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Les Bangwés ou Places Publiques

LES PLACES PUBLIQUES
Article publié en mai 1999

Pour en savoir plus, consultez aussi la très belle page de l'UNESCO
mise en miroir sur le site  :
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La place centrale, le bangwe ou mpangahari est le cœur de la cité comorienne

Elle remonte à la nuit des temps immémoriaux. Les premiers villages, avant l'islam, rassemblaient les membres d'une ou plusieurs communautés familiales dont les cases étaient construites autour d'un vaste enclos qui servait de lieu de culte mais aussi de parc où la nuit venue, on pouvait rassembler les animaux. La valeur sociale d'une famille était à la mesure de l'importance de son cheptel ; celui-ci était donc chaque soir exposé aux yeux de tous. De l'accès de l'élite sociale à la culture musulmane et au commerce maritime résulta le déclin du rôle rituel des bovins (pashe)qui fut transféré à la campagne et des nouveaux équipements communautaires furent crées dans la ville : espaces cérémoniels, mosquées et divers monuments construits en dur dans un style architectural très élaboré.

Le bangwe est une aire polyvalente de réunions publiques de cérémonies et de danses. Généralement rectangulaire, elle est entourée de murs à demi hauteur et de bancs en maçonnerie.
C'est le mpangahari ( Ndzuwani ), bangani ( Mwali ) ou shandza-yadago ( Maore ). Elle ne représente qu'un des éléments du bangwe de Ngazidja où la structure de cet espace communautaire est la plus complexe. On y ajoute deux autres éléments: l'ivogo et le paya-la-mdji.

L'ivogo est une enceinte rectangulaire de quatre à six mètres de longueur sur eux de large formée par des bancs de pierres. On y danse le mdiridji, la danse noble par excellence, appelée mdiridji à Ngazidja, diridji à Mwali et Tari à Ndzuwani et à Maure. Exécutée pour célébrer les grands événements heureux elle est animée par un lettré, un Imam, qui chante des extraits du maoulid, un récit en vers de la vie du prophète Muhammad (S.A.W).

Le paya-la-mdji est un vaste kiosque ou jadis, on conservait  suspendu à la charpente, sous la toiture, le matériel utilisé pour animer les fêtes et cérémonies : les ngoma (tambours) et le shanda ou shandaruwa, vélum blanc ou multicolore qui couvre l'aire de danse ou de rassemblement ; le jour, il l'abrite du soleil, et la nuit, il rabat la lumière des lampes à pétrole sur les participants.
A partir de quinze heures, après la troisième prière de la journée, les hommes, assis sur les bancs à l'intérieur du paya-lamdji, pratiquent ordinairement divers jeux de société.
Les deux entrées principales du bangwe sont des portes monumentales constituées d'une arcade qui repose sur deux piliers carrés ou rectangulaires. L'ensemble est abondamment décoré des motifs abstraits ou floraux et surmonté d'un croissant de lune du précédent faisant reculer ainsi les limites de la ville et donc le mur d'enceinte.

DAMIR BEN ALI

comores-mag

MweziNet mai 1999