VENIR AUX COMORES : LES PRECAUTIONS SANITAIRES

 

Le bon sens est la meilleure des protections contre les risques encourus lors d'un voyage.

 

AVANT LE DEPART

Il est conseillé de consulter son médecin, pour plusieurs raisons:

- pour un examen général,

- le risque sanitaire varie selon le pays visité et selon l'époque: le médecin a accès à l'information adéquate,

- il est souvent nécessaire de pratiquer des vaccinations (il faut parfois s'y prendre plusieurs semaines à l'avance),

- pour la confection d'une "trousse de voyage", comportant une prescription de médicaments et une adaptation des traitements en cours s'il y a lieu.

Il est indispensable de contracter avant son départ une assurance couvrant les frais sanitaires sur place et les frais de rapatriement sanitaire.

 

LES VACCINS A PREVOIR

Il est bon de remettre à jour par un rappel son vaccin D.T. P. (contre la Diphtérie, le Tétanos et la Poliomyélite), accompagné parfois d'autres vaccins.

La vaccination contre l'hépatite B qui se transmet par transfusion de sang ou par les relations sexuelles et la promiscuité. Selon le mode de vie envisagé par le voyageur, il peut être recommandé, particulièrement pour les longs séjours ou séjours à risque. Il se fait par deux injections à un mois d'intervalle.

Le vaccin contre l'hépatite A qui se contracte par voie digestive. Elle est moins dangereuse mais plus fréquente que l'hépatite B. La vaccination se fait par une injection avec rappel à un an puis tous les 10 ans.

Le vaccin contre la fièvre typhoïde: La fièvre typhoïde est une infection bactérienne transmise par voie digestive. La vaccination se fait désormais par le vaccin Typhim Vi@, recommandé pour les voyages en longs séjours, en une injection à renouveler tous les 3 ans.

Le vaccin contre la méningite à méningocoques peut être indiqué pour les enfants, adolescents et jeunes adultes, ou les séjours prolongés. Cette vaccination est obligatoire pour les pèlerins se rendant à La Mecque (Hadj).

 

LES MALADIES CONTRE LESQUELLES IL N’Y A PAS DE VACCIN

La vaccination contre le choléra est souvent inefficace et donne une fausse impression de sécurité. Le médecin prescrira un antibiotique à emporter avec soi et à prendre en cas de besoin (traitement "présomptif)". La meilleure protection contre le choléra reste une hygiène corporelle et alimentaire stricte.

Il est important de rappeler qu’il n’y a pas de vaccin aujourd’hui contre le sida, qui est présent aujourd’hui aux Comores comme dans l’ensemble du monde. Les relations sexuelles doivent donc être impérativement protégées par un préservatif.

Le paludisme, ou malaria, est une infection due à un parasite microscopique, du nom de Plasmodium, présent dans le sang, et transmis d'homme à homme par la piqûre d'un moustique l'anophèle femelle. Présent dans la plupart des pays chauds, il est responsable de violents accès de fièvre et, parfois, de complications mortelles (accès pernicieux). La prévention du paludisme se fait par la prise de médicaments (ou chimioprophylaxie) dérivés de la quinine. Depuis un vingtaine d'années, les Plasmodium résistants à la chloroquine se sont répandus dans le monde entier. Le médecin prescrira donc l’un des produits suvants, également disponible aux Comores :

- Fansidar@, à raison d'une prise de 3 comprimés par semaine. Mais, là encore, les résistances sont fréquentes, et ce produit est parfois contre- indiqué (allergies, grossesse).

- Méfloquine (Lariam@), prescrit à raison d'un comprimé par semaine chez l'adulte, à commencer une semaine avant le départ et à continuer pendant 4 semaines après le retour. Il est parfois mal toléré: nausées, maux de tête, vertiges, humeur dépressive. Ce produit est contre­indiqué chez la femme enceinte et chez le jeune enfant.

- Halofantrine (Halfan@), contre-indiqué chez la femme enceinte.

