PALUDISME :

 

 

Le paludisme est aujourd'hui au premier rang des affections déclarées en RFI des Comores.

L’anophèle est un moustique au vol silencieux dont la femelle transmet plusieurs maladies parasitaires dont la plus grave est le paludisme.

Dans tous les cas les moustiques piquent surtout la nuit ou au crépuscule. Ils se repèrent sur l’odeur, les formes en mouvement, la chaleur, les peaux moites de sueur, les couleurs sombres, la lumière vive.

Le risque de paludisme, principalement sous la forme maligne à P. falciparum, existe toute l’année dans tout le pays.

On signale une résistance à la chloroquine.

La prophylaxie recommandée : méfloquine.

Le paludisme pourrait être responsable de 20% à 25% des admissions hospitalières. Des enquêtes parasitaires effectuées entre 1950 et 1989 montrent que l’indice parasitaire chez les enfants de moins de 5 ans varie entre 30% et 80%. Ces résultats ne s’éloignent pas des niveaux de l’endémie palustre observés dans la plupart des pays d’Afrique tropicale. Ils permettent d’estimer que la mortalité est de l’ordre de 10% à 20% des décès chez les enfants.

Sur le plan économique, le Gouvernement considère le paludisme comme une des principales causes d’absentéisme dans les lieux de travail et dans les écoles. Cette maladie affecte la population d’une pendant la période où les travaux agricoles doivent être plus intenses, entraînant une diminution importante de la productivité et de la croissance économique. Elle engendre des coûts directs et indirects énorme sur les économies des ménages (frais de consultation, achat de médicaments, hospitalisations, pertes diverses...), égrenant ainsi les maigres ressources des familles.

Depuis plus de cinq décennies, des activités sont proposées pour lutter contre cette affection. En 1988, le Gouvernement comorien en partenariat avec l’OMS et l’UNICEF a mis en place un Programme National de Lutte contre le Paludisme et la filariose.

Aujourd'hui, on décrit trois faciès épidémiologiques du paludisme aux Comores :

Les vecteurs : Distribution des anophèles aux Comores

Anophèles

Grande Comore

Anjouan

Mohéli

Anopheles coustani

 

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Anopheles funestus

 

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Anopheles gambiae

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Anopheles maculipalpis

 

 

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Anopheles mascarensis

 

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Anopheles pretoriensis

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La lutte antivectorielle est un des éléments essentiels de la lutte contre le paludisme aux Comores. Dirigée contre Anopheles gambiae et Anopheles funestus, elle est larvicide et imagocide.

De 1954 à 1957 elle a reposé sur des pulvérisations intradomiciliaires de dieldrine. En 1972, l'association DDT-fénitrothion a été utilisée en aspersions intradomiciliaires à Anjouan et Mohéli. En 1973 et 1974, une lutte antilarvaire par téméphos a été entreprise en Grande Comore. En 1987, à la suite des essais concluants menés par J. Julvez à La Réunion et à Mayotte, un essai d'introduction du poisson larvivore Poecilia reticulata a été réalisé par G. Sabatinelli et Coll. et a donné des résultats intéressants. Cet essai ne semble pas avoir été poursuivi.

Aujourd'hui; la lutte antivectorielle repose à peu près exclusivement sur une politique de mise en place de moustiquaires imprégnées d'insecticides rémanents.

Aucune résistance des anophèles aux insecticides n'a encore été décrite.