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Sarcelles : Première ville de France à signer un accord de coopération décentralisée avec une ville des Comores. mise à jour 02/01/2007

 
Sarcelles : Première ville de France à signer un accord de coopération décentralisée avec une ville des Comores.

COMMUNIQUE DE PRESSE
Sarcelles le 22 novembre 2006
Après un long travail de réflexion et d’échanges, la ville de Sarcelles et celle de Tsidjé (Union des Comores) ont décidé de poser les bases d’un partenariat actif, fondé sur des liens d’amitié et de solidarité mutuelle, par la signature d’un protocole d’accord de coopération, le vendredi 24 novembre 2006 à 18 heures, à l’Hôtel de Ville de Sarcelles (salle du conseil municipal)
en présence de
M. François PUPPONI, Maire de Sarcelles, Conseiller Général
et de
M Hamadi Nazi ASSOUMANI, Maire de Tsidjé.

Cet acte historique, la ville de Sarcelles étant la première en France à signer un accord de coopération avec une ville comorienne, s’inscrit dans une dynamique nationale qui fait aujourd’hui de la coopération décentralisée une des composantes essentielles des relations extérieures des collectivités territoriales Françaises.

En s’engageant aux Comores, la ville de Sarcelles entend encourager la démarche de démocratisation, initiée par les autorités comoriennes et qui se concrétise notamment par la mise en place d’institutions communales.

La signature du protocole d’accord est l’aboutissement d’un long travail de réflexion et de prospection engagé depuis 2003 entre les deux partenaires, en collaboration avec les associations comoriennes de la ville.

Une journée " à la découverte des Comores " sera organisée par les associations comoriennes le samedi 25 novembre 2006, à la maison de quartier des Vignes Blanches à partir de 14h 00.

Pour tout contact : …

Nouria REBOTTI
Chargée de mission –Relations internationales
01 34 38 21 73
coopintermairie@yahoo.fr


HISTORIQUE

Pour faire suite à une demande formulée, courant 2002, par Mzé Soulé ELBAK, Chef de l’Exécutif de l’île autonome de Ngazidja ( Grande Comore), M François PUPPONI, Maire de Sarcelles a décidé d’engager  une réflexion afin d’examiner l’opportunité de  mise en place d’un partenariat entre Sarcelles et une commune comorienne.
Madame Chantal GOURINEL, Conseillère Municipale Déléguée au Jumelage et à la Coopération Internationale fut chargée de conduire cette réflexion.

La démarche entreprise s’est déroulée en plusieurs étapes :

Août 2003 : une première mission réalisée à Ngazidja, par Abdou Soilihi, Conseiller Municipal, a permis d’identifier deux communes candidates à un jumelage avec Sarcelles : Mohoro et Tsidjé.

Avril 2004 : Le maire de Sarcelles a décidé d’associer la communauté comorienne de Sarcelles à la réflexion et un comité de pilotage, composé des représentants des associations sarcelloises d’origine comorienne, fut créé .

Juin 2004 : le comité de pilotage émet un avis favorable pour la mise en place effective du partenariat.

Septembre- novembre 2004 : rencontre  avec des représentants des associations originaires de Moroni, de Tsidjé et de Mohoro.

our compléter la réflexion et conforter les travaux du comité de pilotage, la ville de Sarcelles a décidé d’organiser une mission à Ngazidja, du 18 au 25 novembre 2004, composée d’élus et techniciens autour de Chantal GOURINEL et Michel WAKSBERG.

Cette  mission avait pour but :
-
de rencontrer les représentants des 3 communes pressenties pour un partenariat avec Sarcelles ( Moroni, Tsidjé et Mohoro).
-  de mieux comprendre le fonctionnement de l’institution communale comorienne ( loi, compétences…)
-  de découvrir la réalité locale ( problèmes rencontrés, besoins et projets  des populations locales…)
-  d’échanger sur les possibilités d’action dans différents domaines( Etat civil, Prévention des MST, Collecte des déchets…)

Mai 2005 : Restitution de la mission lors d’une journée culturelle organisée par les associations comoriennes de Sarcelles au cours de laquelle M PUPPONI  a réaffirmé la volonté de Sarcelles d’engager l’action de coopération avec une ville comorienne.

Septembre 2005 : Remise du rapport de mission aux élus en vue de leur  permettre d’apprécier l’opportunité d’une mise en place effective d’un partenariat entre Sarcelles et Tsidjé.
Le choix de Tsidjé a été dicté par la présence à Sarcelles d’une forte communauté originaire de cette ville ( Abdou SOILIHI MATASSA !)

PISTE DE TRAVAIL ENVISAGE

Au vu du rapport et des discussions engagés entre le service des relations internationales et la ville de Tsidjé, il ressort les axes prioritaires de travail suivants qui sont repris dans le protocole d’accord:
la démocratie locale,
la formation des élus et agents communaux,
la gestion administrative et la programmation du développement communal
l’éducation et la formation des jeunes,
la prévention et la promotion de la santé,
la promotion des échanges culturels et intergénérationnels,


CONCLUSION

En s’engageant aux Comores, la ville de Sarcelles  entend encourager la démarche de démocratisation, initiée par les autorités comoriennes et qui se concrétise notamment par la mise en place d’institutions communales.

Cet acte historique, la ville de Sarcelles étant la première en France à signer un accord de coopération avec une ville comorienne, s’inscrit dans une dynamique nationale qui fait aujourd’hui de la coopération décentralisée une des composantes essentielles des relations extérieures des collectivités territoriales Françaises.

Après un long travail de réflexion  et d’échanges, l’acte de signature du protocole d’accord pose officiellement les bases d’un partenariat actif, fondé sur des liens  d’amitié et de solidarité mutuelle.

