnp Paribas) d’exécuter l’ordre « de reprendre immédiatement ses services », notifié par une réquisition signée « au nom de la loi » par ministre de l’Economie, assurant l’intérim de son collègue des Finances en mission à Washington.

Maoulana Charif invoque l’urgence de « répondre aux besoins quotidiens de la population », notamment pour le cas des produits carnés et le pain. Il se montre plutôt optimiste quant à l’issue des négociations qui, selon lui, « se poursuivent avec les opérateurs économiques et les syndicats ».

Refusant toute rupture des pourparlers, le ministre affirme que le gouvernement « privilégie toujours le dialogue et s’y maintient ».

Quant aux mesures d’accompagnement envisagées, elles seraient en cours de finalisation, mais c’est le Chef de l’Etat lui-même qui aura la primeur de les annoncer ce soir, dans son allocution radiodiffusée très attendue par la population.

El-Had Said Omar
  
« Les sacrifices sont inévitables pour tous et à tous les niveaux », lance le Directeur de cabinet à la présidence de l’Union

Moroni, mercredi 28 septembre 2005 (HZK-Presse) – Suite à l’échec des négociations annoncé hier soir par le Collectif des syndicats et organisations professionnelles, faute d’un compromis avec le gouvernement sur la hausse des prix des carburants, le ministre d’Etat chargé des relations extérieures et ancien patron de la puissante société comorienne des hydrocarbures (Sch), Abdou Soefo a tenu ce mercredi matin une conférence de presse commune avec le Directeur de cabinet à la présidence de l’Union, Houmed Msaidié.

Au nom du gouvernement central, les deux conférenciers ont tenté de convaincre l’opinion sur la nécessité de prendre en compte plusieurs facteurs dans l’établissement de la structure des prix. Pour Abdou Soefo, « il ne s’agit pas seulement d’intégrer les variations des cours mondiaux du pétrole, mais aussi de mener une réflexion sérieuse sur le caractère stratégique du secteur énergétique dans notre pays » qui a une forte incidence sur l’ensemble des activités économiques.

Les hausses décidées par le gouvernement s’inscrivent, selon lui, dans un contexte particulier où l’Etat est soumis à « des contraintes financières qui limitent sensiblement ses propres capacités budgétaires à assurer son fonctionnement. » Rejetant en bloc les accusations des syndicats et des opérateurs économiques, Abdou Soefo estime « qu’il n’y a aucune exagération dans cette hausse » de plus de 40% et 71% sur l’essence et le gasoil.

Le directeur de cabinet du chef de l’Etat reconnaît que « les gens traversent des conditions de vie difficiles », et que le gouvernement est disposé « à amortir le choc provoqué par ces hausses », mais l’Etat a des échéances importantes à tenir vis-à-vis de ses partenaires extérieurs, pour espérer obtenir leur concours. « Nous n’avons même pas les moyens financiers d’organiser les prochaines élections », prévient-il.

Houmed Msaidié s’étonne que le gouvernement de l’île autonome de Ngazidja se retire de la table de négociations, alors qu’il « est partie prenante du processus » engagé auprès du Fonds monétaire internationale (Fmi), en tant qu’institution de l’Etat, « au même titre que le gouvernement de l’Union, des Assemblées de l’Union et des Iles, de la Cour constitutionnelle, etc. »

Le ministre des relations extérieures affirme que toute solution durable sera à rechercher dans la préservation de l’intérêt nationale, en demandant plus d’efforts à la population. Mais s’il faut exiger des sacrifices dans tous les secteurs d’activités, le Directeur de cabinet suggère de « commencer par les institutions publiques qui doivent se concerter à leur niveau, pour en évaluer d’abord l’impact avant de demander aux opérateurs économiques leur part de sacrifices. »

La démarche aurait donc échoué par la faute de l’Exécutif de l’île, accusé de renier « les engagements pris avec le Fmi, dont l’Aide-mémoire de la dernière mission nous oblige tous à respecter les objectifs à atteindre d’ici la fin 2005 », y compris le réajustement des prix des produits pétroliers.

Insinuant des rumeurs prêtant au chef de l’Etat l’intention de vouloir retarder le processus de la tournante, Houmed Msaidié répond que « le colonel Azali ne sera pas candidat en avril 2006, car il l’a dit lui-même et parce qu’il ne pourra pas l’être ». Toujours est-il que trois jours après son retour du sommet de New York, l’opinion attend avec impatience que le président de la république fasse une déclaration à ses concitoyens. De source gouvernementale, un message à la nation serait prévu pour le jeudi soir.

El-Had Said Omar

  
« l’Armée joue son rôle et n’obéit qu’à la légalité », déclare à la presse le commandant de la gendarmerie nationale

Moroni, mercredi 28 septembre 2005 (HZK-Presse) –
L’Etat major de l’Armée nationale de développement (And), prenant sans doute la mesure du climat social et de son évolution, a décidé de sortir de sa réserve habituelle pour livrer son appréciation des événements, lors d’une conférence de presse qu’il a tenue dans la soirée de ce mardi 27 septembre.

Le commandant de la Gendarmerie, Ismaila Mognidaho, en présence du Chef d’Etat-major de l’And, le colonel Soilih (alias Campagnard), reconnaît que l’institution militaire souffre encore d’un déficit de communication, ce qui rend parfois difficile l’accomplissement de ses missions, surtout en période de troubles sociaux, avec « un effectif et des moyens insuffisants face à des manifestants plus nombreux et souvent incontrôlables ». Selon lui, « le rôle de l’armée n’est pas de réprimer mais de prévenir ».

Abordant l’actualité brûlante, le conférencier fait état d’investigations qui sont en cours pour retrouver les auteurs présumés d’actes de « grand banditisme », soupçonnés d’avoir profité du climat social actuel, pour se livrer à des « menaces physiques, pillages, destruction de biens publics et privés, etc. ». Il s’agirait selon les enquêtes préliminaires d’individus « porteurs de cagoules », activement recherchés pour répondre de leurs actes, confirme l’Etat-major.

Le numéro un de la gendarmerie nationale réfute toutefois l’accusation selon laquelle l’armée n’aurait pas assuré la protection des résidences de hautes personnalités, dont celle du Vice-président Ben Massound qui avait l’intérim du Chef de l’Etat. La gendarmerie était présente mais « en nombre insuffisant, reconnaît-il, face à une foule plus nombreuse et incontrôlable ». Trois appartements officiels ont été entièrement pillés et endommagés dans la journée du samedi 24 septembre.

Concernant les bavures devenues fréquentes lors des opérations de maintien de l’ordre, le chef de la Gendarmerie tente de relativiser, en expliquant qu’aux Comores, comme dans d’autres pays, « les forces de l’ordre s’adaptent en fonction de la situation sur le terrain ».

Pour le cas précis de l’And, le commandant Ismaila Mognidaho rappelle qu’elle est constituée par différents corps, dont la gendarmerie qui, en matière d’ordre public, « intervient en premier lieu, avant le recours à une force de 2ème catégorie selon la gravité de la situation ».

D’où, vraisemblablement, les risques de dérapages avec notamment l’usage d’autres type de matériel plus ou moins adaptés. L’usage de balles réelles ne serait donc pas un choix délibéré, compte tenu des munitions disponibles notamment en gaz lacrymogène.

Quant au chef d’Etat-major, il estime que l’opinion se fait « une image de l’armée qui n’est pas conforme à la réalité », alors que l’Etat ne lui donne pas toujours les moyens d’accomplir efficacement ses missions, et de citer l’exemple du « budget d’équipement de l’And qui est de zéro franc ». C’est la coopération internationale qui pallie à ces besoins, notamment la République populaire de Chine, ajoute-t-il.

A propos du débat actuel sur la loi relative à la Force de sécurité intérieure pour Ngazidja, le commandant Ismaila Mognidaho déclare qu’à leur niveau ils se préparent à sa mise en place, mais seuls les professionnels en la matière sont à même d’y parvenir.

L’Armée nationale de développement est née en 1996 d’une fusion entre la Gendarmerie fédérale et la Force comorienne de défense (Fcd), à l’initiative du président Mohamed Taki Abdoulkarim, au lendemain de son élection à la présidence de la République.

El-Had Said Omar
280905/eso/hzkpresse/9h00

  

« les nouvelles institutions coûtent trop cher », déclare le ministre d’Etat chargé des Finances et du budget de l’Union

 

Moroni, mercredi 7 septembre 2005 (HZK-Presse) – Le ministre d’Etat en charge des Finances et du budget du gouvernement de l’Union, Oubeidi Mzé Chei, a convié ce mercredi l’ensemble de la presse pour un premier bilan de son action, deux mois après sa nomination.

       Au cours de cet entretien, le ministre des finances a tenté de convaincre l’opinion sur un certain nombre de dossiers cruciaux, notamment les arriérés de salaires des fonctionnaires, la pension des retraités, la vanille, le budget 2006 et la conférence des partenaires.

       Pour le ministre des finances de l’Union, contrairement à son collègue de l’île de Ngazidja, les difficultés financières actuelles ont commencé dès le début de l’année. Il affirme que « s’il y a eu dérapage budgétaire, l’origine serait le paiement d’arriérés de 2004 à partir des recettes de 2005, ce qui a complètement faussé les prévisions pour l’année en cours ».

       D’autres explications peuvent aussi justifier selon lui les contre-performances du premier semestres 2005, notamment « la baisse des recettes publiques, engendrée par la mévente de la vanille, la longue pénurie de ciment, la chute des importations ainsi que la flambée du prix du pétrole ».

       Mais à en croire M. Oubeidi, au-delà de ces facteurs conjoncturels, le véritable goulot d’étranglement serait « le coût insupportable des nouvelles institutions ». Il se demande « pourquoi l’Etat a pu payer régulièrement les fonctionnaires entre 1999 et 2003 et pourquoi cela n’est plus possible aujourd’hui » ?

       Le ministre cite les chiffres de « 36 ministres, 88 députés avec toutes les charges salariales et de fonctionnement qui viennent s’ajouter à la masse salariale de 10.000 fonctionnaires » dont seulement 4.000 seraient à ce jour informatisés par la FOP, précise t-il, avec une masse salariale passée de 11 à 14 milliards.

       Le ministre des Finances de l’Union se dit « choqué par l’augmentation injustifiée du coût de la vie », en prenant l’exemple du riz ordinaire dont le prix de revient serait de 120fc alors qu’il est vendu au consommateur à 300fc le kilo, or l’Etat n’en tire que 60 fc de taxe. Le ministre suggère le rétablissement du contrôle des prix des produits de première nécessité afin selon lui de préserver le pouvoir d’achat, à l’approche du ramadan, dans un contexte marqué par l’annonce d’une série de mesures drastiques et impopulaires, telle que la réduction des salaires du secteur public.

       Concernant la taxe unique des hydrocarbures, le ministre reconnaît que les prévisions budgétaires sont totalement faussées par la conjoncture, la dernière cargaison serait même vendue à perte, ce qui rend inéluctable une révision à la hausse du prix actuel du carburant, prévient-il.

       A propos des 4 milliards de francs de recettes à partager que les autorités de l’Union n’auraient pas versées à la Banque centrale, le ministre Oubeidi dément catégoriquement cette accusation en expliquant que les recettes prévues au titre des IBD et dividendes des sociétés d’Etat « ont été déjà en partie réinvesties dans des projets d’infrastructure », en citant le cas du téléphone portable, de l’université et de la nouvelle centrale électrique, « financés entièrement sur fonds propres ».

       Concernant le Budget 2006, le ministre affirme que « le cadrage se poursuit dans la bonne voie » et un projet sera discuté avec la mission du Fmi attendue à Moroni ce jeudi. Il affirme toutefois qu’une « harmonisation de la nomenclature budgétaire sera nécessaire pour toutes les entités » ainsi qu’une réforme de l’assiette fiscale devenue indispensable pour plus d’équité sociale.

       Pour le ministre Oubeidi, qui a longtemps servi comme expert national en finances publiques, se montre plutôt optimiste en déclarant à la presse que « la situation présente de bonnes perspectives, mais le temps est trop court pour mener à bien toutes les réformes entreprises » par son gouvernement, un sentiment qui contraste avec l’analyse alarmiste faite la veille par son homologue Younoussa Assoumani qui, lors d’une conférence de presse, a clairement accusé les autorités de l’Union de mener « une politique d’asphyxie financière » contre l’île de Ngazidja.

       A une question sur le coût des nombreuses missions effectuées à l’extérieur par les autorités de l’Union, l’argentier du gouvernement d’Azali s’est contenté d’exprimer un « souci d’économie » évoqué en conseil des ministres, visant à réduire les déplacements aux seules missions essentielles.

       A propos des privatisations, le ministre des Finances affirme que le processus est lancé, notamment pour la Société nationale des postes et télécommunications (Snpt) dont le chiffre d’affaires passerait de 10 milliards en 2004 à 12 milliards en 2005.

       Quant à la libéralisation du secteur bancaire comorien, M. Oubeidi s’est félicité de l’ouverture prochaine de la deuxième banque commerciale de la place, une filiale du Crédit Lyonnais, probablement vers le 20 décembre 2005. Un troisième établissement (la Eximbank) serait actuellement en négociation, confirme-t-il.

       Ce qui laisse présager la fin d’un monopole de fait, détenu depuis plus de deux décennies par la Banque de l’Industrie et du commerce (Bic) du groupe français Bnpi, dont la Direction soutenait encore la thèse qu’il n’y aurait pas de place pour une seconde banque aux Comores.

       Concernant le dossier épineux de la vanille, le ministre des Finances de l’Union a annoncé la tenue le 13 septembre prochain d’une mini table-ronde de tous les opérateurs de la filière, en présence de la mission du Fmi, pour dégager une solution à la crise qui frappe durement le secteur depuis 2003.

El-Had Said Omar

070905/eso/hzkpresse/22h00
 

le ministre des Finances de l’île autonome de Ngazidja dénonce le non versement de 4 milliards par le pouvoir central

 

Moroni, mardi 6 septembre 2005 (HZK-Presse) – Le ministre des Finances de l’île autonome de Ngazidja, Younoussa Assoumani, a tenu ce mardi 6 septembre une conférence de presse exclusivement consacrée à la situation financière actuelle.

       Décidé à passer à l’offensive, quelques heures avant l’arrivée d’une importante mission du Fonds monétaire international (Fmi), l’argentier de l’île a clairement désigné les autorités de l’Union comme seules responsables de la crise financière et budgétaire actuelle. Pour Younoussa Assoumani, « il n’y a pas de crise financière en réalité, mais une volonté délibérée du pouvoir central d’entretenir un climat de crise sociale à des fins inavouées ».

       Il se demande « où sont passé les 4 milliards de francs comoriens encaissés par l’Union au 30 juin 2005 et non versés au compte spécial de la Banque centrale », un compte destiné à recevoir les recettes à partager entre les différentes entités. Le ministre des finances de l’île autonome de Ngazidja avance même le chiffre de 6 milliards de francs au titre de l’impôt sur les bénéfices divers (Ibd) et les dividendes des sociétés d’Etat, qui seraient selon lui « bloqués par l’Union en dehors du circuit budgétaire prévu par la loi des finances ». 

       Si le ministre Younoussa se garde d’accuser de malversation le pouvoir du président Azali Assoumani, il réitère la demande d’un audit immédiat sur la gestion des finances publiques du premier semestre 2005, car selon lui c’est « la seule manière de rétablir la confiance et la transparence ». Cet audit a été sollicité en juillet dernier par les ministres des finances des îles autonomes de Ngazidja, Ndzouani et Mwali, à l’issue d’une rencontre commune et en réponse à la lettre qui leur a été adressée le 25 juillet par le nouveau ministre d’Etat chargé des Finances et du Budget de l’Union, Oubeidi Mzé Chei.

       L’argument avancé par les autorités de l’Union pour justifier les difficultés de trésorerie actuelles reposait sur la multiplicité des nouvelles institutions dont la charge financière devient insupportable pour l’Etat, selon la lettre du Ministre Oubeidi Mzé Chei.

       Mais, à en croire son collègue de l’île de Ngazidja, cet argument ne tient pas car si le budget de l’Etat est passé de 15 milliards en 2002 à 24 milliards en 2005, on constate une augmentation des recettes de l’ordre de 10 milliards, alors que les nouvelles institutions de Ngazidja et de Mwali absorbent moins de 2 milliards en salire, fait remarquer le ministre Younoussa Assoumani.

       Les performances réalisées dans la période de janvier à mars 2005 auraient pu se poursuivre, suite à l’évaluation satisfaisante fait en avril par le Fmi, mais le ministre des fiances de l’île de Ngazidja fait observer devant la presse que depuis le mois de mai, « les recettes versées dans le compte spécial ont commencé à baisser de façon vertigineuse sans explication et sans fondement ».

       La raison invoquée par l’argentier du gouvernement d’Elbak serait « une opacité totale sur la gestion de la collecte des recettes à partager », et d’épingler les autorités de l’Union de drainer des fonds dans « des circuits hors budget pour créer une situation conflictuelle entre les fonctionnaires et les autorités insulaires ».

       A la veille de l’arrivée tant attendue de la mission d’évaluation du Fmi, le ministre des finances de l’île de Ngazidja estime que toute signature d’un véritable programme avec le Fmi « devra se faire sur des bases saines et transparentes ». Pour lui, Ngazidja reste victime d’une « politique d’asphyxie financière », dont est responsable le gouvernement de l’Union qui refuserait de promulguer et d’appliquer les lois votées par l’Assemblée.

       Une assemblée qui pourrait être saisie, selon le ministre Younoussa, pour créer « une commission d’investigation financière » dès sa prochaine session, pour faire toute la lumière sur cette situation.

       Comme pour calmer les esprits des dirigeants syndicaux, qui appellent à une nouvelle grande manifestation ce jeudi 8 septembre, le ministre des Finances de Ngazidja lance le défi de payer immédiatement deux mois de salaires, à condition que l’Union débloque les 800 millions qu’elle doit verser à l’île, sur les 4 milliards supposés collectés mais non versés à la Banque centrale entre janvier et juin 2005.

       Pour lui, il s’agit d’une volonté du pouvoir central d’entretenir « une crise financière artificielle » dont le but serait de « torpiller le processus de la tournante en cours ». Un sujet politique hautement sensible que l’argentier du gouvernement d’Elbak n’a pas voulu aborder, même s’il a tenu à confirmer la position de son gouvernement sur les récents événements de Mohéli, en dénonçant « les manœuvres de déstabilisation des autorités de l’Union ».

El-Had Said Omar

060905/eso/hzkpresse/18h00
 

Les ministres des finances des îles autonomes réclament un audit financier sur l’exécution budgétaire du premier semestre 2005

 

Moroni, lundi 15 août 2005 (HZK-Presse) – Dans un document intitulé « Evaluation du premier semestre budgétaire 2005 », signé le 12 août dernier par les ministres des finances des Iles autonomes de Ngazidja, Ndzouani et Mwali, et dont HZK-Presse a pu se procurer une copie, les autorités de l’Union sont directement mises en cause dans  « la contre-performance du recouvrement des recettes budgétaires et l’accumulation des arriérés de salaires 2005 ».

       Ce document qui serait envoyé au Fonds monétaire international, tente d’apporter des éléments de réponse aux questions qu’a soulevé la lettre du 25 juillet dernier, adressée aux ministres des finances des Iles autonomes par le tout nouveau ministre d’Etat chargé des Finances et du Budget de l’Union, Oubeidi Mzé Chei.

       Les ministres Ahmed Said Madi de Mwali, Douclin Mahamoud de Ndzouani et Dr Younoussa Assoumani de Ngazidja rejettent en bloc la « Note d’information sur la situation des recettes à partager » qui leur a été destinée, et selon laquelle « la situation des recettes et de la masse salariale deviennent inquiétantes et pourraient même perturber la viabilité de nos institutions ».

       Pour les trois ministres, c’est « le refus catégorique des autorités de l’Union de coopérer pleinement avec les délégués des îles autonomes » qui a entravé le fonctionnement des Conseils de Direction des douanes et des Impôts (CDD et CDI), organes chargés de veiller à la sécurisation des recettes publiques et de préparer les textes législatifs censés être adoptés à la dernière session parlementaire.

       Concernant les mesures préconisées par le Programme de référence, les ministres des îles autonomes font porter l’entière responsabilité du retard au gouvernement de l’Union, en citant pour exemples la non application de la loi organique du 1er mars 2005 relative à la répartition des compétences, la persistance des « pratiques opaques de passation de marchés publics », la mise en œuvre tardive des mesures en matière salariale et de réforme de la fonction publique, etc.

       Chiffres à l’appui, les ministres des îles tentent de démontrer que leurs gouvernements respectifs s’en tiennent aux « repères quantitatifs » du budget 2005, notamment l’accroissement des recettes publiques, la réduction de la masse salariale et une maîtrise des effectifs de la Fonction publique.

       Le document a confronté les données fournies par les relevés des comptes des différentes entités (îles et Union) ouverts à la Banque centrale, avec les décomptes de différents services de recouvrement des douanes et des impôts, pour arriver à la conclusion qu’il existe « des risques de dérapage du programme de surveillance si la situation actuelle devait persister, plus particulièrement la contre-performance du recouvrement des recettes budgétaires et l’accumulation des arriérés de salaires 2005 », préviennent les signataires.    

       Il ressort de l’évaluation menée par les exécutifs des îles que « les recettes effectivement collectées » au 30 juin 2005, par toutes les entités Union et Iles autonomes, s’élèvent à 11,4 milliards, au lieu de 6,6 milliards. Au total, les recettes réellement encaissées à la Banque centrale s’élèveraient à 7,8 milliards. Selon cet examen, « près de 4 milliards de recettes à partager effectivement collectées sous la responsabilité des services centraux de recouvrement de Moroni ne sont pas versées au compte spécial », entre janvier et juin 2005, selon le document.

       Ce chiffre comprend la taxe unique du riz (cargaison de février) d’un montant de 537 millions, les recettes générées par le don de riz du Pakistan estimées à 338 millions et un manque à gagner des recettes douanières d’un montant de plus de 2 milliards.

       On constate que les recettes enregistrées par les services de recouvrement des douanes atteignent 3,9 milliards, au cours de la même période, alors que celles des impôts se chiffrent à 3,2 milliards, soit un montant global de 7,2 milliards versés à la Banque centrale.

       « Les recettes collectées sont évaluées à 11,5 milliards de francs », peut-on lire, contre 10,1 milliards fixé comme plancher par le programme.

        Concernant les recettes propres, les ministères des finances des Iles déclarent avoir collecté plus de 621 millions, au 30 juin , soit 77,41% des prévisions semestrielles. Mais pour les ministres insulaires deux raisons essentielles expliquent ce manque à gagner.

       La première est imputable au fait que la plupart de ces recettes « sont perçues par les services de l’Union du fait de la persistance du conflit de compétence », et la seconde semble résider dans le fait que ces recettes échappent au mécanisme du compte spécial » ouvert à la Banque centrale.

       Concernant la masse salariale, le document des ministres des Iles autonomes fait état des « efforts réalisés par les entités autonomes », suite aux mesures déjà prises par les Exécutifs des Iles, notamment les décrets et arrêtés portant arrêt des recrutements, réduction des salaires des superstructures, rétrogradation de certains agents, etc. 

       Des mesures qui ont permis de réduire sensiblement la masse salariale, et dégager des « économies substantielles » estimées à 819 millions à Ngazidja, 469 millions à Ndzouani et 344 millions à Mwali.

       En guise de conclusion, les rédacteurs du document gardent un optimisme mesuré en espérant « un sursaut rapide pour une gestion transparente et concertée » des finances publiques au cours du second semestre, tout en suggérant « la réalisation immédiate d’un audit financier sur l’exécution du budget du premier semestre ».

       A trois mois de la Conférence des partenaires des Comores, les gouvernements des îles autonomes reprennent l’initiative en réitérant « leur engagement à tout mettre en œuvre » pour ne pas rater un rendez-vous qui ouvrirait au pays la possibilité d’être enfin éligible au programme PPTE (Pays pauvres très endettés) pour bénéficier d’un éventuel effacement de sa dette extérieure, estimée en 2005 à plus de 120 milliards de francs comoriens.  

El-Had Said Omar

170805/eso/hzkpresse/18h
 

La Confédération des travailleurs appelle à une marche de protestation contre les mesures sociales annoncées par le gouvernement  

 

Moroni, lundi 11 août 2005 (HZK-Presse) – Dans une déclaration publiée à Moroni, la Confédération des travailleurs comoriens (CTC), appelle à une marche le mardi 16 août prochain pour manifester contre le cumul des arriérés de salaires (3 mois pour l’année 2005) et l’annonce par le gouvernement de l’Union de nouvelles mesures sociales visant à réduire les salaires de la fonction publique et à suspendre tous recrutements et avancements effectués depuis septembre 2003.

       Pour la principale centrale syndicale du pays, ces mesures sont « inacceptables » parce que beaucoup d’agents de l’Etat portent encore « les séquelles » du PAS (Plan d’ajustement structurel) qu’ils ont subi en 1994, et dont le bilan a été, selon la CTC « un véritable fiasco ».

Sans citer de chiffres précis, la déclaration évoque le cas d’agents « licenciés à travers le départ volontaire » qui n’auraient pas perçu l’intégralité de leurs indemnités de licenciement, ni leurs pécules de reconversion.

