Taki

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Mohamed TAKI ABDOULKARIM - Président des Comores (25 mars 1996 - 6 novembre 1998) : http://archivesdescomores.weebly.com/mohamed-taki-abdoulkarim.html

Mohamed Taki (1936-1998)

Mohamed Taki : le préféré gagnant (MweziNet 1999)

L'élection de Mohamed Taki Abdoulkarim est un événement longtemps attendu par ses partisans comoriens tant de l'intérieur que de l'extérieur. Taki a une stature présidentielle convenable, l'élan qu'il faut pour assumer la charge suprême. Cette personnalité reste un mythe pour certains, un gêneur pour d'autres. Il parle peu, il déteste les bavards, il choisi ses termes pour rassembler à sa façon, il est intransigeant quand il s'agit d'affirmer ses convictions.

Mohamed Taki déroute, il surprend et agit beaucoup plus là où on attend pas qu'il intervienne. On a du mal à le suivre, à savoir ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas. Il n'aime pas les commérages, il a horreur des intrigues, dédaigne la mode et reste ce qu'il est avec ses costumes droits et ses pantalons à bretelles. Cet homme sait servir, il exige la cohérence et la patiente, mais sa tactique ne correspond parfois pas à la conjoncture. Taki sait rebondir au moment où il juge crucial, il prédit avec son franc parlé, il avertit, il prévoit, il cultive la patiente souvent considérée comme une lâcheté par certains ou comme une peur par d'autres. Il prêche toujours le rassemblement, il insiste constamment sur l'intérêt capital de respecter les adversaires, il supporte les camps politiques dès lors que ceux ci deviennent bien distincts, il se méfie surtout des hommes politiques qui changent facilement de trajectoire ou de cap lorsqu'il subissent le moindre échec politique. La stratégie politique de Mohamed Taki mobilise les énergies, inspire confiance aux gens, sans qu'il sollicite leur adhésion au combat qu'il mène souvent dans le silence. A chaque fois que l'on pense que son parcours politique est fini, c'est à ce moment là que les simples gens redoublent de combativité et d'espoir dans le soutien qu'il lui apportent. Taki n'est pas, lui même, en mesure d'expliquer l'origine de ce culte que lui vouent tant de Comoriens. Peut être que Mohamed Taki a un côté mystique caché que nul ne peut découvrir.

Aussitôt arrivé aux Comores, après avoir fini en France ses études d'ingénieur, il a affronté avec respect et fermeté Saïd Mohamed Cheikh, ancien président du Conseil de gouvernement à l'époque de l'autonomie interne. Taki a assuré la défense des jeunes cadres, nouvellement formés à Madagascar et en France, pour qu'ils soient mieux intégrés dans l'administration de l'ancien territoire d'outre-mer des Comores. En prononçant publiquement la fameuse phrase-critique "tsasi ridja", qui veut dire littéralement "nous voici arrivés", Taki a été nommé directeur des travaux publics de la subdivision administration d'Anjouan, mais il a été éloigné par le président Cheikh du centre du pouvoir. C'était en quelque sorte une punition, car à l'époque le réseau d'échange et de communication entre les îles n'était pas encore développé. A Anjouan, Mohamed Taki a bénéficié de la protection du sénateur Ahmed Abdallah. Taki a été considéré comme le premier "neveu" de "l'oncle" sénateur.

Plus on a confiance à un homme, plus il faut écouter ses conseils. Mohamed Taki a fait sienne cette maxime, il a accepté le proposition du président Cheikh de se lancer dans la politique. Taki a compris aussitôt que sa phrase-critique, prononcée à Mbéni (son village natal) à l'endroit de Cheikh, a été considéré comme un incident de parcours, donc pardonné par l'aîné, président du Conseil de Gouvernement. Jeune ingénieur placé à Anjouan, il a accompli un travail remarquable, en définissant le tracé des routes sur cette île montagneuse.

