Santé de la reproduction

 

Il nexiste pas encore de politique nationale pour créer un environnement favorable aux adolescents en matière de sexualité responsable. Néanmoins, il convient de souligner que le cadre de politique nationale de la jeunesse ainsi que le cadre de politique nationale en santé de la reproduction en cours délaboration ont tenu à intégrer les besoins des jeunes.

 

Aucune structure gouvernementale noffre des prestations aux adolescents. Ceci s explique par la faible prise de conscience des autorités publiques des besoins spécifiques des jeunes et des adolescents en SR et par la religion, celle-ci interdisant la sexualité en dehors du mariage. Suite à la CIPD, les résultats de lEDSC de 1996 et du PNLS aidant, le Ministère de la Santé qui manque de moyens appropriés, encourage les interventions des ONGs dans ce domaine en particulier lASCOBEF pour répondre aux besoins des jeunes.

 

Pour répondre aux besoins des adolescents et avec lappui du Ministère de la Santé, lASCOBEF, ONG nationale pour le bien-être familial, a ainsi ouvert un centre dinformation et danimation des jeunes à Moroni. Des activités socio-éducatives telles que conférence-débat, activités théâtrales, causeries éducatives y sont menées sur divers thèmes liés à la santé des jeunes et à la responsabilité parentale. Des séances dalphabétisation et denseignement de la couture y sont également offertes. Ce centre non gouvernemental assure également des activités de prise en charge des problèmes de SR des adolescents. Les enseignants sont encouragés à fréquenter le centre et un encadrement des élèves pour des exposés relatifs à la SR y est réalisé : Au cours de lannée 2000, un peu moins de 50 000 unités de préservatifs y ont été distribuées dont 29% aux filles ; Des jeunes ont consulté le centre pour des IST, tentative davortement, grossesse non désirée, et pour viol (5 cas).

 

Situé aux alentours de plusieurs établissements scolaires contenant environ 5000 jeunes, sa fréquentation est essentiellement scolaire. Lutilisation par les jeunes non scolarisés sen trouve dautant limitée. Une extension du champ dactivités vers le milieu non scolaire devrait permettre délargir loffre qui est plus que pertinente.

 

Jusquà nos jours les prestataires de services publics ne sont pas formés sur la prise en charge des adolescents, les structures actuelles ne sont pas adaptées à les accueillir et la confidentialité nest pas assurée, alors que lors de la détermination du paquet minimum dactivités en SR au niveau du district, ce groupe cible avait fait lobjet dactivités particulières.

 

Les structures publiques devraient initier progressivement une offre de service du même type par le biais de la santé en milieu scolaire et participer plus activement dans un cadre multi sectoriel à la promotion de cette santé reproductive des adolescents, y compris à travers la formulation en cours des politiques nationales en santé de la reproduction et pour la jeunesse en cours de préparation dans le pays.