Gestion des déchets

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Gestion des déchets aux Comores

Préparation du programme de gestion intégrée des déchets solides pour les principales villes des Comores (Dr Oumar CISSE, PNUD - 2007) : http://www.pseau.org/outils/ouvrages/pnud_formulation_d_un_programme_de_gestion_integree_de_dechets_solides_pour_les_principales_villes_de_l_union_des_comores_2007.pdf


Gestion des déchets à Moroni, une situation intolérable ! (2015) : http://www.actu-comores.com/news/1-l-actualite-comorienne/619-gestion-des-d-chets-moroni-une-situation-intol-rable

Gestion des déchets à Moroni - le site d'Itsambuni est "définitivement" fermé (2012) : http://www.comores-infos.net/gestion-des-dechets-a-moroni-le-site-ditsambuni-est-definitivement-ferme

Projet de codéveloppement - Renforcement des capacités pour la gestion des ordures ménagères dans la commune de Foumbouni - Grande Comore (2010 - 2011) : http://www.codevcomores.org/V2/index_fr.php?page=voir_projet&id_article=65

Recyclage et valorisation des déchets de la Grande Comore (par Dr Isabelle Chevalley - 2011) : http://docplayer.fr/15195587-Recyclage-et-valorisation-des-dechets-de-la-grande-comore.html

La mort d'Abderemane Abdallah dit "Mr propre" (2012) : http://laithbenali.centerblog.net/1394-la-mort-d-abderemane-abdallah-dit-mr-propre

Des menaces d'épidémies dues au manque d'assainissement des Comores (2004) : http://www.panapress.com/Des-menaces-d-epidemies-dues-au-manque-d-assainissement-des-Comores--13-727052-17-lang4-index.html


Problématique des déchets aux Comores (2001)

Par Chami Mohamed Arkane, Technicien spécialisé dans le traitement des déchets.

43 États insulaires sont gravement menacés

Les tsunamis ne sont pas la seule menace qui plane sur les petits États insulaires. Pour une quarantaine d'entre eux, qui se sont rencontrés en janvier 2005 à l'Île Maurice, dans l'océan Indien, les principales menaces sont permanentes, voire structurelles, comme l'épuisement des réserves d'eau potable et leur pollution, l'amoncellement des déchets et la surexploitation des ressources halieutiques des vents de 300 km/heure. Les îles Comores et Madagascar ont aussi été frappées en mars 2004.

La gestion des déchets a atteint le stade de crise permanente à peu près partout : les petits pays insulaires ne savent plus quoi en faire. Ces déchets ajoutent à la contamination des eaux souterraines ou tuent les poissons autour des récifs où on les jette. Mais leur mauvaise gestion entraîne aussi la prolifération de la vermine, ce qui accroît le risque de maladies tropicales comme la peste et la gale. L'élimination inadéquate des déchets, en conteneurs par exemple, accroît aussi le risque de paludisme, particulièrement à Madagascar et aux Comores, en raison des bactéries qui se multiplient dans l'eau sale, présente dans les sacs de plastique et les contenants.

Aux îles Comores, où il n'y a pas de collecte des déchets, les gens les entassent entre les maisons, dans les marécages, partout en somme où un espace est disponible.

Pour un système de gestion intégrée

Les résultats des journées ""Moroni ville propre" ont mis en évidence une dynamique, tant du côté des institutions décentralisées, des associations, que des organismes internationaux, mais ont montré les limites d’une action à court terme très ponctuelle. Il s’agit aujourd’hui de prolonger ces initiatives par la mise en place d’un véritable programme à moyen et long terme. La croissance urbaine des agglomérations de plus de 10 000 habitants aux Comores pose le problème crucial de la collecte et l’élimination des déchets. L’absence de réels systèmes de gestion conduit à la fois à des dégradations environnementales et à des effets parfois irréversibles, sur la santé des populations. Trois catégories distinctes de déchets sont à prendre en compte : les déchets d’origine ménagère dont le volume et la qualité évoluent proportionnellement à la consommation, les déchets industriels essentiellement liés à la consommation énergétique et la production d’encombrants, les déchets hospitaliers.

Chacune de ces filières doit faire l’objet d’un processus de collecte, traitement et élimination spécifique.

