Depuis plusieurs semaines, une épidémie de fièvre assez bizarre sévit sur la
Grande-Comore, précisément dans la capitale, Moroni,
remplissant les structures sanitaires et surtout l'hôpital
El-maarouf, suscitant une peur panique au niveau de la population.
Il s'agit, selon le directeur général de la Santé de l'île de Ngazidja, de la
fièvre dengue qui ne serait pas aussi dangereuse qu'on la craint, dans sa forme
actuelle, a-t-il dit.
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Les malades qui arrivent en masse dans les hôpitaux souffrent de fièvre
persistante, précédée de frissons, de maux de tête, de courbatures et de vives
douleurs au niveau des os et des articulations, et parfois un syndrome
pseudo-paralytique des membres.
Certaines personnes développent des troubles vasomoteurs des membres et des
éruptions cutanées scarlatinoformes (la forme
hémorragique). Les malades sont cloués au lit pendant au moins trois jours mais
l'état de faiblesse et les douleurs des os et des articulations persistent
plusieurs jours après la maladie.
En dépit de similitudes avec le paludisme, la dengue n'est pas soignée comme on
le fait avec celui-ci, avertit M. Goda. Mais la maladie peut survenir en même
temps que le paludisme ''d'où la nécessité d'un diagnostic différentiel
approprié''.
Les médecins recommandent de boire abondamment et de prendre des vitamines. Ils
mettent en garde surtout contre les perfusions massives et la prise d'un
traitement de palu et des antibiotiques sans consultation préalable.
D'après Dr Goda, interrogé par Radio-Comores, mardi,
la dengue est dangereuse seulement dans sa forme hématologique, pas constatée
jusqu'à ce jour depuis l'apparition de la maladie.
La dengue est une maladie virale connue dans le pays depuis plusieurs années.
Cette fois, explique le Dr Goda, la maladie est apparut de manière un peu plus
violente que par le passé.
Dans l'immédiat, des recherches s'effectuent pour savoir précisément de quoi en
est-il, des sérums sont envoyés pour examen à l'Institut Pasteur de Tananarive
et l'on attend les résultats pour pouvoir dire avec plus d'exactitude comment
traiter correctement la dengue, telle qu'elle nous est apparu cette fois-ci.
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27/03/2005
on vient d'identifier le virus responsable de l'épidémie qui sévi au Comores
en ce moment. Il s'agit du CHIKUNGUNYA
NOM : Virus Chikungunya
SYNONYME OU RENVOI : polyarthrite épidémique et éruption cutanée,
fièvre de Chikungunya, CHIK
CARACTÉRISTIQUES : Alphavirus, famille des Togaviridae
(anciennement : arbovirus du groupe A); virion sphérique, enveloppé, de 60 nm
de diamètre; ARN monocaténaire de polarité positive
PATHOGÉNICITÉ : maladie virale fébrile spontanément résolutive,
caractérisée par une arthralgie ou une arthrite généralement localisée aux
genoux, aux chevilles et aux petites articulations des membres; forte fièvre,
suivie d'une éruption maculopapulaire; présence dans certains cas d'un
énanthème buccal et palatin; présence dans certains cas de nausées et de
vomissements; des hémorragies bénignes sont possibles, surtout chez les
enfants; les infections asymptomatiques sont fréquentes; l'immunité est
durable
ÉPIDÉMIOLOGIE : des cas ont été signalés en Afrique, en Inde, dans le
Sud-Est asiatique et dans les Philippines
GAMME D'HÔTES : l'humain, les primates, autres mammifères, oiseaux
MODE DE TRANSMISSION : par piqûre de moustiques infectieux
PÉRIODE D'INCUBATION : habituellement 1-12 jours
TRANSMISSIBILITÉ : aucun cas confirmé de transmission de personne à
personne
RÉSERVOIR : probablement les primates
ZOONOSE : probable - vraisemblablement à partir de primates qui
génèrent une forte virémie mais ne manifestent pas de symptômes
VECTEURS : moustiques - Aedes spp.
Ae. aegypti, Ae. africanus
Mansoni spp.
SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : aucun agent antiviral disponible à ce
jour
SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS : sensible à l'éthanol à 70 %, à
l'hypochlorite de sodium à 1 %, au glutaraldéhyde à 2 %, aux solvants des
lipides
INACTIVATION PAR DES MOYENS PHYSIQUES : inactivé par la chaleur sèche
ou humide > 58° C; sensible à la dessication
SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE : inconnue, moins d'une journée dans un
milieu de culture à 37° C
SURVEILLANCE : surveiller la présence de symptômes; confirmation par
analyse sérologique et isolement viral chez des souris ou dans des cultures
tissulaires
PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : essentiellement un traitement de soutien
IMMUNISATION : aucun vaccin à ce jour
PROPHYLAXIE : aucune