La signature du protocole d’accord est l’aboutissement d’un long travail de réflexion et de prospection engagé depuis 2003 entre les deux partenaires, en collaboration avec les associations comoriennes de la ville.

COMPOSITION DE LA DELEGATION COMORIENNE

M. Hamadi Nazi ASSOUMANI , Maire de Tsidjé.
M Chakira MOHAMED BAKRI, Maire adjoint.
Mme Bicarima ALI, secrétaire générale.
M Ali HASSANI MOHAMED, secrétaire général adjoint
 

  
Le Maire de Tsidjé à la place de DSK
et le maire de Sarcelles au rang de « Notable des Comores »


Le jeudi 23 novembre la salle du conseil municipal de sarcelles était, sans jeu de mots, noire de monde.

Il faut dire que ce soir là la séance n’était pas ordinaire.

La ville de Sarcelles ( Val- d’Oise) recevait une délégation comorienne conduite par M. Hamadi Nazi ASSOUMANI, Maire de Tsidjé ( grande Comore) dans le cadre de la mise en place d’un accord de coopération décentralisée entre les deux villes. Ce soir là, justement une proposition de délibération était à l’ordre du jour et devait autoriser M. François PUPPONI, Maire de Sarcelles à procéder à la signature du protocole d’accord qui devait sceller le partenariat attendu depuis 2003 tant par les deux municipalités que par une communauté comoriennes sarcelloises qui pour marquer sont attachement à cette démarche s’était mobilisée massivement pour assister à ce moment historique.
 
Il est 21 heures quand le Maire de Sarcelles annonce et salue la présence de la délégation comorienne dans la salle avant d’inviter M ASSOUMANI a prendre place à  sa « gauche », occupant ainsi exactement le siège de Dominique STRAUSS KAHN, 1er Adjoint. Ce dernier étant absent. « C’est la place de DSK » murmurait la salle!

Ensuite c’est à Mme Chantal GOURINEL, Conseillère municipale, en charge de la Coopération internationale et du jumelage, qu’il revint le soins de présenter le projet de délibération du protocole d’accord dont l’objectif est de « marquer l’intention de la municipalité de continuer la collaboration engagée avec les Comores ». Puis la délibération qui comme à l’accoutumée était soumise au vote a  recueilli l’unanimité des membres du Conseil municipal, sous les applaudissements d’une centaine de comoriens qui avait honoré la séance à l’appel de l’Association de la Diaspora du Val-d’oise.
Le vendredi 24 novembre, jour de la signature du protocole les comoriens s’étaient mobilisés plus que la veille pour venir assister à ce moment solennel qui n’allait pas manquer d’émotions. « C’est une première à sarcelles qui ne compte dans son partenariat avec l’extérieur que des relations de jumelage avec une ville allemande et israélienne » confie une élue de l’opposition présente dans la salle avant d’ajouter  qu’il était « tout à fait logique que la ville aux 90 communautés s’ouvre à l’internationale et notamment  en direction  des pays du Sud d’où sont originaire une bonne partie de sa population»

Et au maire de Sarcelles d’aller dans ce sens, dans son discours, en indiquant que la ville allait examiner d’autres piste d’ouverture dans d’autres zones du monde.

Mais c’est à 19 heures que l’émotion atteignit  son sommet, lorsqu’à la surprise générale, après qu’il ait fini de parapher avec son homologue le document du protocole, M. ASSOUMANI déploya en direction du maire de Sarcelles, le « Draguila », cette tenue traditionnelle que seul les notables comoriens ( ceux qui accompli leurdevoir de célébration du grand mariage ) étaient autorisés à porter, et le remit à F. PUPPONI. A la demande de la salle, M. PUPPONI ne tarda pas à l’enfiler, se voyant ainsi promu, sous les applaudissements de l’assistance au grade de « Notable des Comores » et tant pis si son grand mariage risque d’attendre longtemps !

« L’accord de coopération signé entre Sarcelles et Tsidjé est une première dans son aspect solennel et doit  ouvrir la porte à d’autres accords entre communes française et comoriennes» déclare l’ancien conseiller municipal dunkerquois, Mradabi Ali,  Consultant en Coopération Décentralisée et Solidarité Internationale, sans doute l’un des spécialistes actuels en matière de coopération décentralisée franco- comorienne et qui ne cache pas sa volonté et le souhait de voir se généraliser cette nouvelle forme de coopération entre la France et les Comores. L’ancien élu se dit d’ailleurs prêt à apporter conseils et expertise aux collectivités territoriales intéressées tant en France qu’aux Comores pour développer une « autre forme coopération » entre les deux pays.

« La signature de l’accord est l’aboutissement d’un long travail de réflexion associant au sein d’un comité de pilotage à la fois l’élu, les migrants comoriens et les techniciens de la ville qui avait conduit à l’organisation d’une mission de prospection en novembre 2004 », souligne Mme Nouria REBOTTI, chargée du dossier Comores au sein du service Relations Internationales et d’ajouter que  et d’ajouter, désormais en collaboration avec nos homologues de Tsidjé   nous entendons  passer de l’étape de la réflexion à celle des actions »

La semaine s’est achevée par une journée culturelle, le samedi 25 novembre, à la Maison du Quartier Les Vignes Blanches, où devant près de 400 participants les deux maires ont réaffirmé leur volonté de nouer un partenariat basé sur les liens de solidarité qu’entretiennent d’ores et déjà les deux à travers la diaspora. Au menu de cette journée des dans traditionnelles dont « Kaswaïda » et « Sambé », et parmi les dégustations le « Pilaou » remportait son habituel succès notamment auprès des non-comoriens.

Mohamed Bakri