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Media
: Presse, Radio, Télévision |
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Rapport 2004 de
Reporters Sans Frontières |
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Comores
Superficie :
2 230 km2. -Population : 747 000. -Langue : comorien, français.
-Nature de l'Etat : république fédérale. -Chef
de l'Etat : Assoumani Azali.
Comores - Rapport annuel 2004
Le gouvernement se méfie de la presse
indépendante. Quatre journalistes ont été arrêtés en 2003. L'un d'eux a
passé deux mois derrière les barreaux pour avoir critiqué le
fonctionnement de la justice locale.
Les autorités ont les nerfs à fleur de peau dès qu'un journaliste donne la
parole à l'opposition ou fait part des revendications de la société
civile. Le spectre du coup d'Etat hante le gouvernement du colonel Azali
et toute information susceptible, à ses yeux, de constituer une atteinte à
l'ordre public ou à la stabilité du pays est sévèrement réprimée.
La presse comorienne connaît des hauts et des bas. De nouveaux journaux
sont créés tandis que d'autres cessent de paraître au gré de remous
politiques incessants et d'une activité économique encore instable. Ainsi,
en 2003, un quotidien privé a disparu, mais une nouvelle agence de presse
indépendante a commencé à diffuser des bulletins d'informations.
Les médias d'Etat fonctionnent tant bien que mal, à coups de subventions
publiques ou de programmes de coopération avec les diplomaties étrangères.
Dernière en date, la Chine a offert de nouveaux locaux à Radio Comores en
avril.
Trois journaliste incarcérés
Le 1er août 2003, Abdou Djibaba et Ali Mselem, respectivement directeur et
rédacteur en chef de Radio Ngazidja, la station officielle de l'île de la
Grande Comore, sont arrêtés à Moroni. Deux jours auparavant, la radio
avait diffusé un éditorial affirmant que le travail de certains magistrats
ne faisait pas "honneur à la justice". Après quarante-huit heures de garde
à vue, Abdou Djibaba est mis en liberté provisoire, mais doit se présenter
au juge deux fois par semaine. Ali Mselem, auteur de la chronique
incriminée, est placé sous mandat de dépôt pour "outrage à magistrat". Il
n'est libéré que deux mois plus tard et reste sous contrôle judiciaire.
Le 22 septembre, Morad Aït-Habbouche, journaliste français en reportage
pour la chaîne de télévision Canal Plus, est arrêté à son hôtel de Moroni
et conduit dans les locaux de la gendarmerie. Venu prendre des nouvelles
du reporter, l'avocat et opposant Saïd Larifou est interpellé à son tour
quelques heures plus tard. Le 23 septembre, ils sont tous deux inculpés de
"tentative de coup d'Etat". Le 27, Morad Aït-Habbouche est libéré et prend
l'avion pour la France. L'avocat est relâché quelques semaines plus tard.
Une journaliste interpellée
Le 2 octobre 2003, Antufati Soidri, correspondante sur l'île de Moheli de
l'hebdomadaire Al-Watwan, passe quelques heures à la gendarmerie sur ordre
du procureur de la ville de Fomboni. La journaliste avait reproché à ce
dernier de ne pas respecter "la liberté d'expression reconnue par la
Constitution" après qu'il avait fait interpeller une chanteuse parce que
celle-ci dénonçait "certaines malversations en cours dans les tribunaux".

Reporters sans frontières défend les
journalistes emprisonnés et la liberté de la presse dans le monde,
c'est-à-dire le droit d'informer et d'être informé, conformément à
l'article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Reporters sans frontières compte neuf sections nationales (Allemagne,
Autriche, Belgique, Espagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Suède et
Suisse), des représentations à Abidjan, Bangkok, Buenos Aires,
Istanbul, Montréal, Moscou, Nairobi, New York, Tokyo et Washington, et
plus de cent correspondants dans le monde.
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