       Dix ans après l’échec de cette première réforme, le syndicat s’interroge si le choix du même bureau d’études international est judicieux pour superviser les travaux du « Projet d’appui à la mise en place d’une administration publique performante ». La confédération des travailleurs considère que « l’expertise de ce bureau pose un mauvais diagnostic », c’est pourquoi elle émet de sérieux doutes sur les solutions préconisées, peut-on lire dans le communiqué.

       Le secrétaire général du syndicat des professeurs dénonce par ailleurs « l’injustice » des mesures annoncées dans le décret présidentiel, estimant que le Chef de l’Etat « serait bien inspiré de commencer par réduire d’abord les gros salaires, comme ceux de la superstructure politique, tels les ministres, les députés et autres hauts fonctionnaires ». La ponction des salaires serait fixé entre 10 et 30%, et pourrait s’accompagner du gel ou de la suppression de certaines indemnités, avec un effet rétroactif.

       L’objectif recherché par les autorités politiques à travers cette batterie de mesures est de réduire le train de vie de l’Etat, en respectant les indicateurs du programme de référence fixés par le Fonds monétaire international, dont une évaluation est prévue en septembre prochain. Il s’agit d’un « passage obligé pour bénéficier du soutien financier des institutions internationales et de l’accès à l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés) », peut-on lire dans Le Pari, un bulletin d’information du Ministère chargé de la Réforme de l’Etat. 

       La manifestation du 16 août sera sans doute un premier test pour le mouvement syndical comorien en pleine restructuration, après avoir traversé ces dernières années une profonde crise interne. Une longue période de démobilisation, qui semblait traduire une crise de confiance des militants de base à l’égard des instances dirigeantes, dans un contexte de crise séparatiste et institutionnelle.

       Jusqu’ici seuls les syndicats des secteurs de l’éducation et de la santé occupaient le terrain de la contestation sociale, avec essentiellement des mots d’ordre de grèves relativement bien suivis. Par peur des violentes répressions policières de plus en plus fréquentes, les grandes manifestations de rue avaient fini par céder la place aux meetings publics.     

El-Had Said Omar

110805/eso/hzkpresse/18h30
 

Dossier spécial « Election présidentielle d’avril 2006, le compte à rebours a commencé », analyse et commentaire de A. Amir Bobah

 

Moroni, mercredi 11 août 2005 (HZK-Presse) – A sept mois de la fin de son mandat, le président de l’Union des Comores, Azali Assoumani, n’a encore annoncé aucune initiative politique engageant le pays dans le processus électoral, et à ce jour c’est l’incertitude totale qui entoure l’organisation de cet important scrutin.

       Certes, le séminaire gouvernemental de juillet dernier a examiné l’esquisse d’un projet de loi électoral susceptible d’être soumis à l’assemblée nationale, avant sa session d’octobre, mais le débat n’est toujours pas engagé au sein de la classe politique, dont le silence étonne les observateurs.   

       La tenue en avril 2006 des élections présidentielles de l’Union, dans le respect du principe de la tournante, doit marquer un tournant décisif du processus de mise en place des nouvelles institutions. Ce vote constituera sans doute un laboratoire à grande échelle, qui permettra de juger de la force de la constitution que les comoriens ont approuvée le 23 décembre 2001.

       Le « nouvel ensemble comorien », consacré par l’accord de réconciliation nationale du 17 février 2001, ne trouvera sa pleine légitimité institutionnelle qu’à travers l’organisation d’élections véritablement démocratiques et transparentes, tant sur l’île d’Anjouan pour le scrutin des primaires, que sur l’ensemble du territoire national pour le second tour.

       Beaucoup d’observateurs avertis considèrent que c’est à cette condition que l’on évitera le risque de compromettre le difficile équilibre trouvé entre la préservation de l’intégrité territoriale et l’unité nationale, d’une part, et la large autonomie de gestion accordée aux îles, d’autre part.

       Qu’elle soit bonne ou mauvaise, cette constitution n’en demeure pas moins l’expression de la souveraineté du peuple comorien, et seule son application épargnera le pays des affres du séparatisme et de l’instabilité chronique qui ont marqué les trente années d’indépendance de ce pays. Si toutes les institutions de l’Union des Comores et des Iles autonomes ont été mises en place, beaucoup reste faire pour les consolider et garantir leur fonctionnement régulier.

       La prochaine élection présidentielle de l’Union, quatre ans après la première (avril 2002), enclenchera une avalanche de scrutins successifs : présidentielles des Iles (2007), législatives de l’Union et des Iles (2008), nouvelle présidentielle de l’Union (2010), etc.

       Au lieu d’attendre la convocation du corps électoral, certains analystes anticipent en invitant les acteurs politiques à clarifier dès aujourd’hui les règles du jeu électoral. Il ne s’agit pas de revenir au mode consensuel, devenu le sport favori des comoriens, fait d’accommodements politiques et de compromis insidieux, mais d’adopter un texte électoral de portée générale, qui peut régir l’ensemble des opérations électorales et des modalités propres à chaque scrutin.

       Le ministre de la défense et de la sécurité Hamada Madi Mari, avait promis, lors du séminaire sur la feuille de route du gouvernement de « soumettre un projet de code électoral » de cette envergure lors de la prochaine session de l’assemblée nationale. 

       Si ce projet n’est pas soumis dans les délais et adopté par le parlement, le risque de recourir encore une fois à des textes multiples et imprécis, source de discordes et de vives tensions, est à craindre. Les élections ne pourront se conformer qu’à la loi sur la tournante promulguée. Un texte qui prévoit le recours aux dispositions électorales antérieures.

       Mais le débat qui risque de diviser l’opinion est encore celui du choix de l’organe qui aura la charge d’organiser les élections. La logique voudrait que la mise en place des institutions étant achevée, la préparation et le déroulement des élections soient dirigés par le ministère de la décentralisation au niveau de l’Union, en collaboration avec les ministères de l’intérieur des îles autonomes.

       Ce choix comporte de risques énormes. La mainmise totale des ministères de l’intérieur des îles de Mohéli et d’Anjouan (Ngazidja en est toujours au stade des revendications sécuritaires), sur la machine électorale insulaire, fait craindre la mise à l’écart des formations politiques nationales et des organisations de la société civile, impliquées jusqu’ici dans le processus de mise en place des institutions.

       Le deuxième risque se situe au niveau des primaires à Anjouan. Les partis politiques sont inexistants dans l’île, des organisations à vocation nationale comme le RIDJA de Maître Larifou, se verraient même interdire la tenue d’un congrès, dans un lieu privé. La moindre contestation sociale peut se solder par des licenciements ou des arrestations.

       Des dérives qui n’ont malheureusement pas soulevé la protestation des autres partis, ni des manifestations d’inquiétude des dirigeants de l’Union. Tenir des élections primaires dans un climat de peur et de suspicion, ajouté à l’indifférence générale des dirigeants nationaux, c’est ouvrir la voie à une victoire des candidats qui prônent les thèses séparatistes, au détriment des unionistes, nombreux à Anjouan, mais écartés des cercles de décisions.

       La deuxième alternative serait la création d’une commission nationale indépendante, l’organe d’homologation étant incontestablement la Cour Constitutionnelle. La commission nationale électorale indépendante, formée à parité égale par l’ensemble des partis et organisations de la société civile, aura le mérite d’être plus représentatif, avec une dose de proportionnelle, des divers courants politiques. Cette commission, de l’avis de l’observatoire des élections, a permis une « élection libre et démocratique » en 2002.

       La preuve, son éviction au dernier moment, au profit de la Commission d’homologation de Zizindohue (magistrat béninois), a terni l’image des élections présidentielles. La thèse qui soutient que cette commission doit être formée des seuls représentants des candidats, n’a pas de fondement, ni légal ni démocratique.

       La transparence d’un scrutin n’est pas du ressort exclusif des candidats, mais relève de la responsabilité des partis politiques et des organisations de la société civile impliqués au processus. Ministères de l’intérieur ou Commission électorale, le débat mérite d’être posé. L’un comme l’autre a ses mérites comme ses faiblesses, ses avantages comme ses risques.

A.Amir Bobah

110805/aab/hzkpresse/7h00

 

Calendrier indicatif

 

Adoption et promulgation de la loi électorale  (août 2005)

Composition désignation et mise en place de l’organe de gestion (mi-septembre 2005)

Désignation et mise en place des structures au niveau des îles (fin septembre 2005)

Inventaire et acquisition du matériel pour la constitution des listes électorales (octobre 2005)

Recrutement et formation des agents pour la réconciliation (novembre 2005)

Réactualisation des listes (décembre 2005)

Publication de la liste actualisée (du 1er au 15 janvier 2006)

Arrêt et publication des listes des bureaux ( du 15 au 31 janvier 2006)

Désignation de membres de bureau de vote ( du 1 au 15 février 2006)

Convocation du collège électoral pour les primaires (5 février 2006)

Dépôt des candidatures  (du 6 au 21 février 2006)

Examens des candidatures ( du 22 au 28 février 2006)

Publication de la liste des candidats (29 février 2006)

Période de recours (du 1er au 7 mars 2006)

Publication de la liste définitive des candidats ( 8 mars 2006)

Campagne électorale ( du 09 au 31 mars 2006)

Scrutin des primaires ( dimanche 2 avril 2006)

Publication des résultats provisoires (2 avril 2006)

Examen et homologation des résultats (du 3 au 5 avril 2006)

Publication des résultats définitifs ( 6 avril 2006)

Campagne deuxième tour ( du 7 au 28 avril 2006)

Campagne 2ème tour ( du 7 au 28 avril 2006)

Scrutin deuxième tour (dimanche 30 avril 2006)

Publication des résultats provisoires ( 30 avril 2006)

Examen et homologation des résultats définitifs ( du 01 au 4 mai 2006)

Publication des résultats définitifs ( 6 mai 2006)
 

Les résultats définitifs du baccalauréat confirment l’échec scolaire avec 30% de réussite à Ngazidja 

 

Moroni, lundi 10 août 2005 (HZK-Presse) – Les résultats définitifs de l’examen du baccalauréat, à l’issue des épreuves du 2e groupe, ont été publiés hier à Moroni. Comme l’on s’y attendait, la moisson pour la session 2005 a été plutôt médiocre, confirmant la tendance à la baisse du niveau général des élèves comoriens observée depuis quelques années.

       Sur un total de 1015 candidats aux épreuves du 2e groupe dans les quatre centres d’examen de l’île de Ngazidja, 979 sont admis, soit 96,45%. Les résultats globaux donnent 1341 admis sur un effectif total de 4537 élèves inscrits, toutes séries confondues, soit un taux de réussite de 30,11%, sur toute l’île.

       Un chiffre qui traduit, selon un membre du jury, « une baisse dangereuse du niveau scolaire de nos enfants », et qui interpelle les autorités de l’Union et des îles pour la recherche d’une solution rapide.

       En 2004, le taux de réussite au Bac était de 37,16%, toutes séries confondues, un score déjà considéré comme « alarmant » par beaucoup de responsables et dont les conséquences risquent d’être fâcheuses pour l’avenir du pays.

       Pour le ministre de l’Education de l’île autonome de Ngazidja, Mohamed Issimaila, « tout doit être mis en œuvre dès maintenant, pour espérer renverser la tendance en 2006, mais cela demande l’implication de tout le monde et à tous les niveaux, qu’on soit responsable politique, enseignant, parent d’élève ou élève »...

       Rappelons que les examens de fin d’année se sont déroulés dans un contexte marqué par un mouvement de grève des enseignants, une action qui ne semble pas avoir perturbé leur bon déroulement, de la surveillance jusqu’à la correction des épreuves.    

El-Had S.O   

100805/eso/hzkpresse/9h00
 

Les autorités anjouanaises ont célébré la fête du 3 août, provoquant la controverse à Moroni 

 

Moroni, lundi 9 août 2005 (HZK-Presse) – Les autorités de l’île autonome d’Anjouan ont célébré le 3 août dernier le 8ème anniversaire des évènements de 1997, qui avaient abouti à « l’indépendance autoproclamée », et entraîné l’île dans une sécession avec la République fédérale islamique des Comores.

       Une crise séparatiste qui a duré jusqu’en février 2001, date à laquelle toutes les parties comoriennes ont signé à Mohéli, sous les auspices de la communauté internationale, l’accord de réconciliation nationale, créant un « nouvel ensemble comorien » dans lequel les îles jouissent d’une plus large autonomie.

       La cérémonie officielle a été marquée à Mutsamudu par la traditionnelle levée de drapeau et la parade militaire, en présence du numéro un de l’île et de l’ensemble des autorités civiles et militaires.

       Ce qui n’a pas été le cas à l’occasion de la fête nationale du 6 juillet, pour laquelle le pouvoir de l’île n’a pas jugé utile d’organiser la traditionnelle cérémonie officielle, préférant une activité sportive nationale (tournois de foot-ball inter-îles).

       A Moroni, on reprocherait aux autorités de l’île de continuer à donner un éclat particulier à une fête jugée « plutôt controversée », et qui n’aurait plus « sa raison d’être », selon un haut responsable politique proche du président Azali.

       Interrogé par téléphone, le secrétaire général du gouvernement d’Anjouan, a déclaré à HZK-Presse que « la question ne se pose même pas », estimant que la fête du 3 août « relève exclusivement de la constitution de l’île ». Pour M. Mdama, il faut plutôt demander au gouvernement de l’Union « ce qui a été fait des 52 millions de francs destinés à la fête nationale du 6 juillet, et dont l’île d’Anjouan n’a rien perçu ».

       En réaction, le Directeur de cabinet à la présidence de l’Union, Houmed Msaidié se dit « surpris » par l’attitude des autorités anjouanaises, et déplore que « le président Mohamed Bacar demande une chose et son contraire ».

       Selon Msaidié, l’histoire des 52 millions « est un argument fallacieux », et il précise que « l’Etat n’a déboursé que 28 millions auxquels s’ajoutent 4 millions venant de dons privés », destinés aux festivités organisées dans la capitale de l’Union, « rien n’empêchant les îles autonomes de financer la fête sur leurs recettes propres ».

       Quant à l’absence remarquée du Chef de l’Etat à la remise de la coupe de l’Unité à Anjouan, son Directeur de cabinet l’explique par « le refus du colonel Azali de prendre parti dans le conflit que traverse actuellement la fédération nationale de Foot-ball ».

El-Had S.O.   

100805/eso/hzkpresse/6h00
 

Hilmy, un jeune qui croit au sport de haut niveau pour l’archipel

 

Moroni, lundi 9 août 2005 (HZK-Presse) – Né à Marseille de parents comoriens, Hilmy Aboud Said fait partie de cette jeunesse dite de la deuxième génération, qui se réclame à la fois de la culture française et comorienne, et dont le parcours est marqué par la même vocation sportive et l’esprit de compétition.

       Dès 1993, le jeune Hilmy alors âgé de 16 ans, est entré dans le milieu très sélectif de l’athlétisme en devenant champion de France cadet au triple saut. Son palmarès ne compte pas moins d’une quinzaine de titres remportés lors de plusieurs championnats français et internationaux, notamment au Championnat d’Afrique à Alger en 2000, et aux Jeux des îles de l’Océan indien à Maurice (2003), au triple saut et au saut en longueur.

       Son dernier record personnel au saut en longueur est de 7m20 et celui du triple saut 16m14. Il est titulaire du diplôme de moniteur régional, d’entraîneur fédéral et de juge régional de saut.

       Mais Hilmy n’est pas seulement un athlète confirmé, il est aussi diplômé en Economie et gestion d’entreprise, et s’intéresse particulièrement au secteur de la micro-finance.

       Depuis 2004, il assure les fonctions de Conseiller chargé des relations avec les instances internationales de la Fédération comorienne d’athlétisme, et les autorités lui ont confié la mission de réfléchir sur le développement d’une politique nationale de la jeunesse et des sports.

       Une tâche « difficile mais passionnante » se plait à dire Hilmy, dont l’agenda semble déjà chargé avec quatre grands rendez-vous sportifs, notamment les Jeux de la Francophonie au Niger (décembre 2005), le Championnat d’Afrique à Maurice (2006) et les Jeux des îles à Madagascar (2007), etc.

       Pour y parvenir, notre jeune athlète ne manque pas d’ambition, en affirmant à HZK-Presse que « les potentialités existent aux Comores pour faire évoluer nos sportifs vers des hauts niveaux de compétition », à condition d’engager « une profonde restructuration de l’INJS (Institut national de la jeunesse et du sport) », et de promouvoir « des activités compétitives régulières et soutenues », prévient-il.

       Pour lui, l’absence d’infrastructures sportives adaptées au sport de haut niveau constitue un sérieux handicap, mais « les moyens ne doivent pas empêcher la motivation des jeunes, car la compétition internationale est un milieux très exigeant, qui demande beaucoup d’efforts et de sacrifices ».

       Hilmy Aboud Said est président du club Santa Africa « track-club ». Il devait participer cette semaine au championnat du monde à Helsinki, en compagnie de Salhat Djamaldine qui a été sélectionnée pour le 400 m haie.

El-Had S.O.

090805/eso/hzkpresse/12h00
 

Le Ministre des Finances de l’Union tire la sonnette d’alarme sur la mauvaise situation financière de l’Etat

 

Moroni, lundi 8 août 2005 (HZK-Presse) – Dans une lettre adressée le 25 juillet dernier aux ministres des Finances des Iles autonomes de Ngazidja, Ndzouani et Mwali, le nouveau Ministre d’Etat en charge des Finances et du Budget, M. Oubeidi Mzé Chei, tire la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation financière du pays, une situation qui risque de « perturber la viabilité de nos institutions », écrit-il, si des décisions ne sont pas prises rapidement.

       Dans cette correspondance plutôt inhabituelle, et dont HZK-Presse a pu se procurer une copie, l’argentier du gouvernement de l’Union ne va pas par quatre chemins pour tenter de convaincre tout le monde de l’intérêt à établir « un dialogue constructif », afin de trouver « des solutions rapides et originales », au regard des données actuelles couvrant la période du premier semestre 2005.

       Il ressort de la lettre ministérielle qu’entre janvier et juin 2005, les versements effectués sur le compte spécial ouvert à la Banque centrale pour recueillir les recettes à partager totalisent 6,1 milliards de francs comoriens, contre 10,9 milliards prévus par la loi de Finances, soit un taux d’exécution de 56%. Un niveau de recouvrement des recettes qui n’a pas permis de couvrir les dépenses publiques de la période.

       Selon le ministre des Finances de l’Union, des efforts considérables doivent être déployés pour ramener la masse salariale à un niveau plus supportable. Les effectifs de la Fonction publique (incluant l’île d’Anjouan) sont passés de 6028 à 10027 entre 1994 et 2005, soit une hausse de 66,3% en dix ans. Si le budget consolidé de l’année 2005 a prévu une masse salariale de 11,7 milliards de francs, les données actualisées laissent prévoir un chiffre record de 14 milliards, sur la base des effectifs réellement payés, soit 1,1 milliard par mois contre 977 millions.

       Parmi les causes de cette flambée des dépenses publiques, M. Oubeidi cite entre autres « la mise en place des nouvelles institutions », qui a multiplié les postes ministériels (passant de 11 à 36), ou les sièges de député (passant de 42 à 88), avec toutes les charges liées à leur fonctionnement.

       La lettre du Ministre des Finances de l’Union rappelle qu’entre février et juin 2005 la part versée par l’Union au titre des recettes à partager représente un montant de 5,1 milliards de francs, soit 84,4%, alors que l’île autonome d’Anjouan n’a versé dans la même période que 945 millions (15,3%), et Mohéli 13 millions (0,2%).

       Il ressort de la correspondance ministérielle du 25 juillet que la taxe unique sur le riz et les produits pétroliers totalise 6,5 milliards de francs, soit 28,07% des recettes à partager. Or, il s’avère que le recouvrement ne dépasse pas 40% pour les produits pétroliers à la fin juin.

       Concernant le riz, le ministre fait observer que l’Onicor (Office national d’importation et de commercialisation du riz) et l’Orizan (Office du riz d’Anjouan) n’ont pas versé leur IBD (impôt sur bénéfices divers) pour l’exercice 2004. L’île d’Anjouan est épinglée aussi pour les 750 millions de recettes à partager à recouvrer sur la dernière cargaison de riz.

       En annexe de la lettre du ministre des Finances de l’Union, figurent « les repères du programme de surveillance » établis avec le Fonds monétaire international, et qui fixent un certain nombre d’objectifs quantitatifs à atteindre avant la fin de l’année.

       Les gouvernements de l’Union et des Iles autonomes doivent s’abstenir d’accumuler de nouveaux arriérés intérieurs et extérieurs. On retiendra aussi certaines échéances convenues comme l’uniformisation de la douane et l’affermage des services à un privé (30 juin), l’harmonisation de la nomenclature budgétaire (30 septembre), la privatisation des sociétés des Hydrocarbures (31 décembre).

       Apparemment la plupart de ces repères devraient faire l’objet d’un suivi rigoureux, mais à la lecture de la lettre du ministre, le contexte souffre encore de nombreux blocages et « méfiances », qui ne facilitent pas la tâche du gouvernement dont la feuille de route se résume désormais à un seul objectif, la réussite de la Conférence des partenaires des Comores prévue le 25 novembre prochain.

       Pour lever cet obstacle, M. Oubeidi Mzé Chei suggère la concertation à travers « une réunion des ministres des Finances de l’Union et des îles » qui se tiendrait chaque mois.

El-Had Said Omar

080805/eso/hzkpresse/18h
 

Le groupe music Magic System dément avoir eu un contrat pour un concert à Mayotte

 

Moroni le lundi 8 août 2005 (HZK-Presse) – Dans un communiqué qui est parvenu hier à HZK-Presse, le célèbre groupe ivoirien Magic System, a vivement démenti les propos tenus sur RFO Mayotte par un promoteur mahorais, organisateur d’un festival à Mayotte où était en tête d'affiche Magic System le 30 juillet dernier, la date où ce même groupe avait programmé un concert à Moroni.

      Le groupe Magic System se dit très « surpris d’apprendre qu’il a refusé d’honorer un concert à Mayotte » soit disant qu’il avait « une proposition plus intéressante aux Comores ». Selon le communiqué, il s’avère le groupe avait été contacté par un certain « NINA » pour une prestation à Mayotte, mais la réponse a été optionnelle du fait que Magic System était déjà en négociations très avancées avec M. Said Ali Sultan, le Directeur de Majestic Studio à Moroni.

       Le promoteur de Mayotte était donc prévenu à temps de la confirmation des concerts des 29 et 30 juillet aux Comores. Le même communiqué précise que malgré cette offre, Magic System et Said Ali Sultan ont tenu à trouver une solution pour aller jouer à Mayotte, mais NINA ne s’est pas montré prêt à accepter les conditions posées.

       Le promoteur mahorais aurait eu une réaction « très désagréable envers Said Ali Sultan qui essayait de l’aider pour sauver un concert dont il a fait la publicité en annonçant la présence de Magic System sans l’accord du groupe.

       Il appartiendrait donc aux organisateurs d’apporter la preuve d’un quelconque engagement entre eux et le groupe, ajoute le communiqué.

       Il est d’usage dans ce genre de prestations qu’un contrat en bonne et due forme soit conclu, ce qui ne serait pas le cas pour le déplacement à Mayotte. « Les organisateurs de ce concert doivent assumer leur responsabilité et leur incompétence, au lieu de vouloir mettre la faute sur le dos des artistes. Pour nous, ils ont menti aux mahorais ».

       Le groupe se réserve même le droit de porter l’affaire en justice pour utilisation abusive de son image et pour diffamation. Mais ses fans de l’île au lagon peuvent se rassurer, car les célèbres artistes ivoiriens n’excluent pas une tournée à Mayotte « dès qu’une situation se présentera », conclut le communiqué signé par le manager du groupe, D. Madina.

       Rappelons que Magic System a séjourné à Moroni du 26 au 31 juillet dernier pour deux concerts qui ont remporté un franc succès, auprès d’un public VIP venu nombreux dans les jardins de l’Hôtel Le Moroni et surtout pour des milliers de fans qui ont pris d’assaut le grand stade de la capitale, lors du concert du 31 juillet.  

El-Had S.O.

080805/eso/hzkpresse/9h00
 

La Commission de la jeunesse et des Sports de l’Océan indien tient sa 20ème conférence à Moroni

Moroni le 25 juillet 2005 (HZK-Presse)
– La Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan indien (CJSOI), regroupant les représentants de six pays riverains (Comores, Djibouti, Maurice, Madagascar, La Réunion et Seychelles), a tenu à Moroni sa 20ème réunion ministérielle les 20 et 21 juillet dernier.

       La cérémonie d’ouverture a été honoré de la présence du Ministre d’Etat, Directeur de cabinet de la présidence de l’Union des Comores, M. Houmed Msaidié et du Commissaire national à la Jeunesse et aux sports, M. Mahamoud Salim Hafi.

       Au terme de ces deux jours travaux, les participants ont pris la résolution d’organiser la 5ème édition des Jeux des jeunes du 31 juillet au 5 août 2006 à l’île Maurice. Selon le communiqué de presse, cette manifestation sous-régionale comportera plusieurs disciplines sportives ainsi diverses activités culturelles et artistiques.

       Au total plus de 700 jeunes enfants âgés de 14 à 17 ans seront admis à participer aux différentes compétitions prévues. Selon le calendrier convenu, les Jeux de 2008 auront lieu aux Seychelles et ceux de 2010 aux Comores.