Les nombreuses expériences et initiatives ayant déjà eu lieu dans le domaine permettent de dégager plusieurs facteurs : sur le plan socioculturel, les populations procèdent d’ors et déjà à des modes d’élimination, certes imparfaits du fait de l’absence de lieux de dépôts conventionnels, mais qui témoignent d’une réelle dynamique ;

les associations de quartiers, opérateurs de décentralisation, avec des faibles moyens, et de mobiliser les populations et mettent en œuvre des opérations ponctuelles de ramassages ; les collectivités locales et le service public conscient du problème posé par les décharges sauvages, sont particulièrement démunis devant l’ampleur de la tâche et les difficultés de gestion financière et matérielle. Les agglomérations se différencient par un niveau d’activités socio-économiques orientés soit sur les services, soit sur le monde agricole ; la nature et les quantités des déchets varient et les débouchés issus de leur transformation sont très ciblés.

Les schémas directeurs d’aménagement urbain et les perspectives d’aménagement du territoire ne sont pas véritablement intégrés au niveau des politiques de développement ;

Les contraintes environnementales, spécifiques à chacune des îles (climat, géomorphologie ; hydrogéologie, dynamique littorale) sont particulièrement fortes.

Les institutions de tutelles ne peuvent aujourd’hui assumer leur rôle en matière de planification sectorielle et de suivi : les outils d’évaluation et de diagnostic sont embryonnaires, le cadre législatif et réglementaire n’est pas directement applicable, les moyens de contrôle sont inexistants.

Un projet de gestion des déchets pourrait faire appel à plusieurs thèmes d’intervention.


Environnement : nettoyage de Moroni (2002)

Article extrait de COMORES-INFOS, n°75, 17 novembre 2002.

L'Union Européenne appuie le nettoyage de la ville de Moroni.

Un plan d'urgence d'assainissement de la ville de Moroni d'une période de six mois devrait démarrer dans les prochains jours avec un appui financier de l'ordre de 285.000 dollars de l'Union européenne (UE), apprend-t-on dans la capitale comorienne de bonne source. Une convention de financement a été signée en ce sens la semaine dernière entre le chargé d'affaires de l'UE à Moroni, M. Gilles Desquelles, et le premier vice-président de l'Union des Comores, M. Caabi El-Achroutoui Mohamed.

Coordonné par Mme Fatuma Abdallah, une célèbre militante de la cause écologiste aux Comores, ce plan devrait permettre à la capitale comorienne de se débarrasser de ses ordures d'ici à la fin du mois d'avril, explique-t-on de même source. Il est prévu, entre autres activités, le ramassage et le transport des ordures vers la décharge de Séléa, la sécurisation et la réhabilitation de ladite décharge, la sensibilisation du public, la surveillance des sites, mais aussi l'acquisition de l'équipement nécessaire.

Ce plan d'urgence est présenté comme une activité préparatoire, voire "l'expérimentation" d'un futur projet d'ensemble de gestion intégrée des déchets incluant six villes comoriennes. Il est censé contribuer à l'amélioration de l'état sanitaire des populations (prévention des épidémies) dans les villes de Moroni, Mitsamiouli, Foumbouni, Domoni, Mutsamsudu, Ouani et Fomboni. La conception du futur projet global a été confié au bureau d'études allemand Hydroplan, indique-t-on.

On note que jusqu'ici, les villes comoriennes sont plutôt démunies devant l'accroissement de déchets ménagers et hospitaliers et la multiplication des décharges sauvages. Des fonctionnaires du ministère de la Santé et les associations locales de protection de l'environnement, notamment le réseau Ulanga, s'efforcent depuis plusieurs années d'alerter l'opinion sur les "risques élevés" de contamination de maladies diverses. Une récente enquête menée par l'institut Pasteur d'Antananarivo sur les rats dans le quartier du port de Moroni évoque clairement des risques sérieux d'apparition d'une grave épidémie.

Les visiteurs étrangers sont toujours frappés par les dépôts sauvages d'ordures le long des routes vers la corniche de Moroni. En outre, certaines ménagères n'hésitent pas à jeter des déchets directement dans la mer, à proximité des habitations. "Même les déchets des hôpitaux sont jetés sans traitement préalable en mer ou sur les sols poreux", affirme un rapport officiel, qui précise que les animaux viennent souvent fouiller et se nourrir sur les décharges... Dans la capitale, c'est la préfecture qui assure les services de voirie, mais elle est manifestement dépassée par l'ampleur de la tâche, faute de l'équipement et des ressources humaines nécessaires pour faire face. Avec seulement deux camions et un personnel restreint, ce service ne parvient pas à empêcher la prolifération des ordures dans Moroni. C'est dans ce contexte que les habitants de la capitale comorienne éprouvent un certain soulagement en apprenant l'entrée en vigueur ce plan d'urgence.


Moroni devient propre et avec l'aide des habitants - Interview de Mme Fatouma Abdallah (2003)

Article extrait de La gazette des Comores. Propos recueillis par A. Chakour A.N.

