PRISE DE POSITION
COMMUNIQUE DE PRESSE DE SOS DÉMOCRATIE COMORES


Les affaires récurrentes de violation des libertés démocratiques et des principes élémentaires des droits de l'homme par la junte toujours au pouvoir confinent les Comores et les comoriens dans un vaste univers incarcéral où règnent en maître la répression, les humiliations, le chantage et les intimidations.
Le leader du parti RIDJA (Rassemblement pour une Initiative de Développement avec une Jeunesse Avertie) Saïd LARIFOU, avocat franco-comorien, un journaliste français Mourad Aït Habbache et deux autres français, Philippe VERDON et Pascal LUPAR l'ont appris à leur dépend, en foulant le sol comorien.
Déstabilisée par l'exaspération de plus en plus de comoriens, face aux détournements des deniers publics par une junte aux abois qui vient de procéder à la haute des denrées de première nécessité, cette dernière même junte n'hésite aucunement, par juge d'instruction interposé à mettre arbitrairement et abusivement en examen ce 24 septembre 2003, sous le prétexte fallacieux "d'attentat, complot, atteinte à l'autorité et à la sûreté de l'État" des symboles des institutions démocratiques, il est vrai dans un état de droit. A savoir d'un côté, les droits élémentaires de la défense, tels que définis par les conventions internationales en vigueur, incarnés ici par l'avocat Saïd LARIFOU, et de l'autre la liberté d'expression incarnée par le journaliste Mourad Aït Habbache.
Consciente de la machination montée par le pouvoir putschiste d'Azali, SOS DÉMOCRATIE COMORES exige de ce dernier le respect strict des droits élémentaires de la défense, en vigueur dans les conventions internationales signées par les Comores.
Le 7 octobre 2003.
Pour SOS DÉMOCRATIE COMORES,
le président, Mr AHMED Abdou Rahamane.