Nutrition

 

les indicateurs de lévolution des apports nutritionnels ne peuvent être appréhendés quà partir des dernières enquêtes menées dans le pays : lenquête budget-consommation de 1995 (EBC 95), LEDSC 96  et lenquête MICS 2000. Depuis trois décennies, la ration calorifique, estimée à 1947 calories par personne et par jour na pas connu de progrès significatif, elle stagne toujours à un niveau inférieur à 2400 calories, le minimum recommandé par la FAO/OMS.

 

Létat nutritionnel des mères est un des déterminants de la mortalité maternelle et du bon déroulement et de lissue des grossesses. Il influence aussi la morbidité et la mortalité des jeunes enfants. Généralement, les enfants malnutris ont un retard de croissance, sont atteints démaciation ou de carence en iode, en vitamine A ou en fer.

 

Aux Comores, selon les données de lEDSC 96, 10 % des femmes présentent une malnutrition aiguë. Quant aux problèmes nutritionnels rencontrés chez les nourrissons et les jeunes enfants, ils  surviennent dans un contexte caractérisé par la fréquence des faibles poids à la naissance, linsécurité alimentaire au niveau des ménages, les pratiques inadéquates en matière dalimentation du nourrisson et du jeune enfant, y compris labsence de salubrité et dhygiène des aliments, et un apport insuffisant en protéines et en nutriments énergétiques.

 

La  situation nutritionnelle des enfants de moins de 5 ans, à partir des données de MICS 2000,  se caractérise par :

une insuffisance pondérale qui touche le plus les groupes dâges des 12-23 mois et 24-35 mois. Elle concerne 25,4 % des enfants de moins de 5 ans pour la forme modérée et 8,5% pour la forme sévère.

Un retard de croissance dont 42,3 % des enfants en souffrent dans sa forme modérée et 23,3% dans sa forme sévère. La forme chronique de la malnutrition touche surtout le groupe dâge de 12-23 mois. Les enfants vivant en milieu rural et surtout ceux dAnjouan sont les plus touchés.

Une émaciation dont 11,5 % en sont victimes, surtout en milieu urbain (16 %) contre 10 % en milieu rural.

Une insuffisance pondérale à la naissance qui frappe 27,23% des enfants. La sous-alimentation de la mère au cours de la grossesse semble être lune des premières causes.

 

La stratégie agricole approuvée par le Gouvernement des Comores en 1994 comporte dans ses principales orientations le renforcement de la sécurité alimentaire. Plusieurs activités sont menées ces dernières années dans le cadre des programmes ou projets exécutés ou en cours dexécution, notamment des actions orientées surtout vers la substitution et / ou la diminution de la consommation des denrées alimentaires importées au profit des produit locaux tels que le maïs, les tubercules et autres féculents. Cette volonté politique de prévenir les différents tupes de malnutrition et les autres carences nutritionnelles sest renforcée avec la promotion de la politique nationale des oins de santé primaires.

 

Aussi, des enquêtes nationales réalisées ont permis dévaluer la situation nutritionnelle et des diagnostics sur la situation nutritionnelle de la femme et de lenfant ont été posés. Des plans daction ont été mis en oeuvre et des actions en faveur de la promotion du sel iodé et de la prise en charge nutritionnelle ont été aussi développées.