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UNE CULTURE

 

I - La leçon divine . 

Si les étymologistes s’accordent à ne doter que vers 1904 le premier emploi du terme « écologie » ( de l’Allemand ÖKOLOGIE, littéralement « science de la maison » ) ,déjà l’ancien testament de la bible et le Coran citaient la nation . Dés ces deux premiers chapitres, la genèse, après avoir retracé la biogenèses, met en exergue un devoir ; « le seigneur Dieu prit l’Homme et l’établit dans le jardin d’EDEN pour le cultiver et le garder » .  

Un jardin qui devrait s’appeler par la suite, planète Terre. A maintes reprises, la bible retarde la beauté du macro - écosystème , création divine, et donne un « mode d’emploi » rigoureux à l’Homme qui n’est qu’un uni fruitier : « car tout ce que Dieu a créé est bon » . « Car la terre est au seigneur et tout ce qui la remplit . Respectez-la . Un verset qui sera repris par Jean Jacques Rousseau (1712-1778) ; tout est bon en sortant des mains de l’auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l‘Homme ». 

Aucune différence ne sera faite, pour le mode de version, entre les biotes ( éléments vivants ) et les éléments abiotiques comme les pierres : « si en attaquant une ville, tu dois l’assiéger longtemps pour l’apprendre, tu ne mutileras pas ses arbres en y portant la hache ». Et même la pierre est protégée : «  si, tu fais un autel, ne brise pas la pierre, taille la avec soin. Si tu la tailles inconsidérément, tu la profanerais . Pour sa part, le Coran par quelques sourates impose aussi à tout croyant, le devoir de respecter  ce patrimoine qui nous est commun. Sourate XV, verset 19-20 : «  la terre, nous l’avons étendue, y avons implanté des montagnes et y avons fait éclore en heureuse proportion. Nous l’avons dotée de ressources alimentaires pour vous, et pourtant d’autres créatures que vous n’avez pas à nourrir ». Sourate L, verset 9-10 : « ne voient –ils pas que nous faisons descendre du ciel une eau bénie, par laquelle nous faisons pousser des jardins et des céréales que l’on moissonne. Ainsi que les palmiers aux stipes élancés, aux spaths régulièrement usé rées,…  

II – DES PLUMES VERTS. 

Au fil du temps, cette « conscience verte » sera perpétuée. Ecrivains et auteurs s’y sont fréquemment inspirés. Et la nouvelle Ecole du vert aura ses partisans. Pour COMENIUS (1592-1671), « c’est la nature qu’il faut étudier et non les livres » . JEAN JACQUES ROUSSEAU le rejoint : Points d’autres livres que la nature . DEWEY (1852-1952 ) parlait déjà, peut-être sans le savoir, de l’importance de la mésologie, cette étude du milieu : «  l’intelligence ne se révèle que sollicitée par le milieu » . 

III- AU VECU QUOTIDIEN. 

Le phénomène « Environnement » dépassera le champs de l’inspiration poétique pour s’intégrer dans la nomenclature des sciences exactes. Il aura ses postulats, ses règles et ses théories ;effet de serre, déchirure de la couche d’ozone, relation entre dégradation de l’environnement et paupérisation,…. En 1916, si ALBERT EINSTEIN découvrit sa célèbre théorie de la relativité générale, l’Américain F.E.CLEMENT publiait son « ouvrage fondamental d’écologie sur les communautés végétales » . Des nouvelles règles de comportement et d’attitudes anthropiques seront dictées par l’écologie. Au quotidien, la « mode » sera le « vert » : partis, filières universitaires, mangez …. Vert, pensez recyclé, utilisez biodégradable. Pour connaître son destin, on va même se fier à « l’astro - écologie » avec ses 18 signes « écolo - zodiacaux ». Et par souci de moralité sanitaires et écologique, les auteurs de LUCKY LUKE mettront ce dernier au vert : le cow-boy solitaire remplacera son interminable cigarette par un brin d’herbe.

Pourquoi cette vie en vert ne fascine pas les « dirigeants » de l’île d’Anjouan ?

 

                                                                                               Fatima, Etudiante

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