Mohamed Taki a ensuite regagné Moroni, il a accédé pas à pas au rang d'homme politique, d'abord en qualité de député de la région de Hamahamet. Au moment où d'autres jeunes cadres de l'époque - notamment Mouzaoir Abdallah - animait des partis politiques, Mohamed Taki haranguait les foules rassemblées au sein de l'Union Démocratique des Comores (UDC appelée aussi "les verts"). Soutenu par le président SM Cheikh et le sénateur Ahmed Abdallah, qui étaient les maîtres à penser de l'UDC, Taki a fait ses preuves à la fois d'organisateur collectif et de mobilisateur, il a incarné l'image d'un dauphin. En 1969, aux élections générales des conseillers de subdivision, le parti UDC dont Taki était le secrétaire général a remporté la majorité des sièges sur l'ensemble du territoire face à la coalition RDPC-MRANDA (Rassemblement démocratique du peuple Comorien, dénommé "les blancs" et Entraide Paysanne), respectivement dirigés par Mouzaoir Abdallah et Ali Soilihi.

(...) Taki sait être distant de ses troupes, il s'attache de manière familière aux nouvelles têtes qu'il découvre. Il n'entretient ni la haine ni la rancune, il ne répond pas aux attaques, diffamations ou injures de ceux qui l'abandonnent, le trahissent. Lorsque ses proches collaborateurs, notamment Achiraf Saïd Hachim et M'Madi Moegni, ont déserté les rangs de l'UNDC pour intégrer le régime incarné par le président Djohar, Taki a su garder son sang froid. Il a expliqué à ceux qui voulaient l'écouter qu'un jour Achiraf et d'autres déserteurs reviendront à ses côtés et se placeront derrière lui. C'est que l'homme recommande toujours à ses partisans de méditer face aux actes d'autrui. Il demeure rhétorique, il affirme qu'il importe de savoir encaisser les coups durs, il sait respecter les décisions politiques de ceux qui le lâchent, au point de lasser ou décourager ceux qui résistent avec lui dans les épreuves difficiles.

(...) Mohamed Taki Abdoulkarim a affirmé dans Afrique Express que "l'Islam est une religion libérale, qui n'admet pas l'intolérance. Faire de l'islamisme une politique, c'est aller contre l'Islam". Et il a aussi déclaré à l'A.F.P. que "l'intégrisme, c'est l'anti-religion, et au contraire la religion prône la tolérance et la liberté". (...)

(...) De quand date l'intégrisme collé à Taki ? Ce dernier apporte la réponse. Ce qualificatif d'intégriste est, en effet, "une affaire qui date de l'élection présidentielle de mars 1990, quand Jean-Christophe Mitterrand (fils de l'ancien président François Mitterrand) luttait contre moi pour mettre Djohar en place. Chacun sait que je n'aime pas les tchadors".

(...) Mohamed Taki est qualifié de conservateur traditionaliste. Certes, il respecte la hiérarchie, il accorde une attention particulière aux vieux, qui constituent pour lui une source de sagesse. Mais, il n'admet ni le gaspillage des ressources financières ni la manière typiquement comorienne qui consiste à brandir l'argent et à le jeter par terre au profit des orchestres et des chanteurs invités aux festivités du grand mariage. Mohamed Taki ne cautionne pas ceux qui ont réalisé le grand mariage coutumier, il n'engage pas ceux qui ne l'on pas fait à l'organiser, il n'assiste pas aux diverses cérémonies du grand mariage, même pas à celles qui ont un caractère particulièrement religieux, comme le "Madjilis". Taki marque sa différence et demeure éloigné des structures et conclaves coutumiers. Il est fort probable qu'il cherche à convaincre les Comoriens à rompre avec les actes dépensiers du grand mariage, comme l'a voulu son aîné, président SM Cheikh. Taki risque de pratiquer le "Soilihisme" sans le chef de l'état révolutionnaire Ali Soilihi, celui qui a réduit les festivités et limité les dépenses ostentatoires, destinées au système coutumier traditionnel du grand mariage.

