Planification familiale :
Quatre méthodes dont trois
renouvelables ( injectables, orales et
préservatifs masculins) et le
dispositif intra utérin sont disponibles dans tous les sites de
prestation. La contraception chirurgicale volontaire féminine est
disponible dans les centres où il y a un chirurgien et l’implant Norplant7 est
encore dans une phase expérimentale. Les méthodes les plus utilisées sont
l’injectable et les pilules. Le faible statut de la femme semble expliquer le
choix de la contraception injectable dont l’utilisation est plus commode et
discrète.
A la suite d’une évaluation
des besoins, l’implant Norplant7 a été
introduit à titre pilote à la
PMI de Moroni en 1998. Trois médecins
et trois sages-femmes ont été
formés à Tunis et Madagascar pour
encadrer cette recherche-action qui a pour site le Centre de protection
maternelle et infantile de Moroni.
L’évaluation réalisée au
bout d’un an de prestations a montré des résultats encourageants puisque le nombre de clientes attendues a
augmenté de 50 pour cent avec un taux
de continuité de 97 pour cent.
L’introduction progressive prévue dans un premier temps dans les 5
centres dits de concentration n’a pas pu être réalisée jusqu’à
maintenant : les médecins formés à son insertion ont été mutés et les
sages-femmes ne sont autorisées qu’à effectuer le counseling pré et
post-insertion. Des dispositions sont en cours pour la relance du service suite
à la réintégration de son poste du médecin ayant conduit la recherche pour que
la généralisation de la méthode soit effective en 2002.
Au cours de la crise socio-
politique qui sévissait à Anjouan, une introduction des implants a été initiée
par une ONG internationale « ID »
à Anjouan. Cette action non encadrée n’a pas bénéficié d’un suivi de la
part de la DSF, mais les résultats de son évaluation prévue avec l’appui de ID
en novembre 2001 seront partagés avec la DSF pour l’intégration de l’approche.
La
prévalence contraceptive est en nette progression depuis 1990. Elle est passée
de 3% à cette date à 4% en 1992 et 11%
en 1996[1](
pour les femmes en union, concernant l’utilisation des méthodes modernes).
L’enquête MICS de 2000 a évalué cette prévalence contraceptive à 19,2%. Dans la
mesure où les données sont comparables, cela témoigne d’une progression
sensible de l’acceptation de la PF dans le pays.