       La conférence a permis aussi d’arrêter les grandes orientations pour les 18 prochains mois, notamment la réalisation des outils pédagogiques destinés aux dirigeants d’associations et aux animateurs sportifs et de jeunesse, afin de renforcer leur capacité d’encadrement.

       Les conférenciers ont également réaffirmé les engagements de la Cjsoi à « poursuivre les rencontres et les échanges entre les jeunes de l’Océan indien et promouvoir les valeurs de solidarité, d’amitié et de paix » qui fondent l’organisation.

       Les travaux se sont déroulés sous la présidence de Madame Sylvette Pool, Ministre des Collectivités locales, des sports et de la Culture des Seychelles, présidente en exercice de la Commission.

       La veille, les experts avaient brossé le bilan des activités de l’année passée, notamment les stages de perfectionnement des cadres sportifs, les compétitions, les festivités etc., pour proposer un nouveau calendrier et une réactualisation des textes statutaires.

       Chaque pays membre de la Commission doit abriter au moins un événement, selon le programme établi et en fonction des disponibilités existantes, tout en espérant que les engagements pris seront confirmés et respectés dans les délais impartis.

       La Commission semble miser beaucoup sur le volet « Formation », car entre juillet 2005 et décembre 2006, il est prévu 18 programmes de formation dont 12 en Sports et 6 en jeunesse. 

El-Had S.O.

250705/eso/hzkpresse/21h00
 

le Président Azali au sommet de la COI a plaidé pour la conférence des amis des Comores

Moroni le 25 juillet 2005 (HZK-Presse)
- Le troisième Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Commission de l’Océan Indien (Coi) a clôturé ses travaux ce samedi 23 juillet à Antananarivo, sous la présidence de M. Marc Ravalomanana, président de la République de Madagascar.

       Le chef de l’Etat comorien, le colonel Azali Assoumani s’était rendu dans la Grande Ile, à bord d’un vol spécial de la compagnie privée Comores Aviation, accompagné d’une forte délégation composée de ministres, hauts fonctionnaires, hommes d’affaires et des notables.
       Etaient également présents les chefs d'Etat ou de gouvernement des trois autres pays membres de la COI, Jacques Chirac, président de la république française (représentant l’île de La Réunion), le président seychellois James Michel et le nouveau Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam.
       On a noté la présence en qualité d’observateurs du Commissaire Louis Michel, de l’Union Européenne, de M. Erastus Mwencha, Secrétaire Général du COMESA, et de M. Prega Ramsamy, Secrétaire Exécutif de la SADC.
       La Secrétaire Générale de la Coi, Mme Monique Andréas Esoavelomandroso a prononcé une allocution importante, suivie par le président Jacques Chirac, président sortant de la Commission, et enfin par le chef de l'Etat malgache, Marc Ravalomanana, qui ouvrait officiellement le sommet. A tour de rôle, les quatre Chefs d’Etat ou de Gouvernement ont présidé les quatre forums prévus.
       Ce 3ème sommet intervient six ans après celui de Saint-Denis de La Réunion, tenu en décembre 1999, et auquel le Chef de l’Etat comorien n’avait pas participé, pour cause de double crise séparatiste et institutionnelle. La délégation comorienne fut alors conduite par M. Sultan Chouzour, conseiller privé du président. 
       Ce sommet d’Antananarivo a été placé sous le thème générique «Valoriser notre patrimoine commun et renforcer notre solidarité pour un développement durable». Quatre forums de discussion se sont déroulés sur différents thèmes d’intérêt commun, notamment « La coopération politique, diplomatique et de sécurité », « le Développement durable et la solidarité », « La Coopération économique et commerciale » ainsi que « Le Renforcement de l’identité culturelle régionale. »
       Selon le communiqué final, parvenu à HZK-Presse, « Les Chefs d’Etat ou de Gouvernement ont salué l’adoption de nouvelles orientations stratégiques qui refondent le pacte politique initial, à l’origine de la COI. Ils se sont engagés à renforcer leur coopération dans le cadre de ces orientations. » Ils ont aussi réaffirmé leur « volonté de renforcer la coopération politique, diplomatique et en matière de sécurité qui constitue une priorité des Etats membres de la COI. »
       Les cinq chefs d’Etat ou de gouvernements ont exprimé leur satisfaction après « l’adoption par le Conseil extraordinaire de la COI du 20 juillet, de positions communes sur la diversité culturelle, les questions d’environnement et les négociations de l’Accord de Partenariat économique entre l’Union Européenne et les pays du groupe Afrique orientale et australe. »
       Abordant l’actualité brûlante marquée par le terrorisme international, le Sommet a appelé les Etats membres à « une coopération concrète face aux menaces communes, en particulier face au terrorisme. » Les conclusions de la réunion d’experts, organisée en juin dernier à la Réunion, doivent jeter « les bases d’une coopération opérationnelle (…) dans le sens d’un renforcement de l’efficacité de l'action commune et que le réseau ainsi constitué devienne un cadre de coopération technique qui pourra être appelé à s’élargir à d’autres thèmes. »
       C’est ainsi qu’il a été décidé de créer « une plate-forme permettant de renforcer les échanges en matière de police judiciaire, de police administrative et de sécurité publique, face aux mêmes types de criminalité (grands trafics, notamment de stupéfiants, mercenariat, etc.), » par un partage des expériences professionnelles et des savoir-faire.
       Dans le Forum « Affirmer notre identité commune dans l’océan Indien et dans un contexte régional élargi », présidé par M. Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores, le Sommet a réitéré « son engagement pour la promotion de la culture régionale en mettant en valeur son caractère propre, l’india-océanité, ainsi qu’à protéger les biens et patrimoines culturels. »
       Les chefs d’Etat ou de gouvernement ont adhéré au principe d’une « politique régionale de coopération autour de l’information et du maillage de réseaux culturels, de la formation des acteurs et des opérateurs et, enfin, de la circulation des artistes et des groupes ainsi que de la diffusion des œuvres. »
       Il a été décidé de relancer « la coopération universitaire et de recherche sous la forme d’un Réseau des établissements universitaires et de recherche des pays de la COI, qui privilégiera la coopération en matière de recherche, le soutien à la formation, la collaboration et les échanges, ainsi que la mobilité des étudiants, des chercheurs et des enseignants. Cette mise en réseau permettra notamment d’accompagner le développement de la jeune université des Comores. » De même la participation de pays de la COI au réseau sous-marin de câble optique sera encouragée.
       Dans le domaine de l’environnement, les chefs d’Etat et de gouvernement de la COI ont fait état des catastrophes naturelles auxquelles les pays de la COI sont particulièrement exposés, et le Sommet s’est félicité de la mise en place d’un Système d’alerte aux Tsunamis dans l’Océan Indien (SATOI).
       Selon le communiqué final, « l’indispensable solidarité » doit s’accompagner d’un « projet de coordination des secours grâce à la mise place d’une plate-forme régionale de secours d’urgence et d’aide humanitaire à La Réunion.
       La rencontre a donné aux Etats membres l’opportunité d’aborder la question du VIH/SIDA, sous forme de plaidoyer pendant la cérémonie d’ouverture officielle.
       Dans le domaine économique, le Sommet a reconnu au secteur privé son « rôle primordial » tout encourageant « les secteurs public et privé à s’associer » pour créer un climat favorable à l’esprit d’entreprise, à la création d’emplois et à l’investissement national et étranger. » Une garantie pour « la préservation des intérêts de la sous-région dans les processus d’intégration économique au sein du COMESA et de la SADC, et dans son partenariat avec l’Union Européenne ».
       La Commission de l’Océan Indien a 21 ans. Créée en 1984 aux Seychelles, elle est composée par les Etats membres des cinq îles du sud-ouest de l'océan Indien. Madagascar a abrité en 1991 le premier sommet, le deuxième s’est tenu en 1999 à l’île de la Réunion.
       Profitant de cette tribune, le président Azali a plaidé auprès de ses pairs la cause de son pays, notamment la tenue en novembre prochain de la conférence des partenaires et amis des Comores, prévue à l’île Maurice.
       Les dossiers du Développement durable, de la solidarité et de la Coopération économique et commerciale ont occupé une place de choix dans les interventions de la délégation comorienne. Les autorités de Moroni misent beaucoup sur la réussite du programme de surveillance avec le Fonds monétaire International, dont l’évaluation à mi-parcours, prévue en septembre prochain, sera sans doute déterminante pour la conférence des bailleurs de fonds.
El-Had S.O.
250705/eso/hzkpresse/12h00
 
Arrivée très attendue à Moroni du groupe Magic System pour un exceptionnel Concert en live

 

Moroni le 21 juillet 2005 (HZK-Presse) – Le célèbre groupe musical Magic System est attendu à Moroni le 26 juillet prochain, pour un Concert unique en live au grand stade de la capitale. Cet événement musical exceptionnel est une exclusivité pour ses organisateurs, car c’est la première fois que l’archipel des Comores accueillera une star de cette renommée internationale.

       Rendue célèbre par sa chanson « Premier Gaou », devenu son titre fétiche, Magic System s’est imposé au sommet des hits-parades africains et antillais. Un phénomène sans précédent depuis « Yéké Yéké », dit-on dans les médias notamment en Europe. Radio France internationale le passe en boucle et toutes les night club en rafolent.

       Né en 1996 dans les faubourgs d’Abidjan, le groupe Magic System est composé de quatre artistes (Asalfo, Goudé, Tino et Manadja) qui ne tardent pas à révéler leur talent, dès la sortie de leur premier album en1997. Le titre « Momo », premier extrait de l'album « Papitou », fait un tabac partout et dévoile la voix magnifique du chanteur principal Asalfo.

       Deux ans plus tard, Magic System réussit l’exploit d’entrer au studio Soft, qui n’avait rien à envier aux studios réputés les plus les plus performants d'Afrique de l'Ouest, grâce au professionnalisme de son manager Angelo Kabila, le propulsant au rang de premier groupe de la société Show Box International.

       Ils enregistrent alors les titres de l'album événement « 1er Gaou », avec huit chansons inspirées des réalités sociales africaines, comme l’histoire de cet amant qui refuse de jouer les « gnata », aux dépens de sa petite amie très matérialiste. La critique sociale du groupe touche beaucoup de thèmes sensibles tels que la pédophile dans les grandes villes dénoncées dans « Complainte », ou les conflits ethniques avec « Mi wan gno », l'avortement dans « Pourquoi ça », la  délinquance juvénile ou encore les vertus de la tradition dans « Amoulanga », etc.

       Sans beaucoup de moyens financiers, le groupe ne pouvait prétendre à une carrière internationale. Pourtant, son succès fut tel qu’une certaine maison de distribution (Showbiz) n’a pas hésité longtemps pour signer la sortie de l'album dont le résultat fit l’effet d’une bombe : plus de 40.000 cassettes vendues en 15 jours, le titre « 1er Gaou » devient un tube et un succès commercial.

       Le déplacement comorien de Magic System, annoncé depuis déjà quelques mois, sera finalement concrétisé grâce à l’heureuse initiative de Majestic Studio de Said Ali Sultan et de Seaview World Com de Mahmoud Ali Ahmed Bacar, deux structures locales qui ont chacune l’expérience et le savoir faire pour organiser un tel événement.

       Le spectacle sera sponsorisé par le Commissariat national à la Jeunesse, la Direction de la Culture de Ngazidja, Ahja-Prod, Sogil Café, Scotto FM, la 105 RB et Moroni FM. Selon un habitué des concerts, il faut s’attendre à un spectacle à guichet fermé, avec plus de 10.000 billets qui seront mis en vente. Un record, si l’on en croit un confrère qui a pu arracher quelques confidences précieusement gardées. Et l’on parle même d’une possible « journée dédicace » avant le départ du groupe. 

       Selon le programme communiqué à la presse, les artistes seront accueillis le mardi 26 juillet, à l’aéroport international Moroni Prince Said Ibrahim, par un public nombreux, pour être conduits en cortège jusqu’à l’hôtel Le Moroni où il donneront un Concert VIP, en plein air, devant quelques personnalités.  

El-Had S.O.

210705/eso/hzkpresse/21h00

Une délégation du Parti communiste chinois en visite d’amitié à Moroni

 

Moroni le 20 juillet 2005 (HZK-Presse) – Une délégation du Comité central du Parti communiste chinois est arrivée à Moroni ce mardi 19 juillet pour une visite de quatre jours. Les membres de cette importante délégation ont été accueillis à leur arrivée par des hautes autorités politiques et l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Moroni, M. Zhao Chunsheng.

       Le chef de la délégation, Mme Li Cheqin a déclaré que ce voyage aux Comores était « la première étape d’un périple dans plusieurs capitales africaines ». C’est aussi « à l’invitation des autorités comoriennes », ajoute-t-elle, que cette délégation est venue, pour nouer « des contacts avec les partis au pouvoir, et renforcer l’amitié et la compréhension entre les peuples comorien et chinois ».

       Il est prévu des rencontres avec les instances dirigeantes de la Convention pour le renouveau des Comores (Crc), le parti qui soutient l’action du chef de l’Etat comorien, le colonel Azali Assoumani, au pouvoir depuis le 30 avril 1999. La délégation chinoise effectuera une tournée dans les îles, pour découvrir le pays et sa population.

       Les relations sino-comoriennes remontent à 1975, au lendemain de l’accession de l’archipel à l’indépendance, la République populaire de Chine étant le premier pays à reconnaître le jeune Etat comorien.

       La coopération bilatérale s’est développée et renforcée sans relâche, notamment à travers l’aide du gouvernement chinois à la réalisation de plusieurs projets d’infrastructures, notamment le Palais du peuple, la Maison de la Radio-Télévision nationale, l’extension de l’aéroport international Moroni Prince Said Ibrahim, etc. Le Président Azali Assoumani a effectué en 2004 un voyage d’Etat à Pékin, accompagné d’une importante délégation.

El-Had S.O.

200705/eso/hzkpresse/11h00

Conservation de la biodiversité aux Comores, la forêt perd 500 hectares par an

 

Moroni le 20 juillet 2005 (HZK-Presse) – Une conférence de presse a été organisée ce mercredi 20 juillet au Centre national de Documentation et de recherche scientifique (Cndrs), dans le cadre d’un projet initié par des étudiants de l’Université d’Oxford (Royaume Uni), en séjour dans l’archipel, pour l’inventaire de la biodiversité et la sensibilisation des acteurs locaux pour sa conservation.

       L’équipe de recherche est constituée par cinq étudiants multidisciplinaires d’Oxford, Hugh Doulton, Anneke Newman, Katie Bird, Charles Marsh et Mark Bell, avec la collaboration de deux techniciens comoriens, Yahaya Ibrahim du Cndrs et Hamidou Ali de l’ONG « Aide ».

       Dans leur introduction à la Conférence, les chercheurs ont tenu à démontrer l’intérêt de cette étude spécifique en s’appuyant sur « l’origine volcanique l’isolement géographique l'archipel des Comores » qui offre « une diversité biologique unique au monde ». Ils ont voulu surtout alerter les acteurs comoriens sur la menace de disparition qui pèse sur cette richesse « très peu connue », notamment à cause « d'une pression démographique et une exploitation anarchique des ressources par des techniques inadaptées ».

       Les Comores ont été classées comme zone "hotspot" parmi les 6 grandes régions du monde dont la conservation de la biodiversité est prioritaire. On apprend aussi de des nouvelles espèces animales ou végétales sont découvertes dans le pays, à chaque expédition scientifique.

       Cette équipe de chercheurs fait observer que la dégradation des écosystèmes forestiers se poursuit, faisant perdre 500 hectares par an, avec le risque d’une extinction définitive d’espèces probablement inconnues par la science. Le gouvernement comorien en partenariat avec le programme de Nations Unis pour le Développement (Pnud), avec l'appui du Fonds pour l'Environnement Mondial (Fem) a adopté en 2001 un « Plan d'action et une stratégie pour la protection de la diversité aux Comores ».

       Ce document a servie de base de travail pour le groupe d'étudiants de l'Université d'Oxford, promoteurs d’un projet de 2 mois dont l’objectif est de « mener un inventaire de la diversité biologique des Comores et sensibiliser davantage les acteurs locaux pour sa conservation ».

       Ce projet, financé par le « British Petrolium Conservation Programme » se propose d'étudier dans un premier temps deux groupes de taxons d'intérêts biologique et environnementale évidents pour nos écosystèmes forestiers : les Oiseaux et les Papillons. Le projet préconise une approche participative à travers des enquêtes auprès des populations locales, afin d’évaluer les facteurs ayant une incidence sur les rendements agricoles, pour fournir des informations qui susceptibles de soutenir des projets en faveur de la gestion durable des forêts comoriennes.

       « Sur le plan scientifique, les résultats de nos recherches vont fournir des informations très précieuses, soulignent les conférenciers, dans le cadre de la mise en oeuvre des projets de création d'aires protégées ». Cette étude sur le terrain donnera lieu à la publication d’un rapport qui contribuera sans doute à une meilleure connaissance de la diversité biologique des îles Comores.

El-Had S.O.

200705/eso/hzkpresse/9h00

Paul Delapeyre a retrouvé sa liberté, mais une information judiciaire a été ouverte

 

Moroni le 18 juillet 2005 (HZK-Presse) – Le franco-comorien Paul Delapeyre, qui était poursuivi et placé en détention à Moroni, dans le cadre d’une affaire de « diffamation » dont il serait accusé par le Procureur de la république, a été présenté ce lundi 18 juillet devant le juge Omar Ben Ali, en procédure de flagrant délit.

       A l’issue de l’audience, le juge a ordonné la main levée du mandat de dépôt, ce qui, selon l’avocat du prévenu, Me Mourad Said Ibrahim, doit lui permettre de retrouver sa liberté de mouvement, et récupérer ses documents de voyage confisqués depuis plusieurs jours.

       Le parquet a ouvert une information judiciaire en désignant un juge d’instruction, en la personne de Mohamed Youssouf.

       Paul Delapeyre, animateur d’une ONG à Marseille, intervenant dans des activités d’insertion sociale, a été d’abord placé en garde à vue le mercredi 13 juillet à la gendarmerie de Moroni, puis incarcéré à la maison d’arrêt le 15 juillet. Il s’est vu confisquer son passeport français par la gendarmerie, avec obligation « de se présenter tous les jours à la brigade. »

       Arrivé aux Comores pour assister au mariage d’une nièce, Paul Delapeyre est poursuivi pour être l’auteur d’un article « jugé diffamatoire », diffusé sur un site Internet de la diaspora, et accusant le procureur de la République, M. Idi Bazia, de percevoir en France le RMI (Revenu Minimum d’Insertion), une allocation octroyée aux personnes en situation de précarité. Le procureur de la république possède, comme bon nombre de comoriens, la double nationalité, comorienne et française.

       Dans une précédente dépêche de HZK-Presse, le Procureur de la République, joint au téléphone, démentait catégoriquement être bénéficiaire d’une quelconque allocation sociale française depuis 1995 qu’il a quitté la France. Il se disait « déterminé à aller jusqu’au bout » pour se défendre contre des allégations qui sont, selon lui, « pires qu’une diffamation ».

       Pour Me Mourad Said Ibrahim, craignant une décision qui restreindrait la liberté de son client, « la dénonciation calomnieuse invoquée n’est pas fondée, car celle-ci doit être faite à une autorité qui a pouvoir de prendre des sanctions pénales ou disciplinaire, ce qui n’est pas le cas dans cette affaire ».

       Paul Delapeyre n’espère qu’une chose, « repartir à Marseille pour retrouver ma famille et mon boulot, tout simplement », dit-il. 

El-Had S.O.

180705/eso/hzkpresse/21h00

Le président Azali sera président au 3ème sommet de la Commission de l’Océan indien, le 22 juillet prochain

 

Moroni le 18 juillet 2005 (HZH-Presse) - Le troisième Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’Océan Indien (COI) se tiendra à Antananarivo le 22  juillet 2005. A à la tête d’une importante délégation, le président comorien Azali Assoumani fera le déplacement.

       Le président malgache Marc Ravalomanana, chef de l’Etat hôte du sommet, attend également  les chefs d'Etat ou de gouvernement des trois autres pays membres de la COI, Jacques Chirac, président de la république française (représentant l’île de La Réunion), le président seychellois, James Michel  et le tout nouveau Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam.

       «Valoriser notre patrimoine commun et renforcer notre solidarité pour un développement durable» est le thème qui a été choisi pour ce 3ème sommet. Les sujets des 4 forums programmés touchent à la coopération politique, diplomatique et sécurité, le Développement durable et solidarité, la Coopération économique et commerciale et le Renforcement de l’identité culturelle régionale.

       Ce troisième sommet sera une opportunité pour les Etats membres de parler du VIH/SIDA, sous forme de plaidoyer pendant la cérémonie d’ouverture officielle. Le vendredi 22 juillet à 10h00, s’ouvriront les travaux par une cérémonie solennelle au Palais national des Sports et de la Culture à Mahamasina, peut-on lire dans le programme du secrétariat de la COI.

       Pour des raisons de sécurité, le palais présidentiel d'Iavoloha dans la banlieue de la capitale, est pressentie pour accueillir la cérémonie d’ouverture. Des allocutions importantes seront prononcées par la Secrétaire Générale de la Commission, Mme Monique Andréas Esoavelomandroso, suivie par le président Jacques Chirac, président sortant de la COI, et enfin par le chef de l'Etat malgache, Marc Ravalomanana, qui ouvrira officiellement le sommet.

       A tour de rôle, les quatre Chefs d’Etat ou de Gouvernement, présideront les forums prévus. La présence du Président Jacques Chirac à ce sommet, constitue un moment important. Le président français saisira l’occasion du sommet pour poser la première pierre d'un marché financé par la coopération française.

       Le commissaire européen chargé du Développement et de l'aide humanitaire, Louis Michel, dirigera un atelier de travail le 23 juillet. La Commission de l’Océan Indien a 21 ans. Créée en 1984 aux Seychelles, elle est composée par les Etats membres des cinq îles du sud-ouest de l'océan Indien. Madagascar a abrité en 1991 le premier sommet, le deuxième s’est tenu en 1999 à l’île de la Réunion.

       Le président comorien saisira l’occasion de ce sommet pour plaider auprès de ses pairs la cause comorienne, notamment la tenue en novembre prochain de la conférence des partenaires et amis des Comores. Prévue initialement à l’île Maurice, pays ami, cette conférence pourrait être accueillie par l’Afrique du sud, pays coordonnateur des efforts de l’Union Africaine pour la consolidation de la réconciliation nationale aux Comores.

       Les deux thèmes, parmi les 4 retenus pour ce 3ème sommet de la COI à savoir, le Développement durable, solidarité et la Coopération économique et commerciale cadrent avec les préoccupations du gouvernement comorien qui se bat pour réussir son programme de surveillance conclu avec le Fonds monétaire International (FMI).

       L’évaluation à mi-parcours, prévue au mois de septembre permettra-t-elle aux autorités comoriennes d’obtenir le quitus des institutions de Bretons Wood, pour augmenter les chances de réussite de la conférence des partenaires des Comores et espérer conclure un véritable programme avec le FMI au mois de janvier 2006 ?

A.Amir Bobah

180705/aab/hzkpresse/18h00

Réunion ministérielle à Moroni de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan indien (Cjsoi)

 

Moroni le 18 juillet 2005 (HZK-Presse) – Une réunion ministérielle de la Commission de la jeunesse et des sports de l’Océan indien (Cjsoi) ouvre ses travaux ce lundi 18 juillet à Moroni, pour cinq jours.

Les ministres, accompagnés de leurs experts respectifs participeront à cette rencontre ordinaire. Les pays représentés sont Madagascar, Seychelles, Maurice, Comores, Djibouti et la France (La Réunion).

Prendront part aux travaux en tant que partenaires, le secrétaire général de la Conjefes, un représentant de l’AIF et un représentant du ministère français des Affaires étrangères. C’est le Commissariat national à la jeunesse qui assure l’organisation et l’accueil des délégation.

180705/eso/hzkpresse/9h00

Célébration de la journée mondiale de la Population sous le signe de « L’égalité c’est le pouvoir ».

 

Moroni le 16 juillet 2005 (HZK-Presse) – Comme tous les ans, l’Union des Comores a célébré la journée mondiale de la Population, avec un léger décalage (le 15 au lieu du 11 juillet).

       Cette année, l’événement a été placé sous le signe de : « L’égalité c’est le pouvoir ». La cérémonie s’est déroulée au Palais du peuple, en présence de la Ministre du Plan et de l’aménagement du territoire, Mme Réhéma Boinali, du Représentant du système des Nations unies, Mme Guispinna Mazza, de nombreuses autorités politiques et des invités de la société civile.

       Le Commissaire général au Plan, M. Younoussa Ben Imani, a saisi cette occasion pour livrer les premières données officielles du dernier recensement général de la population, effectué en septembre 2003.

       Selon le Commissaire, la population totale au niveau des trois îles (Anjouan, Mohéli et Grande-Comore) « s’élève à 575.660 habitants en 2003, contre 446.800 hab en 1991 », année du précédent recensement. Un chiffre qui traduit toutefois un léger recul du taux d’accroissement de la population comorienne passé de 2,7% à 2,1% entre 1991 et 2003. L’île autonome d’Anjouan continue à détenir le record de la plus forte densité par rapport aux autres îles de l’archipel.

       La célébration de cette journée mondiale de la population a été organisée avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap), dont l’assistance ces dernières année s’est focalisée sur quelques programmes jugés prioritaires, en relation notamment avec la femme et la santé de la reproduction, le recensement général de la population et l’élaboration du code de la famille récemment adopté par l’assemblée de l’Union.

