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Société et tradition
aux Comores |
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Le Masque de beauté |
Le
Msindanu
Parmi
les éléments culturels qui caractérisent l'unité des îles de parfum, à
part la religion, le mode de vie, l'habillement, l'organisation de la famille,
l'éducation familiale traditionnelle des enfants,.. le masque reste un élément
apparent dans tout l l'archipel..
Le msindanu révèle plusieurs aspects quant à son utilisation chez la
Comorienne: il apparaît comme moyen efficace pour préserver la beauté
féminine, lutter contre la chaleur à la cuisine et les rayons
solaires. Il est perçu aussi comme moyen thérapeutique pour éliminer
les boutons sur le visage et les taches sur la peau tout en la rendant
plus tendre en gardant sa pureté et sa douceur.
Comment
se prépare le msindanu ?
Simplement à partir d'une pierre de corail spéciale bien taillée
suivant la forme désirée (ronde, carré, rectangulaire,...) et un
morceau de bois de santal. Pour obtenir la pâte, il suffit de verser un
peu d'eau sur la pierre et frotter le bois suivant des mouvements
circulaires des deux mains. Le travail peut durer 2 à 5 minutes et ceci
par rapport à la quantité voulue. Le msindanu s'obtient sous forme de
pâte applicable sur toutes les paries du corps. |
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A quel moment peut on se
servir du msindanu ?
Les femmes peuvent appliquer le masque tout au long de la joumée et
dans la soirée jusqu'au coucher, et ne risquent rien si elles le gardent
jusqu'au lendemain.
Elles le mettent principalement lors des activités où elles sont exposées
au soleil, à la cuisine, au cours des grandes préparations des repas
collectifs et dans les manifestations publiques où elles prennent part
activement.
Après l'accouchement, la femme est contrainte de ne plus sortir pendant 40
jours. Et au cours de cette période, elle applique le msindanu tout au long
du corps pour lutter contre la déformation de la peau et pour que la maman
ait une allure juvénile. Sans doute, à sa sortie elle rajeunit et devient
très belle à faire envier tous les hommes. En général ce sont des vielles
femmes qui assurent cette tradition.
En période de forte Chaleur, on
l'applique aussi aux nouveaux - nés pour leur apporter de la fraîcheur.
Dans les îles Comores, le masque se prépare de la même façon avec quelques
petites différences particulières à chaque île. A Anjouan et Mayotte, on
ajoute à la préparation d'autres produits tels que du safran, du tamtam, des
feuilles de yina ou de jasmin pour rendre le msindanu plus agréable pour la
vue comme l'odorat
Suivant les îles, le masque se prépare selon une façon particulière qui
distingue directement l'origine de la dame qui l'a mis ; à la grande Comore,
le masque s'étend sur le visage sous forme de pâte et dans les autres îles,
les femmes font des petits dessins autour desquels des pointillés remplissent
les parties vides.
Cette façon de se déguiser qui n'est pas dans les habitudes quotidiennes
rajoute un aspect particulier ors aux manifestations publiques.
Le msindanu devient un mythe chez les femmes à Mayotte . Peut être parce que
la chaleur est plus intense mais aussi pour se protéger conke la poussière
en période de sécheresse.

Saïd SOILIHI
Comore
Mag
MweziNet
mai 1999
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