Mohamed Taki est considéré comme un anti- français. Un tel jugement mérite d'être confronté aux multiples faits, qui justifient que Taki cherche toujours à s'affirmer sans aucune hostilité à l'égard des Français ou de la France. Mohamed Taki fustige la domination, il déteste la subordination.

(...) Taki s'est réfugié en France à deux reprises : de décembre 1984 à janvier 1990, quand il avait rompu avec le président Abdallah, et de mars 1990 à novembre 1991, lorsque Djohar avait été déclaré président de la république alors que Taki se considérait comme le gagnant.

Enfin, aussitôt désigné co-président au lendemain du coup d'état de septembre 1995, Taki a fait appel à Jacques Chirac en des termes explicites, caractérisés par ses adversaires de néo-coloniaux.

"Comoriennes, Comoriens, vingt années d'indépendance et le bilan est négatif. Il vas falloir redresser notre pays, donner à l'état sa crédibilité à l'intérieur comme à l'extérieur et mettre notre chère patrie sur la voie du développement. Pour y parvenir me paraissent nécessaire : - Des élections libres, démocratiques et transparentes organisées par un organisme ou des organismes internationaux, - L'unité nationale, notre volonté de construire notre pays, - Le sérieux des responsables à tous les niveaux, - Notre apprentissage de l'indépendance. (...) Comoriennes, Comoriens il apparaît qu'aujourd'hui nous sommes comme si nous accédions à l'indépendance et c'est pourquoi je fais appel à Jacques Chirac pour qu'il nous fasse le stage de cette indépendance. Le jour se lève, debout et en avant. Vive la République islamique des Comores !". Ce discours de Taki constitue une pièce maîtresse qui prouve qu'il souhaite toujours bénéficier de l'assistance multiforme de la France. (...)

Mohamed Taki a accepté de travailler sous l'autorité du prince président Saïd Ibrahim, le successeur de SM Cheikh, décédé le 16 mars 1970. Selon Taki, appartenir à un gouvernement dons les membres ne sont pas issus du même camp que celui du président est le pire des actes politiques, qu'il faut savoir assumer suivant le contexte politique. C'est ainsi qu'il a exercé les fonctions de ministre du développement rural (1970), ministre de l'enseignement (1971). Mais très vite il a décelé avec Ali Mroudjaé, démissionnaire de ses fonctions de ministre de l'enseignement, les failles du président Saïd Ibrahim, censuré par les députés en juin 1972. Sous Saïd Mohamed Jaffar, un autre prince-président du Conseil de gouvernement, Mohamed Taki a encore été nommé ministre du développement rural (1972). A cause de la crise gouvernementale, Jaffar a aussitôt été remplacé par le sénateur Ahmed Abdallah. Tous les espoirs étaient permis pour Mohamed Taki, qui restait l'un des défenseurs d'Ahmed Abdallah. Devenu l'un de ses confidents politiques, il a été nommé ministre de l'équipement (1973, puis ministre de l'intérieur (1975).

Le 3 août 1975, Ali Soilihi a renversé le président Ahmed Abdallah après que ce dernier ait proclamé l'indépendance unilatérale de Comores, le 6 juillet 1975. Ali Soilihi n'a pas sous-estimé Mohamed Taki, qui s'est réfugié à Mbéni où il a supervisé la résistance. Taki a été arrêté, écroué avec les anciens ministres, Ali Mroudjaé, Omar Tamou - et d'autres hommes politiques civils et militaires - tous accusés d'avoir voulu attenter à la vie du chef de l'état Ali Soilihi. Tous les incarcérés-prisonniers politiques depuis 1976, ont été libérés le 13 mai 1978, à la suite du coup d'État réalisé par Bob Denard. Le pouvoir d'Ahmed Abdallah a été restauré, et chacun de ses proches a caressé le rêve de voir ses ambitions s'accomplir.