El-Had S.O.

160705/eso/hzkpresse/21h00

Inauguration à Anjouan d’une usine de fabrication de tuyauterie

 

Moroni le 15 juillet 2005 (HZK-Presse) – Une usine de fabrication de tuyauterie a été officiellement inaugurée ce vendredi 15 juillet à Anjouan, en présence de nombreuses autorités de l’île et de l’Union.

       Il s’agit de la concrétisation d’un projet d’investissement privé dont le promoteur est Mamadaly, un riche commerçant d’origine indienne. Installée à Mutsamudu depuis trois générations, la famille Mamadaly fait partie des indiens des Comores les mieux intégrés et les plus entreprenantes.

       Ses magasins fournissent toute l’île d’Anjouan en matériaux de construction, notamment pour la réalisation de nombreuses infrastructures (adductions d’eau, postes de santé, école, etc.) financées par des organismes internationaux.

       Invité à la cérémonie inaugurale, le Chef de l’Etat, le colonel Azali Assoumani, s’est dit « conforté par cette initiative venant d’un membre d’une communauté hindou qui participe depuis des décennies au développement du pays ».

       Mais le président Azali a saisi l’occasion pour appeler les anjouanais à « consolider l’unité nationale retrouvée », en rappelant que « même à l’époque des sultanats, notre archipel avait su préserver sa cohésion nationale », comme au 19ème siècle « lorsque les trois sultans d’Anjouan, de Mohéli et de Grande-Comore s’étaient rendus en France auprès du roi Louis Philippe pour s’opposer à la cession de Mayotte au commandant Passot ».

       Quant au président Mohamed Bacar de l’île autonome d’Anjouan, il a exprimé sa satisfaction de voir s’implanter cette nouvelle unité de production « qui aura beaucoup de retombées économiques, en générant des emplois et des richesses ». L’initiative privé reste selon lui, « la seule alternative capable de faire reculer le chômage dans le pays, car la fonction publique ne peut plus donner du travail à tous ces jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’emploi ».

       Le ministre Djaffar Salim s’est employé à mettre en confiance les opérateurs économiques en affirmant que « tout sera mis en œuvre pour encourager les investissements dans l’île, notamment à travers l’adoption d’un code des investissements plus attractif ».

       Le promoteur du projet, M. Mamadaly a justifié son investissement en déclarant que « l’eau est source de vie » et que désormais « beaucoup de foyers pourront accéder à l’eau grâce à la production locale de la tuyauterie, un matériel jusque là entièrement importée de l’extérieur, et donc plus cher.» Le prix au consommateur sera, semble-t-il, plus compétitif, avec une garantie de qualité comparable.

       Il existe à Anjouan quelques unités de production semi-industrielle, dont la plus importante est l’usine de mise en bouteille des boissons Coca-Cola installée dans la région de Patsy depuis le début des années 1990. 

El-Had Said Omar

160705/eso/hzkpresse/18h00

Les autorité comoriennes prennent des engagements fermes contre le terrorisme et la criminalité organisée »

 

Moroni le 16 juillet 2005 (HZK-Presse) – Du 13 au 15 juillet, le gouvernement comorien a organisé au ministère des Relations extérieures, en coordination avec le Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations Unies, un atelier réunissant les experts nationaux en la matière pour engager le pays sur le processus de « la ratification et l’incorporation des instruments universels contre le terrorisme et la criminalité organisée » ainsi que « la rédaction des rapports réguliers au Comité contre le terrorisme de l’Onu. »

       Le capitaine Mahamoud Fakridine Mradabi, patron de la Direction nationale de la documentation et de la protection de l’Etat (DNDPE), instituée en mai dernier par décret présidentiel, s’est félicité du « bon déroulement des travaux », preuve selon lui que « les autorités comoriennes sont déterminées à vouloir très vite ratifier les conventions sur le terrorisme et incorporer les instruments universels contre le terrorisme et la criminalité organisée ».

       La Dndpe a été à juste titre désignée par l’atelier comme « le point focal national » chargé du suivi de la mise en œuvre des instruments universels contre le terrorisme et du plan d’action validé par l’atelier. Le capitaine Mahamoud Fakridine aura notamment la mission de veiller à « l’élaboration des rapports dus aux comités du Conseil de Sécurité en vertu des résolutions 1267,1373, 1540. »

       Présent à l’atelier, le Procureur Général, Jaffar Ahmed Said, affirme que « sur les douze conventions visées, quatre seulement restent à ratifier par les Comores ». Il indique que « deux importants projets de lois seront soumis prochainement à l’assemblée nationale pour adoption, l’un contre le terrorisme en général et l’autre contre la criminalité dans le monde et dans la région ».

       L’Union des Comores s’est engagée à ratifier avant le 31 décembre 2005, cinq conventions et protocoles pour la prévention et la répression du terrorisme notamment celles relatives à « la protection physique des matières nucléaires » et « la répression des actes illicites de violence dans les aéroports servant d’aviation civile internationale », etc.

       Pour les observateurs, cet engament des Comores serait le fruit de la collaboration initiée en 2003 avec les Etats-Unis, grâce à la reprise de la coopération militaire, dans la lutte contre le terrorisme et la recherche active d’un terroriste de nationalité comorienne, présumé auteur des attentats de Nairobi et Dar-salam.

       L’Etat comorien a démontré sa volonté à s’associer à la lutte contre le terrorisme en fermant la représentation à Moroni de l’organisation humanitaire saoudienne « Al-haramain », soupçonnée de soutenir certains milieux activistes, malgré la réalisation de nombreuses infrastructures sociales dans le pays.

       Le ministre de la défense et de la sécurité, Abdou Madi Mari, a souligné que « le gouvernement de l’Union va ratifier avant la fin de l’année, les protocoles additionnels et conventions des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée ». Il s’agit des protocoles visant à « prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier les femmes et les enfants » ou contre « le trafic illicite des migrants par terre, air et mer », et enfin le protocole contre « la fabrication et le trafic illicites d’armes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions ».

       Des engagements fermes ont été pris dans le cadre de cet atelier notamment l’incorporation dans la législation interne, avant le 31 décembre de cette année, des infractions et dispositions relatives à la compétence des instruments universels contre le terrorisme » et avant le 1er septembre 2005, le Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité des Nations Unies recevra le deuxième rapport de l’Union des Comores.

       En contrepartie, l’Union des Comores demande à l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (Onudic) un appui technique et logistique destiné à la formation des praticiens nationaux en matière de coopération internationale et « pour l’élaboration d’une loi relative à l’extradition et l’entraide judiciaire ».

       L’Union des Comores, projette d’organiser à Moroni, un atelier régional regroupant les Etats membres de la Commission de l’Océan indien, « pour renforcer leur coopération judiciaire en matière pénale. »

       Un état des besoins en assistance technique de l’Union des Comores a été élaborée et touche des domaines variés tels que « le contrôle des frontières, l’amélioration de registres de l’Etat civil, la fixation des normes minima pour la délivrance des pièces d’identité et de documents de voyages… »

       Une motion de soutien des députés de l’assemblée nationale apporte « son appui aux conclusions de l’atelier » et rassure l’exécutif de l’examen rapide et l’adoption des lois sur le terrorisme dans les délais prévus.

A.Amir Bobah

160705/aab/hzkpresse/12h00

Paul Delapeyre, placé en détention provisoire, en attente d’un jugement pour flagrant délit, sur une affaire l’opposant au procureur de la république

 

Moroni le 15 juillet 2005 (HZK-Presse) – Un français d’origine comorienne, Paul Delapeyre, animateur d’une ONG à Marseille, intervenant dans des activités d’insertion sociale en France, a été déféré au parquet ce vendredi 15 juillet. Il était placé en garde à vue depuis mercredi 13 juillet à la brigade judiciaire de Moroni dans le cadre d’une affaire l’opposant au procureur de la république.

       Le parquet a finalement décidé de placer M. Delapeyre en détention provisoire à la maison d’arrêt de Moroni en attente d’un jugement, selon la procédure de flagrant délit.

       Arrivé aux Comores pour assister au mariage d’une nièce, Paul Delapeyre est poursuivi pour être l’auteur d’un article « jugé diffamatoire », diffusé sur un site Internet de la diaspora, et accusant le procureur de la République, M. Idi Bazia, de percevoir en France le RMI (Revenu Minimum d’Insertion), une allocation octroyée aux personnes en situation de précarité. Le procureur de la république possède, comme bon nombre de comoriens, la double nationalité, comorienne et française.

       Lors de sa première interpellation, le franco-comorien Paul Delapeyre, s’est vu confisquer son passeport français par la gendarmerie, avec obligation « de se présenter tous les jours à la brigade. »

       Aujourd’hui en prison, le franco-comorien de Marseille ne nie pas être l’auteur de l’article incriminé mais plus encore, soutient détenir « les preuves de ses accusations. » Dans une précédente dépêche de HZK-Presse, le Procureur de la République, joint au téléphone, dément catégoriquement être bénéficiaire d’une quelconque allocation sociale française depuis 1995 qu’il a quitté la France. Il se dit « déterminé à aller jusqu’au bout » pour se défendre contre des allégations qui sont, selon lui, « pires qu’une diffamation ».

       M. Idi Bazia affirmait à HZK-Presse qu’il ne pouvait pas être immatriculé au Consulat de France à Moroni et bénéficier d’un RMI en France. L’avocat Mourad Said Ibrahim, a été constitué par la famille de Paul, mais dit « attendre la communication du dossier avant de faire une déclaration. »

El-Had S.O. et A.Amir Bobah

150705/aab/eso/hzkpresse/14h00

Le 14 juillet à Moroni placé sous le signe des valeurs républicaines

 

Moroni le 15 juillet 2005 (HZK-Presse) - La fête du 14 juillet à Moroni, à la résidence de l’Ambassadeur de France, Christian Job, a été célébrée cette année dans la sobriété. Les attentats de Londres, qui ont fauché la vie à une cinquantaine de personnes, ont inspiré le discours de Christian Job, qui a longuement disserté sur les valeurs qui fondent la république française depuis la révolution de 1789.

       Madame Soilha Said Mdahoma, femme d’affaires franco-comorienne, a été décorée de la médaille de chevalier de l’ordre national du mérite, une distinction instituée par le Général De Gaule.

       Une brochette de personnalités politiques, religieuses, de représentants du corps diplomatique et des organismes internationaux, des membres des corps constitués ont été présents à la cérémonie.

       Dans son discours, l’ambassadeur Christian Job, a disserté sur les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, devise de la république française, née de « la prise de Bastille », un certain 14 juillet 1789. Deux minutes ont été observées à la mémoire des victimes des attentats de Londres.

       L’ambassadeur a saisi l’occasion pour dénoncer les barbaries commises au nom des religions dans le passé et les actes ignobles exécutés au nom de dieu dans le présent. Il a été frappé par les valeurs de tolérance de l’islam pratiqué aux Comores et par l’engagement ferme et l’élan de solidarité manifesté par les autorités comoriennes dans la lutte contre le terrorisme international.

              En remettant la médaille à Madame Soilha, l’ambassadeur a présenté l’itinéraire et les réalisations qui ont conduit le président Jacques Chirac à décerner cette distinction.

       Madame Soilha  a monté des entreprises, mené de nombreuses actions sociales en faveur des couches les plus défavorisées et participé à des projets politiques en faveur de l’Etat de droit en général, de la démocratie et des droits de l’homme en particulier.

A. Amir Bobah

150705/aab/hzkpresse/12h00

Célébration de la fête nationale française 

 

Moroni le 14 juillet 2005 (HZK-Presse) – Les ressortissants français célèbrent aujourd’hui dans les jardins de la résidence de l’ambassadeur, la fête nationale du 14 juillet. Comme à l’accoutumée, plusieurs personnalités civiles et militaires y sont invitées, et l’ambassadeur de France, M. Christian Job, donnera ce soir sa première allocution, cinq mois après son accréditation à Moroni. 

       Cette année, les mesures de sécurité ont été encore renforcées, notamment par un contrôle plus rigoureux à l’entrée de la résidence, suite aux récents attentats perpétrés à Londres. Les invités seront pour la première fois soumis à un contrôle d’identité, en plus de la présentation du carton d’invitation.

       La communauté française aux Comores, fortement réduite depuis quelques années, est constituée d’une centaine de coopérants en poste sur les trois îles (Anjouan, Mohéli et Grande-Comore). Leur nombre avoisinait le millier au début de la décennie 1990.

       L’Union des Comores compte bon nombre de binationaux, possédant la double nationalité comorienne et française, et qui sont dans leur grande majorité (environ 150.000) installés en France métropolitaine depuis deux ou trois générations. Marseille, appelée la deuxième ville des Comores, abrite la plus grande communauté comorienne de France. La France accueille sur son sol des ressortissants comoriens dont beaucoup d’étudiants.

       Une diaspora dynamique et réputée solidaire, qui entretient des liens particulièrement profonds avec l’archipel, à travers des transferts en devises représentant l’équivalent du budget annuel de l’Etat comorien, soit plus de 40 millions d’euro, selon la Banque centrale des Comores.

       La coopération française, suspendue au lendemain du coup d’Etat du 30 avril 1999, a été relancée, à l’issue des travaux de la Commission mixte franco-comorienne, tenue à Paris en avril dernier, après une longue période de gel. Cette reprise de la coopération bilatérale entre les Comores et l’ancienne puissance coloniale, intervient dans un contexte politique marqué par la fin de la crise séparatiste anjouanaise et le retour à l’ordre constitutionnel, suite à l’accord de réconciliation nationale du 17 février 2001, qui a donné naissance à un nouvel ensemble comorien offrant une plus large autonomie aux îles.

       Mais les relations franco-comoriennes restent marquées par le contentieux de la quatrième île de l’archipel (Mayotte), maintenue sous administration française depuis l’accession des Comores à l’indépendance le 6 juillet 1975, et qui continue trente ans après, à être revendiquée par l’Etat comorien au sein de toutes les organisations internationales.

El-Had Said Omar

140705/eso/hzkpresse/11h00

Le Collège des sages, « une force motrice de la notabilité comorienne rénovée », tient sa première conférence    

 

Moroni le 14 juillet 2005 (HZK-Presse) – Le Collège des Sages (CDS), une organisation non gouvernementale, a tenu sa première conférence de presse ce mercredi 13 juillet à la salle de réunion de l’Union des Chambres de commerce de Moroni. Sa devise « Shewo, Amani, Mayendelewo » (Honneur, Paix, Développement) résume toute la philosophie de son action.

       Présidée par le docteur Kassimou Said Hamadi, la conférence a porté sur la présentation du Collège (CDS), ses objectifs et les actions que l’organisation entend mener. Constitué par des commis de l’Etat à la retraite, des personnalités du monde de l’économie et du commerce, le « Collège des Sages » ambitionne, selon les propos de son président Dr Kassimou Said Hamadi, « de constituer l’outil adéquat capable de jouer le rôle de force motrice de la notabilité comorienne rénovée ».

       « Le Collège doit devenir un instrument efficace dont la société civile de notre pays doit se saisir pour encadrer la population et l’aider à faire face aux exigences des temps modernes » a indiqué le Dr Kassimou.

       Si les statuts ne restreignent pas l’état et la qualité de membre, Abdillah Mbaé, conseiller du collège, et président-directeur général d’une société d’assurances, a présenté le Collège comme « une organisation évoluant sur la seule île de la Grande-Comore, réunissant des personnalités originaires de l’île et qui aspire à devenir le gardien des valeurs culturelles, traditionnelles et celles de l’identité comorienne ».

       Constatant « la dérive des structures traditionnelles et leur implication trop grande et souvent nocive dans les conflits politiques », M. Ali Abdoulhamid, maire de Koimbani, souligne que le CDS « s’engage à redéfinir son rôle et sa place en redonnant à la notabilité ses fonctions originelles. »

       Mohamed Adamou, entrepreneur, et vice-président du CDS, estime pour sa part que « les membres de l’organisation sont des hommes expérimentés, formés pour la plupart dans les meilleures écoles et qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour le pays. »

       Il a précisé que le CDS « contribuera à la sécurité et au développement durable des Comores ». « Par ses contributions diverses, le collège, poursuit-il, espère devenir à la longue un organe consultatif privilégié des pouvoirs publics du pays et des institutions internationales » a-t-il ajouté.

       Si le CDS n’entend pas se substituer à la notabilité traditionnelle, il s’emploie à « contribuer à la médiation, à la prévention et au règlement des conflits locaux et régionaux par la concertation et le dialogue ».

       A la question de savoir, si le CDS ne se muera pas en parti politique, Said Mohamed Mchangama, secrétaire général, rassure que « ce n’est pas la vocation du Collège des sages. » Le CDS, « s’appuie sur les structures traditionnelles tout en s’ouvrant aux hauts cadres de l’administration, aux universitaires, aux hommes d’affaires, aux membres des professions libérales pour développer les valeurs de démocratie, les libertés individuelles. » Parmi ses missions premières figure au centre « la valorisation auprès des jeunes des concepts de civisme, de patriotisme, de fraternité et de solidarité nationale. »

A.Amir Bobah

130705/aab/hzkpresse/18h30

Un franco-comorien en garde à vue à la gendarmerie de Moroni pour « diffamation » 

 

Moroni le 13 juillet 2005 (HZK-Presse) – Paul Delapeyre, animateur d’un ONG à Marseille chargé de l’insertion sociale en France, est placé en garde à vue depuis mardi 12 juillet à la brigade judiciaire de Moroni.

       Convoqué au parquet de Moroni, il lui a été signifié qu’il est l’auteur d’un article, diffusé sur le WEB, « jugé diffamatoire », accusant le procureur de la République Idi Bazia de toucher le RMI (Revenu Minimum d’Insertion) en France. Le procureur possède, comme bon nombre de comoriens, la double nationalité, comorienne et française.

       Relâché hier, puis retenu aujourd’hui, le franco-comorien s’est vu confisqué son passeport français par la gendarmerie et l’ordre lui a été donné « de se présenter tous les jours à la brigade. »

       Selon des sources proches, Paul Delapeyre ne nie pas être l’auteur de l’article incriminé mais plus encore, soutient détenir « les preuves de ses accusations. » Venu à Moroni pour marier sa nièce, Paul Delaperyre, était loin de s’imaginer qu’un article, qui n’est plus d’actualité, serait l’objet de ses déboires.

       Joint au téléphone par HZK-Presse, le Procureur de la République a catégoriquement démenti être bénéficiaire d’une quelconque allocation sociale française depuis 1995 qu’il a quitté la France. Il se dit « déterminé à aller jusqu’au bout » pour se défendre contre des allégations qui sont « pires qu’une diffamation », prévient-il. M. Idi Bazia affirme avoir épousé une française qui gagne plus de 2.000 euro par mois, soit quatre fois le RMI.

Paul Delapeyre sera déféré au parquet ce vendredi 15 juillet, pour être probablement entendu et jugé.

AAB

130705/aab/hzkpresse/12h00

L’examen du Baccalauréat se poursuit malgré la grève des enseignants

 

Moroni le 13 juillet 2005 (HZK-Presse) – Malgré la menace de boycott qui planait sur le déroulement des examens de fin d’années dans les établissements publics, tout semble se passer sans encombre, notamment pour l’examen du baccalauréat dont les épreuves ont débuté le lundi 11 juillet dans le calme.

       La particularité de la session 2005 du Bac est sans doute la réintégration de l’île d’Anjouan dans l’organisation de l’examen, sous la supervision du gouvernement central, et ce, pour la première fois depuis le déclenchement de la crise séparatiste en 1997.

        Apparemment, le mot d’ordre de grève lancé par le syndicat des professeurs n’a pas perturbé le déroulement du Bac, comme le craignaient encore les autorités de l’île et beaucoup de parents d’élèves angoissés à l’idée d’une éventuelle annulation des épreuves.

       Après les épreuves de Français, Langues vivantes et Philosophie, les quelques 4753 lycéens candidats inscrits cette année dans les quatre centres d’examen de l’île de Ngazidja, planchent ce mercredi sur les matières scientifiques.

       Le ministre de l’Education du gouvernement de l’île autonome de Ngazidja (Grande-comore), M. Mohamed Issimaila, n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction, même si quelques heures avant de début de l’examen, il avait lancé un appel aux enseignants, les implorant de faire preuve de « sagesse et de responsabilité » afin d’éviter le risque de « faire perdre aux enfants une année scolaire entière et irrattrapable, alors qu’un arriéré de salaire n’est jamais définitivement perdu », lançait-il sur les ondes de Radio-Ngazidja.

       Quant à son collègue du ministère des Finances, M. Younoussa Assoumani, assurant l’intérim du président de l’île actuellement en voyage, il prend à témoin l’opinion publique, en affirmant que son gouvernement traverse une crise budgétaire provoquée essentiellement par le fait qu’il ne reçoit que « la portion congrue des recettes à partager que daigne reverser les autorités de l’Union ».

       Le syndicat exigeait le paiement des salaires de mai et juin 2005, une revendication difficile à satisfaire compte tenu de la situation financière actuelle, marquée par « une forte dégradation des recettes publiques, combinée à un nouveau dérapage des effectifs de la fonction publique », faisait observer à HZK-Presse un expert impliqué dans les dossiers économiques et financiers du pays.

       La préparation, la surveillance des examens ainsi que la correction des copies du Bac seront donc assurés par certains enseignants non grévistes et des professeurs d’Université, appuyés probablement par des fonctionnaires exerçant dans divers départements ministériels.

Abdou Boina, un parent d’élève s’est dit soulagé que le Bac ait pu avoir lieu, en espérant « que les enfants ne seront plus les otages d’un conflit social dramatique pour tout le monde, y compris les enseignants ».

El-Had S.O.

130705/aab/hzkpresse/9h30

Les passations de services se poursuivent dans les ministères et au cabinet de la présidence

 

Moroni le 12 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)Une cérémonie de passation de service s’est déroulée ce mardi 12 juillet à la présidence de l’Union, entre l’ancien et le nouveau Directeur de cabinet.

       C’est dans un décor sobre et peu protocolaire que le nouveau Directeur de cabinet à la présidence, M. Houmed Ali Msaidié a pris officiellement ses fonctions, en présence du chef de l’Etat, le colonel Azali Assoumani, du personnel du palais de Beit-Salam et d’une cinquantaine d’invités.

       Le Directeur de cabinet sortant, M. Badaoui Mohamed Chatur, a déclaré sa « satisfaction d’avoir accompli avec loyauté et dévouement sa mission », et de continuer à mériter la confiance du président Azali, en assumant les nouvelles responsabilités qu’il vient de lui confier à la tête du ministère des Transports, du Tourisme, des Postes et Télécommunications.

       A son tour, son successeur, M. Houmed Msaidié, a affirmé sa « disponibilité à travailler auprès du chef de l’Etat, qui a les qualités d’un vrai marathonien ». L’ancien ministre de la Défense promet « fidélité et conviction » face aux nombreux défis qui l’attendent, notamment « la réussite de la prochaine Table ronde des partenaires de Comores », conclut-il.

       Dans l’après-midi, c’est le ministère des Relations extérieures qui a procédé à la passation de services entre le sortant, M. Souef Mohamed El-Amine et son successeur M. Abdou Soefo. Plusieurs invités se sont joints au personnel du ministère, pour une cérémonie voulue solennelle et symbolique.

       On retiendra surtout de M. Souef Mohamed El-Amine comme celui qui a effectué l’un des plus longs passages à la tête de la diplomatie comorienne (6 ans), derrière M. Said Kafé (8 ans). Il a pris dès ce matin la direction générale de la Société comorienne des Hydrocarbures, dont l’ex-patron n’est autre que son successeur, M. Abdou Soefo, qui est aussi le numéro un du parti présidentiel, la Convention pour le renouveau des Comores (Crc).  

El-Had S.O.

120705/eso/hzkpresse/21h00

Le Ministère des Relations extérieures reçoit les ambassadeurs et représentants des organisations internationales

 

Moroni le 11 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)Le ministère des Relations extérieures et de la Coopération a publié à Moroni un communiqué dans lequel on apprend que le ministre sortant, M. Souef Mohamed El-Amine et son successeur M. Abdou Soefo, assisté du Directeur de cabinet à la présidence de la république, M. Houmed Msaidié, ont reçu ensemble les ambassadeurs accrédités à Moroni et les représentants des organisations internationales ainsi que les Consuls honoraires.

L’objet de la rencontre était une prise de contact qui a permis au ministre sortantn M. Souef Mohamed El-Amine de présenter son successeur M. Abdou Soefo avant les passations de service d’usage. Selon le communiqué, les représentants de la communauté internationale ont exprimé leur disponibilité à accompagner le nouveau ministre en vue du « renforcement des liens entre leurs pays et organisations respectifs et l’Union des Comores ».  

Le 9 juillet dernier les ambassadeurs du Nigeria et du Pakistan ainsi qu’un haut diplomate indonésien qui ont participé aux cérémonies du 30ème anniversaire de l’indépendance des Comores étaient également reçus par les deux ministres. Les entretiens ont porté sur l’approfondissement de la coopération bilatérale.

Dans un autre communiqué de presse diffusé la veille, le gouvernement de l’Union des Comores a condamné les attentats de Londres ainsi que l’assassinat d’un diplomate égyptien à Bagdad.

Selon le communiqué, le gouvernement comorien déclare ne pas accepter « cette folie meurtrière et appelle à une plus grande coopération internationale pour vaincre le terrorisme ».

