La société Comorienne et son organisation
la société 

la famille 

les femmes 

Les droits de la femme comorienne

Les enfants placés : une situation préoccupante

Journée Mondiale de la femme  :
Discours de la représentante des etudiants comoriens en egypte 2004
Discours Melle Koubrat Ahmed BOURHANE 2003
Discours M. Nourdine MOHAMED 2003

Le Réseau National Femmes et Développement

Journée de la Femme 2009 : les mariages forcés aux Comores
 
Les Traditions
les grands mariages - généralités 

Le déroulement du Grand Mariage

La terminologie du Grand Mariage 

Les fiancailles et le Grand Mariage 

Le Grand Mariage, une valeur sure qui perdure 

Discussions sur le Grand Mariage, son utilité, son coût, les équilibres et déséquilibres économiques qu'il engendre

Le Grand Mariage de l'indignité par Soeuf Elbadawi

le masque de beauté 

les vêtements

 
Les Jeux Traditionnels
le jeu du Mraha  
 
L'organisation de la cité
les places publiques ou Bangwe

Places Publiques vues par l'UNESCO
Public Places as seen by UNESCO
 
Les Comoriens en France et ailleurs

La Place des jeunes issus de la diaspora

Coutumes et société de consommation
 
Polygamie : Vivre avec deux femmes à la Réunion
 

Société et tradition aux Comores

Le Droits de la femme Comorienne
mise à jour 18/03/2003

Intervention extraite de notre forum de discussions HABARI
Auteur Abdou Saïd Houmadi - le 18/03/2003

Bonjour!

Les Comores en tant que société matrilinéaire, ont la charge de chercher comment cerner les problèmes de la femme comorienne, y compris principalement le droit de la femme comorienne, pour savoir comment les résoudre se repose aux les épaules de toutes et de tous les Comoriens sans exception.

Un homme aux Comores se marie et vive au sein de la famille de sa femme. Par conséquence, ses enfants connaissent mieux leurs cousines et cousins maternels beaucoup plus que leurs cousines et cousins paternels. Dans une famille pareille, quelque fois, les sens de frère et cousin ou de soeur et cousine entre les frères et cousins ou entre les soeurs et cousines se mélangent sans que quelqu’un se fait des soucis linguistiques pour les différentier. Un comorien considère son frère et son cousin, par exemple, comme deux de ses frères sans beaucoup penser à faire la distinction linguistique qui pourrait exister sur ces deux mots. De même, une comorienne considère sa soeur et sa cousine comme deux de ses soeurs sans penser à faire la distinction linguistique qui pourrait exister sur ces deux mots. Ce genre de fusion entre frère et cousin ne doit jamais être manipulée, en aucun cas, par les uns contre le droit de l’enfant aux Comores.

En outre, dans une famille maternelle pareille, le rôle du père est souvent remplacé ou même marginalisé par le rôle de l’oncle maternel, le MDJOMBA ou MWANAGNA MMANGU. C’est ce dernier qui s’en occuperait, en premier lieu, de la vie de sa soeur et de la vie des enfants de cette dernière: y compris leurs éducations, leurs circoncisions, leurs acculturalisations, leurs enterrements, leurs mariages, etc. A ce niveau, toute pensée au droit de la femme comorienne doit aussi comprendre le droit de l’enfant comorien lequel se repose, non seulement aux épaules de l’oncle, mais également aux épaules du mari et de toute la société comorienne.

L’émancipation de nos soeurs, de nos cousines, de nos femmes, de nos mères, de nos voisines dans une société maternelle comme la nôtre peut être considérée comme un point de départ sur toute recherche concernant leur acquisition de droit de femme. Cette émancipation peut se baser sur leur alphabétisation avec laquelle elles assureront une meilleure connaissance sur (a) leur milieu de vie; (b) leur santé et la santé de leurs enfants pour les mieux éduquer; (c) et une meilleure initiation de leurs droits et de leurs devoirs dans les sociétés où elles vivent pour qu’elles arrivent à y bien intégrer et à bien participer à ses décisions sociales, économiques et politiques vitales.

Jusqu’au moment où, un changement de société maternelle au société paternelle voit le jour chez nous, signalé déjà par les couples comoriens qui viennent de la Diaspora, lesquels préfèrent construire leurs propres maisons loin de leurs familles étendues, pour y vivre librement avec les nouvelles familles qu’ils vont formées. Avant qu’un tel changement d’une société paternelle arrive chez nous pour nous forcer à réclamer d’autres droits paternels aux Comores, nous pouvons aujourd’hui, nous concentrer au problèmes d’une société maternelle qui menacent notre pays pour réclamer, à côté du droit de la femme comorienne, (i) les droits sociaux de nos frères, de nos cousins, de nos mariés qui vivent au sein des familles de leurs femmes; (ii) les droits de tous les comoriens mis dans un seul panier pour être piétinés par nos politiques.

Pour assurer une acquisition d’une bonne génération dans une société modérée, une solution est déjà envisagée par le Prophète Muhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) laquelle se résume en son encouragement de bien choisir le partenaire de la vie. Car, l’homme heureux avec sa femme dans la vie mondaine serait parmi les hôtes du Paradis.

D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),

le Prophète (pbAsl) a dit: "La femme est demandée en mariage pour l'une des quatre qualités suivantes: sa richesse, sa noblesse, sa beauté et sa piété. Choisis la pieuse; pour acquérir la félicité".

Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]:

http://hadith.al-islam.com/bayan/display.asp?Lang=frn&ID=831

Pacifiquement,

Abdou Saïd Houmadi.