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Épilogue des noyés du kwassa-kwassa

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Épilogue des noyés du kwassa-kwassa mise à jour 18/12/2006
Épilogue des noyés du kwassa-kwassa
par Alain Kamal Martial et Thierry Bédard
LA PIECE
Alain Kamal Martial et Thierry Bédard donnent la parole aux noyés des kwassas-kwassas pour dire la violence faite à chaque personne fragilisée dans nos sociétés, en situation d’être « l’étranger ».
LES AUTEURS
Alain Kamal Martial
Thierry Bédard
Bonjour à tous
Du 27 septembre au 9 octobre, Limoges accueille les 22e Francophonies en Limousin.
Plus de 60 représentations de théâtre, danse, conte, des lectures ...
avec des centaines d’artistes venus du monde entier témoigner de la vitalité de la création francophone.

Le comédien mahorais Alain Kamal Martial présentera avec Thierry Bédard sa pièce "radiophonique " intitulée

Épilogue des noyés du kwassa-kwassa .

Cette pièce sera présentée à Limousin (Limoges)
le vendredi 29 septembre à 18h
Samedi 30 septembre à 15h et 18h
Dimanche 1er octobre à 17h

Présentation de la pièce

Avec Épilogue des Noyés, Alain Kamal Martial et Thierry Bédard donnent la parole aux noyés des kwassas-kwassas pour dire la violence faite à chaque personne fragilisée dans nos sociétés, en situation d’être « l’étranger ». Cette pièce « radiophonique », est présentée de manière à enfermer les spectateurs avec des voix captées sur ondes courtes. Serrés les uns contre les autres, nous sommes dans la nuit, la peur, le froid, la noyade promise en cas de chavirement… Une expérience sensorielle, dans la brutalité des émotions et dénuée de l’habituel apitoiement occidental. Dans sa mise en scène, Thierry Bédard s’est appuyé sur les termes d’une conférence d’Etienne Balibar qui énonçait « l’idée de transformer notre représentation de l’autre ou de l’étranger comme ennemi potentiel, en celle d’un interlocuteur, conçu comme une ressource et une chance d’avenir plutôt que simplement comme un problème, comme un danger. » Un épilogue pour renforcer le sens des récits, pour ne pas « chasser » de notre mémoire les milliers de noyés échoués sur les rives de Mayotte.

Entretien avec Alain Kamal Martial

(…) J’écris depuis un an un cycle qui s’intitule Epilogues (du ventre, des noyés, des trottoirs), il s’agit de créer une éruption de la parole là où jamais elle n’aurait pu émerger, de la bouche des cadavres, de la bouche d’un foetus, de la bouche des putes. Si ceux-là avaient eu la parole, qu’auraient-ils dit ? Parce que je pense aussi que la scène c’est un lieu d’écoute, pas seulement pour le public mais aussi pour l’auteur, l’auteur de théâtre est un passeur de parole, un créateur d’énergie de parole, un être pluriel parce qu’en lui vivent tous ceux qui ont besoin de dire, même ceux qui ne peuvent pas dire, l’auteur dramaturge fait parler le muet. L’auteur doit incarner cette nécessité de dire même là où la parole est impossible ou plutôt surtout là où la parole est morte et impossible.

Vous faites constamment référence à l’actualité comme à l’histoire des Comores. Tout en étant très proche de la culture européenne, vous affirmez clairement votre altérité.

Pouvez-vous parler de la charge politique de votre travail ?

Je n’estime pas que je sois capable d’apporter une quelconque pensée ou une quelconque solution aux problèmes politiques. Je ne suis qu’un instinctif, foudroyé, chair tremblant face au hachage, au lynchage, au déchiquetage de la chair humaine, ça donne froid au dos.

Si cette destruction de l’homme par l’homme est liée à la politique... J’écris juste les larmes de ceux qu’on ne verra jamais s’exprimer dans la presse, dans les médias c’est-à-dire les victimes et la peuplade. (…) Je ne construis pas de sens, je me laisse prendre par la matière humaine, au-delà des sens des philosophies, des religions, des politiques qui me semblent des vérités partielles, voulues, imposées, soutenues à un moment par une classe sociale.

Je crois que la vie est à découvrir dans les respirations, les odeurs de la chair, du soleil et non dans les idées...

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11 avenue du Général de Gaulle à Limoges
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