110705/eso/hzkpresse/12h30

Le parti Djawabu se désolidarise du pouvoir de l’exécutif de l’île de Ngazidja

 

Moroni le 7 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)Dans un communiqué diffusé à Moroni le 7 juillet, le parti Djawabu ya Komori s’est exprimé publiquement sur la composition du nouveau gouvernement de l’île autonome de Ngazidja.

La formation politique qui se réclame de la révolution du président Ali Soilihi (1976-1978) estime que « la gestion de l’île n’a pas été à la hauteur de nos attentes », et que « cette nouvelle recomposition fait la sourde oreille aux propositions » que le Djawabu a formulées à ses partenaires du « Mdjidjengo », la mouvance politique soutenant l’action du président de l’île, Mzé Abdou Soulé Elbak.

Le parti Djawabu dont le président est M. Youssouf Said, élu député en avril 2004 à l’Assemblée de l’Union, déclare que cette configuration est « purement électoraliste ». Il se désolidarise donc du gouvernement de l’île, toute en affirmant vouloir participer à « une autre pratique politique » et continuer à défendre « l’autonomie large des îles, la transparence dans la gestion des affaires publiques ».

Le président du Djawabu a affirmé à HZK-Presse que M. Dini Nassur, reconduit au nouveau gouvernement d’Elbak au poste de Ministre de l’Agriculture, « ne représente plus son parti ».

070705/eso/hzkpresse/21h00

L’île autonome de Ngazidja change de gouvernement

 

Moroni le 6 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)Quelques heures avant de s’envoler pour la France, le président de l’île autonome de Ngazidja, M. Mzé Abdou Soulé Elbak a rendu publique la liste de son nouveau gouvernement.

Composé de neuf ministres, cette équipe a vu l’entrée de cinq nouveaux, dont M. Cheikh Ali Bacar Kassim du MDP, qui a préféré abandonner son siège de député à l’Assemblée de l’Union pour occuper le portefeuille du Ministère des Transports et du Tourisme.

On retiendra également les noms de Dr Ali Elbadaoui, au Ministère de la Santé, M. Toihir Ibrahim au Ministère de la Justice, Assoumani Massimia à la Communication et M. Mohamed Sinane au Ministère de l’Energie et de l’équipement.

Trois ministres ont conservé leurs départements respectifs, M. Younoussa Assoumani au Finances, Mohamed Issimaila à l’Education, Mohamed Chafiou à l’Intérieur et Dini Nassur à l’Agriculture.

La principale caractéristique de nouveau gouvernement est la recomposition politique opérée autour de quatre formations politiques : le PCDP-Djamanazi, le Front Démocratique, le MDP et le FNJ. Deux autres partis ne sont pas représentés, le Shawiri et le Djawabu, après la défection du Chuma en 2004.

070705/eso/hzkpresse/9h00

Conférence de presse du Conseil des Femmes du Ridja

 

Moroni le 5 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)Le Rassemblement pour une initiative de développement pour une jeunesse avertie (Ridja), un parti politique dirigé par l’avocat Said Larifou, a tenu le 5 juillet à Moroni une conférence de presse, spécialement organisée par son Conseil des femmes. Ce rendez-vous avec les médias a été consacré au bilan des 30 ans d’indépendance des Comores ainsi que l’actualité politique et sociale du pays.

Pour le Ridja, l’acte du 6 juillet 1975 est une « affirmation de la dignité du peuple comorien ». Mais la célébration de ce 30ème anniversaire de l’indépendance est surtout une occasion pour ses militants d’ouvrir le débat des prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle de 2006.

Au cours de cette conférence, le Ridja a estimé que la tenue de ce scrutin doit se faire dans le « respect de la constitution de décembre 2001 et des engagements pris ». Mme Hadjira Oumouri, membre du conseil des Femmes, n’a pas manqué de saluer le vote de la loi sur la tournante, et d’annoncer que son parti se prépare à choisir prochainement son candidat à la présidentielle de l’Union, à l’issue de son 2ème congrès qui se tiendra à Anjouan du 27 au 28 août 2005.

050705/eso/hzkpresse/18h00

le Chef de l’Etat met fin aux fonctions du gouverneur de la Banque Centrale

 

Moroni le 12 juillet 2005 (HZK-Presse) - Le Gouverneur de la Banque Centrale des Comores (BCC), M. Ibrahim Ben Ali, a été démis de ses fonctions par décret du chef l’Etat le colonel Azali Assoumani, a confirmé à HZK, le tout nouveau directeur de cabinet de la présidence de la République, M. Ali Houmed Msaidié.

 

Le Gouverneur de la BCC a retrouvé la liberté, le vendredi 8 juillet à 9 heures du matin, après avoir a purgé une peine de 1 mois d’emprisonnement. Il avait été inculpé dans le cadre de l’affaire de détournement de fonds à la BCC. En première instance, il écope une peine de 6 mois de sursis et sa condamnation sera aggravée en Appel et commuée à 1 mois de prison ferme et 6 mois de sursis. Son avocat réunionnais, Remi Bonniface, avait formé un « pourvoi en cassation », rendant suspensif, la peine prononcée.

 

En le déférant à la maison d’arrêt de Moroni, ignorant le pourvoi en cassation formé par ses avocats, la justice avait provoqué la réaction du collectif des avocats du Barreau de Moroni et de St Denis de la Réunion, qui avaient, immédiatement porté plainte « pour arrestation et détention illégale ». La cour d’appel n’avait pas tenu compte du pourvoi en cassation, en raison de la non mise en place de la Cour suprême.

 

Après sa détention, le gouvernement comorien saisit le conseil d’Administration de la BCC,  dont fait partie la Banque de France, pour procéder sans délai à son remplacement. De sources officieuses, le conseil aurait opposé une fin de non-recevoir. A sa sortie de prison, le gouverneur a refusé de faire une déclaration.

 

En le démettant de ses fonctions, le chef de l’Etat comorien a mis fin au bras de fer engagé entre le gouvernement et le conseil d’administration de la BCC. De sources de la présidence de la République, l’ancien ministre des finances, Ahamadi Abdoulbastoi, aurait les faveurs du chef de l’Etat pour occuper ce poste convoité.

 

L’on se rappelle que dans cette affaire, la Banque Centrale a été victime de détournement de fonds de près de 390.000 euros et c’est le gouverneur, Ibrahim Ben Ali, alors contrôleur de la Banque au moment des faits, qui a porté l’affaire devant la justice et suspendu les auteurs présumés. Il se verra lui-même inculpé pour « négligence » et emprisonné. Aujourd’hui libre de ses mouvements et malgré le souhait de du conseil d’administration qui espère son maintien au poste, le gouvernement comorien décide de le remplacer, par un candidat réputé être proches des institutions financières de Bretons Woods.

AAAB

120705/aaab/hzkpresse/11h00

Célébration du 30ème anniversaire de l’indépendance

La présidentielle de 2006 « une étape décisive pour le devenir du pays », selon le colonel Azali Assoumani

 

Moroni le 6 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)C’est sous une pluie battante qu’a été célébrée à Moroni ce mercredi matin la fête nationale, marquant le 30ème anniversaire de l’accession des Comores à l’indépendance.

La cérémonie officielle s’est déroulée comme à l’accoutumée Place de l’indépendance, en présence du Chef de l’Etat et de nombreuses autorités civiles et militaires, ainsi que des représentants du corps diplomatique et des organismes internationaux.

Pour la première fois, c’est le Maire de la ville de Moroni, Monsieur Said Jaffar El-Macelie, qui a accueilli le Président de l’Union et celui de l’île autonome de Ngazidja. Dans son discours de bienvenue, le Maire de la capitale a donné un bref aperçu historique de la ville, et déclaré que « l’installation progressive des municipalités et des mairies à travers tout le pays sera la pierre de touche de l’architecture institutionnelle et administrative du pays ».

Dans l’après-midi, le Président de l’Union, le colonel Azali Assoumani, a donné au Palais présidentiel de Beit-Salam, sa traditionnelle réception à laquelle sont conviés de nombreuses personnalités du monde politique, économique, diplomatique, culturel et religieux.

A cette occasion, le chef de l’Etat a prononcé une longue allocution dans laquelle il a notamment évoqué la question de l’île de Mayotte, en déclarant que « l’île comorienne de Mayotte aspire, tout naturellement, à des relations fructueuses avec tous ses voisins et cela ne saurait se faire au détriment de ceux avec lesquels elle partage tout : un espace géographique commun, l’histoire, la civilisation, la culture, la religion, le sang et la langue. »

Pour le président comorien, « la seule alternative reste l’union, parce que celle-ci, faisant la force, notre grand intérêt c’est de nous retrouver, bien sur, dans des formes à déterminer. ». Le colonel Azali s’adresse directement aux « frères mahorais » en leur faisant savoir « qu’ils ont fait un choix politique que nous contestons, même si par la force des choses, nous le subissons ».

Abordant l’actualité nationale, le président Azali a par ailleurs stigmatisé « l’attitude ambiguë de certains hommes politiques », qu’il accuse de soutenir « l’instauration par la loi, de quatre armées, de quatre systèmes judiciaires ou encore l’émiettement de toute entreprise ou patrimoine ayant un caractère national ». Une mise en garde tendant à justifier son refus de promulguer les lois sur la sécurité intérieure des îles, l’organisation judiciaire et la réglementation des entreprises publiques.

A propos de la présidentielle de 2006, le Chef de l’Etat déclare qu’Anjouan « mérite bien la Tournante », tout en mettant en garde « les forces occultes, ennemi de notre peuple », qui y verraient « une brèche pour balkaniser notre pays ! ». Les anjouanais « doivent mettre à profit cette occasion pour se faire pardonner de la crise séparatiste qu’ils ont déclenchée et qui nous a mis dans cette désagréable situation », prévient-il avant d’exiger que le scrutin se déroule « dans l’équité et la transparence ».

Sur le dossier économique, le président Azali Assoumani garde l’espoir que son pays pourra « conclure un programme FRPC d’ici la fin de l’année et réussir la conférence des bailleurs de fonds » prévue en novembre prochain à l’Ile Maurice et dont « les conditions, pour la plupart politiques (…) sont aujourd’hui totalement remplies », affirme-t-il.

El-Had S.O.

060705/hzkpresse/18h30

Le 7ème gouvernement d’Azali a été formé, sans les exécutifs des îles autonomes

 

Moroni le 5 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)La liste du nouveau gouvernement nommé hier lundi 4 juin, par le Président Azali Assoumani comporte onze membres, non compris les deux Vice-Présidents Caabi Elyachroutu Mohamed et Ben Massoundi Rachid qui conservent leurs attributions initiales. (Lire ci-contre la liste complète du nouveau gouvernement)

       Dans les milieux politiques de la capitale, on s’attendait certes à un remaniement du gouvernement de l’Union, après le retour du Chef de l’Etat de son dernier voyage à l’étranger, mais la publication du décret moins de 48 heures avant la fête nationale aura quelque peu surpris l’opinion.

       Les raisons de ce changement d’équipe gouvernementale sont à rechercher à l’intérieur du pouvoir, qui semble avoir besoin d’une nouvelle impulsion de son action politique, à quatre mois de la Table ronde des bailleurs de fonds, et surtout pour convaincre les institutions financières internationales dont la pression se fait de plus en plus forte, pour la réussite du Programme de surveillance.

       L’autre explication, à en croire l’entourage du Colonel Azali lui-même, c’est « la mauvaise préparation » de la première visite officielle en France qu’a effectuée le Président comorien en février dernier, et l’annulation de celle prévue fin juin au Maroc.

       Le nouveau gouvernement est presque exclusivement composé de personnalités issues du parti présidentiel, la Convention pour le renouveau des Comores (Crc). Un seul portefeuille a été attribué au parti Chuma du Prince Said Ali Kémal, conservant son département du Développement rural avec Mohamed Abdoulhamid.

       On notera enfin l’entrée au gouvernement de deux femmes très peu connues au plan national, Madame Réhéma Boinali originaire de l’île de Mohéli, et Madame Sitti Binti Maoudjoudi d’Anjouan.

       Les observateurs politiques constatent que les trois Exécutifs des îles ne sont représentés par aucun ministre, contrairement au gouvernement sortant dans lequel les présidents Mohamed Bacar d’Anjouan et Said Fazul de Mohéli avaient leurs ministres. Leur homologue de Grande-Comore, Mzé Abdou Soulé Elbak avait alors décliné l’offre, et maintient toujours sa position.

       Quel avenir politique pour Mohamed El-Amine Souef et Houmed Ali Msaidié qui n’ont pas été tous les deux reconduits au gouvernement ? Les deux ministres sortants pourraient probablement entrer au cabinet de la Présidence de l’Union, ou obtenir un poste à l’étranger, confiait ce matin à HZK-Presse, un proche de Beit-Salam qui a souhaité garder l’anonymat.

Aboubacar M’Chanagama et El-Had S.O.

050705/am/eso/hzkpresse/kalaweni/12h30

 

Liste des membres du Gouvernement nommé hier lundi 4 juillet 2005 :

      

Ministre d’Etat, Ministre des Relations Extérieures, de la Coopération et de la Francophonie, chargé des Comoriens de l’Etranger : Monsieur Aboudou Soefo ;

 

Ministre d’Etat, Ministre de la Défense, de la Sûreté du Territoire, de la Communication et de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Assemblées : Monsieur Abdou Madi Mari ;

 

Ministre d’Etat, Ministre des Finances et du Budget : Monsieur Oubeidi Mzé Chei

 

Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, du Commerce Extérieur, de la Promotion industrielle et de l’Emploi : Monsieur Maoulana Charif ;

 

Ministre d’Etat, Ministre des Transports, du Tourisme, des Postes et Télécommunications : Monsieur Badaoui Mohamed Chatur ;

 

Ministre d’Etat, Ministre du Développement Rural, de l’Environnement, de la Pêche et de l’Artisanat : Monsieur Mohamed Abdoulhamid ;

 

Ministre d’Etat, Ministre du Plan, de l’Aménagement du Territoire, de l’Energie et de l’Urbanisme : Madame Réhéma Boinali ;

 

Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : Monsieur Laiddine Ahamadi ;

 

Secrétaire d’Etat à la Coopération, chargé du Monde Arabo-Islamique, auprès du Ministre d’Etat, Ministre des Relations Extérieures, de la Coopération et de la Francophonie, chargé des Comoriens de l’Etranger : Monsieur Yahaya Mohamed Illiassa ;

 

 Secrétaire d’Etat à la Réforme administrative, auprès du Vice-Président chargé du Ministère de la Solidarité, de la Santé, de la Population, de la Condition Féminine, du Travail et de la Réforme administrative : Madame Sitti Binti Maoudjoudi ;

 

Secrétaire d’Etat à la Communication et à la Décentralisation, auprès du Ministre de la Défense et de la Sûreté du Territoire, de la Communication et de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Assemblées : Monsieur Ali Abdallah Ahamada.

Les fonctionnaires en meeting : « contre une nouvelle réforme de la Fop »

 

Moroni le 4 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)Plus de trois cents agents de l’Etat ont répondu à l’appel de la Confédération des travailleurs comoriens, à se réunir le samedi 2 juin, près de la Place de l’indépendance.

      L’objet du rassemblement était, selon le Secrétaire général du Syndicat des agents des Finances (Synaf), M. Farouk Mohamed, de « sensibiliser les travailleurs comoriens du public sur les graves conséquences des mesures envisagées par les autorités, avec l’appui d’un expert international ».

      Ces mesures viseraient, ajoute le responsable syndical, à lancer « une nouvelle opération de déflatage des effectifs de la Fonction publique », après celle de 1994 qui avait abouti à près de 1500 départs volontaires, sur un effectif total de 7000 agents recensés. Cette réforme administrative constituait la première étape d’un Plan d’ajustement structurel (PAS) qui a échoué suite à l’instabilité politique et aux dérives budgétaires qui en ont suivi.

        Par la suite, de nombreux recrutements ont été opérés en dehors des cadres organiques prévus, ce qui a eu pour conséquence une augmentation non maîtrisée de la masse salariale, atteignant en 1997, la barre des 8 milliards de francs, qui serait à l’origine de la spirale actuelle des arriérés de salaires.

       La Banque mondiale et le FMI ont pourtant tiré la sonnette d’alarme, estimant que malgré le déflatage de 1994, les dépenses salariales continuaient à augmenter, pendant que les recettes intérieures se détérioraient. Les gouvernements successifs n’ont pas réussi à inverser cette tendance, puisque au cours des dix dernières années (1995-2005), les arriérés de salaires totalisent 25 mois, soit l’équivalent de 14 milliards de francs comoriens.

      Mais, ce que déplore le responsable syndicale, c’est « le système à deux vitesses » qui caractérise le mécanisme de paiement des salaires. Pour lui, « il n’est pas normal que l’on privilégie une catégorie d’agents de l’Etat, au détriment d’une autre ». Tout le monde doit être placé sur un même pieds d’égalité », allusion faite sans doute aux pratiques qui consistent à payer d’abord les enseignants, réputés « grévistes redoubles ».

       M. Farouk interpelle ses camarades en les mettant devant leur propre responsabilité. « Nous sommes tous victimes et complices de ce qui nous arrive », lance-t-il, avant de les appeler à se mobiliser pour « exiger la mise en place de toutes instances prévues par la loi relative à la Fonction publique », et « empêcher toute opération de déflatage sans concertation avec les syndicats ».

       Concernant la lutte contre les « fantômes », il suggère une structure tripartite regroupant des représentants du gouvernement de l’Union, des Exécutifs des îles et des syndicats. Il appartient à chaque service d’identifier ses propres « faux agents » qui émargent sans en être les véritables titulaires du poste.

       Le secrétaire général du Synaf dénonce « la gestion pêle-mêle des effectifs de la fonction publique, dont « le fichier informatisé n’est pas à l’abri des manipulations au gré des régimes successifs ». Enfin, un « système de notation interne » doit être établi, conclut-il, pour un « meilleur suivi administratif des carrières ».

El-Had S.O.

040705/eso/hezpresse/kalaweni/18h00

Le président Azali change de gouvernement

 

Moroni le 4 juillet 2005 (HZK-Presse/Kalaweni)Le Président Azali Assoumani vient de rendre publique la liste de son nouveau gouvernement. La rumeur circulait dans la capitale depuis son retour vendredi dernier d’un long voyage à l’étranger.

Deux ténors de la précédente équipe n’ont pas été reconduits.

Mohamed El-Amine Souef qui a cédé son département des Affaires étrangères à Abdou Soefo, patron de la Société Comorienne des Hydrocarbures, pourrait rejoindre le cabinet de la présidence.

L’autre grand partant c’est Houmed Ali Msaidié, qui n’a pas été reconduit et dont le successeur au Ministère de la Défense est le mohélien.

Parmi les nouveaux, on retiendra le nom de Oubeidi Mzé Cheick, actuel Directeur général des Douanes, nommé Ministre des Finances et du Budget, en remplacement de Ahamadi Abdoulbastu.

Nous y reviendrons en détail dans nos prochaines dépêches.

040705/am/hzkpresse/kalaweni/21h30

Le nombre de fonctionnaires est passé de 5000 à 10.000 entre 1995 et 2005

« il faut débarrasser la Fonction publique de ses fantômes », déclare de Directeur général du budget 

  

Moroni le 30 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Les agents de l’Etat cumulent en ce premier semestre 2005 de nouveaux arriérés de salaire (mai et juin). Les retraités accusent 6 mois d’impayés, « un record d’indécence », disait un vieux serviteur de l’Etat, lassé de pointer tous les matins devant les grilles du Trésor public.

       Seule exception, la dette extérieure dont le paiement connaît une relative régularité. Le Directeur général du Budget affirme à HZK-Presse « qu’il n’y a aucun arriéré en 2005, vis-à-vis des créanciers multilatéraux (IDA, FIDA, BID) ». La dernière mission du FMI avait tiré la sonnette d’alarme sur l’accumulation nouveaux impayés au titre du service de la dette extérieure à la fin mars.

       Alors qu’avec l’adoption du budget consolidé et des autres lois, notamment celles relatives aux compétences partagées et aux opérations financières de l’Etat, on s’attendait à un début d’assainissement de la situation, c’est le scepticisme qui gagne les milieux politiques et économiques.

       D’où vient donc cette spirale des arriérés ? Dans une récente conférence de presse commune, les chefs des exécutifs des îles ont fait porter la responsabilité au gouvernement de l’Union, en déplorant le fait « que certaines lois votées ne soient pas mises en application », dont celle relative aux compétences partagées.

       Au ministère des Finances de Ngazidja, on accuse les autorités de l’Union de vouloir continuer à contrôler seule la gestion du fichier de la Fonction publique, ainsi que la chaîne de recouvrement des recettes à partager, qui doivent en principe alimenter les comptes des différentes entités ouverts à la Banque centrale.

       « C’est inexact », rétorque le Directeur général du Budget au Ministère des Finances de l’Union, M. Mohamed Moindzé, pour qui : « il faut rechercher ailleurs les raisons de ce retard ». Il rappelle que « la loi de Finances a été votée le 17 janvier, puis promulgué une semaine plus tard. Sa mise en application n’a commencé qu’en février, avec de nouvelles mesures dont les résultats ne peuvent être évalués objectivement que sur une période d’au moins 3 mois ».

       Le pays s’était pourtant engagé auprès du FMI à respecter une régularité des salaires, et à éviter tout dépassement de la masse salariale prévue pour 2005. Un indicateur qui serait déjà passé au rouge, selon le Ministre des Finances de Ngazidja, qui déclarait à HZK-Presse que « le chiffre prévu au budget risque de passer de 11,8 milliards de francs à 14 milliards ».  

       Sans avancer de chiffre précis, le Directeur général du Budget estime pour sa part que « l’île d’Anjouan fonctionne en dehors du système informatique central, ce qui rend difficile le travail de contrôle et d’harmonisation nécessaire », au sein de la Direction générale de la Fonction publique qui assure la gestion du fichier central des effectifs.

       Mais le véritable goulot d’étranglement, selon le Mohamed Moindzé, c’est « le cas de nombreux fonctionnaires fantômes qui continuent à émarger sur les états de salaires, alors qu’ils sont décédés, ou partis à l’étranger depuis longtemps ». Faut-il s’étonner « que les effectifs soient passés de 5000 en 1995 à plus de 10.000 en 2005, soit une augmentation de 100% en dix ans », s’interroge le Directeur général du Budget.

       Pour ce dernier, il faut procéder à « un vrai nettoyage du fichier de la fonction publique », en effectuant « un sérieux contrôle physique » des agents, sur leurs lieux d’affectation, et en se basant sur les cadres organiques réactualisés. La direction générale du budget rappelle qu’un récent décret du Chef de l’Etat maintient le gel des recrutements et des avancements de salaires, pour contenir les dépenses dans le cadrage budgétaire autorisé.

       Selon M. Moindzé, « la décentralisation politique n’a pas assez tenu compte des réalités économiques du pays, avec une superstructure qui a quadruplé ». Or, ajoute-t-il, « les recettes sont en forte baisse, surtout en début d’année, aggravée par une chute inattendue des importations, résultant notamment d’une longue période de rupture de ciment », d’où les contre-performances enregistrées au niveaux des entrées douanières, par rapport à la même période de l’année dernière.

       Pour le Directeur général du budget, « la consigne des autorités politiques est de réussir le Programme de surveillance du FMI, et nous avons l’espoir qu’une relance de la croissance reste encore possible d’ici fin 2005 », conclut-il, dans un entretien qu’il a accordé hier à HZK-Presse. Une réforme budgétaire est en étude actuellement avec des experts de la Banque mondiale, pour aider l’administration financière comorienne à atteindre les indicateurs de performance fixés.

       A quatre mois la Table ronde des donateurs, le dossier de la Fonction publique et de la spirale des arriérés est loin d’être bouclé.

El-Had Said Omar

010705/aab/hzkpresse/kalaweni/18h00

 

Sortie du livre « Pain et liberté vus de prison » de Said Larifou

 

Moroni 14 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – L’avocat Said Larifou vient publier à Paris, aux Editions de l’office, « Pain et liberté vus de prison », un livre qui évoque le souvenir d’un prisonnier politique, qui a passé plusieurs semaines derrière les barreaux de la maison d’arrêt de Moroni, suite à un appel à manifester contre la hausse du prix du riz populaire.

Le livre sera bientôt mis en vente dans les librairies de la capitale, mais Me Larifou tiendra pour l’occasion une conférence de presse, pour expliquer à l’opinion les raisons qui l’ont poussé à écrire ce second ouvrage. La photo de couverture laisse voir Larifou, quittant manu militari le Palais de justice de Moroni, pour être transféré à la prison.

C’est le récit d’un événement qui aurait pu rester un fait banal, si la réaction agressive et disproportionnée du pouvoir en place n’avait pas trouvé en ce jeune avocat révolté le bouc émissaire tout désigné, d’une contestation populaire larvée. 

Il s’agit en tous cas d’un témoignage courageux, pour ne pas dire risqué pour l’auteur lui-même, qui se trouve être le chef du parti d’opposition Ridja (Rassemblement pour une initiative de développement avec une jeunesse avertie).

« Pain et liberté vus de prison » est un petit ouvrage de 125 pages, écrit dans un style simple et accessible, illustré avec des photos et des documents authentiques. Pour la première fois, Me Larifou donne publiquement sa version de l’affaire des « Marches blanches » de septembre 2003, évènement politique et judiciaire, qui a marqué une période très récente de l’histoire des Comores.