Environnement : Moroni devient propre et avec l'aide des habitants on peut avoir des résultats


Nous avons rencontré cette semaine Madame Fatouma Abdallah responsable du plan d'urgence pour la gestion des déchets à Moroni. Mme Fatouma Abdallah qui a eu à mener à terme le projet de la COI sur l'environnement connaît très bien ses dossiers. Elle a bien voulu répondre à nos questions


LGDC : Où en êtes vous avec les ordures dans la capitale depuis la mise en œuvre d'un plan d'urgence ?

Mme Abdallah Fatouma : Effectivement, depuis novembre 2002, le plan d'urgence pour la gestion des déchets à Moroni est opérationnel. Ce programme est financé par l'UE sous le 8émeFED.

L'UE finance un grand projet intitulé expertise pour la gestion des déchets solides (ménagers et hospitaliers), la mise en place d'un système approprié et le contrôle des travaux correspondants -8 ACP.COM.12. Ce projet est exécuté par un bureau Allemand HYDROPLAN, associé à une ONG Nationale URAHAFU dont la responsable est Mme Monjoin Wardat.

En attendant la mise en place de ce grand projet et compte tenu de la situation préoccupante des déchets, l'UE a consenti le financement d'un plan d'urgence pour la gestion des déchets pour une période de six mois.

LGDC : Qu'attendez-vous faire après la fin du plan d'urgence pour maintenir le ramassage des ordures à Moroni ? Y-a-t-il un plan de pérennisation prévu pour prendre le relais ?

MAF : L'objectif de l'opération est l'amélioration de l'état sanitaire des populations. Ce PUM doit permettre la suppression des sites sauvages où sont actuellement entreposés les déchets, le ramassage réguliers des déchets et la sécurisation de la décharge de Séléa .

LGDC : Comment est organisé le service de ramassage ? Qui l'assure ?

MAF : Au début, nous avons fait des contrats de gré à gré pour une période d'un mois. Naturellement nous avons fait appel aux entreprises qui travaillent dans ce domaine depuis longtemps il s'agit de Mr Propre et de Moroni assainissement (EHM) et comme il y avait 3zones définies, nous avons consulté une 3éme entreprise : Entreprise ARCADE .

Pendant ce temps, nous avons lancé le dossier de consultation restreint et à l'issue de cette appel, seulement deux entreprises ont été retenues .Ce sont ces deux entreprises qui assurent le ramassage des ordures et le transport vers Séléa .

LGDC : En êtes-vous satisfait du travail réalisé par ces entreprises ?

MAF : Je pense qu'il est trop tôt pour évaluer le travail. Les entreprises passent régulièrement mais certains problèmes persistent. Il faut faire une sensibilisation à grande échelle pour améliorer la gestion des déchets. Cependant, on constate que Moroni devient propre et avec l'aide des habitants on peut avoir des résultats satisfaisants.

LGDC : Quelles difficultés rencontrez-vous pour réaliser l'assainissement de la capitale j'imagine que ce n'est pas chose aisée ?

MAF : Pour la propreté de la ville de Moroni, tout le monde doit se sentir concerné. Il est vrai que des entreprises sont engagés pour ramasser les ordures au niveau des sites intermédiaires, mais il faut que ça soient des ordures ménagères et qu'elles soient déposées aux heures convenues (18h à 21h)mais il ne faut pas déposer des encombrants et autres déchets comme le pneus, les carcasses des voitures, les arbres. Nous nous sommes engagés a ramasser les ordures ménagères seulement. D'ailleurs nous organisons des réunions dans presque tous les quartiers pour mieux informer la population.

LGDC : En l'absence d'une commune à Moroni c'était la préfecture du centre qui assurait cette mission avec des résultats médiocres qu'en était il aujourd'hui ?

MAF : Effectivement, c'est la préfecture qui a en charge la gestion des ordures de la ville de Moroni. Elle est dotée d'un service de voirie ayant 25 éboueurs. Malheureusement, il n'a pas les moyens humains, techniques et financiers requis pour une telle opération. Nous collaborons avec la préfecture et tenons régulièrement des réunions avec le préfet pour une meilleure implication de ses services concernés.

LGDC : L'Union Européenne est-elle prête à continuer à appuyer financièrement le projet ?

MAF : L'Union Européenne a signé la convention de financement avec l'Union des Comores. Mr Caabi El Yachourtui est donc le maître d'ouvrage . Le Ministre de l'Environnement de l'Île Mr Ibrahim Abdallah est le maître d’œuvre. Donc, la cellule de gestion du PUM travaille à la fois avec les autorités de l'Union et celles des îles, ce qui me paraît logique.

