Un archipel des Comores libre, unifié démocratique et prospère

 

A QUI PROFITE LA MORT DE L'ETAT COMORIEN ?

Pour commencer, je vous invite à écouter Abdallah Mohamed, le plus obtus des séparatistes anjouanais, s'exprimer à travers la voix de l'Etat "d'en jouant" à la veille du départ des séparatistes anjouanais devant se joindre à leurs alliés de Moroni et de Fomboni pour édifier le soit disant Nouvel Ensemble Comorien. "Je tiens à rassurer tous les auditeurs que nous allons partir à la Grand Comores non pas comme l'interprètent nos ennemis nous agenouiller devant Azaly et les siens mais pour faire triompher notre ligne politique. Nous n'avons pas changé et d'ailleurs pourquoi le ferions-nous. Alors, rassurez-vous et faites-nous confiance. Nous poursuivons les mêmes objectifs et comme j'ai eu à la dire plusieurs fois à travers ces mêmes ondes, le jour où nous sentirons la nécessité de fléchir ou de changer de cap, nous n'hésiterons pas et nous n'aurons pas honte à le faire savoir. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Si ce processus de réconciliation échoue dans les mois qui viennent, nous ne voulons pas que l'on nous fasse porter le chapeau. Voilà pourquoi nous avons accepté de nous rendre à Moroni.

La preuve c'est que nous avons exigé que le drapeau national comorien et l'hymne national comorien ne soient pas utilisés par nos hôtes du moins pas sur le lieu de travail. Si donc ces symboles sont arborés aux environs du lieu de travail ne voyez pas là un signe de faiblesse. Pas du tout. Une chose promise est une chose due. Nous prions Dieu pour ne pas trahir nos engagements et satisfaire les attentes des anjouanais. A l'instant même ou cet agent des services de renseignements français s'efforçait de rassurer les partisans du mouvement séparatiste Mohamed Ahmed, un courtisan du colonel Azaly s'efforce à travers les ondes de radio Comores, de rassurer l'opinion locale de la Grande Comores et je présume le corps diplomatique qui se trouve dans la capitale des Comores. Il a déclaré entre autres que les assises de la commission tripartite qui débutent le 9 novembre 00 dans l'après-midi vont marquer la fin du séparatisme dès lors que ces assises vont poser les jalons du futur ensemble comorien.

J'aurais pu vous faire-part des propos tenus en privée par les chefs séparatistes anjouanais. Mais s'ils auraient été plus édifiants, ils n'auraient pas cet avantage d'avoir été entendus par la population. Voici donc un échantillon des discours mensongers et contradictoires que nous tiennent les séparatistes vulgaires et les séparatistes honteux, raffinés à longueur des journées et des mois. Ici à Anjouan, la population est désabusée. Elle sait que cette énième réunion va comme les autres accoucher d'une souris car il n'y a pas de réconciliation nationale en cours dès lors qu'ici à Anjouan tous ceux qui ne pensent pas comme Abeid n'ont pas droit à la parole. On interdit aux organisations syndicales par exemple de porter un nom comorien. Il y a moins de deux semaines, le prétendu ministre de l'enseignement a refusé d'écouter la nouvelle direction du SNIC (Syndicat national des Instituteurs Comoriens) uniquement parce qu'elle n'a pas renoncé au "C" à l'adjectif comorien. Il a fini par céder mais c'était pour lui signifier qu'elle doit se transformer en syndicat anjouanais (sic). Alors comment vivre et buter à chaque pas contre de tels faits et attitudes et croire à cette mascarade de réconciliation nationale. Comment s'expliquer le fait que la France affirme la main au cœur qu'elle est derrière l'OUA et qu'elle initie secrètement à Mohéli un processus de réconciliation qui exclue les parties signataires de l'accord d'Antananarivo mais réhabilite les séparatistes. Il n'y a pas l'ombre d'un doute, on veut faire triompher les thèses des séparatistes, faire accoucher un Etat comorien à plusieurs têtes vidé de tout son contenu, incapable de revendiquer la restitution de l'île comorienne de Maoré. Un Etat qui soit tout sauf un sujet de droit international. Nous n'avons pas la mémoire courte. Il y a vingt cinq ans un certain Pierre MESSMER avait prôné la formule de l'indépendance île par île et il en est résulté l'occupation illégale de Maoré par la France. Michel ROCCARD est revenu à la charge en 1998 avec sa formule de l'union des Etats indépendants des Comores. Dans son plan diabolique, Michel ROCCARD conçoit des Etats pratiquement souverains au-dessus desquels les ennemis des Comores concéderont un semblant d'Etat comorien pour neutraliser les puristes du droit international. Voilà le complot monté par les stratèges français et donc l'objectif non avoué d'Abeid et sa clique. Tout le reste n'est que tactique et gymnastique étant entendu que les Comores de l'an 2000 ne sont pas faciles à avaler en particulier Anjouan d'aujourd'hui n'est pas Maoré de 1975. 

Si donc les travaux de la fameuse commission tripartite vont jusqu'au bout, ce qui n'est pas évident, il n'en sortira rien de bon pour les comoriens. Il faudra donc que les patriotes comoriens redoublent de vigilance, se mobilisent et barrent la route au séparatisme pour l'empêcher d'enterrer l'Etat Comorien. 

KAKIRI MADZI

 

 

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