140605/eso/hzkpresse/Kalaweni/21h00

Revue de presse

 

Moroni le 14 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni – L’actualité de la semaine du 6 au 11 juin a été dominée par le vote de la loi organique relative à la tournante et l’emprisonnement du gouverneur de la Banque centrale, M. Ibrahim Ben Ali.

       Dans son édition n°208 du 10 juin, l’hebdomadaire l’Archipel sous le titre évocateur « La tournante devrait pouvoir tourner », parle « d’apaisement » pour résumer le débat du vote de samedi 4 juin. Mais pour Aboubacar M’Changama, le plus surprenant ce n’est pas l’absence d’empoignades « entre partisans et adversaires » du texte, mais plutôt « l’inclusion de Mayotte dans le processus de la tournante » sachant que la quatrième île de l’archipel se trouve toujours sous administration française (…) ».

       Dans les colonnes du numéro 885 du journal gouvernemental Al-Watwan, sorti le 10 juin, l’éditorialiste fait observer que « l’essentiel est que la tournante tourne », peu importe les « quelques grincements de dents » venant de certains députés.

       Quant à La Gazette des Comores, dans son édition n°350 du 10 juin, qui titre « La tournante, une réalité », le journaliste semble plus optimiste, voire même prémonitoire, en qualifiant le vote de la loi sur la tournante de « victoire pour les démocrates de ce pays ». Hadji Hassanali y voit le signe d’une « maturité politique », tout en craignant le pire, au cas où la loi ne serait pas appliquée.

       L’autre événement de la semaine a été sans doute l’emprisonnement du gouverneur de la Banque centrale des Comores, M. Ibrahim Ben Ali, qui a fait la une de la Gazette des Comores. Pour ce journal indépendant, il s’agit tout simplement d’une « détention illégale », reprenant l’expression des avocats, pour qualifier l’envoi de leur client en prison, alors qu’un pourvoi en cassation était formé contre la condamnation de la cour d’appel.

       Pour Al-Watawan, « cette affaire nuit très gravement à l’image de la prestigieuse institution, garante de la monnaie comorienne ». Citant les milieux financiers, les journalistes Ahmed Ali Amir et Ahamada Radjabou craignent que le sort d’Ibrahim Ben Ali ne soit déjà scellé, anticipant son éventuel « remplacement dans les prochains jours » à la tête de la Bcc.

       Quant à L’Archipel, il soulève des interrogations, notamment celle de savoir « s’il n’y avait pas deux affaires en une : les fraudes de la Bcc, et une affaire Ben Ali ; l’une dissimulant l’autre ». Aboubacar M’Changama, sous le titre « Un innocent a été condamné », reprenant les propos de l’avocat français Me Boniface, se demande « comment cette affaire pourrait se dénouer. Sans arbitraire ».

       D’autres sujets politiques ont été traités, notamment l’alliance Chouma/Crc. Dans une interview qu’il a accordé au journal Al-Watwan du 10 juin, le prince Said Ali Kémal, député à l’Assemblée de l’Union, déclare que son parti, le Chuma, n’a « aucun projet commun » avec le parti du colonel Azali, la Convention pour le renouveau des Comores (Crc), tout en restant un allié de ce dernier, et en participant au gouvernement d’Union. Kémal ne se considère pas pour autant opposant au président de l’île autonome de Grande-Comore auquel il avait apporté son soutien jusqu’à l’élection législative d’avril 2004.

       Pour sa part, L’Archipel publie dans sa dernière livraison, une longue interview du président de l’Assemblée de l’Union. On retiendra surtout l’aveu d’impuissance du président Said Dhoifir Bounou, qui déplore le fait que « l’Assemblée n’a pas les moyens de se faire respecter (…), trop faible pour jouer convenablement son rôle » face au pouvoir exécutif. Au sujet d’une éventuelle révision de la constitution, le chef du parlement fédéral déclare s’opposer « à toute modification de la constitution tant que celle-ci ne sera pas complète » par le vote de toutes les lois organiques prévues. Il se dit par ailleurs « contre un prolongement du mandat présidentiel », rejetant toute polémique sur le caractère « renouvelable » sujet à « plusieurs interprétations possibles » selon lui. Mais en cas de blocage, encore prévisible dans les semaines à venir, M. Said Dhoifir renvoie la balle à la Cour constitutionnelle, qui doit « trancher », ayant « l’autorité nécessaire pour le faire » .

Dans la dernière parution, La Gazette des Comores a publié un long droit de réponse de l’ancien premier ministre Hamada Madi Bolero, réagissant à des accusations portées contre lui par le président de l’île autonome de Mohéli, M. Mohamed Said Fazul. Dans ce courrier, M. Bolero « demande à la justice d’ouvrir une information sur des « bandits » qu’il aurait patronné, et se dit prêt à répondre devant elle ».  

140605/eso/hzkpresse/Kalaweni/12h00

Actualité politique : Rencontre des présidents des îles autonomes

 

Moroni le 12 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Les présidents des îles autonomes de Grande-Comore, Anjouan et Mohéli se retrouvent en conclave à Moroni depuis hier samedi 11 juin, et les travaux se sont poursuivis ce dimanche 12, avec la réception d’une forte délégation des notables venant des quatre coins de la Grande-Comore.

       Placée sous le signe « de l’entente et de la solidarité », la rencontre intervient à un moment crucial où le débat de la tournante vient d’être tranché par le vote de la loi organique relative à l’article 13, entérinant le choix d’Anjouan pour assumer la prochaine présidence de l’Union, au terme du mandat de l’actuel président, le colonel Azali Assoumani.

       Au cours d’une conférence de presse donnée ce dimanche à 16 h 30, à la résidence du président Mzé Soulé Elbak, les chefs des exécutifs des îles ont tenu à faire leur évaluation de la situation politique et socioéconomique.

       Le président d’Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, n’exclut pas l’éventualité d’une candidature unique bénéficiant du soutien des trois exécutifs insulaires, sous la bannière « mdjidjengo ». Pour son homologue de Grande-Comore, cela suppose « le respect de la constitution et l’application de toutes les lois organiques adoptées ». L’initiative des notables « ne s’inscrirait donc pas dans une démarche visant à contourner la constitution… comme le laissait entendre certains médias », rectifie-t-il.
 

       A une question sur le risque d’une élection présidentielle organisée à Anjouan sans garantie des libertés démocratiques, le président Bacar déplore « la campagne de désinformation orchestrée contre son pouvoir, par ceux qui cherchent toujours à le diaboliser ».

       Il réfute les accusations portées contre son pouvoir, sur une interdiction faite au Parti Ridja de l’avocat Said Larifou de tenir à Anjouan son 2ème Congrès, prévu en août prochain. « Tout parti politique est tenu de suivre les procédures normales, comme l’a fait récemment la Crc du président Azali » prévient-il.

       Concernant la célébration par Anjouan de la fête nationale du 6 juillet, un sujet qui continue à soulever beaucoup de polémique depuis le début du séparatisme anjouanais en 1997, le numéro un de l’île dénonce « l’hypocrisie qui consiste à vouloir une cérémonie officielle de façade, alors que des problèmes sérieux menacent encore l’unité du pays ». D’où l’idée d’organiser cette année à Anjouan un grand rassemblement sportif, regroupant des jeunes des trois îles, au lieu du traditionnel défilé officiel, souhaité par les autorités de l’Union.

       Quant à l’épineuse question budgétaire, le président Elbak rappelle que son gouvernement continue à subir la mainmise de l’Union sur l’essentiel des ressources financières de l’île. Avec une masse salariale mensuelle de 310 millions de francs comoriens, « le gouvernement de la Grande-Comore pourrait honorer ses engagements », sans cumuler de nouveaux arriérés en 2005, à conditions que les autorités de l’Union « acceptent de travailler dans la transparence ».

       Mohamed Bacar déclare que « c’est Anjouan qui contribue le plus dans le compte commun des recettes à partager » alors que le gouvernement de l’Union s’est autorisé d’ouvrir un compte non prévu « arriérés 2004 », ce qui met Anjouan devant un dilemme, ajoute-il, avec deux à mois de retard de salaire en 2005.

      Le président Fazul de Mohéli, se félicite de n’avoir qu’un seul mois d’arriérés (mai) et confirme que « la solidarité des trois présidents des îles reste solide ».

      Abordant la formation d’un nouveau gouvernement de l’Union, les trois présidents insulaires conviennent dans un communiqué commun « de poursuivre leurs efforts pour consolider les acquis de la réconciliation nationale, dans le respect des prérogatives constitutionnelles ».

      A priori rien ne s’opposerait plus à l’entrée à ce gouvernement d’un représentant du président Elbak, qui, en juillet 2004, avait décliné l’offre du colonel Azali, laissant ses alliés anjouanais et mohélien y siéger. 

120605/hzkpresse/kalaweni/eso/18h30

Justice : Affaire Banque centrale : le premier président de la Cour d’appel regrette l’attitude des avocats

 

Moroni le 10 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Le procureur de la République, Idi Bazia, vient de transmettre à la brigade judiciaire la plainte déposée hier mercredi par les avocats de M. Ibrahim Ben Ali, gouverneur de la Banque centrale des Comores (Bcc), incarcéré à la maison d’arrêt de Moroni depuis 48 heures, dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds mettant en cause des employés de la Bcc.

       Interrogé ce jeudi matin par l’agence HZK-Presse/Kalaweni, sur les suites qu’il entend donner à cette plainte qui dénonce « une détention arbitraire » du gouverneur Ibrahim Ben Ali, le procureur déclare avoir « agi en son âme et conscience », dans ce qu’il considère comme une « petite affaire » qui suit son cours normal.

       Il affirme en outre n’avoir subi « aucune pression politique », rappelant que « le parquet a pour mission d’exécuter les décisions rendues par les tribunaux et cours ».

       Quant au premier président de la Cour d’appel, qui a prononcé la condamnation, il dit « regretter l’attitude des avocats » de la défense. M. Nourdine Abodo, qui s’exprime rarement dans la presse, reproche aux avocats leur « manque de sincérité et d’honnêteté », car selon lui, « ils ne jouent pas franc jeu dans cette affaire ».

       Ce haut magistrat, proche du colonel Azali, sort de sa réserve pour donner une autre lecture du débat soulevé par le pourvoi en cassation, qui, dans le contexte juridique actuel, ne serait pas recevable en l’absence de la Cour suprême.

       « Sans avoir à justifier une décision de justice déjà rendue, je me dois de rappeler que les règles ce n’est pas seulement les textes, c’est aussi les usages, les pratiques, la jurisprudence, voire même la notion d’équité », ajoute-t-il.

       Le premier président qualifie de « manœuvre dilatoire » le refus de se conformer à « une règle unanimement admise par tous, y compris les avocats… », en citant l’exemple du Sénat, une institution prévue par la Constitution de 1992, mais qui n’a jamais été mise en place.

       Pour l’instant cette affaire n’a encore donné lieu à aucune réaction officielle du gouvernement comorien, ni des autorités de tutelle tant à Moroni qu’à la Banque de France. Il faudra sans doute attendre le prochain conseil d’administration, qui se tiendra dans les prochains jours, pour se fixer sur le sort du gouverneur de la Bcc, et des conséquences politiques et financières qui en découleront. 

100605/hzkpresse/kalaweni/eso/16h00

Affaire Ibrahim Ben Ali : Le gouverneur de la Banque centrale a passé sa première nuit de prison

 

Moroni le 9 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Le gouverneur de la Banque centrale des Comores, Mr Ibrahim Ben Ali, a passé hier sa première nuit de prison, suite à la condamnation de la Cour d’Appel qui siégeait mardi 7 juin dans le cadre de l’affaire du détournement de fonds dont sont accusés huit employés de la Banque.

       Interrogée ce matin par HZK-Presse/Kalaweni, l’avocat Me Harmia Kassim a confirmé que Ibrahim Ben Ali a été « arrêté hier soir, vers 18 heures, à son domicile, par des éléments de la gendarmerie, sur réquisition du Procureur de la république, Idi Bazia, en exécution du jugement d’appel ».

       Son confrère, Me Mourad Said Ibrahim a quant à lui ajouté qu’il s’agit là d’une « grave entorse aux droits de la défense », et que l’ensemble du collectif des avocats ne manquera pas de « réagir par les voies appropriées pour dénoncer une arrestation, une détention arbitraire, une séquestration et une forfaiture », des atteintes qui ont motivé le dépôt ce matin d’une plainte au tribunal.

      Ces avocats se sont réunis hier soir et ce jeudi, pour faire valoir le pourvoi en cassation introduit dès mardi 7 juin, contre l’arrêt de la Cour d’appel. Un recours suspensif qui semble inopérant en l’absence d’une Cour suprême, prévue par la Constitution comorienne, mais qui n’est toujours pas mise en place.

       L’on s’achemine vers un imbroglio politico-juridique, qui aura sans doute des conséquences sur les décisions que le Conseil d’administration de la Banque centrale sera amené à prendre, lors de sa prochaine session prévue entre la fin juin et début juillet prochain.    

       L’avocat de la Banque centrale, venu de Paris, Me Jean-Pierre Gautier, déclarait à HZK-Presse ne pas comprendre que le gouverneur soit accusé, alors que c’est lui qui a permis à l’institution qu’il dirige de découvrir les actes de vols commis.

       A l’approche de la conférence des bailleurs de fonds, fixée en novembre 2005 à l’île Maurice, certains milieux politiques et économiques de la capitale craignent que cette affaire n’entame la crédibilité du pays, dans une conjoncture financière jugée critique par les principaux partenaires extérieurs des Comores.

090605/eso/hzkpresse/Kalaweni/18h00

La Grande-Comore privée d’électricité pendant 24 heures 

 

Moroni le 9 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Hier mercredi, vers 14 h 30, toute l’île de la Grande-Comore s’est brusquement trouvée sans électricité, suite à une coupure imposée à la centrale de Voidjou faute d’approvisionnement en gasoil.

       D’une durée de près de 24 heures, c’est l’une des coupures générales les plus longues depuis le démarrage en janvier 2004 des nouveaux groupes et, comme d’habitude, les usagers n’ont eu droit à aucun préavis ni explication, ce genre de désagrément étant devenu fréquent.

       Cette coupure serait, semble-t-il, le résultat d’un incident de paiement qui aurait obligé la Société Comores Hydrocarbures (Sch) de cesser toute livraison de gasoil à la Ma-Mwé, société nationale d’eau et d’électricité. Cette dernière aurait payé à la SCH un montant de 15 millions de francs comoriens au lieu des 30 millions facturés.

       A la direction de la Sch, on se contente de rappeler qu’en vertu de l’accord passé début janvier 2005, entre les deux entreprises publiques, la Ma-Mwe doit régler ses commandes sur une base mensuelle de 120 millions, répartis en quatre tranches de 30 millions payable chaque semaine. Ce contrat ne tiendrait toutefois pas compte des arriérés de la période 2003-2004, totalisant une ardoise de plus d’un milliard.

       A la Ma-Mwé, les responsables s’étonnent de cette rupture des livraisons, alors que le contrat a été respecté, excepté cet incident de paiement de cette semaine, qui « se justifie selon un agent du service commercial, par le fait que la trésorerie de la boîte ne permettait pas d’honorer la totalité de la facture, en raison du faible niveau des recouvrements enregistré en cette période ».

       Un autre agent interrogé ce matin par HKZ-presse n’a pu s’empêcher d’accuser directement le patron de la SCH , Mr Abdou Soefo, de « prendre le pays en otage en cessant toute livraison de carburant, privant d’électricité toute une population».

       Un cadre de la Direction, qui a requis l’anonymat va même plus loin en considérant que l’Etat lui-même est responsable de cette situation, en cumulant ses dettes envers la Ma-Mwé, une créance estimée entre 700 millions et 1 milliard de francs comoriens.

       L’Etat serait-il devenu mauvais payeur pour ne laisser que les seuls petits consommateurs l’obligation de payer les pots cassés, s’interroge Ali Mmadi, un client pressé de régler sa facture au guichet ? Sans parler des conséquences économiques et sanitaires de telles coupures.

       Mais, au terme de longues tractations, aucune solution durable n’a encore été trouvée, même si un semblant de compromis a permis à la Ma-Mwe de reprendre sa production d’électricité, ce jeudi en début d’après-midi.

090605/eso/hzkpresse/kalaweni/15h00

Affaire Ibrahim Ben Ali : Un pourvoi en cassation sans Cour suprême

 

Moroni le 8 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Quelques heures après la fin du procès en appel, qui a condamné le gouverneur de la Banque centrale des Comores, M. Ibrahim Ben Ali, à 7 mois d’emprisonnement dont un mois ferme et 6 mois avec sursis, les avocats de ce dernier ont convié les journalistes hier mardi vers 18 h, à une conférence de presse.

      Me Ibrahim Ali Mzimba et son confrère venu du barreau de Saint-Denis de la Réunion, Me Boniface Rémi, ont longuement expliqué que le pourvoi en cassation que leur client a formé immédiatement après le délibéré, était « d’ordre public », car selon lui, « il n’y a pas de justice sans les trois degrés de juridiction, reconnus par les lois comoriennes, notamment la loi organique de 1987, consacrée par la constitution du 23 décembre 2001 ».

       Pour l’avocat français, « on peut accorder à l’Etat comorien l’excuse de ne pas avoir encore les moyens de mettre en place la Cour suprême prévue aux articles 28 et 29 de la constitution de l’Union des Comores, mais l’on ne peut pas excuser une violation de la loi en acceptant une détention arbitraire de notre client ».

       Et Me Mzimba d’ajouter « qu’il est même dangereux de faire abstraction de la volonté du législateur de protéger la liberté individuelle, à travers la loi de 1987 et le code de procédure pénale en vigueur ».

       Ibrahim Ben Ali ne peut donc être placé en détention, tant que la Cour suprême n’aura pas statué en dernier ressort sur le pourvoi en cassation introduit dès mardi, et ce d’autant que « le jugement n’a pas été assorti d’un mandat de dépôt », prévient son avocat. Prévue par la constitution, cette cour suprême tarde néanmoins à se mettre en place, en l’absence d’une loi organique portant sur son organisation et son fonctionnement, votée en 2004 mais toujours pas promulguée à ce jour. Un vide juridique aux conséquences politiques inévitables, dans un contexte marqué par les conflit des compétences entre les autorités de l’Union et celles des exécutifs des îles. 

         Evitant ce débat délicat, Me Boniface estime que l’arrêt rendu par la Cour d’appel reste « une décision de justice respectable mais non revêtue de l’autorité de la chose jugée », ce qui laisse le gouverneur de la Banque centrale libre de ses mouvements, pour continuer à exercer ses fonctions. Quant à l’éventualité d’une demande de grâce présidentielle, comme ultime recours, elle ne serait pas envisageable dans l’immédiat, selon l’avocat réunionnais.

        Ce dernier, n’a pas manqué de faire observer que son client, M. Ibrahim Ben Ali « est une personnage honnête, sérieux, compétent et qui a le sens des responsabilités, car grâce à lui, la Banque centrale des Comores (Bcc) est devenue la première de toutes les banques centrales de la zone Franc, au cours de ces deux dernières années ». Le patron de la prestigieuse institution financière n’a pas été accusé de vol, et aucun des huit prévenus de l’affaire n’a porté la moindre accusation contre lui », ce qui, aux yeux de la défense, suffirait à innocenter son client, dans un « procès qui n’aurait jamais eu lieu si Ibrahim Ben Ali n’avait pas lui-même engagé l’action judiciaire », conclut-il.

       Présente dans la conférence, la doyenne des avocats comoriens, Me Harimia Kassim, assurant la défense de trois autres prévus, a confié à HZH-Presse son étonnement de voir « une affaire aussi complexe et sensible, expédiée en quelques semaines, au détriment des droits de la défense ».

080605/eso/hzk-presse/kalaweni/11h00

Affaire Banque Centrale

 

Moroni le 07 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) - La Cour d'Appel des Comores vient de rendre son délibéré ce mardi à 12 h 30, dans l'affaire dite de la Banque centrale, devant une salle d'audience comble.

Présidé par M. Nourdine Abodo, la Cour a condamné le Gouverneur de la Banque centrale, M. Ibrahim Ben Ali, à 6 mois d'emprisonnement dont 1 mois ferme et 6 mois en sursis, pour "responsabilité professionnelle" dans une affaire de détournement de fonds mettant en cause une dizaine d'employés de l'institution financière, et dont les faits remontraient à plusieurs années.

Certains observateurs y voient une certaine manipulation politique, ce à quoi le Procureur de la république, M. Idi Bazia a répondu à HZK-Presse, quelques minutes avant le verdict, que "la justice n'est pas instrumentalisée, ni dans cette affaire, ni dans d'autres affaires similaires où l'Etat comorien est victime, et qui sont en cours d'instruction".

Et de citer "les affaires de la Direction générale des impôts, de Comores Assistance, des faux borderaux, etc...".

Les autres accusés ont quant à eux écopé de peines assez lourdes de prison et avec sursis, assorties d'intérêts civils de quelques dizaines de millions de francs comoriens. Monsieur Ibrahim Ben, entouré de ses avocats, gardait pourtant un visage serein, avant l'ouverture de l'audience, déclarant à HZK-Presse qu'il faisait "confiance en la justice de son pays".

Un homme politique présent à la sortie du Palais de justice de Moroni, a déploré cette décision qui risque seloin lui de "nuire encore plus à l'image extérieur des Comores" dans une affaire qui aurait nécessité une plus grande prudence et une expertise qui semble avoir fait défaut, pour certains aspect complexes du dossier, à en croire un magistrat interrogé par l'agence HZK-Presse/Kalaweni, et qui a requis l'anonymat.

Ce dernier n'apprécie pas le "caractère expéditif" de ce procès et se demande si les rebondissements d'une telle affaire n'éclaboussent "une institution judiciaire accusée de perdre son indépendance".

La décision de la Cour d'appel étant sans recours, il ne restera plus aux avocats que la clémence du Chef de l'Etat, qui pourra alors signer un décrêt de graciant les condamnés. 

070605/eso/hzkpresse/kalaweni/12h30

Politique : L’Assemblée fédérale se réunit demain samedi en séance plénière

 

Moroni – 3 juin 2005 (HZK-Presse) – Les députés de l’Assemblée de l’Union des Comores sont convoqués demain samedi 4 juin en séance plénière pour adopter le projet de loi organique, tant attendu, relatif à l’article 13 de la constitution.

Il s’agit d’un texte qui doit définitivement trancher sur l’épineuse question de la « présidence tournante », afin de lever tout équivoque et mettre fin aux spéculations entretenues par des interprétations contradictoires, au sujet du mandat de l’actuel président de l’Union qui s’achève en avril 2006.

L’article 13 stipule que : « Le président et les vice-présidents sont élus (…) pour un mandat de quatre ans renouvelable dans le respect de la tournante entre les îles ». C’est ce même article qui prévoit que « les conditions d’éligibilité et les modalités d’application du présent article sont fixés par une loi organique ».

Le chef de l’Etat, le colonel Azali Assoumani s’est lui-même déclaré « attaché au strict respect de la constitution », et qu’il n’avait pas l’intention de contourner le principe de la tournante.

De source proche du président de l’Assemblée, M. Said Dhoifir Bounou, le projet de loi déposé par le gouvernement d’Union a été très longuement discuté et amendé par la commission des lois. Selon cette même source autorisée, la population ne comprendra pas que « des représentants du peuple, démocratiquement élus, ne puissent pas légiférer » et que par ailleurs, « des lois déjà votées, ne soient encore ni promulguées, ni mise en vigueur, plusieurs mois après leurs adoption ».

Pour un député proche du pouvoir du colonel Azali, cette situation s’explique plutôt par la « complexité de la nouvelle architecture institutionnelle », mise en place par la constitution du 23 décembre 2001 qui a instauré l’Union des Comores, une fédération accordant une très large autonomie aux îles.

030605/eso/hzkpresse/18h30

Grève illimitée des hôpitaux dès samedi 

 

Moroni le 29 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Le syndicat des agents de la santé (Synas) a lancé un mot d’ordre de grève illimité à compter de samedi 2 juillet prochain, pour réclamer le paiement de cinq mois d’arriérés de salaire.

       La délégation syndicale conduite par sa secrétaire générale, Mme Zainaba Youssouf, a été reçue au ministère de la santé de l’île autonome de Ngazidja, où les entretiens ont porté essentiellement sur la situation salariale jugée « préoccupante », pour les agents de l’Etat exerçant dans les hôpitaux et centres de santé de l’île.

       Selon le secrétaire général du Ministère de la santé, M. Abdoulfatah Boina, « les discussions ont été franches », et ont permis aux deux parties « d’entamer un dialogue responsable, qui respecte le droit de grève, mais qui préserve aussi la santé du citoyen ».

       Pour le syndicat, « un service minimum sera assuré », au niveau des urgences notamment, mais les autorités doivent s’engager sur un échéancier clairement établi, en vue du versement des mois de novembre et décembre 2004, d’une part, et ceux d’avril, mai et juin 2005 d’autre part. Un pari qui semble aujourd’hui difficile à tenir, au regard de la situation actuelle du trésor public dont les caisses sont presque vides.

       Le Chef de l’Exécutif de l’île, M. Mzé Soulé Elbak, interpellé par cette vague d’agitation sociale dans l’île, a pris le risque de monter lui-même au créneau, en s’invitant hier sur Radio Ngazidja, à l’émission très suivie du mardi soir, pour répondre en direct aux questions des auditeurs. Un exercice à haut risque auquel il s’est prêté, pour tenter de convaincre une opinion publique désabusée.