(...) Il a occupé, de 1978 à 1984, le fauteuil de président de l'Assemblée fédérale, haute fonction qui force le respect. Au perchoir de l'Assemblée, Mohamed Taki a usé de ses qualités de grand rassembleur pour confirmer son autorité rassurante publique.

(...) Mohamed Taki, président de l'Assemblée, a tracé sa voie et ses objectifs, il a entretenu à titre officiel ou privé ses relations, il a vu se profiler à l'horizon son destin présidentiel. Mais l'esprit de la constitution de 78 a été piétiné, les institutions fédérales ont été bafouées, les hautes fonctions de la république malmenées par le raïs Ahmed Abdallah.

Au vu de cette pratique politique, qui lui faisait peur, Taki a opté pour une autre ligne de conduite. En décembre 1984, il a préféré s'exiler à Paris que rester aux Comores et subir le diktat d'Ahmed Abdallah, qui se préparait à briguer un second mandat présidentiel. >>

Suite à l'assassinat d'Ahmed Abdallah le 26 novembre 1989, il perd les élections de mars 1990 face à Djohar. Il réapparaît après le coup d'état du 28 septembre 1995, propulsé par Bob Denard, co-président de la République avec Saïd Ali Kemal.

Voici la fin du portrait.

<< Après vingt ans d'indépendance des Comores où les échecs dominent, Mohamed Taki incarne aux yeux des Comoriens "l'Espoir"; et il lui reste maintenant à savoir user de ses atouts pour ne pas décevoir. Il continue toujours à croire à la nécessité d'un "Plan Marshall" qu'il a esquissé en mars 1990 - cela fait déjà six ans - pour amorcer le redressement des Comores. Les circonstances actuelles exigent qu'il définisse, sans rêve, ses priorités face au dérèglement de l'état. Mohamed Taki a plus de 60 ans, l'âge acceptable ou idéal pour présider aux destinées de tout un peuple. Il dispose d'un certain nombre de qualités qui laissent penser que, vraisemblablement, les Comoriens ont voté à 64,29% pour lui de manière à ce qu'il lance les grandes réformes. (...)

Il reste maintenant à Mohamed Taki Abdoulkarim de prouver par sa politique économico-sociale et juridico-institutionnelle qu'il est - parmi les hommes qui ont présidé aux destinées des Comores depuis 1975 - le président, préféré des Comoriens.>>.

Mohamed Taki ou le parcours d'un gourou-ermite entre pouvoir et clandestinité par Aboubacar M'CHANGAMA

Ses partisans l'avaient surnommé "le bien aimé", mais à Mbéni, dans le nord-est de l'île de Grande-Comore où il a vu le jour il y a 62 ans, le président Mohamed Taki Abdoulkarim, était simplement "l'enfant du village" qui lui portait une affection dépassant parfois l'entendement.

Mbéni organisera samedi l'enterrement de ce fils, mort dans la nuit de jeudi à vendredi d'une crise cardiaque, malgré les pressions du gouvernement pour organiser des funérailles nationales à Moroni.

Avec sa haute silhouette empâtée par les ans qu'il déplaçait sans grâce, Taki avait su créer autour de sa personne une aura quasi-mystique, de gourou-ermite enclin à s'enfermer souvent seul avec sa famille. Ses partisans se plaisaient à dire "on aime pour rien" ce piètre orateur, aussi croyant que superstitieux, et s'adonnant, selon des proches, à la sorcellerie. Plusieurs fois marié (pas moins de six mariages), le président Taki est père de six enfants. Une de ses filles est décédée en France en 1990. Né le 20 février 1936, Mohamed Taki est le premier Comorien diplômé de l’École des Ponts et Chaussées. Il a débuté sa carrière à Anjouan comme chef de la subdivision des Travaux Publics avant d'en devenir Directeur Général. Après la proclamation unilatérale de l'indépendance de la France le 6 juillet 1975, Ahmed Abdallah Abderramane lui confie le portefeuille de l'intérieur. Moins d'un mois plus tard, Ahmed Abdallah est renversé par Ali Soilihi, et Mohamed Taki plonge dans la clandestinité. "Je me suis carrément enfermé de manière que personne ne puisse me voir", dira-t-il plus tard.

