Azali

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Colonel Azali

Assoumani AZALI - Président des Comores (30 avril 1999 - 21 mai 2006) : http://archivesdescomores.weebly.com/assoumani-azali.html

Azali Assoumani réélu président de la république le 26 mai 2016 : http://archivesdescomores.weebly.com/assoumani-azali-2016.html


Extrait de COMORES-INFOS, n°64 du 19 mai 2002

Légitimé par les urnes le 14 avril 2002, après sa prise de pouvoir le 30 avril 1999, le colonel Azali Assoumani, proclamé président de l'Union des Comores le 8 mai dernier, aura entre ses mains les destinées des Comores pour un mandat de quatre ans. Le colonel Azali devient ainsi un président fréquentable pour ses pairs africains qui ne poseront plus de conditions pour l'accueillir dans leurs forums, estiment les observateurs dans la capitale comorienne.

Vers la fin des années 70, il obtient un baccalauréat scientifique au lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni avant de s'orienter vers le métier des armes à l'Académie militaire royale de Mekhnès, au Maroc, d'où il sort avec un brevet de parachutiste. De retour au bercail en 1981, il est, à 22 ans, l'un des plus jeunes officiers de l'armée comorienne dans les rangs de laquelle il exercera plusieurs fonctions de responsabilité. Avant de s'occuper du suivi des affaires militaires auprès du directeur de cabinet du président de la République en charge de la Défense, de 1987 à 1989, Assoumani Azali est successivement chef de section à l’École nationale des forces armées et de la gendarmerie (ENFAG), commandant de la 9è compagnie dans l'île d'Anjouan, puis chargé de la sécurité militaire des Forces armées comoriennes (FAC). Un petit crochet à l’École d'infanterie de Montpellier (France) lui permettra de parfaire sa formation avant d'aller suivre la neuvième session de l'Institut des hautes études de la défense nationale (France), prélude à son entrée, quelques années plus tard, au prestigieux Collège inter-armées des défenses (École de guerre) de Paris.

En 1990, lorsque le président Abdallah est assassiné par sa propre garde, Azali Assoumani devient commandant provisoire des FAC. En décembre de la même année, cumulativement avec ses fonctions de chef de Bureau Opérations, Instructions, il est nommé commandant en second de la Force comorienne de défense (FCD) née de la fusion entre les FAC et la redoutable Garde présidentielle (GP) du président assassiné sous la férule du mercenaire Bob Denard. Un an plus tard, promu chef de bataillon, il succède à Louis Marano, un assistant militaire français, qui devient son conseiller au commandement de la FCD. C'est à ce poste que le surprendra une rébellion militaire en 1992 lorsque des soldats ont tenté de renverser le régime. La résistance qu'il leur a opposée sera interprétée comme un soutien au régime Djohar, ce qui lui vaudra, une fois Taki élu en 1996, une brève mise à l'écart.

En pleine crise séparatiste, dix mois après l'infructueux débarquement militaire à Anjouan pour rétablir l'ordre, Mohamed Taki fait appel au colonel Azali qui succède, en juin 1998, au colonel Moilim Djoussouf comme chef d'état-major de l'Armée nationale de développement (AND). Ses adversaires lui reprochent d'avoir trouvé refuge à l'ambassade de France en septembre 1995, laissant le lieutenant-colonel Soilihi (Campagnard) seul au front face aux hommes de Bob Denard qui tentait son énième renversement d'un président comorien.

Né en 1959 à Mitsoudjé, à 15 km au sud de Moroni, la capitale des Comores, le Président Azali est marié et père de quatre enfants.

Azali au Nations Unies