       Pour le président Elbak, « le coupable c’est le gouvernement de l’Union qui continue de monopoliser les recettes à partager, collectées à Ngazidja » et qui, ajoute-t-il, « refuse toujours d’appliquer les lois votées ».

       Mais à en croire le jeune Secrétaire général du ministère de la santé, un assouplissement du service minimum serait accepté par le syndicat, tout en poursuivant les négociations.

       Rappelons que sur l’île d’Anjouan, les médecins entament leur deuxième semaine de grève, pour les même revendications salariales.

       Contacté par HZK-Presse, le cabinet du ministère des Finances et du Budget de l’Union n’a pas souhaité exprimer une réaction.   

290605/eso/hzkpresse/kalaweni/6h30

Préparatifs de la Conférence des donateurs, « tout se déroulent comme prévu », déclare Mme Koulthoum Djamadar

 

Moroni le 29 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) - Dans un document parvenu hier à HZK-Presse, et émanant du Secrétariat technique permanent de la conférence (STP), on apprend qu’un « cadre de référence pour le processus de préparation et d’organisation de la Conférence » a été finalisé dans une « Note méthodologique », qui englobe tous les aspects importants d’ordre institutionnel, technique et financier.

       Ce rapport d’avancement des travaux de la conférence énumère une série de documents déjà validés ou en cours d’élaboration, avec un calendrier très serré, qui doit déboucher sur l’approbation définitive de la documentation officielle que la partie comorienne est tenue de soumettre à ses partenaires invités à la Table ronde.

       Un travail classique pour un pays habitué à ce genre de rendez-vous, « ce qui, hélas n’est pas le cas des Comores », reconnaît ce matin un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, contacté par HZK-Presse.

       Mais, à en croire Mme Koulthoum Djamadar, Coordinatrice du STP et signataire du rapport, les activités se déroulent comme prévu, et tout devra être bouclé vers le 12 août par la validation du Programme d’investissement public 2006-2008 (PIP).

       Pourtant, suite aux craintes de certains participants, notamment l’insuffisance de l’expertise nationale impliquée aux différents travaux, le rapport confirme que « des Consultants nationaux doivent être identifiés rapidement et financés pour compléter l’équipe nationale en charge de l’élaboration du PIP ».

       Autre activité importante en cours, selon le rapport d’avancement, c’est l’élaboration du « Document de Plaidoyer », qui doit rendre compte des progrès obtenus dans les engagements pris par les autorités comoriennes sur le plan politique, économique et financier, afin sans doute de gagner la confiance de la communauté internationale.

       La même source confirme que les plus hautes instances de pilotage de la Conférence (CTP et HCCS) ont déjà validé la version actualisée du Document Intérimaire de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP–I).

       Quant au volet « Communication », aucun dispositif pratique n’est encore opérationnel pour faciliter le travail des acteurs concernés, en attendant l’adoption des orientations stratégiques. « Les chances de succès de cet événement tant attendu et mainte fois reporté, en dépendent, dans une large mesure », lance Ahmed Ali Amir, un professionnel du secteur, membre de la Cellule technique de Communication (CTT). 

290605/eso/hzkpresse/kalaweni/7h30

Enseignants, médecins et paramédicaux en grève, « la faute à l’Union » selon le gouvernement de l’île    

 

Moroni le 28 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Le mouvement de grève entamé voilà déjà plusieurs jours par les enseignants des établissements publics, se poursuit et pourrait même « perturber sérieusement les examens de fin d’année », s’inquiète un responsable du ministère de l’Education, si une solution n’est pas rapidement trouvée à « l’épineuse question des arriérés de salaire ».

       Un accord conclu le 6 février dernier, entre la centrale syndicale et le gouvernement de l’île autonome de Ngazidja, prévoyait une régularité du paiement des salaires en 2005, de façon à ne laisser aucun mois d’arriéré de plus à l’échéance du 30 juin. A moins d’un miracle, on ne voit pas comment les autorités de l’îles pourront tenir ce pari, avec un cumul de deux mois à leur passif (mai et juin) à payer en moins de 72 heures, soit plus de 600 millions.

       Dans un communiqué rendu public hier lundi 27 juin, la section régionale du syndicat national des professeurs comoriens (SNPC) exprimait sa volonté « à sortir du cercle vicieux (…) les poussant à lutter toujours pour des arriérés et pour une régularité des salaires ». Pour le syndicat, « la régularité des salaires est le seul moyen d’empêcher la constitution de nouveaux arriérés ».

       Craignant une tentative des autorités de l’île et de l’Union « d’organiser les examens  vaille que vaille », le syndicat dénoncent ce qu’ils qualifient de « mascarade » dont il se dégage de toute responsabilité.    

       De leur côté, les médecins et personnels paramédicaux ont lancé un préavis de grève depuis samedi dernier, pour revendiquer à leur tour le versement d’arriérés salaires.

       Au ministère des Finances de l’île, on renvoie la balle aux autorités de l’Union qui ne verseraient pas à la Banque centrale « la totalité des recettes à partager enregistrées dans cette période ». Contacté par HZK-Presse, le Ministre des Finances de l’Union et son Directeur général du Budget n’ont daigné répondre à aucune question.       
280605/eso/hzkpresse/kalaweni/18h30

Deux missions d’ONG saoudiennes séjournent en Grande-Comore 

 

Moroni le 28 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Une mission de la Fondation saoudienne Zayd Al-Sultan, effectue en Grande-Comore une mission de suivi et d’évaluation des projets qu’elle a financés dans l’île, notamment la construction des bâtiments abritant les services de Pédiatrie et de la Maternité, au sein du Centre hospitalier régional El-Maarouf de Moroni.

La délégation a été reçu en audience par le président de l’île autonome de la Grande-Comore, M. Mzé Soulé Elbak.

       Une autre organisation non gouvernementale venant du Royaume d’Arabie Saoudite se trouve également dans l’île, pour l’inauguration de deux mosquées, l’une construite dans la ville de Hahaya (région de Mboudé) et l’autre à Ouzio (région de Mitsamiouli). Le financement total de ces deux ouvrages s’élève à près de 127 millions de francs comoriens. Selon un responsable du projet, une bibliothèque serait ouverte dans les deux lieux saints, pour « un meilleur apprentissage de l’enseignement coranique et la civilisation arabo-musulmane ».

       Il y a près de deux ans, une ONG saoudienne du nom de Al-Haramain a été priée de fermer sa représentation en Union des Comores, suite à des informations faisant état d’un lien de cette association caritative avec « certains milieux terroristes ».

       Al-Haramain a réalisé aux Comores quelques projets d’infrastructures, notamment la Mosquée Prince Said Ibrahim, construite dans le centre ville de la capitale, et abritant la Faculté Imam Chafiou, qui relève de l’Université des Comores.

280605/eso/hzkpresse/kalaweni/9h30

Une mission sanitaire venant de la Réunion est attendue ce mardi à Moroni 

 

Moroni le 28 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Une mission médicale à caractère humanitaire est attendue à Moroni ce mardi 28 juin, en provenance de l’île de la Réunion. Composée d’une trentaine de médecins et paramédicaux, cette mission consacrera entièrement son séjour aux régions du Nord de la Grande-Comore (Mitsamiouli, Mboudé, Mboinkou et Hamahamet) qui totalisent une population de près de 70.000 habitants.

       Selon le Secrétaire général du Ministère de la Santé de l’île, M. Abdoulfatah Boina, cette mission comporte trois volets essentiels : « un volet thérapeutique avec pour objectif la prise en charge de 6000 à 7000 patients ; un volet Formation post-universitaire destiné aux équipes soignantes locales et un volet Médecine préventive sous forme de campagne anti-sida et d’hygiène bucco-dentaire ».

       Avant de quitter la Grande-Comore vers le 8 juillet, cette mission médicale donnera une série de conférences à l’hôtel Galawa Beach, sur plusieurs thèmes ayant trait à l’échographie, la cardiologie, la gastro-entérologie, la gynécologie, la pédiatrie, l’ophtalmologie, etc.

280605/eso/hzkpresse/kalaweni/6h00

L’Assemblée de l’Union a adopté la loi sur la Cour suprême  

 

Moroni le 27 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Les députés à l’Assemblée de l’Union ont adopté ce lundi 27 juin, à la quasi-unanimité (29 voix sur 33), la loi relative à la Cour suprême.

      C’est une loi importante qui fixe l’organisation, les règles de fonctionnement et la procédures suivie devant elle. La Cour suprême constitue le troisième et dernier niveau de juridiction, après les tribunaux d’instance et les cours d’appel.

       Le législateur aura ainsi comblé un vide juridique « préjudiciable », qui rendait encore inopérant tout pourvoi en cassation, faute d’une juridiction de recours au-dessus des cours d’appel, comme l’a récemment démontré l’affaire de la Banque centrale. 

       Les parlementaires ont eu également à voter à une écrasante majorité (28 voix sur 33) la loi portant Règlement intérieur de l’Assemblée de l’Union. Ce texte avait déjà été adopté lors d’une précédente session, mais certaines dispositions furent rejetées pour inconstitutionnalité par la Cour constitutionnelle.

       A quatre jour de la clôture de la session, le député mohélien Larifou Oukacha s’est déclaré « très soulagé, tout comme ses amis politiques, d’être parvenus à des consensus avec le gouvernement sur certains textes ». La prochaine session ordinaire s’ouvrira début octobre, et sera consacrée au budget 2006.

       Mais dans les couloirs du Palais du peuple, on murmure déjà l’éventualité d’une session extraordinaire en août, pour l’examen et le vote du code électoral, soit 6 mois avant l’organisation du scrutin présidentiel de l’Union.

270605/eso/hzkpresse/kalaweni/18h00

Le Ministre des finances de Ngazidja s’élève contre « l’asphyxie » exercée par l’Union sur l’île 

 

Moroni le 27 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Le Ministre des Finances de l’île autonome de Ngazidja dénonce « la mainmise » du gouvernement central sur les recettes de l’île. Dans un entretien exclusif qu’il a accordé à HZK-Presse, le ministre de l’Economie et des Finances, chargé de la Coopération décentralisée, Dr Younoussa Assoumani brosse un bilan plutôt mitigé des six premiers mois de l’année 2005. 

       Présente à l’entrevue, la Directrice générale du Plan de l’île, Mme Soiffiat Tadjiddine estime pour sa part qu’à quelques mois de la Table ronde des donateurs, « il est temps de poser les vraies questions pour identifier les vrais besoins de nos populations, avant de se lancer dans la bataille contre la pauvreté ».

       Le ministre a du mal à contenir sa colère face au risque de « trouble institutionnel » que provoquerait l’échec du programme de surveillance avec le FMI, compte tenu surtout des « dérapages budgétaires constatés au cours de ces deux derniers mois » (mai et juin). Dans un tel contexte, « il est difficile, prévient l’argentier du gouvernement d’Elbak, de garantir un succès de la Table ronde de novembre prochain ».

       Une table ronde dont l’état d’avancement des travaux préparatoires soulèvent à la direction du Plan de Ngazidja quelques interrogations, notamment sur « l’insuffisance de l’expertise nationale » et le retard observé dans la consolidation des différents Programmes d’investissement (PIP) des îles, et la réactualisation du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP).

       « S’il avait fallu deux ans de travaux préparatoires pour la première Conférence des bailleurs de fonds tenue à Moroni en 1984, on ne dispose que de quelques mois seulement pour celle de 2005 », rappelle le ministre des Finances, qui renvoie aux autorités de l’Union l’entière responsabilité en cas d’échec.

       Dr Younoussa Assoumani dresse un véritable réquisitoire contre « la volonté délibérée de l’Union d’asphyxier l’île de Ngazidja en empêchant son administration de participer à la chaîne de recouvrement des recettes à partager ». Cette exclusion cacherait selon le ministre « des pratiques douteuses », qui sont en « totale violation des textes en vigueur et des principes de transparence et de rigueur proclamés ici et là ».

       Au sujet de l’exécution de la loi de Finances votée en janvier dernier, le gouvernement de Ngazidja « respecte le cadrage du budget 2005 » soutient le ministre, grâce à « une maîtrise de ses dépenses ». Sachant que 90% des ressources de l’île proviennent des recettes à partager, il suffit de voir « combien cela représente pour se demander où passe cet argent, collecté par les seuls services de l’Union, et dont seulement une partie transite par le compte commun ouvert à la Banque centrale… », s’interroge le ministre de l’île.

       Pour illustrer ses propos, le ministre Younoussa avance quelques chiffres : « les recettes douanières versées à la Banque centrale s’élèvent à une moyenne de 7 millions de francs comoriens par jour entre mai et juin, soit deux à trois fois moins que les prévisions de cette période où les rentrées douanières sont généralement en forte augmentation ».

       Même au niveau de la Direction générale des impôts de l’Union, « l’accès au traitement des dossiers est totalement bloqué aux agents de l’administration fiscale de l’île » déplore le ministre, qui souhaite « un audit rapide pour pouvoir sécurité les recettes ».

       Autre exemple, les versements d’Anjouan au compte commun sont passés de 97 millions à 140 millions fc entre avril et mai, alors que ceux de l’Union suivent la courbe inverse en diminuant fortement dans la même période, a fait remarquer le ministre, avant de se demander si le pouvoir central ne poussait pas Anjouan à se retirer du compte commun ?  

       Concernant la masse salariale, le ministre des Finances de l’île lance un cri d’alarme, en déclarant que celle-ci atteindrait les 14 milliards de francs comoriens, dépassant de loin la barre de 11,8 Milliards fixée par le budget consolidé de 2005. Le gouvernement de l’île de Ngazidja resterait dans la fourchette de 3,7 milliards prévus. Cette dérive budgétaire serait liée à « une gestion incontrôlée du ficher de la Fonction publique, entièrement soumis au bon vouloir de l’administration centrale », alors que la nouvelle loi sur la Fonction publique a prévu un recadrage qui attend toujours les décrets d’application.

       Pour le ministre, l’île autonome de Ngazidja s’inscrit dans « une dynamique de réconciliation nationale, pour le strict respect des nouvelles institutions et des engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale ». Mais le pari est loin d’être gagné, car seule « une réelle volonté politique » permettrait au pays de « ne pas rater la chance d’être éligible à la prochaine liste des pays bénéficiaires d’un probable effacement de la dette extérieure », conclut-il.

Entretien réalisé par El-Had Said Omar

270605/eso/hzkpresse/kalaweni/15h30

Le coup de balai du grand marché de la capitale et ses environs 

 

Moroni le 26 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Dès 6 heures du matin, ce dimanche 26 juin, la gendarmerie a quadrillé toutes les entrées de Volo-Volo, le grand marché de Moroni, capitale de l’Union des Comores.

       But de l’opération, débarrasser ce centre commercial et ses environs des étalages sauvages qui polluent le site, et dont l’expansion incontrôlée gênent de plus en plus la circulation des usagers, aussi bien à l’intérieur du marché que sur la route publique qui va de l’hôpital El-Maarouf jusqu’au rond-point Al’Kamar.

       A l’initiative de la Mairie de la ville, cette vaste opération de nettoyage a mobilisé plus d’une centaine de personnes civiles et militaires, ainsi que des véhicules de ramassage d’ordures, durant toute la journée. Quelques individus isolés ont tenté de perturber le déroulement de l’opération, mais ils ont été vite maîtrisés. Le capitaine Rafik s’est dit « déterminé avec ses hommes à aider la municipalité, aussi longtemps que cela sera nécessaire ».

       Désormais, seuls les vendeurs de denrées alimentaires (légumes, fruits, viande, etc), préalablement identifiés et recensés par les services de la Mairie auront la priorité à l’intérieur du marché, pour une capacité d’accueil de 200 places. Les petits revendeurs ambulants qui envahissaient l’enceinte de Volo-Volo et les trottoirs, sans se préoccuper de la circulation des piétons ni des véhicules, devront déguerpir.

       Pour l’adjoint au Maire, chargé de l’opération, M. Said Ali Sultan, « c’était une première étape, qui consistait à tester l’efficacité d’une action qui doit se poursuivre dans la durée ». Selon lui, « il n’est pas normal qu’on laisse un petit vendeur de tee-shirt occuper des étals pendant que la vendeuse de légumes est obligée de poser ses tomates dehors, à même le sol ». Les agents municipaux « veilleront désormais sur le respect de la salubrité et de la sécurité », prévient-il, devant une foule impressionnée par le bruit des tronçonneuses et des va-et-vient des camions.

       Interrogé, le Maire, M. Said Jaffar El-Macelie affirme que « l’objectif est de faire de la capitale une ville propre et non une poubelle, car on ne plaisante pas avec la santé de la population ».

       La veille, une association de femmes avait procédé à la remise officielle des travaux de réhabilitation du petit marché, situé dans le centre ville.

260605/eso/hzkpresse/kalaweni/18h00

Assemblée de l’Union : le vote de la loi sur la Cour Suprême reporté à lundi

 

Moroni le 25 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Les députés à l’Assemblée de l’Union qui devaient siéger ce samedi matin en séance plénière, pour l’adoption du projet de loi organique relatif à la Cour suprême, ne se réuniront que le lundi 27 juin. La séance n’a pu se tenir ce matin, en raison de l’absence de nombreux élus. A l’issue de la conférence des présidents de commission, il a été décidé que le projet serait soumis à un vote bloqué, sans débat.

       Il s’agit d’un texte jugé « très important », selon le député Cheikh Ali Bakar Kassim, car il « fixe l’organisation, les règles de fonctionnement et la procédure de la plus haute instance du système judiciaire comorien ».

       Une fois adoptée, cette loi mettra probablement un terme au vide juridique actuel, caractérisé par l’absence d’une juridiction statuant en matière de cassation. Cette Cour, bien que prévue par la constitution du 23 décembre 2001, n’est toujours pas mise en place en raison de la non promulgation par le chef de l’Etat de la loi sur l’organisation judiciaire ainsi que celle du statut de la magistrature, adoptées par le parlement depuis près de 10 mois.

       Cela « pose un problème sérieux  au fonctionnement la justice », déclare un magistrat qui a souhaité garder l’anonymat, surtout à la lumière de la récente affaire de la Banque centrale, qui a donné lieu à un pourvoi en cassation, dont « le non respect est préjudiciable au droit de la défense », comme l’affirme l’avocat Me Mourad Said Ibrahim.

       De source proche de l’Assemblée nationale, on apprend toutefois qu’une commission mixte serait entrain de rechercher « un compromis » entre le gouvernement et les députés, pour un réaménagement des lois non promulgués, et dont l’arbitrage de la Cour constitutionnelle s’est révélé infructueux, la Cour s’étant déclarée « incompétente ». Mais cette médiation initiée par le magistrat Nourdine Abodo, conseiller juridique du colonel Azali, a-t-elle des chances d’aboutir ?

250605/eso/hzkpresse/kalaweni/18h00

Revue de presse hebdomadaire

 

Moroni le 24 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – « La Cour constitutionnelle déclare conforme la loi sur la sécurité intérieure », tel est le titre de la une du journal Al-Watwan, dans son édition n°887 de ce vendredi 24 juin.

       Pour le journaliste Ahmed Ali Amir, « en rendant cet arrêt, la Cour constitutionnelle vient de mettre fin à une polémique sur la nature de ces forces que certains ne souhaitaient pas voir affublées de caractère militaire ». Mais le fond du débat touche surtout à « l’épineux problème du transfert des éléments de la gendarmerie au niveau des îles autonomes », conclut l’article.

       Dans sa dernière livraison, de ce vendredi 24 juin, La Gazette des Comores revient encore sur la contribution financière de l’Union européenne en faveur des Comores, avec un très long titre : « L’Union européenne met la main à la poche : 27,3 millions d’euro pour les cinq prochaines années ». L’hebdomadaire indépendant y relate la conférence de presse donnée par l’ambassadeur de l’Union européenne, Juan Carlos Rey Salgado, au terme de sa mission de quelques jours dans l’archipel.

       Une seule phrase semble résumer, selon Hadji Hassanli, toute la pensée du diplomate européen : « J’ai rencontré les trois présidents et je tiens à vous dire que j’ai eu une satisfaction totale, surtout avec Mohamed Bacar d’Anjouan pour le retour de la démocratie, et auprès du colonel Azali pour l’état d’avancement des institutions actuelles qui fonctionnent ».

       Au sujet de la conférence des bailleurs de fonds et amis des Comores, prévue à Maurice en novembre prochain, Al-Watwan publie dans sa dernière parution une longue interview du Commissaire général au Plan, Ynoussa Ben Imani, qui table sur « une croissance de 4% en 2006 » et maintient l’objectif de « réduire de moitié le taux de pauvreté d’ici à 2015 ». A quatre mois de la conférence, ce jeune statisticien devenu l’incontournable interlocuteur du colonel Azali auprès des partenaires extérieurs, affirme que « les travaux préparatoires sont entamés et respectent le calendrier fixé ». Ben Imani est resté peu convaincant sur les dérapages budgétaires constatées en 2005 par le FMI.

       L’hebdomadaire gouvernemental consacre dans ce même numéro un dossier sur les travaux de rénovation et d’extension de l’aéroport international Prince Said Ibrahim (AIMPSI). L’entreprise Abdallah Wadaane chargée des travaux de terrassement accuse plusieurs mois de retard, selon le journaliste M.Y. Kaiva. Un retard qui semble inexplicable, surtout que « la somme déboursée jusqu’ici s’élève à 80 millions », pour un contrat initial de 45 millions de francs comoriens. Les travaux de constructions confiés à une entreprise chinoise, doivent encore attendre, pour un coût total d’environ 3 milliards, dont 2,8 financés par la République populaire de Chine.

       La Gazette des Comores revient cette semaine sur l’affaire de la société nationale d’eau et d’électricité Ma-Mwe, avec un article qui vante les mérites du nouveau patron de la boîte, Allaoui Said Abasse. Le successeur de Mahmoud Fakridine forme, selon Hadji Hassanali, une équipe déterminée à croiser le fer avec « certains membres du cercle du pouvoir de l’Union », et qui n’aurait rien à craindre puisqu’elle a « la confiance du Chef de l’Etat ». Un « duo » présentée comme porteuse d’une « nouvelle théorie de gestion, qui bouleverse certaines règles établies », dit-on.

       Sans évoquer une seule fois l’annulation du voyage officiel du président Azali au Maroc, Al-Watwan trouve un motif de consolation au gouvernement à travers le don de matériel militaire arrivé le 22 juin à Moroni, par Transall en provenance de Rabat.

       La Gazette des Comores publie en page 7 une lettre de l’ambassadeur des Etats Unis aux Comores avec résidence à Maurice, M. John Price, qui a quitté définitivement son poste le 17 juin dernier, après trois années d’activités. Ce diplomate américain dit avoir « plein espoir que les prochaines élections aux Comores seront un autre grand succès dans la voie de la stabilité et de la prospérité (…) si l’épreuve échoue, la communauté internationale tournera le dos aux Comores ».

       Le journal Al-Watwan fait un bref compte rendu de la visite de courtoisie effectuée par le Commandant du patrouilleur austral Albatros, le capitaine de frégate Pierre-Franck Alvernhe au Maire de la ville de Moroni, Said Jaffar El-Macelie. L’occasion pour le maire de présenter quelques projets de la commune urbaine, notamment la formation de la police municipale en matière de sécurité civile.

       Sous le titre provocateur « Des ministres nomades à Mitsamiouli », La Gazette des Comores a parlé du dernier conseil des ministres de l’île autonome de Ngazidja, tenu exceptionnellement dans la ville de Mitsamiouli. Un geste semble-t-il du président Mzé Soulé Elbak et son équipe destiné à « marquer leur intérêt à l’action Karane », du nom de l’Association sanitaire de l’île de la Réunion, qui effectue une mission médico-chirurgicale et dentaire du 28 juin au 8 juillet dans les régions Nord de la Grande-Comore.

240605/eso/hzkpresse/kalaweni/21h00

Le secteur privé réclame une plus grande implication à la préparation de la Conférence des bailleurs de fonds

 

Moroni le 24 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – L’Organisation du patronat comorien (Opaco) proteste contre la désignation de M. Mbaé Toimimou, Secrétaire général de l’Union des Chambres de commerce, d’industrie et de l’artisanat (Uccia), pour représenter le secteur privé dans les travaux techniques préparatoires de la prochaine Conférence des bailleurs de fonds.

       Depuis quelques années les milieux d’affaires comoriens ont gardé une certaine distance avec l’Uccia, une institution jugée plus proche des pouvoirs publics que du secteur privé, selon un récent mémorandum de l’Opaco.

       Interrogée ce matin par HZK-Presse, la secrétaire générale de l’Opaco, Madame Sitti-Djaouharia Chihabidine, n’a pas caché sa « profonde déception » suite à une désignation qui a été selon elle « décidée en dehors de toute concertation avec les opérateurs économiques ».

       Il est vrai qu’en son article 3 le décret présidentiel relatif à la Table ronde a attribué un siège au secteur privé, pour participer aux travaux du Comité technique permanent de la conférence (CTP), mais selon le secrétaire général du Ministère de l’Economie et du commerce, M. Ahmed Abdérémane Koudra, « ce siège revient de droit à l’Union des chambres de commerce, en tant qu’institution d’appui au secteur privé ».