 

LA PROTECTION CONTRE LES PIQÛRES D'INSECTES

La chimioprophylaxie contre le paludisme est essentielle, puisqu'il y a risque vital. Mais la protection contre les piqûres diminue le risque d'infestation; en outre, elle diminue le risque de transmission d'autres maladies (fièvre jaune, dengue, filarioses) sans parler du désagrément de la piqûre elle même.

Les moustiques piquent surtout la nuit. Dormir sous une moustiquaire est parfois indispensable. La moustiquaire doit être vaste, afin que l'air n'y soit pas confiné et que la peau du dormeur ne touche pas la toile. Avant de s'endormir, s'assurer qu'elle est bien fermée, et surtout qu'on n'y a pas emprisonné de moustique!... Certaines moustiquaires sont imprégnées d'insecticides, ce qui accroît leur efficacité.

Surtout le soir et au crépuscule, porter des pantalons longs, des robes longues, des chemises à manches longues.

Utiliser dans la maison des serpentins fumigènes ou des diffuseurs électriques d'insecticides; les appareils à ultrasons en revanche ne semblent pas très efficaces.

Appliquer sur la peau des répulsifs. L'essence de citronnelle est parfois efficace.

 

HYGIENE DE L'ALIMENTATION

Sous les climats chauds, les microbes responsables d'infections digestives survivent plus facilement dans l'environnement, dans l'eau ou sur les aliments.

Il convient d’éviter si possible de boire l'eau du robinet ou de la fontaine locale. Préférer l'eau en bouteille capsulée.

Les viandes doivent être bien cuites, et les poissons bien frais. Les coquillages même fraîchement pêchés peuvent être toxiques. En revanche, on peut consommer sans danger les crustacés.

Ne pas consommer de légumes crus, il est plus prudent de se contenter de légumes cuits.

Laver les fruits avec une eau "sûre" (en capsulée ou désinfectée), avant de les peler.

Contrairement à une idée reçue, la consommation d’épices en quantité raisonnable n’est pas dangereuse.

Ne pas oublier de bien se laver, voire de se désinfecter les mains avant et après le repas.

 

HYGIENE DE VIE

Ne pas marcher pieds-nus dans la boue, ne pas se baigner en eau douce naturelle, car certains vers parasites (invisibles à l'œil nu) présents dans l'eau ou la terre sont capables de traverser la peau et de déterminer des infections.

Se laver régulièrement, même plusieurs fois par jour, et bien se sécher pour éviter le développement de mycoses.

Nettoyer soigneusement au savon toute plaie même minime.

 

LA TROUSSE MÉDICALE EN VOYAGE

Tous les médicaments courants sont disponibles aux Comores (aspirine et paracétamol, immodium, ercéfluril, nécessaire à pansements).

Il convient cependant de ne pas oublier des médicaments spécifiques à une pathologie inexistante aux Comores.

Les « pilules » féminines et les préservatifs sont également disponibles en pharmacie.

 

AU RETOUR

Consulter son médecin en cas de trouble, par exemple: fièvre, frissons, maux de tête, diarrhée, douleurs abdominales. Bien préciser le lieu de séjour avec les dates.

 

NUMEROS UTILES

Cabinet médical de l’ambassade de France aux Comores           73 06 15 OU 73 07 53

Hopital El Maarouf en Grande Comores                                      73 06 24

Hopital de Fomboni à Mohéli                                                     73 03 76

Hôpital de Hombo à Anjouan                                                     71 00 24

Médecin militaire français                                                         73 07 56

 

LIENS UTILES VOYAGES ET SANTE

 

http://www.traveling-doctor.com/

Vous chercher des informations pour conserver la santé pendant vos vacances ? Vous serez servis !

 

http://www.cimed.org

Ce site de référence en fait un incontournable du voyageurs qui veut s’informer sur les pays et prévoir les risques inhérents à sa santé.

 

http://www.diplomatie.fr

Site du Ministère des Affaires Etrangères, particulièrement riche notamment en actualités, ce site possède aussi une rubrique conseils aux voyageurs.

 

http://www.smi-voyage-sante.com

Le site du voyageur tropical… et d’ailleurs

 

http://www.sv-fr.com

Le site des voyageurs et de leurs médecins