Mortalité des enfants
La connaissance de la mortalité des enfants est
indispensable, non seulement, aux spécialistes des questions de population,
mais aussi aux responsables de mise en place des programmes de santé et de
développement socio-économique.
Quotients en pour mille de mortalité infantile, juvénile et
infanto-juvénile
|
Indicateur |
Type d’opération de collecte |
||
|
1991 |
1996 |
2000 |
|
|
Quotient de
mortalité infantile |
86,17 |
77,3 |
59 |
|
Quotient de
mortalité juvénile |
47,95 |
28,6 |
15 |
|
Quotient de mortalité infanto-juvénile |
129,99 |
103,7 |
74 |
Comme mentionné ci-dessus, le niveau et la structure
de la mortalité infantile et juvénile, autrement dit la santé des enfants de
moins de cinq ans sont des indicateurs révélateurs du niveau de développement
social d’un pays. Face à la situation décrite ci-dessus qui
prévaut dans le pays, des actions en faveur de la protection des enfants y sont
entreprises.
Les principales contraintes en matière de protection
de la santé des enfants sont d’ordre institutionnel, financier et culturel.
Elles sont liées à l’instabilité socio-politique, à la motivation
du personnel (suivi régulier de la vaccination par exemple), à la mobilité de
ce dernier (changements fréquents des responsables techniques voire politiques)
et à la fiabilité des données sur les indicateurs de base utilisés.
Malgré les contraintes citées ci-dessus, des progrès
ont été réalisés en terme de réduction de la mortalité des enfants comme le
montrent les données du tableau I. 1 : les quotients de mortalité infantile est
infanto-juvénule ont respectivement varié de 86,17 et 129,99 pour 1000 au RGPH
91 à 59 et 74 pour 1000 à l’enquête MICS 2000.
Ces résultats significatifs sont les fruits des
efforts et progrès réalisés dans les
domaines tels que la vaccination des enfants et la lutte contre les maladies
diarrhéiques. Le taux de couverture vaccination des enfants et la lutte contre
les maladies diarrhéiques. Le taux de couverture vaccinale en 2000 chez les
enfants de moins d’un an est de 79% pour le BCG, 70 % pour le DTC 3,73
% pour l’anti - rougeole
et 70 % pour le polio (réf : FRIC et UNICEF[1]
). Par ailleurs une campagne de vaccination avec l’appui de plusieurs
partenaires dans le cadre de l’éradication de la polio de l’élimination du tétanos
néonatal et des rougeole et du rattrapage des enfants de moins de deux ans pour
les antigènes BCG et DTC.
[1] : Document de stratégie du programme de coopération entre le gouvernement des Comores et L’UNICEF pour la période 2003-200, Comores, octobre 2001.