L'assainissement de la ville de Moroni : l'exemple du quartier de Mtsangani (1999)

Par Saïd Mzé (article communiqué par l'auteur mais déjà paru dans Al-Watwan du 4/6/1999).

L'environnement des villes de notre pays, notamment de la capitale fédérale, ne cesse de se dégrader avec l'urbanisation sauvage, une prolifération anarchique des décharges sans aucun forme de traitement ou de tri. Cette dégradation est accentuée par l'absence totale d'égout pour évacuer les eaux usées, les eaux de ruissellement, les matières fécales ainsi que l'absence totale de station d'épuration des eaux usées. Cette situation continue d'affecter les conditions de vie et la santé des citadins et encourage l'apparition des maladies telle que le choléra.

A Moroni, l'administration coloniale avait entamé quelques travaux d'aménagement des voies intérieures de la ville dans les années soixante et soixante dix. Ces travaux consistaient à revêtir des ruelles d'une chape au mortier de ciment pour endiguer l'érosion du sol et faciliter aussi le passage des habitants. quelques égouts ont été réalisés pour évacuer les eaux de ruissellement vers la mer. Ces ouvrages, faute d'entretien se sont dégradés et ont engendré une situation environnementale malsaine.

Conscient de cette situation qui pouvait créer un catastrophe écologique d'une ampleur important pour les habitants de la ville et en l'absence d'une volonté réelle des autorités politiques pour résoudre ces difficultés, les différentes associations de Moroni ont décidé de mettre en place au sein de leurs structures, des cellules d'environnement. Ces cellules ont pour mission de récolter les déchets ménagers dans les foyers et les rues. En contrepartie de ces services rendus, les habitants et les commerçants apportent une contribution financière qui permet de payer les employés recrutés à cet effet. Ainsi dans les quartiers de Magoudjou, Mtsangani, Badjanani et Iroungoudjani, les associations communautaires de développement font un travail formidable pour assurer la propreté et préserver l'hygiène des habitants. Le Centre d'Animation Socio-culturelle de Mtsangani (CASM), en plus des travaux de ramassage des ordures ménagères, à l'initiative des femmes du quartier a débuté depuis plus de deux ans des travaux de réfection et d'aménagement des rues et ruelles du quartier. Ces travaux d'un coût total estimé à environ 67 millions de Fc, consistent à creuser des caniveaux de drainage et à revêtir la chaussée avec des dalles de ciments.

Ces travaux ont beaucoup progressé grâce aux contributions des habitants du quartier, des bailleurs de fond étrangers, notamment l'ambassade des États-Unis à Port Louis et des heureux donateurs comoriens. Le coût des travaux réalisés est d'environ 14 millions de Fc. Bientôt vont débuter les travaux de revêtement de l'artère principale du quartier qui jouxte le petit marché de Moroni et sur laquelle sont déversées tous les eaux usées de ce marché. L'association compte sur ses partenaires habituels, notamment la diaspora pour achever dans le meilleurs délais ces travaux afin de mieux assainir le quartier et donner enfin une belle image de la ville de Moroni. Des telles initiatives devront être encouragées par les autorités politiques et les bailleurs de fond, pour préserver la santé de la population.


Gestion des déchets à Mayotte

Le PEDMA ( Plan des déchets ménagers et assimilés) a été validé par le Conseil départemental le 4 octobre 2010. Ce document stratégique fixe l’organisation de la collecte et du traitement des ordures ménagères sur le territoire. En effet, à Mayotte la production des déchets avoisine les 350 kg par habitant. Ils ont envahi les rues , les espaces de vie, créant une pollution visuelle partout avec des risques sanitaires non négligeables.

Pour en savoir plus ... http://www.ademeoceanindien.fr/documents/mayotte/De%CC%81chets/Plans%20et%20observations/Plan%20d'Eliminiation%20des%20D%C3%A9chets%20M%C3%A9nagers%20et%20Assimil%C3%A9s.pdf


Gestion des déchets - blocage des maires ! (2014) : http://lejournaldemayotte.com/une/gestion-des-dechets-blocage-des-maires


La gestion des déchets à Mayotte (IEDOM - note N° 52 – octobre 2008) : Fichier:Ne52 eclairage dechetsmayotte IEDOM.pdf

Source : http://www.iedom.fr/IMG/pdf/ne52_eclairage_dechetsmayotte_10.2008.pdf


Entreprises d'assainissement à Mayotte

Annuaire : http://www.pagespro.com/resultats/mayotte/entreprises-d-assainissement