DONNEES GENERALES SUR LA SANTE
REGIONS DEVELOPPEES Les 10 principales causes de décès en 1990:
Selon de l’OMS
1) maladies cardiaques ischémiques
24,7%
2) maladies cérébro vasculaires
13,1%
3) cancers du poumon, bronches et
trachée 4,8%
4) infections respiratoires basses
3,5%
5) maladies pulmonaires
obstructives chroniques 3%
6) cancers du côlon et du rectum
2,5%
7) cancers de l'estomac 2,2%
8) accidents de la circulation 2%
9) blessures infligées à soi même
(dont suicides)1,8%
10) diabète sucré 1,6%
REGIONS EN DEVELOPPEMENT Les 10 principales causes de décès en
1990: Selon de l’OMS
1) infections respiratoires basses
9,9%
2) maladies cardiaques ischémiques
9%
3) maladies cérébro vasculaires
7,5%
4) maladies diarrhéiques 7,4%
5) affections survenant pendant la
période périnatale 4,9%
6) tuberculose 4,7%
7) maladies pulmonaires
obstructives chroniques 2,7%
8) rougeole 2,6%
9) paludisme 2,2%
10) accidents de la circulation
1,9%
DONNES SANITAIRES SUR
LES COMORES :
La population des Comores est
estimée à 519 200 habitants.
Avec
un Produit National Brut (PNB) par habitant de 458 dollars, les Comores font
actuellement partie du groupe des pays les moins avancés et occupe le 141ème
rang des pays classés selon l’indicateur de développement humain.
La
question de la satisfaction des besoins fondamentaux se pose donc avec de plus
en plus d’acuité dans un pays ou la population est en forte croissance (2,7 %
par an), d’une extrême jeunesse ( 45 % de la population à moins de 15 ans ),
rurale (70 à 80 % de la population ) et traditionnelle.
Sur 192 pays, la
République Fédérale islamique des Comores est au 147ème rang pour l'espérance
de vie, au 159ème pour la mortalité infantile, au 150ème pour le PNB par
habitant, au 179ème pour l'apport journalier en calories, au 161ème pour
l'alphabétisation, au 145ème pour le taux de scolarisation (source : Atlas
Encyclopédique Mondial, Nathan Ed., Paris 1996, pp.118-119).
Les
pathologies dominantes- paludisme, gastro-entérites, maladies respiratoires,
parasites gastro-intestinaux sont à l’origine d’une morbidité et d’une
mortalité élevées, surtout chez les enfants de 0 à 5 ans et les femmes
enceintes.
On
note aussi la présence de maladies parasitaires spécifiques telles que le
paludisme, la filariose lymphatique ainsi que les MST/SIDA dont le taux de
séropositivité reste cependant encore très faible et fait l’objet d’une
attention particulière du Gouvernement et des bailleurs de fonds. Par ailleurs,
on assiste au développement de pathologies telles que l’hypertension ; les
affections vasculaires, l’insuffisance rénale et le diabète.
Ces
pathologies sont à l’origine des indicateurs peu favorables de la santé de la
population :
·
Une espérance de vie de
55 ans chez les femmes,
·
Une espérance de vie de
53 ans chez les hommes,
·
Un taux de natalité de
43 %,
·
Un taux de
morbidité de 130 % des enfants de moins
de 5 ans,
·
Un taux de morbidité
globale de 15,1 %.
|
Affections
déclarées |
Grande Comore |
Anjouan |
Mohéli |
Total |
Taux d'incidence p.1000
habitants |
|
Paludisme |
460 |
12038 |
884 |
13382 |
26,2 |
|
Parasitoses
intestinales |
54 |
3308 |
113 |
3475 |
6,8 |
|
Insuff.
resp. aiguës |
246 |
2302 |
283 |
2831 |
5,5 |
|
Maladies
diarrhéiques |
75 |
1771 |
216 |
2062 |
4,0 |
|
Anémie |
176 |
1488 |
241 |
1905 |
3,7 |
La promotion et la protection de la santé constituent une composante importante du PNDS. malgré les efforts fournis et les progrès réalisée en matière de santé dans le pays, les niveaux actuels de mortalités demeurent encore élevés. En effet, le mesure la plus récente de la mortalité des enfants, se référant à l’année 1998, pour l’enquête MICS 2000 donne des taux de mortalité infantile, infanto-juvenille et juvénile, respectifs de 59 pour 1000, 74 pour 1000 et 15 pour 1000. La même enquête mesurant la mortalité maternelle à 517 décès pour 100 000 naissances, douze ans avant l’enquête, soit l’année 1988, confirme l’estimation jusqu’alors utilisée de 500 décès maternels pour 100 000 naissances. Quant au taux brut de mortalité qui était de 12,5 pour mille au recensement Général de la population et de l’habitat de 1991, est estimé en 2001 à 10,4 pour 1000. Ce tableau sommaire se résume par une espérance de vie à la naissance estimée à 59,9 ans en 2001. Autrement dit, dans ces conditions de mortalité engendrées par l’état actuel de santé de la population, un comorien qui naît espère vivre en moyenne 59,9 années.