Un archipel des Comores libre, unifié démocratique et prospère
AZALI PRINCIPALE EMBUCHE DE LA FRANCE. Il y a quelques mois Azali parlait de
sursaut national, de vouloir se réconcilier avec tous les politiques qui le combattent à
la seule condition qu'ils se groupent derrière lui. A cette époque là, il avait dans sa
ligne de mire le colonel Abeid au point qu'il avait envisagé un débarquement militaire
dans l'île d'Anjouan avec l'appui d'un pays "tiers mondiste". La France s'en
est mêlée lorsque le Sommet des chefs d'Etat africains a décidé de mettre fin à
l'insulte qui est faite au Continent africain. Alors que les séparatistes étaient aux
abois, certains parlaient en privé de chemin de repli et de terre d'asile, Azali, sous
l'injonction de la France, a choisi de tendre une perche à Abeid et sa clique en
prétendant que les séparatistes anjouanais ont changé. Ce qui est faux. Nous qui sommes
présents n'avons relevé rien qui atteste les dires d'Azali. Non seulement les
séparatistes rassurent leur base politique de ce que la ligne politique et l'objectif de
l'Etat indépendant n'a pas changé mais tout le dispositif séparatiste également n'a
pas changé : drapeau national anjouanais et cachets administratifs, hymne national
anjouanais etc. Plus grave encore on empêche toujours les partisans des accords de Tana
de s'exprimer librement, on interdit aux mouvements de masse en particulier les syndicats
de s'appeler par leurs anciennes appellations parce qu'elles contiennent l'adjectif
"comorien" (sic). Si tout ça n'est inadmissible et bizarre pour Azali ça l'est
pour nous qui avons à supporter ces tracasseries vingt quatre heures sur vingt quatre. En
fait ce n'est pas qu'Azali n'est pas conscient. Le fait est que la sincérité des
séparatistes anjouanais est le cadet des soucis d'Azali pourvu que l'opinion
internationale ait l'impression que ça bouge. Tenez, prenons l'exemple de Saindou Cheikh
le frère ennemi d'Abeid. Azali l'a invité à voyager avec lui pour montrer que la
réconciliation est réelle. Mais le hic c'est que le voyage a été décidé sans l'avis
d'Abeid. En fait Azali étant conscient de la fragilité du système d'Abeid, il est en
train de ménager les deux courants du mouvement séparatiste pour parer à toutes les
éventualités. Sur le terrain, les masses sont préoccupées par la faim qui les tenaille
et s'en foutent éperdument de savoir qui des deux camps va l'emporter. Elles prient
continuellement pour que ce cauchemar cesse vite. Or on sait qu'Azali n'est pas pressé de
les libérer. Azali comme tous les dictateurs parle avec mépris et une assurance
insupportable comme s'il était l'ange Gabriel. Or comme ses semblables son arrogance et
sa mégalomanie ne le mèneront pas loin. Il tombera du haut de son trône tel un noix de
coco pourri à l'instar d'Ali Soilihi, Ahmed Abdallah, Djohar ou Taki. BACAR ZOUBER |
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