PROJET SANTE III

Ce nouveau Projet Santé s’inscrit dans la volonté du Gouvernement comorien de poursuivre l’effort entrepris pour garantir à toutes les catégories de la population la protection contre les fléaux naturels et les nuisances créées par l’homme et le libre accès à des soins de qualité dans des conditions économiques maîtrisées et des objectifs de développement durable. Ses objectifs spécifiques s’inscrivent pleinement dans le cadre de la politique sanitaire nationale telle que définie dans le Plan National de Développement Sanitaire, perspectives 2010, et dans le cadre de la nouvelle organisation du système de santé introduite par la Loi 94-016/AF. Ses priorités s’expriment essentiellement à trois niveaux :

à au niveau central ; pour assurer le renforcement des capacités de gestion et de management de la tutelle,

à au niveau des structures périphériques, pour renforcer et harmoniser les capacités de soin et de prévention,

à au niveau des collectivités, pour consolider leur participation au fonctionnement du système de santé et renforcer leur capacité contributive à son financement.

Ce nouveau projet va se traduire aussi par la mise en place de formations des personnels en cours d’emploi - avec un volet formation des personnels des services centraux et régionaux, et un volet formation continue des médecins, des soignants et des techniciens – par un appui logistique aux services chargés de la tutelle, enfin par la réalisation d’une étude pour la mise en place d’un système de protection sociale.

Le présent projet sera exécuté du 1 juillet 1998 au 1 juillet 2002.

Les modalités d’exécution du projet seront suivies par les directions opérationnelles du Ministère chargé de la santé, avec le concours du Projet Santé et de son directeur exécutif.

L’analyse financière et économique du projet santé, en particulier les analyses coûts- bénéfices, ont été réalisées dans le cadre de chaque composante.

 

Ce projet comprend trois composantes :

Ü Composante1 : «Réhabilitation physique et équipements ». Il s’agit ici de la réhabilitation et de l’équipement médical et administratif des Centres Hospitaliers Régionaux de Hombo et de Fomboni, des Centres Médico-Chirurgicaux de Domoni et de Mitsamiouli, et  du Centre de Santé de Wanani. Le résultat attendu est une meilleure distribution de soins et actes médicaux de qualité, une meilleure prise en charge des patients et un séjour en hospitalisation dans des conditions de confort, d’hygiène et de propreté requises et enfin une pérennisation de la politique du recouvrement des coûts.

Ü Composante2 : «Appui au programme de lutte contre le paludisme »  Il s’agit ici de développer des mesures de lutte antivectorielle, d’améliorer la planification, la coordination et l’évaluation des activités de lutte contre le paludisme et enfin, de renforcer les capacités des districts sanitaires dans la prise en charge correcte des malades (par exemple, promouvoir une meilleure prise en charge des cas à domicile). L’objectif spécifique du programme de lutte contre le paludisme est de diminuer la mortalité et la morbidité dues au paludisme.

Ü Composante3 : « Renforcement institutionnel ». Ce renforcement portera non seulement sur les services centraux du Ministère de la Santé Publique et de la Population, mais aussi sur les Directions Régionales de la Santé. Il s’agit ici d’aider ces services à mieux assumer leurs missions et d’éliminer les facteurs qui freinent la mise en place des réformes de la santé. A cette fin, le Ministère devra être équipé et doté d’un nombre suffisant de compétences dans les domaines techniques nouveaux tels que  la tutelle, la planification, le management administratif et les prestations des soins de qualité. Il nous faut ensuite permettre aux services du Ministère d’obtenir une assistance technique et  un ensemble de moyens matériels qui leur sont indispensables pour exercer leurs nouvelles missions. Enfin cette composante prévoit la mise en place d’un système de mutualisation et d’assurance dont le but est de garantir des soins de qualité aux populations  et de pérenniser le nouveau système de santé.