Les étudiants comoriens sur les planches à Dakar
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Posté le 01.09.2008 par inoussa
‘’L’Afrique dans la main du diable’’ est une pièce de théâtre écrite
par le dramaturge comorien Nadjloudine Abdelfatah. Elle a été
interprétée samedi, à la Maison Douta Seck par la troupe ‘’Mbayé
Trambwé’’ composée d’une douzaine d’étudiants comoriens à Dakar.
‘’L’Afrique dans la main du diable’’ aborde la question des migrations
clandestines, précisément celle des Africains vers l’Europe. Elle
interpelle sur les causes du phénomène qui touche particulièrement les
jeunes du continent.
L’œuvre mise en scène par Yasmin Madi Baco, étudiante comorienne en
deuxième année d’Histoire, parle de la prison de Mille portes.
Baco explique : « J’ai choisi de mettre en scène cette pièce parce
qu’elle fait ressortir l’émigration clandestine, en tant que problème
de la brûlante actualité ». Et pourtant, ajoute-t-elle, « le bonheur
ne se trouve pas forcément en Europe ».
C’est ainsi que le spectateur peut voir se succéder sur scène la
douzaine de membres de la troupe, dans le rôle de personnages
s’interrogeant sur les origines de la misère en Afrique.
Dans sa version édition, la pièce est parue en janvier 2007, en un
volume de 88 pages, qui offre l’occasion de porter une analyse sur le
quotidien des Africains.
Les acteurs y ont également relevé et dénoncé au fil des lignes et à
coups d’argumentations, d’autres maux qui accablent le continent, dans
sa partie subsaharienne : corruption, gabegie et les corollaires que
sont la pauvreté et le chômage.
« L’Art est la conscience tranquille d’un peuple », affirme le parrain
de la soirée, l’écrivain sénégalais Marouba Fall – auteur d’une
dizaine de livres dont « Chaka ou le roi visionnaire », « Le Miroir »,
« De la Bible au fusil ». Selon cet homme de Lettres, « seul l’homme
libre peut pratiquer l’art sans le corrompre ».
La troupe théâtrale comorienne au Sénégal, Mbayé Trambwé, a été créée
en 2002.
Outre ‘’L’Afrique dans la main du diable’’, elle a déjà présenté cinq
pièces : "Ma très chère patrie" (2005), "Moingaza" (2006), "Tu es mon
égal", "La peur des Blancs" (2006) produits par Nadjloudine.
APA-Dakar
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THEATRE A LA MAISON DE LA CULTURE DOUTA
SECK :
Mbayé trambwé, ce Kocc Barma qui nous vient des Comores
« Mbayé trambwé », la troupe théâtrale comorienne vivant au
Sénégal, a présenté samedi dernier à la Maison de la culture Douta
Seck une pièce de théâtre intitulée « L’Afrique dans la main du
diable », portant sur le sujet de l’émigration clandestine, un sujet
d’actualité toujours préoccupant.
Cette prestation, sous le signe de l’intégration culturelle, était
placée sous le parrainage de Marouba Fall écrivain dramaturge.
« L’Afrique dans la main du diable » est la pièce présentée samedi
dernier par la troupe théâtrale comorienne au Sénégal sous le
parrainage de Marouba Fall, dramaturge.
La pièce « L’Afrique dans la main du diable » sortie en 2007,porte sur
l’émigration clandestine. Elle est écrite par Najloudine Abdelfattah
et mise en scène par Madi Baco Yasmina. Cette pièce porte plus
précisément sur l’émigration clandestine des Africains vers l’Europe
avec comme toile de fond une interrogation récurrente sur les causes
de cette aventure migratoire.
Les personnages portent de vives réflexions sur la misère qui sévit en
Afrique. De la prison de « mille portes » où commence l’histoire, à la
rencontre des clandestins un diagnostic se fait sur l’Afrique. En
réalité, deux thèses sont confrontées dans cette pièce. D’une part, il
y a une partie de l’Afrique favorable à l’émigration clandestine et
qui fustige les gouvernants africains. Et d’autre part, des Africains
qui soutiennent une philosophie patriotique en affirmant que la
« belle vie » se trouvait en Afrique pendant que d’autres essaient de
couvrir l’irresponsabilité de certains chefs d’Etat.
Le parrain a salué
l’honneur que la troupe lui a fait en le choisissant pour présider
leur spectacle. Il a tenu à signaler que l’espace théâtral sénégalais
est désormais ouvert à la troupe « Mbayé trambwé » et que celle-ci se
trouvera parmi les troupes indépendantes qui se produisent grâce au
soutient de l’Etat et des organismes culturels. Il a indiqué que le
Sénégal est l’un des premiers pays à ratifier la convention de
l’Unesco pour la diversité culturelle, raison pour laquelle une troupe
de jeunes comoriens peut être assurée de l’accueil du public et des
responsables culturels dans notre pays.
Il a également déclaré que cette troupe est née dans un contexte
favorable car « jusqu’ici, l’art et les lettres n’ont jamais eu un
protecteur aussi attentif, aussi vigilant, aussi ambitieux que le
président de la République Abdoulaye Wade », souligne Marouba Fall.
La prestation de la troupe comorienne s’inscrit sous le sceau de
l’intégration culturelle. Elle fut une occasion pour la communauté
comorienne de démontrer sa culture à travers des danses
traditionnelles.
« Mbayé trambwé » est le nom d’un Comorien qui est un sage, équivalent
de notre Kocc Barma du Sénégal. La troupe « Mbayé trambwé » a été
créée en 2002 sur l’initiative entre autres étudiants comoriens de
Najloudine Abdelfattah premier metteur en scène.
Elle a participé à des manifestations surtout au sein de la communauté
comorienne, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Dieynaba TANDIANG r |