Programme de lutte contre les endémies - Infections sexuellement transmissibles (IST) et SIDA :
La prévalence est encore
relativement faible aux Comores : 0,09 pour cent en 1999.
Au cours des onze dernières années (1988 -1999), sur
un total de 94 000 personnes testées, 51 personnes étaient VIH positives (soit cinq cas en moyenne par
an). Parmi elles 22 personnes ont développé le sida et toutes sont décédées.
L'infection touche les deux sexes avec un ratio moyen homme / femme égal à
1,04. La tranche d'âge la plus touchée est celle des 25 - 35 ans.
Le faible taux d’utilisation
des préservatifs ( 13%[1]
) la montée croissante d’une
prostitution surtout clandestine
accentuée par la crise politico-économique qui secoue le pays ainsi que la prévalence élevée des IST font craindre une explosion de la maladie.
En effet, les IST sont classées 5eme cause de consultation dans les formations sanitaires
d’après une étude réalisée par le PNLS avec l’appui technique de l’ Université
de Brescia / Italie (dans la cadre du programme régional soutenu par l’Union
Européenne 1996-1999).
Par conséquent, une des
priorités du PNLS est le renforcement de la prise en charge correcte des IST.
Car, bien que la prévalence de l’infection à VIH soit faible, la surveillance
et la prise en charge des IST sont
jugées prioritaires, ces affections constituant une porte d’entrée à
l’infection. Les schémas thérapeutiques sont basés sur l’approche syndromique.
Plusieurs formations ont déjà été
effectuées à l’endroit du personnel médical et paramédical.
Le dépistage du VIH est
volontaire. L’insuffisance de sensibilisation a ralenti l’utilisation des
services de dépistage existants: seulement 100 000 tests effectués en 10 ans.
Aussi, ni la prise en charge des soins, ni la prise en charge psychosociale des
personnes infectées ne sont encore organisées : chaque patient est suivi
individuellement par son médecin traitant alors qu’aucun n’a jusqu’à maintenant
reçu une formation spécifique dans ce domaine.
De façon générale ce
programme visait à réduire l’incidence des IST et ralentir la progression
du SIDA; à améliorer l’état de santé des cas déclarés de SIDA par le
traitement des affections opportunistes.
Les Objectifs spécifiques
assignés sont de réduire le taux de sérologie positive TPHA chez les personnes
testées de 19,2% à 10% en 2010, de ralentir la progression du SIDA dont la
prévalence en 1993 est de 0,6 pour mille, et de renforcer la capacité de prise
en charge des cas d’IST/SIDA référés.
Les stratégies retenues sont multiples et couvrent à la fois les volets formation/ renforcement de compétences des agents en passant par l’élaboration de protocoles cliniques et thérapeutiques, l’assurance de la sécurité transfusionnelle, la conduite de diverses recherches /enquêtes de prévalence des IST, la surveillance sentinelle et l’information, éducation et communication (IEC).