       M. Koudra estime que « cette polémique n’a pas lieu d’être » car l’Opaco est déjà représentée par son président, M. Said Hassane Nourdine, au sein du Haut conseil de coordination et de suivi de la conférence (Hccs), qui est « le cadre politique qui trace les grandes orientations de la conférence », ajoute-t-il.

       Quant aux consultations sectorielles engagées, le secrétaire général du Ministère de l’Economie rejette les plaintes de l’Opaco, estimant que toutes les organisations professionnelles du secteur privé sont régulièrement invitées ».

       L’Opaco serait certes associée aux travaux de mise à jour du Document de stratégie et de réduction de la pauvreté (DSRP), reconnaît Mme Chihabidine, mais le Commissariat au plan « n’intègre pas suffisamment les projets du secteur privé jugés prioritaires » déplore-t-elle.

240605/eso/hzkpresse/kalaweni/10h30

Parlement de l’Union : un vote bloqué pour la loi sur la Cour Suprême

 

Moroni le 23 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Les députés de l’Assemblée de l’Union se réuniront ce samedi 25 juin en séance plénière pour adopter le projet de loi organique sur la Cour suprême. C’est ce qui ressort de la conférence des présidents des commissions de ce jeudi matin, après plusieurs jours de tractations entre le gouvernement et le bureau de l’Assemblée.

       La Cour suprême est prévue par la Constitution pour constituer le 3ème et dernier degré de juridiction après les cours d’appel. Sa mise en place comblera ainsi un vide jugé préjudiciable par beaucoup d’avocats, notamment dans le cas récent de l’affaire de la Banque centrale, à en croire Me Harimia Kassim.   

       Les parlementaires auront également à voter en seconde lecture une nouvelle mouture du projet de loi portant Règlement intérieur de l’Assemblée, après le rejet du précédent texte par la Cour constitutionnelle.

       De source proche du Bureau de l’Assemblée, HZK-Presse apprend qu’une commission mixte a été mise en place, pour tenter de trouver une solution consensuelle au problème posé par la non promulgation de la loi relative à l’organisation judiciaire. Cette commission qui regroupe des représentants du gouvernement et de l’assemblée, devra dénouer un conflit politico-juridique qui dure depuis bientôt une année, et dont la Cour constitutionnelle s’était récemment déclarée incompétente.

       Concernant la loi relative au statut des forces de sécurité intérieure des îles autonomes, que les députés ont adoptée le mois dernier, la Cour constitutionnelle l’a déclaré conforme à la constitution, malgré la controverse sur le « caractère militaire » qui continue d’opposer gouvernement d’Union et groupe majoritaire « mdjidjengo » proche des exécutifs des îles autonomes.

       A quelques jours de la fin des travaux parlementaires, le Président de l’Assemblée, M. Said Dhoifir Bounou se déclare « serein et optimiste », en dépit des obstacles tous azimuts auxquels les nouvelles institutions sont confrontées.

230605/eso/hzkpresse/kalaweni/21h00

Une société privée interpelle le gouvernement de l’île de Ngazidja pour « plus de transparence » dans les marchés publics 

 

Moroni le 23 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Suite au lancement des travaux de la nouvelle route du Sud-est de Moroni, par le gouvernement de l’île autonome de Grande-Comore, et dont le marché a été attribué à l’entreprise Sogea, pour un financement de 47 millions de francs comoriens, HZK-Presse a eu la réaction de la Société générale de terrassement (EGT), une entreprise locale qui considère que ce marché a été passé « dans l’opacité ».

Selon EGT, « il existe plusieurs entreprises (comoriennes et étrangères) de construction de routes », pourtant le marché a été attribué « sans qu’il y ait eu appel d’offre ou consultation ». Elle déplore « de telles pratiques utilisées aussi bien par le gouvernement de l’Union que par celui de l’île autonome ». Pour la gérante de EGT, qui est aussi membre du bureau de l’Organisation du patronat comorien (Opaco), « le secteur privé aimerait que la concurrence ait lieu dans la plus grande transparence », conclut-elle.

230605/eso/hzkpresse/kalaweni/18h00

Un bateau de guerre mouille les eaux comoriennes

 

Moroni le 23 juin 2005 (HZK-Presse/kalaweni) – Un navire de guerre de l’armée française mouille les eaux comoriennes depuis ce jeudi matin. L’Albatros, effectue un escale technique à Moroni, dans le cadre d’une tournée que les bâtiments français font régulièrement dans la zone du Sud-Ouest de l’Océan Indien.

230605/eso/hzkpresse/kalaweni/15h00

La Grande-Comore lance son premier chantier

 

Moroni le 22 juin 2005 (HZK-Presse/kalaweni) – L’île autonome de Grande-Comore a lancé son premier chantier de grands travaux au titre de son budget d’investissement pour l’année 2005. La cérémonie officielle s’est déroulée mercredi dernier en présence de nombreuses personnalités et d’une foule nombreuse.

       Il s’agit en fait du projet de la route secondaire reliant le quartier Mbouéni et Zilimadjou, en traversant la zone périphérique de Mtsamboudjou vers Cable-de-lyon, soit une distance de 1,2 km. Un tronçon prévu depuis plusieurs années par le Plan d’urbanisme et d’aménagement de l’agglomération de Moroni, chef lieu de la Grande-Comore et capitale de l’Union des Comores.

       Selon le Directeur général du Ministère de l’Equipement, M. Hadji Mohamed Ali, cet ouvrage « permettra de désengorger le centre de la ville de Moroni, dont la circulation devient de plus en plus saturée », avec l’explosion du parc automobile, surtout sur la route du port.

       Cette infrastructure est entièrement financée sur le budget de l’île autonome, à hauteur de 47 millions de francs comoriens (96.000 euros), et ce, « avec le peu de subsides que daigne verser l’Union sur le compte de l’île, au titre des recettes à partager » ajoute M. Hadji Mohamed. Pour la première fois depuis 1997, un budget consolidé a pu être voté en janvier 2005, incluant l’île d’Anjouan.

       Les travaux seront entièrement exécutés par la société SOGEA, et doivent durer trois mois. Pour le Directeur général de l’Equipement, cela a été rendu possible par la volonté du gouvernement de l’île de recouvrer progressivement des compétences longtemps accaparées par les autorités de l’Union, même si le circuit des recettes à partager « continue encore à échapper à tout contrôle des autorités de l’île », comme le déplorait le président Mzé Abdou Soulé Elbak, lors d’une récente conférence de presse.

220605/eso/hzkpresse/kalaweni/22h00

Diplomatie : Le voyage officiel du Colonel Azali au Maroc est annulé

 

Moroni le 22 juin 2005 (HZK-Presse/kalaweni) – De source autorisée, proche du Ministère comorien des Affaires étrangères, HZK-Presse a eu ce soir la confirmation que le voyage que devait effectuer le Chef de l’Etat comorien au Royaume du Maroc a été annulé.

       Prévu depuis longtemps, le séjour chérifien du Colonel Azali Assoumani devait commencer hier mardi 21 juin, pour trois jours. Un déplacement considéré comme très important dans l’agenda présidentiel, et qui n’aura finalement pas lieu, pour des raisons non précisées.

       Toutefois, le chef de l’Etat comorien, qui entame sa deuxième semaine à l’extérieur, peut avoir la consolation que l’Armée nationale de développement (And) ait obtenu un don en matériel militaire, arrivé ce mercredi 22 juin à Moroni par un transal spécial des Forces armées marocaines.

220605/eso/hzkpresse/kalaweni/18h00

Mayotte : création à Moroni d’un « Comité Maore » pour la réintégration de l’île dans le giron comorien

 

Moroni le 21 juin 2005 (HZK-Presse/kalaweni) – Un groupe d’intellectuels comoriens s’est formé à Moroni autour d’un objectif commun visant à faire de la question de l’île de Mayotte une problématique « de dimension nationale qui implique les Comoriens de toutes tendances, de toutes les couches sociales, de l’intérieur et de la diaspora », selon un document parvenu hier mardi à HZK-Presse.

      Intitulé « Plate-forme des Comités Maore », ce document fait le constat qu’à la veille du 30ème anniversaire de l’indépendance des Comores, « la résolution de la question de l’île comorienne de Mayotte devient de plus en plus complexe ». Les revendications de ce groupe portent notamment sur la « suppression du visa Balladur et la circulation libre des hommes et des biens entre les quatre îles de l’archipel », ainsi que la « définition d’un cadre de négociation sous supervision internationale impliquant toutes les parties concernées » pour préparer le retour de cette île dans le giron comorien.

       Mais les rédacteurs de cette plate-forme suggèrent à la classe politique comorienne d’envisager « une forme de représentation » de Mayotte au sein de l’actuelle Assemblée fédérale comorienne et même au gouvernement.    

       Ce Comité s’est doté d’une direction dont font partie M. Idriss Mohamed (gérant de société), Ahmed M. Thabit (fonctionnaire des Nations unies à la retraire), Ounkacha Jaffar (exploitant agricole) et Mourchid Mohamed (chirurgien dentiste). Dans un communiqué diffusé hier, il appelle à des manifestations le 12 novembre prochain, qui coïncidera avec le 30ème anniversaire de l’adhésion de l’Etat comorien à l’Organisation des Nations Unies.

       Rappelons que Mayotte, la quatrième île de l’archipel des Comores est restée sous administration française depuis l’accession à l’indépendance le 6 juillet 1975 de ce petit pays de l’Océan Indien. Les autorités comoriennes ont toujours revendiqué la souveraineté comorienne sur cette l’île, à toutes les tribunes des organisations internationales. Le parlement comorien a d’ailleurs adopté récemment une loi organique incluant Mayotte dans le processus de la présidence tournante de l’Union des Comores, après le tour d’Anjouan en 2006, et de Mohéli en 2010. Mayotte a été érigée depuis l’année 2000 en « Collectivité départementale au sein de la République français ».

220605/eso/hzkpresse/kalaweni/09h00

Affaire Banque centrale : les autorités comoriennes multiplient les réunions de crise à l’approche de la session du conseil d’Administration

 

Moroni le 20 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Le gouverneur de la Banque centrale des Comores, M. Ibrahim Ben Ali, entame sa troisième semaine de détention à la Maison d’arrêt de Moroni, contraint de purger la peine d’un mois d’emprisonnement ferme qui lui a été infligée par la Cour d’appel, pour « complicité » dans le cadre d’une affaire de détournement de fonds dont sont accusés huit employés de l’institution.

       Une détention qualifiée « d’arbitraire et d’illégale » par les avocats d’Ibrahim Ben Ali et de la Banque, qui continuent à clamer l’innocence de leur client et à exiger « le respect du pourvoi en cassation » qu’ils ont formé dès le prononcé du délibéré.

       Interrogé ce lundi matin par HZK-Presse, le Vice-Gouverneur de la Banque centrale des Comores, qui est le représentant statutaire de la Banque de France, a déclaré que « les opérations courantes de la banque se déroulent normalement ». Il ajoute avoir reçu mandat du conseil d’administration pour « assurer l’intérim du gouverneur, et la gestion des affaires courantes ».   

       Quant au président du Conseil d’administration de la Bcc, M. Salim Ahmed Abdallah, il a confirmé à HZK-Presse la tenue à Paris, le 30 juin prochain, d’une session du Conseil, dont l’ordre du jour « ne peut être encore rendu public ». 

       De source autorisée, HZK-Presse a pu obtenir hier soir une information selon laquelle le gouvernement comorien a écrit à la Banque de France pour demander que soit inscrit à  l’ordre du jour de la prochaine session du conseil d’Administration de la Banque centrale des Comores (Bcc), la question du remplacement de l’actuel gouverneur de la Banque, incarcéré.

       Dans les milieux financiers de la capitale, l’on prêt aux autorités comoriennes l’intention de vouloir remplacer immédiatement Monsieur Ibrahim Ben Ali actuel gouverneur de la Bcc. Des noms de candidats commencent déjà à circuler, notamment celui du ministre des finances de l’Union, Mohamed Abdoulbastu.

        Le conseiller privé du chef de l’Etat chargé des dossiers économiques, M. Ali Nassor, qui est aussi administrateur de la Banque centrale, estime pour sa part « qu’il ne lui appartient pas d’interpréter des décisions de justice rendues et qui s’appliquent à tous ». Il déclarait ce matin à HZK-Presse qu’il « découvrira le moment venu en Conseil l’ordre du jour, en tant qu’administrateur ». S’agissant du nom du candidat qui aurait les faveurs de Beit Salam, pour succéder à Ibrahim Ben Ali, le conseiller du chef de l’Etat « réserve sa réponse », car le Conseil « devra trancher sur la base des CV présentés par le gouvernement », ajoute-t-il.

       Craignant que la session de Paris ne puisse aboutir à un compromis acceptable, les autorités comoriennes multiplient les réunions de crise et les échanges téléphoniques entre le gouvernement, le cabinet de la présidence et le Chef de l’Etat lui-même, qui se trouve en voyage officiel à l’extérieur.

200605/eso/hzkpresse/Kalaweni/12h30

Préparation de la conférence des bailleurs de fonds

Démission de l’Expert international

 

Moroni le 20 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – L’Expert international chargé d’appuyer la partie comorienne dans la préparation de la prochaine conférence des bailleurs de fonds et amis des Comores, vient de démissionner de ses fonctions, et s’apprêterait à quitter Moroni à la fin juin.

       Interrogé par HZK-Presse/Kalaweni, la Coordinatrice des projets au Commissariat général au Plan, Mme Koulthoume Djamadar, a confirmé que « l’Expert en question a effectivement démissionné ».

       Concernant les motifs de cette brusque interruption du contrat, certaines sources autorisées évoquent des « divergences sérieuses » entre le consultant, M. Dabadi, et les responsables comoriens en charge de la coordination des travaux techniques relatifs à la préparation de la Table ronde, supervisé par le Commissariat général au plan.

       Ce que semble démentir la Coordinatrice des projets qui parle plutôt d’une « démission pour convenances personnelles », laquelle n’est pas de nature à perturber le bon déroulement des travaux, puisque selon Mme Koulthoum Djamadar « toutes les dispositions sont prises avec le Pnud afin de procéder au remplacement de l’Expert, par un autre consultant international attendu à Moroni vers le 28 juin prochain ».

       Rappelons que cet expatrié s’occupait également de la gestion du Fonds fiduciaire, placé sous supervision du Pnud, et destiné à financer la consolidation du processus de réconciliation nationale aux Comores, notamment certaines activités préparatoires de la Table ronde.

200605/eso/hzkpresse/kalaweni/11h00

La 2ème édition du Salon des Nouvelles technologies de l’Information et de la communication aura lieu en octobre prochain

 

Moroni le 19 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Le Directeur général de Comores Informatique M. Idriss Mohamed a confirmé à HZK-Presse que la 2NDE édition du Salon comorien des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) se déroulera à Moroni (Palais du peuple) en octobre prochain, sous le haut patronage du président de l’Assemblée nationale.

       L’événement porte le sigle original SIMKO 2, tiré de l’intitulé en comorien « Swanan, Informatik, Mawaswiliyano, Komori ».

Pour cette seconde édition, l’organisateur a privilégié « une orientation généraliste », visant selon lui à « faire le point sur l'état de l'art dans le pays, évaluer les positionnements des prestataires de services nationaux et internationaux, confronter ses besoins d'utilisateurs au marché ».

       En choisissant la période du 29 septembre au 1er octobre, SIMKO 2 s’inscrit dans un contexte sans doute particulier  (table ronde des bailleurs de fonds sur les Comores à Maurice et deuxième phase du Sommet mondial de la Société de l'Information).

       La première édition avait eu lieu en 2002 au Centre national de l’Artisanat comorien. Pour M. Idriss Mohamed, promoteur du Salon, il s’agit d’évaluer en 2005 le chemin parcouru, et affiner ses stratégies.

190605/eso/hzkpresse/kalaweni/12h30

 

PARTICIPATION

 

Plusieurs formules de participation :

 

Partenaire Officiel : statut exclusif déjà occupé par Comores Télécom

 

Sponsor Officiel :   

        Logo sur toutes les publications (affiches, banderoles, invitations, etc.)

        Page A4 de pub dans le catalogue officiel du SIMKO

        Logo, nom et slogan sur le site et pub sur BASIM (1/8 A4)

 

Sponsor

        Liste des sponsors (logo + nom + un slogan) affichée et sur le site

        1/2 page de pub dans le catalogue

 

Parrain

        Liste des parrains dans le Salon, dans le Catalogue et dans le site

 

Exposant

        Acquisition de stand

 

 

Pour tout contact : 

 

Comores Informatique
Mini Zone industrielle MAVUNA
BP 1497 Moroni - Union des Comores
Tel : 00 269 73 55 13
Fax : 00 269 73 53 25
Mobile : 00 269 33 53 25

 

www.ComoresInformatique.com

Préparatifs de la conférence des donateurs

 

Moroni le 19 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Le Conseiller en communication à la présidence de l’Union, M. Kaambi Roubani, a invité hier samedi 18 juin les responsables et correspondants des agences de presses nationales et internationales, pour les informer du dispositif institutionnel mis en place pour la préparation et la couverture médiatique de la Conférence des bailleurs de fonds et partenaires des Comores, prévue à l’île Maurice en novembre prochain.

       Le représentant de HZK-Presse, présent à la rencontre, a eu un échange cordial et franc avec M. Kaambi Roubani. Ce dernier a tenu à féliciter la naissance de cette première agence de presse comorienne, qui « comble un vide longtemps ressenti », et qui aura « un rôle important à jouer, notamment pour redonner au pays une autre image que celle des coups d’Etat, véhiculée par certains médias occidentaux », ajoute-t-il.

       Pour HZK-Presse, cela dépendra surtout de la volonté des pouvoirs publics à respecter le principe du droit à l’information, en facilitant le libre accès des journalistes aux sources d’information, et en améliorant la qualité des infrastructures de télécommunication existantes. Elle suggère en outre qu’une salle de presse soit rapidement ouverte et équipée, d’abord à Moroni, et ensuite à Port Louis (Ile Maurice).

       A l’issue de la rencontre il a été convenu que des propositions concrètes seraient formulées en vue d’offrir aux médias publics et privés un cadre adéquat pour une meilleure couverture de cet événement jugé important.

       Une Cellule de communication de la Conférence est déjà instituée par décret du président de l’Union, en date du 18 mai dernier. Elle est composée de six membres dont des représentants de la presse écrite et audiovisuelle publique et privée. Une structure qui a pour mission « de sensibiliser et de mobiliser les divers acteurs nationaux du développement autour des objectifs de la Conférence ». Elle doit surtout être en mesure, selon le décret, d’élaborer « un document de plaidoyer » en faveur de la partie comorienne, engagée dans la voie d’un « redressement économique et financier » et contre le fléau de la pauvreté.

       Mais beaucoup reste faire, à en croire Ahmed Ali Amir, désigné secrétaire général de ladite Cellule de communication, car « les acteurs politiques et économiques concernés tardent à s’impliquer véritablement dans une même dynamique, autour d’un objectif commun », prévient-il.

190605/eso/hzkpresse/kalaweni/10h00

Le chef de Délégation de la Commission Européenne quitte Moroni avec satisfaction

 

Moroni le 18 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Au terme de sa visite officielle de cinq jours à Moroni, le chef de Délégation de la Commission Européenne à Maurice, avec accréditation auprès de l’Union des Comores, M. Juan Carlos Rey Salgado, a donné ce samedi 18 juin une conférence de presse.

Ce rendez-vous avec les médias était l’occasion pour le diplomate européen de passer en revue l’ensemble des dossiers qui entrent dans le cadre de la coopération entre l’Union européenne (Ue) et les Comores. Une mission très importante selon Juan Carlos Rey, puisqu’elle intervient à un moment crucial où le pays doit préparer la conférence des bailleurs de fonds et créer les conditions d’une véritable relance du développement économique et social, en mettant l’accent sur la lutte contre la pauvreté.

Après avoir rappelé, chiffres à l’appui, la contribution européenne en faveur des Comores au cours des trente dernières années, le Représentant de l’Ue n’a pas manqué d’interpeller les autorités comoriennes de l’Union comme celles des îles autonomes, sur « la nécessité de renforcer l’Etat de droit et la bonne gouvernance », pour espérer « rétablir la confiance des partenaires extérieurs ». Selon lui, « l’Ue continuera à accompagner les Comores, comme elle l’a déjà fait en particulier depuis 1997 pour sortir le pays de cette longue période de crise séparatiste et institutionnelle ». 

Si tout se passe bien, l’Union des Comores devrait bénéficier d’une enveloppe de plus de 13 milliards de francs comoriens, dans le cadre du 9ème FED, pour les cinq prochaines années. Un financement acquis pour le secteur de l’Education ainsi que les collectivités décentralisées.

Au cours de son séjour dans le pays, le chef de Délégation de la Commission Européenne a visité les îles de Mohéli et d’Anjouan où il a participé à des inaugurations d’infrastructures sociales construites sur fonds européens, notamment l’Ecole de Wanani (Mohéli) et le complexe scolaire de Bazimini (Anjouan).

M. Juan Carlos Rey Salgado a été reçu par les chefs des Exécutifs des îles et le Vice-président Caabi Elyachourtu Mohamed. Il a également eu des entretiens avec la Coordinatrice du système des Nations unies et l’ambassadeur de France.

180605/eso/hzkpresse/kalaweni/21h00

Revue de la presse hebdomadaire

 

Moroni le 18 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) – Sous le titre « Azali invite le G77 à la conférence de Maurice », le journal Al-Watwan consacre la une de son édition n°886 du 17 juin au sommet du G77 qui s’est tenu du 15 au 16 juin à Doha (Qatar).

Selon l’envoyé spécial de l’hebdomadaire gouvernemental, le Chef de l’Etat comorien n’a pas manqué du haut de la tribune de rendre « hommage aux pays et organisations qui ont aidé les Comores à sortir de la double crise ». Le colonel Azali Assoumani a surtout saisi l’occasion pour inviter « l’ensemble des partenaires et amis de l’archipel à la conférence des bailleurs de fonds » qui doit se tenir en novembre prochain à l’île Maurice.

Sur un tout autre registre, le n°351 de La Gazette des Comores, daté du 17 juin, a publié un long dossier consacré à l’Union Européenne, sous le titre « L’Union européenne s’implique davantage », avec en première page la photo du Représentant de l’UE aux Comores, Juan Carlos Rey, entouré du président Mohamed Bacar de l’île autonome d’Anjouan et du Vice-président Caabi Elyachourtu Mohamed, à l’occasion de l’inauguration d’un complexe scolaire à Bazimini.

Pour le journaliste Hadji Hassanali, « la partie comorienne a fait la bonne politique », car selon lui, « la stabilité est revenue, les dirigeants comoriens de l’Union et ceux des îles ont instauré la confiance interne et externe ». Ce qui justifie l’octroi par l’Ue d’une enveloppe de 27 millions d’euro, soit plus de 13 milliards de francs comoriens au titre du 9ème FED, pour accompagner les Comores « dans l’instauration d’un Etat de droit et de la bonne gouvernance », notamment dans les secteurs sociaux et la coopération décentralisée.

Dans sa dernière livraison, Al-Watwan publie une interview du président de l’Université des Comores, Damir Ben Ali qui, faisant un bilan des deux premières années d’expérience,   annonce « une deuxième étape en octobre prochain avec l’ouverture de la Licence ».  

Répondant aux questions du journaliste Ahmed Ali Amir, le patron de l’université se félicite que « toutes les institutions statutaires » soient mises en place. Il s’inquiète toutefois de « la suppression de la taxe sur le riz » qui risque selon lui de pénaliser le fonctionnement de l’établissement, en lui privant de recettes budgétaires. Une taxe de 50 francs comoriens par kilo, qui a servi à financer l’université, notamment des travaux de construction ou réhabilitation de bâtiments. 

La Gazette publie dans son édition du 17 juin, un entretien avec le Docteur Mouhtar Ahmed Charif, ancien ministre du président Taki, dans lequel il se déclare contre toute révision de la constitution. Pour Dr Mouhtar « il faut en finir avec les pratiques consistant à changer de Constitution chaque fois qu’il y a un nouveau président ».

Revenant sur l’affaire de la Banque centrale, le canard gouvernemental Al-Watwan a recueilli l’avis du procureur général, Djaffar Ahmed Said, selon lequel « Ibrahim Ben Ali a été inculpé de complicité de vol aggravé et reconnu coupable ». Pour ce magistrat, « la cour suprême n’est pas un troisième degré de juridiction comme certains le pensent (…) Même si elle était opérationnelle aux Comores, elle n’allait jamais décider sur la culpabilité ou l’innocence de M. Ibrahim Ben Ali ».

180605/eso/hzkpresse/kalaweni/18h00

Mutsamudu : décès de Salim Mirghane.

 

Moroni le 16 juin 2005 (HZK-Presse/Kalaweni) - L'ancien ministre Salim Mirghane, natif de Mutsamudu (Anjouan) est décédé ce jeudi après-midi à l'âge de 60 ans, des suites d'une maladie. Ses obsèques auront demain vendredi 17 juin, après la grande prière à Mutsamudu, en présence de nombreuses personalités politiques, notamment l'ancien Premier ministre Abbas Djoussouf. M. Salim Mirghane était un des principaux dirigeants de la Nouvelle génération démocratique des Comores (NGDC), l'aile anjouanaise du Mouvement pour la démocratie et le progrès (MDP) d'Abbas Djoussouf.

160605/hzkpresse/kalaweni/eso/20h00