Le 3 avril 1977, M. Taki, mêlé à une tentative de coup d’État contre Ali Soilihi, est arrêté, mais cherche la clémence en accablant ses amis, selon des témoignages. Il est libéré le 13 mai 1978 à la suite du coup d’État d'Ahmed Abdallah qui le nomme secrétaire général du directoire politico-militaire mis en place avec le soutien du mercenaire Bob Denard. Élu député, il devient président de l'Assemblée Nationale et est l'initiateur de la loi instituant le parti unique de l'époque, l'Union comorienne pour le Progrès. Il se fera aussi remarquer par sa fameuse doctrine politique sur le pouvoir des notables, l"Ubedjaya". En 1984, il rompt avec Ahmed Abdallah et se réfugie à Paris dans un exil qu'il qualifie de "volontaire". Après l'assassinat d'Ahmed Abdallah en novembre 1989, Mohamed Taki rentre aux Comores pour se présenter à l'élection présidentielle où il est battu par Saïd Mohamed Djohar qu'il taxe d'"usurpateur", élu avec la "complicité" de la France. Toutefois, c'est à nouveau à Paris qu'il s'enferme dans un exil qu'il quittera en novembre 1991 pour une "réconciliation sous serment" qui ne durera que quelques mois. Une fois de plus en septembre 1992, Mohamed Taki est impliqué dans une tentative de coup d’État qui tourne à la mutinerie et à la rébellion armée. Traité de "hérisson" par le président Djohar, un mandat d'arrêt international est lancé contre cet homme qui replonge dans la totale clandestinité pendant trois ans. Il refera surface à la faveur du coup d'Etat organisé par Bob Denard en septembre 1995, en devenant pendant 48 heures co-président d'un éphémère directoire politique mis en place par les putschistes.

Le 16 mars 1996, Mohamed Taki est enfin élu président de la République avec 64,16 % des suffrages. Sa présidence aura duré 32 mois.

Décès de Mohamed Taki (MweziNet 1999)

De retour d'un voyage à l'étranger, dont les destinations diffèrent selon les sources, le Président Mohamed Taki Abdoulkarim est mort dans la nuit du jeudi au vendredi. Âgé de 62 ans il aurait officiellement succombé à une crise cardiaque. Les suspicions sur les causes du décès seront vite ravalée malgré l'ouverture le 15 novembre d'une information judiciaire par le juge d'instruction Mohamed Abdou. Malgré les craintes, ses obsèques ne donnent lieu à aucun débordement, même sur Anjouan qui subit l'embargo imposé par le disparu. Tadjidine Ben Saïd Massonde, Président du Haut Conseil d'État, est chargé d'assurer l'intérim du chef de l'État et d'organiser des élections présidentielles dans les trois mois. La polémique s'engage pour savoir si la réunification de l'Archipel doit être un préalable à la tenue de toute élection. Le président par intérim décrète la levée de l'embargo sur Anjouan mais essuie une fin de non recevoir de la part des autorités Anjouannaises. Le 22 novembre, Tadjidine Ben Saïd nomme le leader de l'opposition Abbas Djoussouf au poste de premier ministre. Ils forment deux jours plus tard, un gouvernement métissé de 10 ministres dont deux Anjouannais et deux Mohéliens et qui comprend six membres de l'opposition.

Le bilan de la présidence Taki est lourd, économie en chute libre, cessation de paiement de la fonction publique, et comme cadeau d'adieu, il lègue le conflit indépendantiste à ses successeurs, Abbas Djoussouf (ancien candidat à la présidence) en tête. A l'heure des bilans et des plan de redressement, il nous parait intéressant de relire les portrait des deux hommes dressés par Ahmed Wadaane Mahamoud en 1996, au lendemain des élections de mars, dans son ouvrage "Refonder les Comores" paru chez Cercle Repères.