Aux Comores, les rapports sexuels n’ont toujours pas eu lieu
dans le cadre du mariage. En effet, l’EDSC 96 a estimé, pour les
femmes âgées de 25-49 ans, l’âge médian aux premiers rapports sexuels à
18,3 ans et celui de la première union à 18,5 ans. Aussi, les us et coutumes
dans lesquels évolue l’adolescent comorien constituent des obstacles
quant à leur protection contre les maladies sexuellement transmissibles et les
grossesses non désirées entre autres. En fait, au sein de la famille l’éducation en matière de
sexualité reste tabou et depuis quelques années nous assistons à l’effritement de l’autorité parentale et à la
dislocation de la structure familiale et sociale qui servaient d’encadrement des jeunes.
Par ailleurs, ce manque de soutien aux jeunes de la
part de la famille nucléaire et élargie, n’est pas suppléé par des
services d’information et prestation de services spécifiques en
santé de la reproduction. Aussi, comme l’avortement est illégal aux
Comores, le seul recours pour les jeunes en général, face à une grossesse non
désirée et en dehors du mariage, reste l’avortement clandestin avec
les risques et conséquences qui pèsent sur la vie et la santé de la jeune
fille.