Catégorie:Banques

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Système bancaire comorien

Le système bancaire comorien (2015) : http://comores2016-2021.org/le-systeme-bancaire-comorien

Le système bancaire comorien (2009) : http://www.invest-comoros.com/banking-and-finance

Le système bancaire comorien, par Ismaël SAADI (2003)

Le système bancaire comorien qui est très spécialisé est caractérisé par 4 principaux établissements bancaires dont une seule banque commerciale qui sont tous leur siège à la place de France à Moroni : la Banque Centrale des Comores (BCC), la Banque pour l'Industrie et les Commerce (BIC), la Banque de Développement des Comores (BDC) et la Caisse Nationale d'Epargne (CNE) rattachée à la Société Nationale des Postes et Télécommunications (SNPT).

En plus de ces établissements bancaires traditionnelles, se sont développés au cours de ces dernières années, des réseaux mutualistes de caisses d'épargne et de crédit (les Sanduk et les Meck). Ces caisses offrent des services bancaires de proximité à destination d'une population rurale et urbaine non bancarisée. Les SANDUK ont été financés au départ la Caisse Française de Développement. Les Meck (Mutuelles d'épargne et crédit des Comores) qui sont la Composante Épargne et Crédit du Projet Appui aux initiatives Économiques de Base sont financés par l'état Comorien et le Fond International de Développement Agricole (FIDA).

Avant de présenter brièvement ces établissements de crédit, il est nécessaire de faire un rappel du cadre réglementaire en matière de monnaie, de crédit et de contrôle des Banques dans notre pays. Ce cadre est définie par les lois fédérales N° 80-07 et 80-08 du 3 mai 1980 qui portent réglementation des Banques et Établissements financiers. Elles définissent également le rôle de la Banque Centrale des Comores en matière de politique monétaire et du crédit, de surveillance et contrôle des activités bancaires. Ces lois fixent le capital minimum pour une banque à 100 000 000 fc.


Établissements ouverts en 2010

Au 31 décembre 2010, le système bancaire et financier comorien se présente comme suit :

• Quatre banques :

- La Banque de Développement des Comores (BDC).

- La Banque pour l’Industrie et le Commerce (BIC-Comores).

- L’Exim Bank – Comores.

- La Banque Fédérale de Commerce (BFC).

• Quatre Institutions Financières Décentralisées (IFD) :

- L’Union des Meck.

- L’Union régionale des Sanduk d’Anjouan.

- L’Union régionale des Sanduk de Mohéli.

- L’Union régionale des Sanduk de Ngazidja.

• Trois intermédiaires financiers (IF):

- La Société Nationale des Postes et des Services Financiers (SNPSF).

- La Société Comores Express (transfert d’argent).

- La Maison Comorienne des Transferts et des Valeurs (MCTV-SA).


Études sur le système bancaire comorien

"La préservation du système bancaire par la régulation : l'exemple du système bancaire comorien", par Abdillah Msahazi (Thèse de doctorat en Sciences de gestion - École doctorale Sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion Paris V - 2014 ) : http://www.theses.fr/2014PA05D012


Pourquoi avons nous besoin d'une Banque ? par Saïd Ahamada M'Boussouri (2003)

Le métier de la banque est un très vieux métier. Souvent décrié, cette activité n'a acquis ses lettres de noblesses que relativement récemment. Mais pourquoi avons-nous besoin d'une banque ? Je pense que nous avons principalement deux types de besoins, le premier concerne plus précisément les particuliers, le second les entreprises.

Pour les particuliers que nous sommes, il est une activité généralement exercée par les banques bien que cela ne relève pas exactement de leur métier mais dont nous manquons cruellement. Il s'agit de l'activité de transfert de fonds internationaux. En effet, au jour d'aujourd'hui, il n'existe aucun moyen de transfert de fonds sécuritaire entre la France, qui compte la diaspora la plus importante, et les Comores. Les Comoriens à l'étranger n'ont aucun autre moyen d'envoyer de l'argent qu'en faisant appel à des intermédiaires, des "passeurs" qui font le voyage. Les sommes qui transitent ainsi sont énormes puisque selon l'Agence Française de Développement il s'agirait de plus de 12 milliards de francs comoriens par an soit environ 16 millions de francs français. Outre les problèmes de sécurité évidents que cela comporte pour ceux qui transportent les sommes d'argent, nous ne pouvons continuer à procéder ainsi.

Pour ce qui est des entreprises, les banques leur permettent d'accéder à des crédits, autrement dit de disposer immédiatement d'une somme d'argent sans recourir à l'épargne ou à des fonds propres. Les banques ont donc la même utilité que pour les entreprises que pour les particuliers à la différence que les entreprises ont quasi systématiquement besoin de prêts. Ce n'est pas le cas pour les particuliers qui, à la limite, peuvent se passer d'emprunts dans le sens où il ne s'agit pas d'une chose vitale. Il n'est, par contre, pas possible d'envisager le développement économique d'un pays sans une banque. Ne serait-ce que pour démarrer, investir ou couvrir ses besoins en fond de roulement, l'entreprise a besoin de crédits.

Les nouvelles théories du développement ont pleinement pris conscience du rôle des crédits d'où l'émergence un peu partout dans le monde de programmes de micro-crédits, y compris dans les pays développés. Aux Comores, cette nouvelle voie a donné lieu à la création des Mutuelles d’épargne et de crédit ya Komor, les MECK. Il s'agit peut être d'une des plus grandes avancées économiques de notre pays qui manque cruellement de moyens dans ce domaine.

Mais il reste encore de nombreux efforts à faire. En effet le métier d'une banque est de prêter l'argent qu'on lui remet sous forme d'épargne. Cette épargne est le plus souvent constituée de dépôts à vue, autrement dit d'argent immédiatement disponible pour l'épargnant. Les prêts sont par contre souscrit pour des périodes généralement supérieures à un an. Ces prêts sont généralement accordés à des entreprises. C'est ce qui permet à le banque de se rémunérer et à l'activité économique de prospérer en accédant à des crédits adaptés. Ce qui se passe pour les MECK est que les prêts ont des montants limités ce qui exclut de fait une partie des emprunteurs potentiels et donc des créateurs d'entreprises potentiels. L'offre de crédits n'est pas adaptée à la demande. Il semble pourtant aujourd'hui que les MECK se regroupent au sein d'une union nationale dont l'une des fonctions sera précisément d'accorder des crédits pour des montants plus élevés.

A Marseille un groupe de travail est actuellement en discussion avec un organisme financier français pour organiser d'une part les transferts de fonds et par la même occasion accroître la capacité d'épargne de l'union des MECK qui servira de relais pour les opérations financières de la diaspora. Espérons que ces négociations aboutissent et que nous puissions avoir un outil financier digne de ce nom, digne de notre communauté.

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