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Une épidémie de dengue Chikungunya  sévit dans le pays (février-mars 2005)
 mise à jour 28/08/2005

Article de AL WATWAN

Depuis plusieurs semaines, une épidémie de fièvre assez bizarre sévit sur la Grande-Comore, précisément dans la capitale, Moroni, remplissant les structures sanitaires et surtout l'hôpital El-maarouf, suscitant une peur panique au niveau de la population.
Il s'agit, selon le directeur général de la Santé de l'île de Ngazidja, de la fièvre dengue qui ne serait pas aussi dangereuse qu'on la craint, dans sa forme actuelle, a-t-il dit.
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Les malades qui arrivent en masse dans les hôpitaux souffrent de fièvre persistante, précédée de frissons, de maux de tête, de courbatures et de vives douleurs au niveau des os et des articulations, et parfois un syndrome pseudo-paralytique des membres.
Certaines personnes développent des troubles vasomoteurs des membres et des éruptions cutanées scarlatinoformes (la forme hémorragique). Les malades sont cloués au lit pendant au moins trois jours mais l'état de faiblesse et les douleurs des os et des articulations persistent plusieurs jours après la maladie.
En dépit de similitudes avec le paludisme, la dengue n'est pas soignée comme on le fait avec celui-ci, avertit M. Goda. Mais la maladie peut survenir en même temps que le paludisme ''d'où la nécessité d'un diagnostic différentiel approprié''.
Les médecins recommandent de boire abondamment et de prendre des vitamines. Ils mettent en garde surtout contre les perfusions massives et la prise d'un traitement de palu et des antibiotiques sans consultation préalable.
D'après Dr Goda, interrogé par Radio-Comores, mardi, la dengue est dangereuse seulement dans sa forme hématologique, pas constatée jusqu'à ce jour depuis l'apparition de la maladie.
La dengue est une maladie virale connue dans le pays depuis plusieurs années. Cette fois, explique le Dr Goda, la maladie est apparut de manière un peu plus violente que par le passé.
Dans l'immédiat, des recherches s'effectuent pour savoir précisément de quoi en est-il, des sérums sont envoyés pour examen à l'Institut Pasteur de Tananarive et l'on attend les résultats pour pouvoir dire avec plus d'exactitude comment traiter correctement la dengue, telle qu'elle nous est apparu cette fois-ci.

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27/03/2005
on vient d'identifier le virus responsable de l'épidémie qui sévi au Comores en ce moment. Il s'agit du CHIKUNGUNYA

NOM : Virus Chikungunya

SYNONYME OU RENVOI :
polyarthrite épidémique et éruption cutanée, fièvre de Chikungunya, CHIK

CARACTÉRISTIQUES : Alphavirus, famille des Togaviridae (anciennement : arbovirus du groupe A); virion sphérique, enveloppé, de 60 nm de diamètre; ARN monocaténaire de polarité positive

PATHOGÉNICITÉ : maladie virale fébrile spontanément résolutive, caractérisée par une arthralgie ou une arthrite généralement localisée aux genoux, aux chevilles et aux petites articulations des membres; forte fièvre, suivie d'une éruption maculopapulaire; présence dans certains cas d'un énanthème buccal et palatin; présence dans certains cas de nausées et de vomissements; des hémorragies bénignes sont possibles, surtout chez les enfants; les infections asymptomatiques sont fréquentes; l'immunité est durable

ÉPIDÉMIOLOGIE : des cas ont été signalés en Afrique, en Inde, dans le Sud-Est asiatique et dans les Philippines

GAMME D'HÔTES : l'humain, les primates, autres mammifères, oiseaux

MODE DE TRANSMISSION : par piqûre de moustiques infectieux

PÉRIODE D'INCUBATION : habituellement 1-12 jours

TRANSMISSIBILITÉ : aucun cas confirmé de transmission de personne à personne

RÉSERVOIR : probablement les primates

ZOONOSE : probable - vraisemblablement à partir de primates qui génèrent une forte virémie mais ne manifestent pas de symptômes

VECTEURS : moustiques - Aedes spp.
Ae. aegypti, Ae. africanus
Mansoni spp.

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS : aucun agent antiviral disponible à ce jour

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS :
sensible à l'éthanol à 70 %, à l'hypochlorite de sodium à 1 %, au glutaraldéhyde à 2 %, aux solvants des lipides

INACTIVATION PAR DES MOYENS PHYSIQUES : inactivé par la chaleur sèche ou humide > 58° C; sensible à la dessication

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE : inconnue, moins d'une journée dans un milieu de culture à 37° C

SURVEILLANCE : surveiller la présence de symptômes; confirmation par analyse sérologique et isolement viral chez des souris ou dans des cultures tissulaires

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT : essentiellement un traitement de soutien

IMMUNISATION : aucun vaccin à ce jour

PROPHYLAXIE :
aucune